Salut. Ca fait un bon moment que j'hésite à faire une fic sur l'univers de TES, donc la voici (n'hésitez pas à me faire part des vos critiques =))
Alors que la plupart des histoires de cette époque avaient un unique héros, celle-ci était différente : elle liait trois destins hors du commun, trois personnes qui n’ont rien à voir, et qui seront amenées à se croiser, à travailler ensemble et même à s’affronter. Cette épopée débute dix ans après la mort d’Alduin, le dévoreur de mondes.
Chapitre 1 : Béa
C’était le matin, et Béa avait du mal à se réveiller. Ces cheveux d’un brun sombre étaient encore emmêlés, et elle avait la bouche pâteuse. Elle se hissa hors de son lit, au prix d’efforts surhumains, et se dirigea vers sa glace.
Elle paraissait plutôt jeune. Pour une Bréton de 23 ans, elle avait l’air d’en avoir 18. Ses yeux d’un bleu éclatant étaient inhabituels pour sa race. Elle avait le visage fin, ce qui lui donnait un air plutôt intelligent.
Elle enfila sa robe d’apprenti, et sortit de sa chambre. Il n’était pas encore tout à fait huit heures, mais tout le monde dans le pavillon de l’accomplissement était surexcité. Aujourd’hui, le professeur Sven allait leur faire visiter des ruines naines. Siri, qui était nordique et la meilleure amie de Béa, s’approcha de celle-ci.
-Alors t’es prête ? Demanda Siri
-Ouai, mais je ne sais pas je n’ai pas trop envie d’y aller.
-Mais qu’est ce que tu racontes ? Ca va être génial ! On va peut-être même voir des mécanismes Dwemer.
-Mouai… Fit Béa en faisant la moue, mais j’ai un mauvais pressentiment.
Les 6 élèves participant à l’expédition sortirent des dortoirs pour retrouver Sven au bas des escaliers de l’académie. Celui-ci lisait ce qui semblait être une carte en attendant leur arrivée. Béa lui trouvait un charme particulier. Avec ses cheveux blonds et ses yeux noisette, il avait l’air toujours calme, posé et plongé dans ses pensées.
-Bien, tout le monde est prêt ? On y va !
Le petit groupe se mit en route. Il neigeait très peu aujourd’hui, remarqua la Bréton, mais il faisait quand même bien froid. Elle détestait ce climat. Fordhiver était un village paumé au milieu de nulle part, et il faisait moche toute l’année. Cela faisait un peu plus d’un an qu’elle étudiait à l’Académie, et elle n’avait jamais vu le soleil ici.
Au bout d’une heure et demie de marche à travers les plaines enneigées de la région, ils se trouvèrent devant une porte en métal de 3 mètres de haut. Elle avait l’air de peser des tonnes. Pourtant, Sven la poussa comme s’il s’agissait d’une banale porte en bois.
-A partir de maintenant, restez bien derrière moi, et faîtes attention à là où vous marchez.
Béa était un peu claustrophobe. Le couloir dans lequel ils s’aventuraient en fil indienne était incroyablement étroit, alors qu’il faisait 3 mètres de hauteur.
-Qui est l’architecte de cette daube ? Demanda Deeh, un argonien.
Personne ne pouvait le contredire. On se sentait complètement oppressé par l’endroit. On sentait que les visiteurs n’étaient pas les bienvenus.
Chiffres en lettres.
J'ai bien aimé ![]()
Chapitre 2 : Mag
- Ne lâche pas des yeux ton adversaire. Prévois ses mouvements ! Conseilla Tolgan à travers son heaume.
Il portait une armure d’acier et maniait un immense espadon de métal dwemer très lourd. Mag maniait pour sa part une épée d’acier, aussi tranchante qu’un rasoir, et un bouclier rond en métal. Il portait une armure d’acier qui semblait peser des tonnes, mais en fait il y était tellement habitué, tellement entrainé à combattre avec, qu’il n’avait aucun mal à se déplacer.
-Je ne suis pas un bleu Tolgan ! cria Mag. Bats-toi et épargne-moi tes conseils débiles !
Il en avait marre de l’attitude de son compatriote nordique. Il se croyait plus expérimenté que lui alors que ça ne faisait qu’une semaine que ce gars-là était compagnon. Et encore, pour l’instant il ne faisait que leur servir de l’hydromel. Mais il était plus âgé que Mag, et c’est sans doute pour cela qu’il se croyait supérieur à lui.
-Très bien, mais je ne voulais pas te prendre tes cent pièces d’or sans te laisser une chance de combattre.
-C’est ça, approche toi… fit Mag d’une voix menaçante.
Tolgan chargea avec son espadon, l’abattant avec force sur le jeune homme qui para, et qui lui administra un violent coup avec le plat de l’épée, ce qui fit tomber le plus vieux des deux.
-Alors ? dit Mag à son adversaire à terre, un petit sourire au visage. D’autres conseils ?
-Hmmpf… lâcha Tolgan en se relevant. Je t’ai sous-estimé petit…
-Arrête avec tes « petit » et « mon garçon », tu as 25 ans et moi 23 !
-Eh oh ! On se calme gamin. T’auras ton fric demain soir.
-Y a interêt, répondit Mag.
Ce dernier rengaina son épée, accrocha son bouclier à son dos, et se dirigea vers la Forgeciel afin de faire affûter sa lame. Il était au bas des escaliers quand il entendit Aenar, un de ses camarades l’appeler :
-Hé Mag !
-Oui ? fit celui-ci.
-Le boss veut un type chevronné pour un boulot du coté de Markarth. Un groupe de Parjures est en train de terroriser la population.
-Quoi ? Mais c’est aux autorités de s’en occuper !
-Je sais, répondit Aenar, mais le jarl a fait appel à nous pour ne pas se salir les mains et surtout pour ne pas ralentir les négociations de paix avec ces fichus sauvages.
-Bon, où est Jorck ? Je vais discuter de ça avec lui.
-Dans ses quartiers.
Mag rentra dans le bâtiment, et passa par la salle de festin. La cheminée était toujours allumée, et le cuisinier leur avait préparé un festin digne de ce nom pour aujourd’hui : Steak de horqueur, cochon farcit et saumon à la tomate. Tous ces parfums mirent l’eau à la bouche de Mag, qui aurait aimé se mettre à table et s’empiffrer. Malheureusement, il avait plus important à faire.
Jorck l’attendait dans sa chambre.
-Ecoutez, commença le jeune nordique, je sais que vous savez ce que vous faîtes, mais je pense que c’est une très mauvaise idée d’intervenir dans les histoires politiques.
Le hérault ne répondit pas tout de suite. Il prit une pomme à coté de lui et croqua dedans.
-Mag, dit Jorck en grattant sa barbe blanche, tu es mon meilleur élément. Je te demande d’y aller pour éviter à des innocents de mourir, pas pour massacrer les ennemis de l’empire. Et tu sais très bien que ces Parjures sont une plaie pour absolument tout le monde.
-Je le sais, comme vous savez très bien que je soutiens l’empire, là n’est pas la question. Ce que je dis, c’est qu’il ne faut pas que les compagnons s’immiscent dans les affaires des autres, nous sommes totalement impartiaux, et je tiens à ce qu’on le reste.
-Moi aussi, le rassura Jorck en souriant. Mais ne vois pas ça à court terme. Imagine qu’on refuse de les aider. Le jarl sera obligé d’envoyer ses hommes, et ces sauvages auront une excuse pour rompre les négociations et s’en prendre de nouveau à la population. Tu trouves ça moral ?
-Non… Bien sûr que non.
Mag se leva.
-Très bien, je vais y aller.
Dernier chapitre de présentation.
Chapitre 3 : Taaj
Il faisait noir dans les cellules. Depuis les restrictions budgétaires, les torches dans la prison de Markarth étaient rares.
-Mettez-nous au moins UNE torche ! criait un vieux nordique depuis sa cellule.
Le garde qui faisait sa ronde approcha de la source du cri.
-Ferme-la ou je fais en sorte que tu meurs de faim.
-Des vendus ! Tous des vendus ! criait une femme dont on ne pouvait distinguer le visage du fond de sa cellule.
-Tu me cherches toi… menaça le garde. Encore un mot, et je coupe la flotte pendant une journée.
-Vas-y ! De toute façon tu te crois invincible parce que t’es à la botte des sangs d’argent. Un jour tu le paieras, je te le jure !
Tandis que la femme hurlait la vérité à propos de l’injustice qui régnait dans la ville, le garde souriait patiemment en s’approchant de sa cellule.
-Ho je vois qu’on a une candidate à la mine, dit-il d’un air satisfait. Demain, tu descends miner avec les autres.
-Monstre ! Vous n’avez pas honte d’abuser de votre pouvoir ? S’insurgea le vieux nordique.
-Allez, toi aussi le petit vieux. Tu vas lui tenir compagnie, une pioche à la main. Croyez-moi, vous ne tiendrez pas plus de quelques jours.
Il se tourna vers une cellule qui semblait vide.
-Vous devriez prendre exemple sur le chaton là… Il n’a pas dit un mot, et ça fait une semaine qu’il est là et c’est lui qui a le plus de chances d’échapper à la mine demain. Le garde sortit et les laissa seuls, dans l’obscurité.
Enfin… Le silence. Taaj aimait ce moment là de la soirée. C’était tranquille, pas le moindre bruit, à part quelques sanglots de prisonniers désespérés.
-Quel enfoiré… disait la femme qui criait tout à l’heure. On doit sortir d’ici.
-Comment veux-tu faire ? Dit un homme qu’on n’avait pas entendu jusque là. On ne voit rien, et c’est trop bien gardé. Dire que je suis là pour une pomme… Je mourrais de faim bon sang !
-Te plaints pas, fit une autre voix, la plupart ici sont innocents. Les Sang d’argents ont la main mise sur cette ville, on n’y peut rien.
-Et toi le Khajiit, demanda la femme à Taaj, pourquoi t’es là ?
Après quelques secondes d’attente, elle demanda à nouveau :
-Oh ? Le Khajiit ? Tu m’entends ?
-Oui oui… Je t’entends, répondit Taaj.
Il se leva de sa couchette, et se dirigea vers la porte de sa cellule.
-J’attends le bon moment. Et le moment est venu.
-Hein ? Il est bizarre ce type… Et depuis quand les Khajiits causent comme ça ?
-Chacun parle comme il veut non ? remarque Taaj d’une voix posée, en sortant un crochet du fond de sa tunique de prisonnier.
Il chercha le loquet, qu’il actionna et puis ouvrit sa porte.
-Allez au revoir ! fit-il d’une voix enjouée.
-Hé ho ! Aide nous !
-Ouai ouvre-moi !
-Pitié me laisse pas là !
Taaj voyait leurs visages dans l’ombre. Ils criaient, pleuraient, mais le Khajiit ne les aidera pas. Ils sont si pitoyable, à se plaindre tout le temps...
Il se dirigea vers la porte qui donnait sur l’entrée, qu’il crocheta sans aucune difficulté. Un garde se trouvait assit là. Quand il vit la porte s’ouvrir, il se leva et se dirigea vers celle-ci d’un air intrigué. Le Khajiit passa derrière lui, silencieux comme une ombre, exploitant l’obscurité de l’endroit, puis l’égorgea avec une de ses griffes. Il récupéra sa dague, puis se faufila vers la sortie. Tous les gardes dormaient, à l’exception d’un seul qui se trouvait sur le pont de l’entrée. C’était un pont suspendu au dessus de la salle qui donnait sur l’extérieur. Taaj s’accrocha en dessous du pont, passa sous le garde qui fumait tranquillement. L’assassin se dirigea vers la sortie, gardée par deux hommes en armure. D’un mouvement vif et rapide, Taaj sauta sur l’un d’eux et envoya la dague qu’il avait récupérée dans la gorge de l’autre. Il prit à gauche, et s’éloigna de l’entrée de la prison. Il regarda autour de lui : la ville dormait. Il prit une profonde inspiration, et se décida enfin à mettre en marche le plan. Le maître l’a demandé, il devait donc exécuter.
Il devait tuer le Jarl.
Continue !
Chapitre 4 : Béa
Après quelques minutes de marche, le groupe avait abouti sur une large salle où Sven leur faisait la leçon depuis une bonne heure. Ils étaient au milieu, et au dessus d’eux se trouvaient plusieurs tuyaux qui passaient et se croisaient. Sur le mur qui se trouvait en face du couloir par lequel ils sont arrivés étaient gravés des mots en langue draconnique.
-…Et qu’est ce qu’on voit sur la ligne au dessus ? Questionna Sven.
Personne ne savait la réponse, à part bien sûr Deeh…
-Le mécanisme de commande des machines Dwemer, qui montre qu’elles sont en quelque sorte vivantes.
-Exact, le mot « Lars », qui signifie Vie, se trouve à coté du mot « Gron », qui signifie Lier. Les machines sont donc une liaison de mécanismes et de magie, ce qui les rend autonomes. Ici, on peut voir les différentes inclinaisons des mots, ce qui nous renseigne sur…
Béa perdit le fil de l’explication. Elle aimait étudier la magie, mais savoir comment fonctionnaient les machines d’une race disparue, qui au monde pouvait s’y intéresser ? De plus, il faisait une chaleur étouffante ici, à cause de la vapeur qui s’échappait de tuyaux qui se trouvaient à leur droite. D’où pouvait provenir cette chaleur ?
-Bien, fit le professeur. Maintenant, approchez vous de cette petite trappe, juste là sur le mur. Les Dwemers construisaient de véritables réseaux de tuyauteries pour faciliter le déplacement de leur machine. Normalement, des boules Dwemer sont censées sortir de cette ouverture, mais apparemment le mécanisme de fonctionne plus, et heureusement pour nous. Mais nous pouvons nous demander une seule chose : qu’y a-t-il à protéger ici ?
Il avait raison. Il n’y avait rien là à part des gravures draconniques et des tuyaux. Elle avait entendu parler des ruines naines, de ruines dangereuses, pleines des pièges, mais le professeur a veillé à leur faire visiter la plus ennuyeuse des ruines Dwemer en Bordeciel.
Quelques minutes plus tard, qui semblaient une éternité, le professeur leur proposa de s’en aller, vu qu’il n’y avait plus rien à voir.
- Excusez-moi, demanda Deeh. Quel est ce boulon, au dessus de l’ouverture.
-Oh, je ne l’avais pas remarqué, admit Sven. Sûrement une erreur de conception, vu qu’il n’a rien à faire là.
Il dirigea son doigt vers le boulon.
Une intense vibration retentit dans le crâne de Béa. Elle avait un très mauvais pressentiment.
-NON PROF… ! cria-t-elle.
Mais c’était trop tard, dés qu’il avait touché le boulon, la trappe s’ouvrit et une boule sortit, toutes piques en avant, vers le professeur qui se fit empaler. C’était une vraie horreur, Sven gisait par terre, son crâne fendu par la lame de la machine. Celle-ci était montée sur deux demi sphères, ce qui lui permettait de rouler. Elle avait sur son « bras » droit une épée, et sur le gauche une arbalète. Elle tourna ses « yeux » vers eux.
-Courrez !
Qui avait crié ça ? Tout le monde s’en fichait. Ce qui comptait, c’était atteindre la sortie. Béa vit alors que tout la salle s’activait, tremblait, si bien qu’un immense tuyau tomba et boucha l’entrée du couloir. Ils étaient bloqués…
Béa se retourna, elle n’avait pas remarqué que la monstruosité avait abattu un de ses camarades, et qu’elle fonçait vers un deuxième, qui lui balançait des boules de feu.
A présent, comme ils étaient coincés, tout le monde mitraillait la machine, mais elle semblait insensible au feu ou à la glace. La foudre ne faisait que la parcourir, sans faire de dégâts.
La machine abattu une autre personne d’une flèche dans le crâne, un Khajiit, et elle s’en pris à Deeh, qui invoqua une barrière.
Mais celle-ci ne tînt pas longtemps face à la machine, qui la traversa puis sauta sur Deeh en lui enfonçant la lame dans le ventre. Au même moment, un autre tuyau s’effondra sur la machine et Deeh, qui furent tous les deux écrasés.
-Par Mara… fit Siri. Quelle horreur.
La machine fût déchiquetée, et Deeh était en morceaux. Mais c’était finit. Béa se calma, et regarda autour d’elle. Ils n’étaient plus que trois. Un elfe des bois dont elle ne connaissait pas le nom, Siri et elle. Les mécanismes qui les entouraient commençaient à se calmer.
-P****… C’est… C’est… Balbutia le haut elfe.
Mais il ne pût terminer sa phrase. Un autre tuyau s’effondra à coté de lui. Il resta figé, les yeux sortis de leur orbite. Ce n’est vraiment pas passé loin…
Soudain, Béa entendit un petit bruit. Le sol s’était fissuré sous ce dernier choc. Les trois tuyaux qui étaient tombés avaient fait des fissures sous leurs pieds.
-C’est curieux que le sol se fissure comme ça… remarqua Béa.
-On s’en fout du sol ! Gémit l’elfe, nos amis… ils… ils sont morts !
-Non mais c’est vraiment étrange. C’est comme si quelques chose se trouvait en dessous de nous…
Comme si celui-ci l’avait entendu, le sol se déroba sous leurs pieds. Béa se sentit tomber, sur plusieurs mètres, pour finalement frapper avec force une surface froide.
C’était sa dernière sensation.
Désolé du double post, mais les espaces entre paragraphes ne sont pas passés de Word à JV :/
Je sais pas si ça intéresse quelqu'un, mais la suite est en écriture...
J'aime beaucoup pour l'instant, mais le tryc que t'as mis dans le dernier chapitre : " - Pu **** ! " j'aime moins.
N'aie pas peur des gros mots, mets les directs, nous ne sommes pas des ames sensibles, rassure toi. ![]()
ok je serais plus crût maintenant xD
Chapitre 5 : Mag
Après une journée de cheval, Mag était arrivé à Rorikbourg, un petit village situé entre Markarth et Blancherive. Le jeune nordique était complètement épuisé, bien que la route fût calme. Ses cuisses étaient endolories, et il n’était pas mécontent de faire une halte dans l’auberge du coin. A l’entrée du village se trouvait un garde, une torche à la main, patrouillant et essayant de voir à travers l’obscurité de la nuit. Le ciel nocturne de bordeciel était voilé d’une épaisse couche de nuage ce soir, si bien qu’on ne distinguait pas grand-chose sans torche. Le village, quand à lui, était désert. Tout le monde devait dormir, pensa Mag.
Le jeune nordique finit par trouver l’auberge, à coté d’une clôture où dormaient deux vaches. La pancarte indiquait « auberge du fruit gelé ».
A l’intérieur, l’ambiance était plus chaleureuse. Le feu au milieu de la salle réchauffait les quelques voyageurs qui faisaient une halte ici cette nuit. Mag se dirigea vers le jeune aubergiste, qui regardait d’un œil morose la salle.
-Bienvenu à l’auberge du fruit gelé, dit-il d’un air monotone. Je suis Erik, votre hôte. Que puis-je faire pour vous ?
Il donnait l’impression de réciter un texte sans grande conviction.
-Hum je voudrais louer une chambre pour la nuit, et je prendrais bien un cuissot de chevreuil accompagné d’une pinte de bonne bière brune.
-Tout de suite, ça vous fera 12 septims. Si vous voulez bien vous installer, dit l’aubergiste en montrant d’un geste mou une table proche du feu.
Ca promettait d’être une soirée agréable et surtout, tranquille.
Le lendemain matin, à sept heures, le jeune compagnon était prêt à reprendre la route. Il sortit de sa chambre, remit les clés à l’aubergiste qui semblait toujours aussi peu joyeux et passa la porte extérieure. Il respira à plein poumon l’air frais du matin. Rien de tel pour vous réveiller. Il se mit sur son cheval, et pris tout droit en sortant de l’auberge.
Le terrain était accidenté, bien que recouvert d’herbe. Il fallait être très prudent, et faire avancer son cheval doucement. Mag espérait ne pas rencontrer d’ours ou de smilodon, des vraies plaies dans la zone. Mais il avait une bonne vision tout autour de lui, et il ne distinguait pas le moindre prédateur. C’était une plaine immense, qui présentait plusieurs irrégularités. En plusieurs endroits, la roche était à nue, sortant du sol et tranchante comme un rasoir. Il se dit qu’il avait bien fait d’attendre le jour pour reprendre la route.
Deux bonnes heures de voyage laborieux plus tard, le jeune nordique était enfin arrivé à Karthecime. C’était un réseau de ponts qui permettaient aux habitants de vivre au dessus du bras du fleuve. Il descendit de cheval, l’épée au poing, mais il n’y avait personne. Les tentes indiquaient que des parjures s’étaient installés ici, mais il n’y avait pas la moindre trace de vie. Enfin, c’était ce qu’il croyait, avant de trouver un corps à coté d’une des tentes. C’était un parjure, abattu par quelque chose de féroce, car une trainée de sang montrait que le pauvre homme avait passé un sale quart d’heure. Il monta des escaliers taillés à même la roche, menant vers une forge. Là, gisaient trois cadavres, dans une marre de sang. L’un avait perdu le bas du corps (qui se trouvait quelques mètres plus loin), et les deux autres leur manquaient une bonne partie de leur anatomie.
D’ici, il avait une vue sur tout le camp. Il y avait en bas une demi-douzaine de cadavres, tous déchiquetés, tous en lambeaux. Mag ne pouvait supporter cette vision, et prit peur.
-Bordel, mais qu’est ce qui a bien pût faire un tel carnage ?
Vous en pensez quoi ?
Hola pas tous en même temps
M'en fout je continue même si tout le monde s'en balance.
Et un autre chapitre ! Au cas où il y aurait quelqu'un qui lit
Chapitre 6 : Béa
-…Non… NON ! Reste avec moi ! Criait une voix de fille.
Béa ouvrit les yeux, elle sentit du liquide sortir de sa bouche, et un violent choc contre sa poitrine.
-Elle… elle a ouvert les yeux !
C’était une voix d’homme. Deux silhouettes se tenaient à sa droite. Elle était allongée par terre, sur un sol qui semblait boueux. Ses pieds trempaient dans ce qui semblait être de l’eau.
-Mara soit louée… lâcha Siri, penchée sur elle. Elle est vivante.
La jeune Bréton avait le corps engourdit et fatigué. Elle avait également mal aux articulations, mais elle arriva à se redresser.
-Qu’est ce qu’il s’est passé ? demanda-t-elle en essayant de regarder autour d’elle.
-Le sol s’est brisé sous nos pieds, et on est tombé dans ce qui semble être un lac souterrain, répondit la nordique. On a crût que tu t’étais noyée, le choc de la chute t’as fait perdre conscience. On a dût te sortir et te trainer ici.
Béa regarda autour d’elle. Il faisait sombre, mais elle voyait qu’ils étaient au bord d’un lac. Au dessus de l’eau, se trouvait un trou de deux mètres de diamètre au beau milieu du plafond en granit construit par les nains. Les Dwemer ont apparemment bâtit cette salle au dessus de cette caverne.
-Aucun moyen de remonter n’est-ce pas ? Questionna-t-elle.
C’était à vrai dire plus une constatation qu’une question.
-Non, répondit l’elfe qu’elle avait complètement oublié. Le seul moyen de sortir qu’on a trouvé, c’est cette porte.
Il indiqua une porte de métal qui se trouvait derrière elle.
-Hé bien, je pense qu’on n’a pas le choix.
Les trois camarades s’approchèrent de la porte, qu’ils ouvrirent doucement. Une salle se trouvait derrière. Mais pas une salle construite par les Dwemer, non… L’endroit était beaucoup plus ancien. La roche était à nue ici, et la seule source de lumière était le bâton de Siri.
-Une torche, accrochée au mur ! Remarqua l’elfe.
Béa avait complètement oublié qu’elle ne connaissait pas son nom, et elle n’osait pas le lui demander. Néanmoins, elle prit la torche qu’elle alluma à l’aide d’une petite boule de feu.
-C’est stressant par ici… dit l’elfe à voix basse, en regardant autour de lui.
Ils continuèrent par un petit couloir, qui débouchait sur une salle pleine de cercueils. Il y en avait une bonne dizaine, alignés le long des murs. Au centre se trouvait un autre cercueil, mais qui était gravé de runes qui leur étaient inconnues.
-Les gars… gémit Béa, je le sens pas là…
Dans un grondement incroyable, un des cercueils à leur gauche s’ouvrit. Une silhouette en sortit.
-Oooooh meeeeeeerde, jura l’elfe.
Un autre cercueil s’ouvrit, et un autre l’imita. Au bout de quelques instants, tous les cercueils qui longeaient les murs étaient ouverts. Les morts, qui n’étaient pas vraiment morts d’ailleurs, se dirigeaient vers eux, en titubant et en grognant. Certains étaient armés d’épées, d’autres de haches.
Béa sentit son heure arriver. C’était un cauchemar, toute sa vie elle n’avait connu de pire moment. Elle recula encore, jusque atteindre une paroi en pierre. Elle se retourna vivement, regardant autour d’elle, mais le couloir par lequel ils étaient venu avait disparût. Ils étaient piégés, encerclés par ces horreurs sorties des enfers.
Siri prit son courage à deux mains et fit briller son bâton aussi fort qu’elle le pouvait. La lumière qu’il dégageait était aveuglante (et réconfortante), et l’excellente nouvelle, c’est que cela semblait maintenir à distance les zombies.
-Le feu… dit Béa à voix basse, en sentant l’espoir renaître au fond d’elle. Vous vous rappelez ? Seul le feu peut les vaincre !!
Elle chargea ses deux mains de boules de feu qu’elle envoya dans le tas, aussitôt imitée par l’elfe, tandis que Siri continuait à retenir les zombies.
La Bréton ne vit pas grand-chose du combat à cause de la lumière de son amie, mais elle savait que le nombre d’ennemis diminuait sous leurs attaques.
En moins d’une minute, les Draugrs étaient carbonisés, cette fois ci bel et bien morts. Le rythme cardiaque de Béa retrouva un niveau normal.
-J’ai crût qu’on était foutus… confia-t-elle à ses compagnons.
-Moi aussi, j’ai eût la frousse de ma vie, dit l’Elfe. Heureusement que tu avais ta lumière réconfortante Siri.
C’était donc ça, j’aurais dût le deviner ! se dit la Bréton. Son amie nordique étant spécialisée dans l’école de guérison, c’était grâce à elle et à son sort de courage qu’ils avaient vaincus les morts-vivants.
Malheureusement, ils n’avaient pas le temps de souffler. Le cercueil au milieu de la salle s’ouvrit, et laissa sortir un autre draugr. Celui-là n’était pas comme les autres. Il était vêtu d’une armure en acier, d’un casque à cornes, et possédait un immense espadon qu’il pointait vers eux. Ses yeux brillaient d’un bleu éclatant.
L’elfe enflamma ses mains, et dit à ses compagnons :
-On doit l’encercler. Siri, reste là, et toi Béa, prends-le par la droite. Moi je vais à gauche.
C’était plutôt une bonne idée. S’ils se séparent, le Draugr aura plus de mal à les combattre.
Tout en lui balançant des boules de feu, la jeune bréton allait à droite. En voyant ses adversaires adopter une stratégie, le monstre les regarda un moment, encaissant les sorts sans difficulté. Il regarda Siri, qui faisait briller sa lumière bienfaitrice, et cria :
-RO… DAH !
Une vague de force traversa la salle, soulevant de la poussière sur son passage, et emporta la nordique qui alla s’écraser contre un mur.
-NOOON ! cria Béa.
Mais c’était trop tard. L’effet de la lumière disparaissait petit à petit. Le courage la quittait. Elle vit le Draugr foncer vers l’elfe à une vitesse incroyable. La salle devenait de plus en plus sombre. Mais elle devait continuer. Elle continua à lancer des boules de feu sur l’ennemi, qui était presque arrivé au niveau du Bosmer. Elle assista alors au triste spectacle qui était inéluctable : l’espadon du mort-vivant traversa l’elfe de part en part. Puis le Draugr, qui était encore plus horrible qu’on ne pouvait l’imaginer, prit la tête de sa victime, posa son pied sur son buste, et tira de toutes ses forces. Elle vit alors la pire chose de sa vie : la tête du pauvre garçon fût alors arrachée dans un bruit immonde. Du sang sortait à flot de son cou, et le Draugr souleva ce trophée en direction de Béa, prise de sanglots et pleurant toutes les larmes de son corps. Tout était finit, il n’y avait plus d’espoir.
Snif... Ca ne plait vraiment a personne alors ? :'(
Je sais pas l'heure aux Iles de Géorgie du Sud et Sandwich du Sud mais ici en France il est 2 heures et tout le monde s'en fiche. ![]()
Je vois... Je m'applique quand même à faire quelque chose de bien, mais si "tout le monde s'en fiche" comme tu dis...
![]()
Je continue, même si ça ne semble éclater que moi
Chapitre 7 : Taaj
Quand on voyait Markarth, quand on vivait à Markarth ou quand on parlait aux habitants de Markarth, un seul mot nous venait à l’esprit : dur. La dureté de cette ville était flagrante pour les visiteurs : la ville était taillée dans les montagnes qui séparaient Bordeciel de Haute-Roche, ce qui fait que tout était fait de pierre, même les lits. De même, la vie de Markarth était dure. Les pauvres vivaient dans les galeries, séparés du reste de la population, tels des pestiférés. L’injustice régnait, et la ville était corrompue. Le nouveau jarl, mis en place par la famille Sang-d’argent il y a quatre ans, était à leur solde. C’était un homme froid et sans pitié, mais Taaj savait que tous les humains étaient comme ça. Cette population, sous son apparence civilisée, n’était composée que de sauvages, prêts à dévorer les plus faibles. Il fallait donc leur apporter le chaos pour mettre fin à tout ceci, pour qu’une nouvelle ère commence. Et tout allait commencer par le jarl de Markarth.
C’était l’aube, et le soleil se levait doucement sur la ville. Pendant que le Khajiit remontait la pente qui menait au château de Cœur-de-roche, il croisa un garde. Celui-ci semblait ne pas le reconnaître, et Taaj en profita pour lui dérober sa bourse.
Vêtu d’une armure de cuir qu’il avait dérobé dans un magasin cette nuit, il se sentait léger. En passant à coté d’un étal de fruits divers et variés, il en profita pour dérober une pomme, et croqua dedans.
Une fois arrivé devant le château, les gardent l’arrêtèrent.
-Ho toi ! Oui l’homme-chat, dit un garde, la main levée vers Taaj, tu viens faire quoi ici ?
-Un message important pour le Jarl, mentit le Khajiit.
-De la part de … ?
-Des Sang d’Argent, il s’agit d’une directive à propos de la mine.
-Ho bien sûr entrez ! Entrez ! Je vais vous accompagner jusqu’au Jarl.
Il lui ouvrit l’accès au château.
Le Hall d’entrée était immense, avec un plafond de plusieurs mètres de haut. Des tuyaux sortaient des murs. Sûrement un vestige des Dwemers, pensa Taaj. De chaque coté de la porte qui menait vers la salle centrale, se trouvaient deux gardes. L’un d’eux semblait un peu trop vieux pour courir, ce qui était parfait pour le Khajiit. La salle du jarl était visible d’ici, en haut des escaliers. Trois autres gardes étaient devant. Apparemment, le jarl discutait avec un jeune nordique, aux cheveux blonds, portant une lourde armure en acier, un bouclier au dos et une épée à la ceinture. Cette odeur… remarqua Taaj en reniflant l’air, oh non, un compagnon, il empeste le chien mouillé… Il devait donc agir plus vite qu’il ne le pensait, avant que le nordique ne libère sa rage. Sinon, il n’y avait que l’huscarl et le chambellan dans la pièce.
-Au fait, j’y pense, dit le garde qui accompagnait Taaj une fois arrivés au bas des escaliers qui menaient au Jarl, où est l’autre Argonien ? Ce n’est pas lui qui délivrait les messages ?
Cet abruti l’avait coupé dans son raisonnement. Il voulait s’en débarrasser, mais ils étaient dans le champ de vision des trois gardes en haut des escaliers…
-Si, mais il est malade… mentit le Khajiit.
-Ah bon…
Bon, reprenons… pensa Taaj en montant les escaliers, 3 gardes devant, un avec moi, le jarl, l’huscarl, le chambellan et le compagnon.
Il ferma les yeux, et respira profondément. Le temps autour de lui s’arrêtait… et il voyait la scène.
Arrivés à la porte, saisir le bras du garde à coté de moi, lui trancher la gorge. Le jeter sur le garde au milieu. D’un mouvement de bras, couper la carotide de son camarade à droite et sauter sur celui de gauche, et en profiter pour prendre l’épée de ce dernier. Je transperce l’huscarl avec celle-ci, le compagnon entamera seulement et maintenant sa transformation, s’il a de bons reflexes. J’aurais alors dix secondes. Le Jarl tentera de me foncer dessus : esquive et coup de dague dans la nuque. Fuite très facile. Temps de combat : environ 15 secondes. Chances de réussites : maximales.
Un jeu d’enfant.
Bon au cas où j'aurais un lecteur... La suite est pour ce soir normalement...