Voilà z´enfin je me suis décidé à la mettre...
J´explique :
Le Nouveau Monde et l´Ancien Monde ( je sais j´deviens lourd avec ça mdr
) sont ici regroupés, mais d´une façon que vous découvrirez par vs même en lisant ce qui suivra
Je posterai un chapitre tous les DEUX JOURS alors au cas où ça arriverait svp demandez pas la suite tt de suite pcq je serais susceptible de le faire ( hé oui je suis p-e un peu trop généreux
)
VOICI, GENTES DAMES, GENTS DAMOISEAUX ET GENS, LA BIBLE COMPLETE ( j´insiste encore plus sur le COMPLETE) D´HEALIA !
Bonne lecture
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Prologue
- Gougou, arrête de chômer!
- Ca va, ça va... je soufflais un peu...
- Ca fait deux heures que tu récupères à l´ombre. Au boulot, maintenant!
- Ouais, t´énerve pas...
Il se leva paresseusement et balaya sa tunique rouge pour faire tomber les herbes et les petites bêtes qui s´y étaient posées, puis ramassa l´épée qui était à terre.
- Hé, pose ça, Gougou. C´est pas pour les mômes, ce truc là.
- Je sais à quoi sert une épée, alors mets la en veilleuse, s´te plait.
- Tu commences à me gonfler, gamin. Si tu n´es pas un peu plus respectueux et travailleur, tu peux aller bosser ailleurs.
Sans répondre, il effectuait divers mouvements avec l´épée, ses yeux bleus apparemment fascinés par la lame d´acier. L’air qu’il faisait siffler ébouriffait ses courts cheveux bruns, et son regard dur et froid gagnait en assurance, étincelant d’un air inquiétant.
- Tu m´écoutes, oui?
- Ouais, maugréa-t-il.
- Va mettre ça dans la grange et pose cette arme, elle est pas à toi.
Gougou reposa précieusement la flamberge sur le sol, endossa les sacs de blé avec beaucoup moins d´entrain et repartit vers le dépôt, déchirant plus fort ses pauvres vêtements beiges et noirs à chacun de ses pas. Cette animosité qu´il éprouvait envers son boulot était heureusement compensée par les gains financiers que celui-ci lui offrait. Son père avait trouvé la mort deux ans auparavant, au cours d’une chasse dans la forêt, et l’argent qu’il gagnait offrait à sa mère et à sa sœur le loisir d’acheter diverses choses qu’elles n’auraient pu s’offrir en ne comptant que sur leur commerce de boka.
Arrivé à la grange, il posa les sacs à l´endroit convenu et repartit au lieu de travail, l´air maussade. Heureusement qu´il faisait beau, sans quoi son humeur aurait été vraiment infecte...
- Hé gamin, l´interpella un ouvrier, tu veux pas aller mettre ça dans la cabane près du ruisseau?
- J´suis pas un gosse, j´ai un nom, et ton sac, tu peux te l´foutre où j´pense.
L´homme agrippa Gougou par le col, prêt à le réduire à néant.
- Sache qu´on ne parle pas comme ça à Yarek, c´est clair?
- C´est qui, Yarek?
Il allait le frapper, mais le chef intervint aussitôt, apparemment aussi étonné qu´exaspéré.
- Qu´est-ce qui se passe encore? Y a pas moyen de travailler en paix, ici?
- Il voulait que j´aille foutre ça près du ruisseau, s´indigna Gougou.
- Et alors? Tu es le plus jeune, tu lui dois le respect!
- Cause toujours, je m´en tape, de son âge.
- Encore une réflexion de ce genre, gamin, et je te licencie sur le champ!
- Je suis pas un gamin, hurla le jeune garçon.
- Tu n´as que neuf ans, répliqua le patron encore plus fort.
- Ca va, t´as gagné... J´vais bosser...
- Bien, alors commence par faire ce que Yarek t´a demandé.
Gougou, une nouvelle fois, prit les sacs sur son dos en pensant que c´était injuste et qu´il était une fois de plus la tête de turc. Le chemin jusqu´à la cabane n´était pas long, mais le simple fait d´obéir à un crétin comme Yarek l´exaspérait plus que tout...
Le paysage de cet endroit était à son grand contentement sublime. De belles et infinies plaines s’étendaient, verdoyantes et prometteuses, sur de nombreux kilomètres. De nombreuses et longues taches blanches et brune indiquaient la présence de troupeaux, d’élevages et de quelque autre choses de la campagne de Silavia.
Le doux et paisible pays retiré de Silavia. Juste des prés et des plateaux verdoyants étendus ça et là parmi les petites rivières gargouillantes, bercées par le vent mugissant de l’est. C’était aussi le seul pays dans lequel on pouvait trouver des graines de boka et de la silia, ce qui attirait nombre de riches touristes à la recherche de ces aliments très prisés. Les gens de Silavia en étaient soit fiers soit indifférents, de leurs réserves laitières. Pour eux, le dieu d’Héalia, Libnan, avait crée sur le continent plusieurs cultures, qui avaient leurs propres religions, leurs propres nourritures.
Arrivé sur la berge, une forte lueur scintilla dans l´eau, l´éblouissant presque. Le soleil sur la lame d´une épée, ça tape fort. Il plongea aussitôt, et remonta juste après, l´arme en main. Fier comme un paon, il retourna au camp des ouvriers, et montra sa trouvaille à tout le monde. Malheureusement, le chef n´avait pas l´air d´accord...
- Petit voleur! Cette épée est mienne! Rends-la moi!
- Non! cria Gougou.
- Elle est à moi! hurla l´autre.
Il expulsa l´enfant d´un grand coup d´épaule et s´empara de l´épée, tout sourire.
Le garçon avait les larmes aux yeux, et n´était pas ravi du tout...
- Tu vas me rendre ça tout de suite, espèce de gros lard!
- Tu es viré, gamin. Rentre chez toi, on a pas besoin des larves, ici.
- Espèce de sal...!
Yarek, de ses immenses bras, l´avait soulevé de terre, et maintenant, il le lançait à ses compagnons dans de grands rires.
Quand ils furent lassés de ce petit jeu, ils envoyèrent voler Gougou très loin, et un bruit de craquement se fit entendre. Le garçon pouvait dire au revoir à son poignet...
Il rentra chez lui, la tête basse et les joues mouillées.