Une station le long d'un calvaire c'est logique, mais si elle intègre pas dans sa micro-écriture la continuité du reste ça devient non pas un arrêt mais une digression. Un peu comme les vers rajoutés postérieurement dans le chant XI de l'odyssée puisqu'on en parle. Le passage des playmates par exemple, rajouté et longuet aussi, pose pourtant pas du tout ce problème là où il est situé. Mais le fil conducteur c'est la psyché de Willard le long du fleuve, et le passage de la plantation ça coince complètement la machine.
Je te répondrais sinon que le film est pas pensé non plus pour poser bêtement son cerveau devant et pour attendre que tout nous soit passivement jeté dans la bouche sans réfléchir. C'est un écueil qui menace souvent le cinéma du fait de sa technique même qui supporte mal le temps d'arrêt et donc la contemplation, certaines formes de théâtre ont d'ailleurs posé le même souci dans l'histoire des arts et c'est ce que Brecht a tenté de casser dans une posture presque lettriste avant l'heure, mais bon bref y a un juste milieu entre être le spectateur passif et entre forcer l'analyse du symbole.
Le 11 août 2019 à 16:51:21 YourHostGuru a écrit :
Une station le long d'un calvaire c'est logique, mais si elle intègre pas dans sa micro-écriture la continuité du reste ça devient non pas un arrêt mais une digression. Un peu comme les vers rajoutés postérieurement dans le chant XI de l'odyssée puisqu'on en parle. Le passage des playmates par exemple, rajouté et longuet aussi, pose pourtant pas du tout ce problème là où il est situé. Mais le fil conducteur c'est la psyché de Willard le long du fleuve, et le passage de la plantation ça coince complètement la machine.Je te répondrais sinon que le film est pas pensé non plus pour poser bêtement son cerveau devant et pour attendre que tout nous soit passivement jeté dans la bouche sans réfléchir. C'est un écueil qui menace souvent le cinéma du fait de sa technique même qui supporte mal le temps d'arrêt et donc la contemplation, certaines formes de théâtre ont d'ailleurs posé le même souci dans l'histoire des arts et c'est ce que Brecht a tenté de casser dans une posture presque lettriste avant l'heure, mais bon bref y a un juste milieu entre être le spectateur passif et entre forcer l'analyse du symbole.
Mais tu rigoles ou quoi ? Tout le long du film Willard se demande à quoi bon, cette scène est dans la continuité du film. Il est face à des fantômes qui lui disent pourquoi eux se battaient, qui lui étalent leurs façon de voir ce qu'est le Vietnam.
Willard se laisse aller, il cède face à la nymphe et elle lui dit bien ce qu'on voit depuis le début du film à savoir qu'il y a deux personne en lui, celui qui tue et celui qui aime.
Le 11 août 2019 à 16:39:14 Skyrim50130 a écrit :
En tout cas je vais m'en pressé de voir la version final cut au cinéma.
En espérant que ce sera la dernière version, car le Blu-ray va coûter cher quand même
La dernière version qui fait sens, en tout cas. Puisque validée par Coppola lui-même. Dans quelques années, il claque, et toute nouvelle version ultérieure sera à ignorer. ![]()
[17:49:40] <Serval94>
Le 11 août 2019 à 16:39:14 Skyrim50130 a écrit :
En tout cas je vais m'en pressé de voir la version final cut au cinéma.
En espérant que ce sera la dernière version, car le Blu-ray va coûter cher quand mêmeLa dernière version qui fait sens, en tout cas. Puisque validée par Coppola lui-même. Dans quelques années, il claque, et toute nouvelle version ultérieure sera à ignorer.
Après franchement j'ai bien aimé la version redux, bon par contre le passage avec les Français j'ai pas compris ![]()
Le 11 août 2019 à 17:57:18 Skyrim50130 a écrit :
[17:49:40] <Serval94>
Le 11 août 2019 à 16:39:14 Skyrim50130 a écrit :
En tout cas je vais m'en pressé de voir la version final cut au cinéma.
En espérant que ce sera la dernière version, car le Blu-ray va coûter cher quand mêmeLa dernière version qui fait sens, en tout cas. Puisque validée par Coppola lui-même. Dans quelques années, il claque, et toute nouvelle version ultérieure sera à ignorer.
Après franchement j'ai bien aimé la version redux, bon par contre le passage avec les Français j'ai pas compris
Le passage avec les Français m'a emmerdé. Je n'ai jamais vu la version cinéma.
Mais la prochaine fois que je revois ce film, c'est dans son Final Cut au cinéma.
Le 11 août 2019 à 18:03:55 Serval94 a écrit :
Le 11 août 2019 à 17:57:18 Skyrim50130 a écrit :
[17:49:40] <Serval94>
Le 11 août 2019 à 16:39:14 Skyrim50130 a écrit :
En tout cas je vais m'en pressé de voir la version final cut au cinéma.
En espérant que ce sera la dernière version, car le Blu-ray va coûter cher quand mêmeLa dernière version qui fait sens, en tout cas. Puisque validée par Coppola lui-même. Dans quelques années, il claque, et toute nouvelle version ultérieure sera à ignorer.
Après franchement j'ai bien aimé la version redux, bon par contre le passage avec les Français j'ai pas compris
Le passage avec les Français m'a emmerdé. Je n'ai jamais vu la version cinéma.
Mais la prochaine fois que je revois ce film, c'est dans son Final Cut au cinéma.
Pareil vue que la version redux sera encore chaud dans ma tête, je vais pouvoir voir les différence.
Je pense que ce sera la version parfaite niveau longueur en tout cas.
Le 11 août 2019 à 17:38:54 JohnMcCabe a écrit :
Le 11 août 2019 à 16:51:21 YourHostGuru a écrit :
Une station le long d'un calvaire c'est logique, mais si elle intègre pas dans sa micro-écriture la continuité du reste ça devient non pas un arrêt mais une digression. Un peu comme les vers rajoutés postérieurement dans le chant XI de l'odyssée puisqu'on en parle. Le passage des playmates par exemple, rajouté et longuet aussi, pose pourtant pas du tout ce problème là où il est situé. Mais le fil conducteur c'est la psyché de Willard le long du fleuve, et le passage de la plantation ça coince complètement la machine.Je te répondrais sinon que le film est pas pensé non plus pour poser bêtement son cerveau devant et pour attendre que tout nous soit passivement jeté dans la bouche sans réfléchir. C'est un écueil qui menace souvent le cinéma du fait de sa technique même qui supporte mal le temps d'arrêt et donc la contemplation, certaines formes de théâtre ont d'ailleurs posé le même souci dans l'histoire des arts et c'est ce que Brecht a tenté de casser dans une posture presque lettriste avant l'heure, mais bon bref y a un juste milieu entre être le spectateur passif et entre forcer l'analyse du symbole.
Mais tu rigoles ou quoi ? Tout le long du film Willard se demande à quoi bon, cette scène est dans la continuité du film. Il est face à des fantômes qui lui disent pourquoi eux se battaient, qui lui étalent leurs façon de voir ce qu'est le Vietnam.
Willard se laisse aller, il cède face à la nymphe et elle lui dit bien ce qu'on voit depuis le début du film à savoir qu'il y a deux personne en lui, celui qui tue et celui qui aime.
Non cette scène est un retour en arrière net où le personnage qui sombrait accède à un regain de conscience.
D'ailleurs le schéma du film, qui pour le coup est repris tel quel sur le livre, est pas du tout un schéma épique d'Odyssée, c'est un schéma de catabase, qui suppose beaucoup plus de linéarité dans la progression.
Le 11 août 2019 à 12:23:44 Skyrim50130 a écrit :
[12:20:31] <YourHostGuru>
Il s'est pris au jeu d'être le dieu de son espèce de royaume au bout du monde. Les motivations du personnages sont incertaines, on a vite fait mention de l'espèce de document avec ses plans sur lesquels il travaille mais pareil c'est un truc qui ne débouche sur rien finalement.Quand on le rencontre finalement dans le film c'est un vieux mystique fatigué, mais on suppose qu'à un moment il a cru ou tout du moins il a eu la force de porter sa mystification.
Tout ça c'est de l'avant-film de toute façon et Kurtz est pas tant important pour lui-même que comme révélateur d'une forme d'échec de la quête de Willard.
D'accord, je viens de lire un article qui parle du personnage vraiment intéressant, s'est assez dingue tout ce que le personnage révèle secrètement.
Surtout cette phrase " Ils entraînent les jeunes hommes à déverser du feu sur les gens. Mais leurs commandants leur interdisent d’écrire “fuck” sur les avions parce que c’est obscène"https://lemacinema.hypotheses.org/550
Intéressant ce p'tit article merci.
Le 11 août 2019 à 18:31:33 MatthieuFeufeu a écrit :
Le 11 août 2019 à 12:23:44 Skyrim50130 a écrit :
[12:20:31] <YourHostGuru>
Il s'est pris au jeu d'être le dieu de son espèce de royaume au bout du monde. Les motivations du personnages sont incertaines, on a vite fait mention de l'espèce de document avec ses plans sur lesquels il travaille mais pareil c'est un truc qui ne débouche sur rien finalement.Quand on le rencontre finalement dans le film c'est un vieux mystique fatigué, mais on suppose qu'à un moment il a cru ou tout du moins il a eu la force de porter sa mystification.
Tout ça c'est de l'avant-film de toute façon et Kurtz est pas tant important pour lui-même que comme révélateur d'une forme d'échec de la quête de Willard.
D'accord, je viens de lire un article qui parle du personnage vraiment intéressant, s'est assez dingue tout ce que le personnage révèle secrètement.
Surtout cette phrase " Ils entraînent les jeunes hommes à déverser du feu sur les gens. Mais leurs commandants leur interdisent d’écrire “fuck” sur les avions parce que c’est obscène"https://lemacinema.hypotheses.org/550
Intéressant ce p'tit article merci.
De rien, dommage qu'il y a pas beaucoup d'articles sur ce site.
Le 11 août 2019 à 18:16:32 YourHostGuru a écrit :
Le 11 août 2019 à 17:38:54 JohnMcCabe a écrit :
Le 11 août 2019 à 16:51:21 YourHostGuru a écrit :
Une station le long d'un calvaire c'est logique, mais si elle intègre pas dans sa micro-écriture la continuité du reste ça devient non pas un arrêt mais une digression. Un peu comme les vers rajoutés postérieurement dans le chant XI de l'odyssée puisqu'on en parle. Le passage des playmates par exemple, rajouté et longuet aussi, pose pourtant pas du tout ce problème là où il est situé. Mais le fil conducteur c'est la psyché de Willard le long du fleuve, et le passage de la plantation ça coince complètement la machine.Je te répondrais sinon que le film est pas pensé non plus pour poser bêtement son cerveau devant et pour attendre que tout nous soit passivement jeté dans la bouche sans réfléchir. C'est un écueil qui menace souvent le cinéma du fait de sa technique même qui supporte mal le temps d'arrêt et donc la contemplation, certaines formes de théâtre ont d'ailleurs posé le même souci dans l'histoire des arts et c'est ce que Brecht a tenté de casser dans une posture presque lettriste avant l'heure, mais bon bref y a un juste milieu entre être le spectateur passif et entre forcer l'analyse du symbole.
Mais tu rigoles ou quoi ? Tout le long du film Willard se demande à quoi bon, cette scène est dans la continuité du film. Il est face à des fantômes qui lui disent pourquoi eux se battaient, qui lui étalent leurs façon de voir ce qu'est le Vietnam.
Willard se laisse aller, il cède face à la nymphe et elle lui dit bien ce qu'on voit depuis le début du film à savoir qu'il y a deux personne en lui, celui qui tue et celui qui aime.
Non cette scène est un retour en arrière net où le personnage qui sombrait accède à un regain de conscience.
D'ailleurs le schéma du film, qui pour le coup est repris tel quel sur le livre, est pas du tout un schéma épique d'Odyssée, c'est un schéma de catabase, qui suppose beaucoup plus de linéarité dans la progression.
La je ne te suis pas, on est pas dans le schéma classique d'un homme saint qui fait une descente en enfer.
Au début du film dans son hôtel où il est une sorte de loque effectuant d'étranges danses, Willard ne débarque pas au Vietnam.
Il a déjà vu l'enfer de cette guerre et exécuté d'obscures missions. Je pense qu'on est plus dans le schéma d'un homme qui prend conscience.
Je recite ce que lui dit la femme du camp, il y a deux hommes en lui durant ce voyage : celui qui exécute et celui qui aime.
Il faut aussi se dire que Coppola s'inspire du livre Heart of Darkness (d'ailleurs il ne le cite même pas dans le générique de fin du film)
Il ne "s'inspire" pas simplement, il adapte presque tel quel le récit encadré en copiant toutes les scènes mythiques - même la mort du timonier est directement reprise avec le renoi sur le bateau - et en en reprenant tous les grands personnages, même l'arlequin russe qui devient le journaliste chelou à la fin. D'ailleurs le délire de peindre Kurtz en jaune il vient pas de n'importe où, ça non plus c'est pas une idée de Coppola. Il reprend tellement que dans la version redux certains détails - typiquement le livre de Kurtz - sont incompréhensibles si on a pas lu le roman. De toute façon je me base pas sur le livre pour décrire la structure linéaire du film, c'est la manière dont il est écrit, par mimétisme avec le fleuve.
Et il n'y a aucun besoin que le personnage soit saint pour effectuer une descente aux enfers, ça existait bien avant les récits chrétiens ou manichéens au sens large, dans l'Odyssée il y en a une aussi, et le récit le plus fondateur en occident pour cette esthétique, l'enfer de Dante, ne met pas en scène un héros mais bien un pécheur.
Au final comme le dit Coppola la version Redux n'est pas une amélioration de la version de 79 mais plutôt une lecture différente de l'original (la scène de surf "Satisfaction" qui se trouvait au début du film de 79 est d'ailleurs placé après la scène des walkyries en 2001).
J’aimerais juste comprendre le final cut c’est juste le 21 août ou c’est une semaine entière
Perso j'ai une séance le 25.
Au final je ne vais pas voir le final cut au cinéma je peux me le foutre dans l'oignon, aucun cinéma chez moi le passe.
Le 13 août 2019 à 17:42:39 Skyrim50130 a écrit :
Au final je ne vais pas voir le final cut au cinéma je peux me le foutre dans l'oignon, aucun cinéma chez moi le passe.
Tu habites où?
[18:28:05] <Cashmeousside>
Le 13 août 2019 à 17:42:39 Skyrim50130 a écrit :
Au final je ne vais pas voir le final cut au cinéma je peux me le foutre dans l'oignon, aucun cinéma chez moi le passe.Tu habites où?
Dans un Patelin a côté de Caen
Euh... Il sort chez vous ? ![]()
Non parce que je suis à Lyon quand même et je ne vois aucun cinéma qui le diffuse ![]()
Pour ma part, osef total si ce nouveau montage n'apporte quasiment presque rien par rapport au film original.
Le seul fait de pouvoir voir ce putain de chef d'oeuvre au cinéma me suffit largement ![]()
[14:10:23] <JohnMcCabe>
Euh... Il sort chez vous ?Non parce que je suis à Lyon quand même et je ne vois aucun cinéma qui le diffuse
Non aucun cinéma par chez-moi, pensez a moi les gars quand vous aller le voir