Merci Sum ^^. J'espère que ça te plait et que tu suivras =)
Ça y est, j'ai finis tes chapitres. Je suis ta fic, bonne continuation. ![]()
Petit up avant la suite :D
À quand la suite d'ailleurs? ![]()
Héhé, chapitre un peu chaud... Donc je la fais à l'Américaine :
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Chapitre 20 : Taaj
Après une longue route, il arriva le soir, et se retrouva devant le sanctuaire… Enfin. Il était chez lui.
La porte, qui était dissimulée derrière un rideau de plantes, s’ouvrit dés qu’il posa sa main dessus. Il s’engouffra ensuite dans un couloir éclairé par quelques torches, qui donnait au bout de plusieurs mètres sur une grande salle. Du coté droit de cette dernière se trouvaient des mannequins d’entraînement, sur lesquels étaient plantées des flèches. Au centre, plusieurs silhouettes encapuchonnées discutaient autour d’une table, tout prés du feu d’un fourneau qui réchauffait une broche et quelques pièces de viandes.
-Bienvenu mon frère, dit une voix sur son coté.
C’était un Argonien qu’il appréciait particulièrement. Il ne connaissait bien évidement pas son nom : c’était la consigne. Tout le monde restait anonyme, pour limiter les dégâts en cas de trahison. Néanmoins, on le surnommait Podure, en raison de la grande résistance de l’homme lézard.
-Merci. Alors, comment va l’Ordre ?
-Mieux que jamais. Nous avons appris que tes deux missions étaient un succès, et la grande prêtresse a dit vouloir te voir dés ton retour.
Taaj se mit en route vers les appartements de leur maîtresse incontestée : la Grande prêtresse de l’Ombre, également connue sous le titre de la Dame Grise. Bien qu’étant sans doute le plus redoutable assassin de Tamriel, et de loin, le Khajiit craignait la prêtresse. Celle-ci possédait de grands pouvoirs : c’était la Reine de l’Illusion, et leur Maître à tous lui avait accordé le pouvoir d’envouter quasiment n’importe qui. Bien entendu, sa magie n’était pas son arme la plus redoutable…
Taaj pris le long couloir qui menait à la chambre de la Dame Grise. Arrivé devant sa porte, il toqua.
-Entre… dit une voix douce.
Le Khajiit obéit. Il ouvrit la porte et resta planté là, plusieurs secondes, avant de se décider à pénétrer dans la pièce. Celle-ci, était richement meublée. Un bureau en chêne se trouvait dans le coin, non loin d’une cheminée qui illuminait les murs de pierre polie. Au fond de la pièce se trouvait un lit, sur lequel était allongée la Prêtresse. Celle-ci se leva et se dirigea vers son invité. Taaj essaya de rester impassible à la vue de sa tenue, mais cela lui était difficile : seul une mince couche de soie blanc recouvrait le corps de la Dunmer, des épaules jusqu’au haut des cuisses, laissant transparaître ses hanches incroyables, sa musculature svelte et sa poitrine parfaite. Lorsque l’elfe s’approcha du feu, on pouvait clairement apercevoir deux auréoles sombres sur chacun de ses seins. Son visage, illuminé par la cheminée, rayonnait de splendeur. Il était d’une beauté sans égale : ses yeux étaient magnifiquement sombres, et ses lèvres pulpeuses étaient irrésistibles. Sa chevelure brune et soyeuse tombait jusqu’au creux des reins, allant et venant au rythme de ses pas.
Elle se mit devant le Khajiit, qui était complètement envouté par le parfum de rose et de nectar d’orange que dégageait la Dame Grise.
-Je suis très fière de toi, et le Maître aussi, déclara-t-elle d’une voix sensuelle.
Le Khajiit eût du mal à rassembler ses esprits, compétemment envouté par la bouche de son interlocutrice. Il était émerveillé de la façon dont celle-ci s’animait lorsque la Prêtresse parlait, ses lèvres et sa langue d’un rouge vermeil qui…
-Taaj ?
-Pardon maîtresse.
Elle eût un petit sourire… Ce qui acheva le Khajiit, totalement charmé. Il était à présent sous le total contrôle de la Dunmer. Elle pouvait lui demander n’importe quoi, il s’exécutera sur le champ avec le plus grand plaisir. Lui-même, l’un des esprits les plus résistants de Bordeciel, ne tenait pas face au sourire de l’Elfe noire.
-Bien… Assieds-toi.
-Maîtresse… dit-il en s’exécutant, quelle est la prochaine étape ?
-Maintenant, Solitude est condamnée, dit-elle doucement en croisant ses jambes élancées et fines. La stabilité de la province est perdue, et l’Empire ne pourra pratiquement plus intervenir dans cette région. Les villes ne pourront donc plus se coordonner lorsqu’ILS viendront.
-Nous pouvons donc entamer les rituels ? demanda le Khajiit, plein d’espoir.
Ca y est… Le minable règne des hommes finira bientôt.
-Soit patient. Il reste une dernière étape. Afin d’empêcher définitivement un désastre comme la crise d’Oblivion, nous devons nous emparer de l’Empereur lorsqu’il viendra.
-Pardon ? Demanda l’assassin, surpris.
-C’est l’ultime étape, Taaj, annonça l’Elfe de sa voix sensuelle. Nous allons nous rendre à Solitude, toi et moi.
-Mais… Le Mal va s’abattre sur la ville !
-C’est pour cela qu’on agira en vitesse, répondit la Prêtresse, le regard pétillant. Nous intercepterons l’Empereur dés son arrivée…
Le Khajiit resta silencieux, pensif…
-Très bien… Je vous suis.
La Dunmer eût un sourire :
-Bien, et maintenant… Va te préparer.
Afin de se lever, elle décroisa les jambes, qui restèrent suffisamment écartées pour que Taaj ait un aperçût de l’intérieur de ses cuisses, un bout de sa fine robe blanche recouvrant à peine l’intimité de l’Elfe. Lui qui n’était pas versé sur les plaisirs charnels, avait du mal à garder son air impassible de toujours. Lorsqu’il leva les yeux, il s’aperçut que la Dunmer le regardait, amusée. D’un geste machinal, elle passa ses doigts fins dans sa longue chevelure, inondant les narines de Taaj d’un doux parfum de printemps. Ensuite elle se leva, ce que fit également son invité.
Elle s’approcha alors doucement de l’oreille du Khajiit, et lui susurra :
-Demain… Nous partons pour Solitude.
Toujours aussi bon, continue. ![]()
Merci !
Pour ceux que ca intéresse, vous pensez quoi des persos ? Ils sont assez intéressants ou pas ?
j'adore les descriptions...
bon plus serieusement, j'adore, javais loupé tes deux derniers chapitres, mais je dois dire que je prend vraiment plaisir à lire ^^ continue comme ça ! je suis un de tes plus fidèles lecteurs
![]()
Tit
avant la suite :D !
C'est l'heure de la suite !
Chapitre 21 : Béa
La route était longue jusqu’à Fordhiver. Très tôt le matin, Béa, Siri et l’Archimage s’étaient mis en route à bord d’une voiture louée devant Blancherive. Cela faisait quelques heures et déjà le paysage changeait à vu d’œil. La plaine verdoyante qui entourait la ville avait laissé place aux sols enneigés et accidentés. Les rochers se faisaient plus gros, plus imposants, tandis que le ciel virait au gris. Le vent se faisait également plus froid, plus impitoyable, mordant toutes les parties du corps qui n’étaient pas recouvertes d’épaisses fourrures.
Devant Béa qui était emmitouflée dans son manteau, Siri paraissait bien plus à l’aise. Cette dernière étant Nordique, elle avait jugé bon de ne mettre que sa robe d’apprenti et une petite écharpe. Quant à Tolfdir, il ne semblait même par prêter attention au blizzard hurlant autour d’eux. Il était assis à l’avant, avec le voiturier, en train de discuter des dernières rumeurs. En effet, ce travail poussait à voyager un peu partout, et les conducteurs de voiture étaient souvent au courant de ce qui se passe en Bordeciel. La jeune Brétonne aurait aimé écouter leur conversation, mais le vent qui sifflait dans ses oreilles l’empêchaient d’entendre quoi que ce soit.
Béa, qui n’en pouvait plus de ce froid intense, décida de faire apparaître un feu au creux de ses mains. Siri était amusé par son amie, trop sensible au froid à ses yeux.
-Alors on ne supporte même pas une petite brise rafraîchissante ? Railla la Nordique.
-Oh ça va…
Au loin, une silhouette d’homme à cheval apparût. Celui-ci se rapprocha doucement, avant de crier :
-Halte là !
Lorsqu’il arriva à leur hauteur, l’homme en question dévisagea les voyageurs pendant de longues secondes à travers son heaume avant de demander :
-Archimage… Tolfdir ?
-Lui-même, répondit ce dernier, pourquoi ?
Soudain, sans prévenir, le cavalier galopa dans l’autre sens et disparût dans le blizzard.
-Curieux… déclara Siri.
Un cor retentit quelques instants plus tard, couvrant le son du vent du Nord.
-Qu’est ce que… ? fit le voiturier, surpris.
-Préparez-vous à vous battre, dit le vieux mage en descendant.
-Se battre… ?
Une flèche vint se planter dans la tête du voiturier, arrachant un cri de stupeur à Siri.
-Oh merde ! jura Béa, qui mit pied à terre avec son amie.
-Venez prés de moi, conseilla Tolfdir en brandissant son bâton.
Les trois mages se mirent dos à dos, essayant de voir à travers le blizzard. Béa entendit son amie murmurer une prière à Mara en serrant une amulette dans sa main.
Petit à petit, des silhouettes d’hommes apparurent, se rapprochant lentement. Ils étaient cernés de toute part par environ quarante hommes. Quand leurs adversaires furent à quelques mètres, Béa parvint à distinguer clairement leurs boucliers : des gardes de Vendeaume !
L’un d’entre eux, qui avait un casque à corne, déclara :
-Sur Ordre du Jarl Furlic, vous êtes en état d’arrestation !
Furlic ? Le Sombrage qui avait importuné Béa à Blancherive ? Il était JARL ?
-Que nous veut-il ? Demanda l’Archimage d’une voix forte.
-Pas de questions, vous nous suivez bien gentiment… Ou bien… menaça le Sombrage en désignant son épée.
Béa vit quelque chose de stupéfiant. Tolfdir, qu’elle voyait d’habitude comme noble vieillard sage, se redressa de toute sa hauteur. Une aura dorée brillait autour de lui, et il arbora une stature impérieuse et impressionnante. D’une voix qui semblait résonner dans le vent, il déclara :
-ECARTEZ VOUS !
Les ennemis semblaient effrayés, et certains reculèrent.
-Hum… Bien… fit leur chef avec un peu moins d’assurance. EN JOUG !
Les gardes, après un instant d’hésitation, armèrent leurs arcs, menaçant les trois mages. Ils étaient cernés…
-TIREZ !
Dans une tentative qu’elles savaient désespérée, Béa et Siri firent apparaître des barrières magiques, mais la stratégie de l’Archimage était différente : un mur de magie bleuté les entoura. Vieux rusé…pensa la Brétonne avec un sourire. Un mur d’Ether…
Toutes les flèches qui touchaient le sortilège devenaient fantomatiques, traversant les mages sans les blesser. Et une fois qu’elles arrivaient de nouveau de l’autre coté du cercle magique, elles reprenaient leur état normal. Avec ce sort, les tirs des ennemis allaient directement sur leurs camarades en face, sans toucher leur cible. Cela eût pour effet d’abattre une bonne dizaine de gardes.
Après avoir assisté à ce carnage, celui qui semblait être leur commandant les regarda avec des yeux pleins de haines.
-Enfoiré… jura-t-il. Choppez moi ces salauds !
Les autres gardes avancèrent prudemment cette fois-ci, le bouclier levé. Un mur d’acier les entourait, et l’étau se refermait peu à peu. L’Archimage, nullement impressionné, leva son bâton et le fit tourner autour de sa tête.
-JE VOUS AURAIS PREVENU ! Tonna-t-il d’une voix qui semblait provenir de l’air lui même.
Peu à peu, le vent se transforma en tornade qui entoura les mages, une tornade qui faisait même vaciller les gardes en armure lourde. Soudain, sans crier gare, la tornade glacée prit feu, et une colonne de flammes se leva, empêchant les ennemis d’avancer.
-Les filles, dit Tolfdir à ses élèves, préparez vous à vous battre.
La tornade explosa vers l’extérieur, faisant voler quelques adversaires complètement calcinés.
Béa chargea ses mains de boules de feu qu’elle envoya sur les ennemis, mais ces derniers se protégeaient avec leurs boucliers d’acier. Siri illumina les guerriers d’une lumière si intense que certains perdirent la vue, puis elle envoya un sort de rage dans le tas. Ceux qui étaient touchés commençaient à faire des mouvements incontrôlés avec leurs armes, blessant leurs camarades. Très efficace pour semer la pagaille dans les rangs adverses, pensa la Brétonne.
Mais aucune d’entre elles ne parvint à les garder à distance, seul l’Archimage était réellement efficace en envoyant des ondes de choc qui faisaient voler les ennemis. Un adversaire essaya de foncer sur Béa, mais celle-ci le frappa à l’aide d’un arc électrique. Malheureusement, un autre en profita pour surgir de l’autre coté et frappa les deux femmes avec son bouclier. Leur formation fût rompue, et la Brétonne eût du mal à se relever après ce choc. Elle était encerclée, elle fit donc apparaitre un cocon de glace, l’entourant et la protégeant. Elle ne savait pas comment se débrouillaient ses amis.
A travers la glace, elle voyait les silhouettes de soldats essayer de briser la barrière avec leurs épées. Elle se prépara à s’entourer d’une aura enflammée, mais elle entendit :
-Arrêtez ou je lui coupe la gorge !
Quelqu’un s’était fait prendre ? Sûrement Siri… La pauvre, elle n’était pas préparée à cela… Elle qui voulait être guérisseuse… Elle entendit ensuite la voix de l’Archimage :
-Non ! C’est bon… Ne lui faîtes pas de mal ! Béa, arrête !
La mage fût contrainte de faire disparaître la glace autour d’elle, et elle pût voir la scène. Plusieurs cadavres jonchaient le sol. Tolfdir, avec l’aide de ses élèves, avait réussit à éliminer les trois quart des ennemis, et ils auraient pût s’en sortir grâce aux immenses pouvoirs de l’Archimage. Malheureusement, Siri était prise en otage, une épée sous la gorge.
Un garde attrapa Béa par le bras, et lui passa un bracelet au poignet qu’il referma. La jeune mage sentit toute son énergie la quitter. Des bracelets anti-magie… pensa la Brétonne, folle de rage. Ses compagnons subirent le même sort.
-Vous avez vraiment de la chance que Furlic vous veuille vivant, dit le commandant d’un air méprisant. EN ROUTE !
J'ai bien aimé ce dernier chapitre!
Merci ^^
Excellent!
La suite avec impatience. ![]()
Petit
pour dire que j'écrirais moins ces temps-ci ^^
Mais j'essaierais de faire une suite chaque 1-2 jours
Très bonne fic, j'attends la suite avec impatience, continue ainsi ![]()
Ca fais plaisir merci ^^ !
Bah alors t'arrêtes ta fic ? ![]()
A quand la suite? ![]()
Pas du tout non, je suis juste occupé ces jours-ci !
Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas posté de suite !
Donc la voici :
Chapitre 22 : Mag
Le chemin jusqu’à l’Autel de Méridia allait être très long, étant donné qu’il était situé au nord de Pondragon, non loin de Solitude. Le soleil brillait au dessus de leur tête, mais le jeune Nordique était plongé dans ses pensées, se remémorant les événements de la matinée.
Un peu avant l’aube, pendant que tout le monde préparait ses affaires et sellait son cheval, Jorck convoqua Mag dans ses appartements. Ce dernier trouva le hérault en contemplation devant une armure, la plus belle qu’il n’avait jamais vue. Lorsque le vieux Nordique se rendit compte qu’il n’était pas seul, il déclara :
-Une armure de verre… Très rare, très légère, et d’une résistance incroyable. Elle m’a sauvé la vie il y a plusieurs années, lorsque la Main d’Argent avait attaqué le Jorrvaskr, et que Kodlak a été tué.
Le jeune homme était émerveillé par l’armure… Certaines parties brillaient d’un bel éclat bleuté, alors que d’autres avaient une couleur cuivrée.
-Je te la donne, dit soudain Jorck.
-Quoi ? Mais… Balbutia son bras droit, complètement ébahi. Mais… C’est trop d’honneur, je ne puis l’accepter.
-Pas de ça entre nous, répondit le vieux Nordique avec une petite grimace. Tu la prends, cette merveille peut te sauver la vie. Mon père me l’a donnée, quelques jours avant de mourir…
Le Hérault s’interrompit, l’œil légèrement humide.
-Et comme je n’ai pas de descendance, je te la laisse à toi. Après tout, c’est toi qui est destiné à prendre ma place, et malin comme tu es, tu t’en doutes depuis bien longtemps.
Il avait raison… Mag savait que son mentor le formait afin qu’il prenne la tête des Compagnons.
-Merci… Monsieur, lâcha-t-il d’une voix qui se voulait neutre, ne voulant laisser transparaître aucune émotion.
Le jeune Nordique était encore ébranlé par ce souvenir. Naturellement, il avait mis son armure de verre, afin de faire plaisir à Jorck, mais tout le monde lui avait demandé d’où elle provenait. Même Tolgan lui avait demandé « Où un gamin comme lui avait pût trouver un tel trésor ».
-Ca va ? Demanda Aenar, l’extirpant de ses pensées.
-Oui, oui…
Son ami le regardait d’un œil inquiet.
-Ne t’inquiètes pas, tout va bien… le rassura Mag.
Il passa le reste de la route en compagnie de son camarade, à discuter de bêtises, tandis que le Hérault et Elia s’entretenaient à plusieurs mètres devant eux, leurs chevaux cote à cote.
Quelques heures sont passées, pendant lesquelles les compagnons ont voyagé pratiquement sans arrêt, faisant une pause seulement pour se nourrir.
Tandis que l’après midi touchait à sa fin, ils arrivaient à la gorge des voleurs. Ils avaient décidé de contourner la Labyrinthe par l’Ouest afin de remonter directement vers Pondragon.
-Méfiez-vous, conseilla Jorck. Cet endroit est un véritable coupe gorge, restez très prudents.
Mag se dit que cet endroit portait très bien son nom : des fleuves encadraient les deux cotés du chemin, faisant de ce passage une zone très intéressante à contrôler. De plus, le pont qui permettait de contourner ce chemin s’était effondré il y a bien des années.
Bizarrement, l’endroit était vide. Il n’y avait absolument personne. D’habitude, il était impossible de franchir cette zone sans qu’un bandit ne vous réclame quelques pièces en échange du droit de passage.
-Comment ça se fait qu’il n’y ait personne ? Demanda Aenar en inspectant les alentours.
-P’têt qu’ils ont déménagé, supposa Elia. En tout cas, je ne vois personne.
Mag marqua un temps d’arrêt pour mieux regarder les tentes qui se situaient à quelques dizaines de mètres du col. Il savait qu’elles servaient d’abris aux bandits, mais il remarqua quelque chose de curieux : elles n’étaient pas vides. Il voyait des silhouettes s’agiter à l’intérieur, comme si elles étaient prisonnières.
Le jeune nordique eût un très mauvais pressentiment. Il regarda le ciel à peine ensoleillé par le soleil couchant, et compris qu’ils devaient vite se dépêcher de se mettre à l’abri.
-Mag ? fit Jorck, l’air inquiet. Que se passe-t-il ?
-Il faut qu’on se dépêche d’arriver à Pondragon le plus vite possible. C’est une question de vie ou de mort.