La suite, vu que ça me démange depuis quelques mois. Je risque d'être un peu trop productif les deux prochaines semaines.
Chapitre 23 : Béa
Vendeaume était une ville tout à fait splendide : ses remparts de pierre enneigés donnaient un sentiment de sécurité à ses habitants. Pourtant, Béa ne ressentait pas du tout cela en apercevant la ville à travers le blizzard du Nord. Tout ce qu’elle voyait, c’était une prison. Une prison froide et inhospitalière.
Plusieurs camps entouraient Vendeaume. La Brétonne remarqua que c’étaient des soldats qui les occupaient, comme si la ville se tenait prête en cas de guerre.
Béa et se amis étaient enchaînés dans une voiture, encadrés par plusieurs soldats de Vendeaume. Ils ne pouvaient même pas utiliser de magie à cause des bracelets ensorcelés qu’on leur avait mis aux poignets. Arrivés aux portes de la ville, le conducteur de la voiture s’arrêta devant un garde. Ce dernier ne ressemblait pas aux autres, il portait une armure de cuir blanche, frappée d’une patte d’ours rouge.
-Des candidats pour le trou ? Questionna le garde.
-Non, répondit le conducteur avec un léger sourire. C’est l’archimage et deux de ses élèves.
-Excellent, emmenez les au donjon du château.
Pendants qu’ils se faisaient escorter jusqu’à la prison, Béa ne pût s’empêcher de remarquer les regards des gens. Tous ceux qu’elle croisait la fixaient avec dégout. Elle ne comprenait pas pourquoi. Qu’avait-elle fait ? Pourquoi ses compagnons n’avaient pas droits à ces regards de haine alors qu’ils étaient prisonniers comme elle ?
Une fois en cage, on leur enleva les chaînes, à part bien sûr les bracelets anti magie.
La cellule était minuscule. Il y avait seulement un lit et une chaise collés au mur du fond.
-Il se passe quoi dans cette ville ? Pour est-ce qu’on est ici ? Demanda Siri en s’asseyant sur la chaise.
-Tout cela est de ma faute, admit Tolfdir.
Les deux filles le regardèrent, abasourdies par ce qu’elles venaient d’entendre.
-Le nouveau Jarl de cette ville, Furlic, est un homme abject. Je me suis opposé à sa nomination lors du débat à Blancherive, et maintenant il essaye de me le faire payer. Je suis désolé de vous avoir entraîné là dedans.
-Mais non voyons, commença Béa, ce n’…
Elle fût interrompue par le bruit de l’ouverture de la porte du donjon. C’était Furlic, accompagné de trois gardes. Ceux-ci étaient également vêtus de la même curieuse façon que celui qu’elle avait remarqué à l’entrée de la ville.
-Bien bien bien… Regardez qui voilà, déclara Crâne d’Acier, s’approchant doucement de la cellule comme s’il se délectait du moment. Regardez qui s’est jeté dans la gueule de l’Ours.
On aurait dit un serpent qui tournait autour de sa proie.
-Tu fais moins le malin vieillard, reprit le Nordique avec un sourire narquois. Tu as refusé de me soutenir, maintenant tu vas t’en mordre les doigts.
-Ecoute Furlic, dit l’Archimage d’un ton calme. C’est à moi que tu en veux, relâche mes élèves.
-Haha, tes élev…
Il s’interrompit en apercevant la Brétonne. Il la regarda longuement, avant qu’un sourire mauvais ne se dessine sur son visage.
-Héhé… Si j’avais sût ! Deux pour le prix d’un… Alors ma beauté, je t’ai manqué ? Ne t’inquiètes pas, je ne vais pas te laisser moisir ici. Toi, dit-il à un de ces gardes, amène cette petite dans mes quartiers.
Béa eût un mouvement de recul, et ne réalisa qu’après quelques secondes ce qui l’attendait...