Ok... La prochaine fois je met un espace à chaque retour à la ligne. On verra ce que ça va donner.
Euh, non, faudrait passer des lignes, pour éviter un gros pavé.
Imagine un lecteur lambda qui rentre fatigué du boulot. Il souhaite lire une fic, et à ton avis, prendra t-il une avec de gros paragraphes ou avec de petits paragraphes ?
Les paragraphes, c'est le bien mais que ca depasse neuf lignes, c'est décourageant et le lecteur ne le lira pas. ![]()
D'accord j'essaierais, mais j'espère que ça fera pas trop moche.
c'est bien, mais ne le prends pas mal... le truc du retour des dragons ne m'enchante pas vraiment, tu aurais du continuer sur la voix du complots politique.
Mais bon je dis ça je dis rien. Si ça se trouve tu tournera to récit de manière bien plus spéctaculaire, je suis juste impatient de voire comment...
![]()
Ce n'est pas le retour des dragons ! Y en a juste un seul... Et il est assez spécial. Tu vas voir, l'histoire ira bien plus loin que ça, y aura de la politique et de plus gros problémes.
je te fais confiance
Bon, ayant 4 chapitres d'avance, je commence à balancer les suites...
-- Chapitre 17 : Mag --
Il faisait désormais nuit à Blancherive. Le ciel noir était voilé d’épais nuages qui laissaient par moment entrevoir des étoiles. L’air était frais, et un petit vent s’était levé, ce qui faisait frissonner les buissons et la végétation de la ville.
Dehors, il n’y avait personne hormis Mag et Béa. Son amie Nordique était restée à l’auberge, tandis que la jeune Bréton accompagnait le Compagnon. Celui-ci se dirigeait vers le Jorrvaskr, d’un pas rapide et la mine sérieuse.
Et si c’était vrai ?... Non, pensa Mag pendant qu’il marchait, c’est impossible. Ce n’est PAS possible. Mais le papier semble dater… Et tout semble cohérent…
Il pénétra dans la salle de banquet des Compagnons, et se dirigea vers les quartiers de Jorck.
Il trouva celui-ci en train de lire un livre épais comme un dictionnaire.
-Désolé de vous déranger, dit Mag en se tenant à l’embrasure de la porte, mais j’ai des nouvelles inquiétantes.
-Entre, je t’en pris… dit le Hérault en montrant une chaise. Oh, mais qui est cette jeune dame ? demanda-t-il en s’apercevant de la présence de la Bréton.
-Béa, étudiante à l’Académie.
-Eh bien… Asseyez-vous également. Que me vaut l’honneur de votre visite ?
La mage raconta son histoire aux deux hommes. Jorck écoutait attentivement, la mine s’assombrissant au fur et à mesure, tandis que Mag examinait la jeune femme. Elle semblait exténuée et crasseuse, et son odeur était altérée par une odeur de mort. Il n’y a aucun doute, elle est passée par un tertre Nordique avant de venir ici.
-Voilà qui est inquiétant, en effet… Dit Jorck après avoir écouté l’histoire de la mage et lût le mystérieux papier. Malheureusement, je ne comprends pas grand-chose à ce texte…
« …et lorsque ce jour arrivera
alors ce sera le chaos qui régnera,
les quatre seigneurs immortels viendront.
Le carnage, attiré par le chaos et la destruction,
le chasseur, attiré par notre sang et notre peur,
la putréfaction, attirée par notre hideur,
le conspirateur, attiré par notre domination.
Oui, notre temps est finit, ils viendront.
L’an 4 E211, marquera notre fin. »
Après sa lecture, il s’interrompit un instant, puis déclara :
-Je comprends ton inquiétude Mag… Cela doit apparemment se produire cette année, et ça fait référence au chaos… On peut très bien supposer que le texte fait référence à la mort des neufs… Par contre, qui sont ces quatre seigneurs immortels ?
- Absolument aucune idée… dit le jeune Nordique, pensif.
Après plusieurs minutes de réflexion silencieuse, Béa déclara :
-L’Archimage saura lui… Ses connaissances sont sans limites !
Mag avait également une idée en tête, une interprétation possible. Mais il refusait d’y croire, il refusait même d’y penser. Le pire était le mot derrière le texte… Il le relût en silence :
« …Page de livre arrachée, provenant de la bibliothèque de Jyggalag. Une prophétie funeste. Personne ne doit voir ceci, je m’enterre donc avec ce papier, et avec le présent divin, l’épée du matin et de l’espoir, Ciel. Seul le plus vaillant et le plus courageux des hommes pourra vaincre mes hommes et moi-même, car nous serons les gardiens du fardeau des immortels, y compris dans notre mort. »
Jyggalag, le prince Daedra de l’Ordre, l’ennemi du Chaos. On dit qu’il possédait une bibliothèque immense, dans laquelle l’histoire de Tamriel, passé et future, était écrite. Un des livres de cette bibliothèque avait d’ailleurs prévue la crise d’Oblivion. Mais cette bibliothèque à été réduite en cendres par la transformation de Jyggalag : Shéorogath, le prince de la Folie. Et si cette page provenait réellement de cette bibliothèque ? Que le cataclysme était une véritable prédiction ? Non… Il refusait d’y croire…
-Mag, je connais ce regard… dit Jorck en fixant son bras droit, tu sais ce que tout cela signifie, n’est-ce pas ?
-Non… non… Mentit Mag. Je n’en ai pas la moindre idée.
Il ne voulait pas émettre d’hypothèses avant avoir entendue celle de Tolfdir, un homme bien plus savant que lui.
- Bien, allez-vous reposer. On ira voir l’Archimage demain… dit le Hérault.
Le lendemain, Mag était encore fatigué. Il avait très peu dormit, il n’arrêtait pas de penser au texte qu’il avait lût la veille.
En compagnie de l’Hérault et de la jeune mage (qui était encore plus belle et présentable que la veille, à la grande surprise du Nordique), il se dirigeait vers Fort-Dragon. Siri, l’amie de Béa, avait voulût venir, mais une invitée au château était déjà excessif.
L’Archimage Tolfdir était en grande conversation avec Farengar, le mage de la cour.
-Ah, bonjour messieurs… commença le vieux mage en apercevant les Compagnons, que… Béa ? Que fais-tu ici ?
-Bonjour Archimage, j’ai plusieurs choses à vous dire.
Elle se mit à raconter ses mésaventures, Tolfdir écoutant attentivement. Il était difficile de lire sur son visage qui restait impassible.
-Nom d’un chien… jura Tolfdir à la fin du triste récit. Alors ça… Pauvre Sven, s’il n’avait pas touché ce boulon… Quelle horreur… Je m’en veux, je n’aurais pas dût vous laisser vous aventurer dans des ruines naines. Ce sont des endroits dangereux…
Il resta silencieux quelques instants, examinant le papier, avant de reprendre :
-Au sujet de ce texte… Je ne vois qu’une seule et unique interprétation possible. J’espère vraiment avoir tort, mais il y a peu de chances que ce soit le cas.
Mag le fixait, silencieux. Non… pensa-t-il… Pitié, faîtes que ce ne soit pas ce que je pense…
L’Archimage, sentant sa détresse et lisant en lui comme dans un livre, lui demanda :
-Mon garçon, toi aussi tu as compris, non ? lui demanda le vieux mage.
Après un moment, le jeune homme répondit :
-Je n’espère pas… Non… C’est impossible…
-Et pourtant, il n’y a pas de doutes, déclara Toldfir. Vas-y, dis nous le fond de ta pensée.
Il inspira aussi profondément qu’il pût, et se lança dans les explications :
-Ce texte vient de la bibliothèque de Jyggalag, qui contient une immense source de savoir sur le passé et le futur.
« les quatre seigneurs immortels viendront » : cela ne peut signifier qu’une seule chose, des Daedras.
« Le carnage, attiré par le chaos et la destruction » : Cette phrase fait allusion au seul et unique prince de la destruction, Mérhunes Dagon.
« le chasseur, attiré par notre sang et notre peur » : Le terrible Hircine, toujours en quête de proies…
« la putréfaction, attirée par notre hideur » : La terrifiante Namira, princesse des maladies.
« le conspirateur, attiré par notre domination » : Et le plus cruel de tous, Molag Bal.
Ils viendront donc tous, et d’après ce papier, cela va se produire cette année. Ca signera la fin de notre monde…
-Eh bien mon garçon… dit Tolfdir, la mine grave et le regard fixe, tu as tout juste.
Alors ? Vous en dites quoi ? Je sais que ça parait bordélique mais l'histoire se dévoile petit à petit...
Personne
?
Ho...
j'ai adoré la prédiction sous forme de rimes ! vraiment sympa ce chapitre ![]()
Génial comme d'hab !
Très bien ècrit, on commence a comprendre l'histoire.
Continue ![]()
Merci ^^ !
Je pensais avoir complétement merdé, vous me rassurez :D.
La suite dans pas longtemps ![]()
Suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !
Chapitre 18 : Béa
Elle ne parvenait pas à croire ce qu’elle venait d’entendre…
-Excusez-moi, demanda le Hérault des Compagnons, mais en êtes-vous sûr ?
L’Archimage mit un certain temps à répondre :
-Malheureusement, soupira-t-il, le regard triste. Il n’y a aucun doute possible.
Mag restait effroyablement silencieux, plongé dans ses pensées. La Bréton admettait volontiers s’être trompé sur lui. Il n’était pas du tout un crétin écervelé, il semblait au contraire incroyablement malin, et avait remarqué qu’il réfléchissait bien plus qu’il ne parlait, ce qu’elle considérait comme une qualité.
Après plusieurs minutes de silence, l’Archimage prit la parole :
-Il y a néanmoins un petit espoir.
Tout le monde le regarda avec de gros yeux.
-Béa, ma petite… As-tu vu une épée dans le tombeau ?
La prenait-il pour une idiote ?
-Non, pas du tout, répondit-elle. J’ai bien évidemment cherché, mais aucune trace de « Ciel ».
-Qu’est ce que Ciel ? demanda Jorck. Je n’ai jamais entendu parler de cet artefact.
-On l’appelle le Fléau des Immortels, déclara Tolfdir. C’est un présent des Dieux. Rares sont ceux qui connaissent son existence. On dit qu’il a le pouvoir de vaincre les princes Daedra.
-Pardon ? Questionna Mag, surpris. Je pensais que les princes Daedra ne pouvaient pas mourir, et qu’on ne pouvait que les renvoyer en Oblivion.
-C’est exact, confirma le vieux mage. Les Daedras reprennent forme dans les eaux du néant, ils ne peuvent pas mourir. Cela est inconcevable pour nous, mais c’est le cas. Pourtant, Ciel est la seule arme que craignent les Daedras, et c’est pour cela qu’ils font tout pour que les mortels ignorent son existence.
-Comment la retrouver alors ? Demanda Béa.
-Je ne sais pas… On ne sait même pas de quoi elle a l’air… La seule personne l’ayant vu de nos jours est Méridia.
-La princesse Daedra ? Fit Jorck, les yeux ronds.
-Effectivement, affirma Tolfdir. Peu le savent, mais Méridia s’est servit d’une minuscule partie de la lumière de Ciel pour bénir Aubéclat, la pourfendeuse de Morts-vivants.
Toute l’assistance resta bouche bée.
-Donc… Si je comprends bien… commença Mag…
-On doit demander l’aide d’un Daedra, termina Béa.
La Bréton n’en croyait pas ses oreilles. Comment pouvaient-ils espérer l’aide de ces monstres ? Ils sont horribles, impitoyables, et considères les mortels comme des jouets. D’un autre coté… Il y avait un espoir… Un espoir de fou, mais il fallait y croire… Car Méridia était l’une des rares Daedras à ne pas être maléfique. Il fallait lui demander de l’aide.
-Comment entrer en contact avec elle ? demanda la jeune Bréton.
-Il y a un Autel, prés de Solitude, répondit le jeune Compagnon. Je sais où il se trouve, je pourrais y aller.
Béa appréciait le jeune Nordique, mais pouvait-on mettre le destin de Tamriel entre ses mains ?
-Bien, dit Jorck, mais tu n’iras pas seul. Le cercle des Compagnons t’accompagnera. On prendra la route demain.
-Dans ce cas, répondit Tolfdir, je m’en remets à vous. Mais n’oubliez pas de me tenir informé. Si vous avez la moindre piste concernant Ciel, envoyez-moi un messager. Je m’occupe de contacter l’Empereur afin de l’informer de la situation.
-Et le général Tullius ? Demanda la Bréton, on devrait l’informer aussi…
Un silence dura quelques instants, pendant lequel les quatre personnes réfléchissaient à la proposition. Il était vrai que Tullius était le bras droit de l’Empereur en Bordeciel. Un homme loyal et de confiance. Pourquoi ne pas le mettre au courant ?
-Non, répondit finalement Mag, je pense que c’est une mauvaise idée.
-Pourquoi ? Questionna l’Archimage, surpris de la réponse.
-Le général est un homme honnête, mais il a le sang chaud. Si on l’informe, il voudra s’occuper lui-même du problème. Or, les Impériaux sont connus pour ne pas être les plus discrets de Bordeciel… Il va commencer à détacher des hommes un peu partout à la recherche de cet Artefact, et imaginez que cela parvienne aux oreilles de Furlic ou de la guilde des voleurs.
Après quelques instants de réflexion, Tolfdir répondit, un sourire aux lèvres :
-Je comprends pourquoi ce garçon est votre bras droit, Jorck.
L’Hérault tapota l’épaule du jeune homme, qui semblait gêné. En effet, c’était un excellent résonnement. Béa aurait dût y penser avant, mais même l’Archimage n’avait pas vu les choses sous cet angle.
-Bien, alors on fera comme ça, conclût le vieux mage en se levant. A présent messieurs, si vous voulez bien, je dois me préparer en vu de la réunion de cette après-midi. Béa, tu peux rester une minute ?
Lorsque les Compagnons furent parti, Tolfdir dit :
-Tu vas rester à Blancherive, puis tu m’accompagneras à l’Académie avec Siri. Les routes sont beaucoup trop dangereuses en ces jours-ci. Fordhiver est beaucoup trop proche de Vendeaume, et la rébellion ne va pas tarder à éclater là bas, je le sens… Compris ?
-Oui monsieur, répondit Béa, avant de se diriger vers la sortie.
Dehors, le ciel était d’un bleu éclatant, chose qui était très rare à Fordhiver, mais courante ici. La Bréton, dont le cœur était réchauffé par la lumière du soleil, avait hâte de prendre son petit déjeuner et de visiter un peu la ville de son enfance en compagnie de son amie. Elle était plongée dans ses souvenirs, lorsqu’un homme, qui avait environ la quarantaine, lui adressa la parole en plein milieu des escaliers qui descendaient de Fort-Dragon.
-Bonjour jeune demoiselle… fit l’inconnu d’une voix qui se voulait séduisante.
Il avait le regard avide, et sa façon de se mouiller les lèvres ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.
-Pardon, mais je suis pressée.
Elle essaya de le contourner, mais il la retint par le bras.
-Allons allons… Vous ne me reconnaissez pas ? Furlic, un des lointains cousins du valeureux Ulfric Sombrage ! Elu du peuple Nordique.
Un Sombrage… D’un geste, elle se dégagea de l’emprise.
-Allons allons ma belle. Tu devrais être heureuse qu’un Nordique de ma trempe s’intéresse à toi et tes jolies courbes.
La situation se dégradait rapidement, et elle n’allait pas se laisser faire :
-Ecoute moi attentivement vieux porc, soit tu me lâches, soit je te transforme en Méchoui, dit-elle en chargeant ses mains de flammes.
-Tiens donc… dit Furlic, en s’approchant dangereusement. J’adore les femmes avec du caractère…
Elle espérait de tout son cœur qu’il n’allait pas plus l’approcher, sinon elle allait devoir se défendre.
-Hé, y a un problème là ? Intervint un garde du haut des escaliers.
Le Sombrage sourit, et fit un clin d’œil à la jeune femme, avant de reprendre la direction de Fort-Dragon en disant :
-Du tout monsieur, on faisait simplement… connaissance…
Un filet de sueur froide parcourût le dos de Béa, dont le cœur battait à une vitesse incroyable. L’adrénaline lui provoquait des frissons, et elle espérait de toute son âme ne plus jamais revoir cet odieux personnage.
Alors, des avis
.
pas mal le coups du violeur ^^
moi aussi j'ai un petit vicieux qui s'interresse à Nilawen dans ma fic
comme d'hab ça me plait, continue ! ![]()
C'est pas vraiment un violeur, mais plutôt un vicelard (qui risque de poser des soucis par la suite :p )
![]()
Un autre up pour dire que la suite arrive dans quelques minutes (si ça intéresse quelqu'un).
Bon bah je balance la suite...
Chapitre 19 : Mag
Le jeune Nordique avait l’esprit ailleurs depuis le début de la réunion. Il n’arrêtait pas de penser aux mots qu’il avait lût, à la venue des Princes Daedras, et à l’objectif qu’il s’était fixé : retrouver Ciel. Car apparemment, d’après les dires de l’Archimage, c’était l’unique espoir qui leur restait. Tout d’un coup, un hurlement l’extirpa de ses pensées :
-IL EN EST HORS DE QUESTION ! Hurla Tullius en se levant, le teint violacé, et une veine vibrant sur son front. JE NE LAISSERAI PAS FAIRE !
-Vous n’avez pas votre mot à dire, général, déclara Furlic d’un air satisfait, bien adossé à sa chaise. Ceci est la décision du Chambellan de Vendeaume, et plus de la moitié des autres ont validé la nomination.
-C’EST UNE INFÂMIE !
Mag ne comprenait rien à la situation, que s’est-il passé ?
-Voyons, voyons, du calme, déclara Proventus d’un geste de la main.
-NON ! JE PREFERE ENCORE ME FAIRE ARRACHER LES BOULES PLUTOT QUE DE VOIR CETTE RACLURE JARL !
Jarl ? Les nominations avaient eût lieu ? Et Crâne-d’Acier avait été désigné ?
-Vous avez intérêt à baisser d’un ton général, vous parlez à présent à un Jarl de Bordeciel, dit le chambellan de Morthal.
-TOI LE LECHE CUL TU LA BOUCLES ! Tonna Tullius en pointant un doigt menaçant vers son interlocuteur. C’est une VRAIE honte ! Comment avez-vous pût approuver ce choix ?
Tous les autres jarls restèrent silencieux. Apparemment, Furlic s’était mis Morthal, Epervine, Aubétoile et Vendeaume dans la poche. Cela faisait quatre Chambellan sur les sept présents.
-C’est de la magouille ! Comment pouvez-vous laisser faire ? Demanda le général au Chambellan de Blancherive. Si c’était dans MA ville, je l’aurais fais enfermer sur le CHAMP !
-Justement, nous ne sommes pas dans votre ville, répondit le chambellan d’Aubétoile d’un ton méprisant.
Tullius semblait sur le point d’en venir aux mains. Il avait les poings serrés et le visage crispé par la colère.
-Quatre Chambellan nommés Jarls… lâcha Tolfdir d’une voix faible. De plus, ces quatre Jarls ont voté les uns pour les autres, et ont refusé toutes les propositions des autres…
-Voilà un homme censé ! dit Tullius en désignant le vieux mage. C’est ridicule ! Vous ne pouvez PAS faire ça !
Il était évident que l’Archimage avait mis le doigt sur la vérité. Furlic avait tout prévu. Les chambellans d’Aubétoile, Morthal, Epervine et Vendeaume ont profité de l’absence de ceux de Solitude et Markarth pour s’allier aux Sombrages. Et puisqu’ils représentaient la majorité, ils montèrent au pouvoir, en coordonnant leurs votes afin d’être nommés Jarls (sauf pour le cas de Veandeaume), et en refusant les propositions des autres Chambellans. Cela mettait Blancherive, Fordhiver, Solitude et Faillaise dans une position de faiblesse. De plus, cette dernière était sous le contrôle de la Guilde des Voleurs. Si on prend également en compte le fait que Markarth suit ses propres lois (celles des Sangs d’Argent), l’Empire était désormais en mauvaise posture, car il n’avait que trois villes sous contrôle, alors que les Sombrages quatre.
La Situation était très délicate, pensa Mag, curieux de voir comment la situation allait tourner.
Soudain, un messager entra dans la salle, en compagnie de deux gardes :
-Comment osez-vous interrompre cette réunion ? Déclara Jorck, resté silencieux jusqu’à présent.
-Un message pour le Chambellan de Morthal, de la plus haute importance.
Ce dernier pris la lettre et la lût à toute vitesse pendant que le visiteur sortait du Palais. Ses yeux sortaient de plus en plus de leur orbite au fur et à mesure de sa lecture.
-Oh mon Dieu… Dit le nouvellement nommé Jarl… Ma ville… Elle a été détruite…
-Quoi ? S’étonna Furlic.
L’ancien Chambellan de Morthal resta silencieux plusieurs minutes, sous le choc de la nouvelle terrible.
-On vous écoute, insista Crâne d’Acier, que s’est-il passé ?
-On ne sait pas, il n’y a pas de survivants… Juste des ruines et des cadavres…
Toute l’assistance resta silencieuse… Comment était-ce possible ?
-Je dois y aller, déclara le Jarl de la ville anéantie.
-Bien, dans ce cas, le conseil doit être levé, dit Furlic.
Malgré les nombreuses protestations des partisans de l’Empire, il avait raison. Avec un troisième Jarl absent, le conseil n’avait plus lieu d’être.
Au bout d’une demi-heure, tout le monde se mit d’accord pour se retrouver dans un mois, dans cette même ville, afin de nommer les trois Jarls restants. Malheureusement, Mag savait que cela n’allait pas arriver, et tout le monde s’en doutait. Ca allait être de nouveau la guerre, entre les Sombrages et l’Empire. Néanmoins, personne n’osait le dire, chacun gardant ses projets pour soi, pensant être plus malin que l’adversaire et voulant se replier sur sa base afin de se préparer.
Une fois sortis du Palais, Jorck et son bras droit se dirigèrent vers le Jorrvaskr. Sur la route, le jeune Nordique resta silencieux. Il sentait que son esprit allait exploser… D’abord la venue des Daedras… Une antique épée à retrouver… Ensuite la guerre civile qui allait de nouveau diviser la province… Et enfin la destruction d’une ville…
Il savait que tout cela était lié. C’était clair et net : la mort des neufs n’avait qu’un seul et unique but : diviser Bordeciel, afin de fragiliser le règne des hommes. Et au lieu de se poser les vraies questions, les décideurs préféraient s’entretuer dans une guerre aussi stérile que sanglante. Ils ne voyaient pas que tout était prévu depuis le début. Pourtant Mag avait essayé de convaincre Proventus et Tullius avant le début de la réunion, mais ceux-ci ne le croyaient pas.
Pendant le reste de l’après-midi, l’Hérault réunit le Cercle dans la Basse Forge, afin de les mettre au courant de la tournure qu’a pris la réunion, de la prophétie que Béa avait découverte, et de leurs projets concernant Ciel et Méridia :
-… Il est donc clair que personne n’est décidé à bouger le petit doigt pour ce problème… Toutes les châtelleries seront occupées par les magouilles politiques et l’éventuelle guerre civile qui se prépare.
-Il faut donc s’en charger nous même, confirma le bras droit du Chef.
- Exactement. Je n’ai donc qu’une seule question à poser : puis-je à nouveau compter sur votre aide, Compagnons ? Demanda Jorck, les yeux pleins de détermination.
-Bien entendu, confirma Aénar.
-Un peu mon neveu, répondit Elia avec un sourire malicieux.
-Oui, dit tout simplement Mag.
Le Hérault les regarda, plein de fierté, puis déclara d’une voix forte :
-Demain, nous nous mettrons en route. Demain, débutera une épopée hors du commun !
Génial cette fic
! J'ai plus qu'adoré!
L'intrigue est très bonne hâte de voir la suite des événements! ;)
Hoo merci ^^ !
Ça fais bien plaisir d'avoir un lecteur en plus :D.
Salut -_ismail_-, je suis en train de lire ta fic, et vraiment j'accroche, continue!