TEST: KURUSHI, PSONE.
Kurushi, ça vous dit quelque chose? Nan? Et bien, je ne saurais vous dire si vous avez manqué une magnifique rigolade ou un motif de suicide. Non, sérieux, je crois que nous avons là une des pires bouses de l´humanité. Et il a fallu que ce soit la Playstation qui en hérite. Replaçons-nous dans le contexte. 1998-1999. Les jeux de réflexion, ovnis en tous genres, sont à la mode, pendant que Gran Turismo allume tout le monde et que la saga Crash est au sommet de sa gloire. Mais on assiste aussi à des apparitions soudaines de titres tous plus bizarroïdes/glauques ( biffer la mention inutile ) qui débarquent sous forme de CD de démos, ou, si vous êtes moins chanceux, de cadeaux d´anniversaires ou de Noël. Dont Kula World ( une simulation de ballon de plage, no comment ) , Mr Domino ( je vous le réserve pour plus tard, tas de fripons ) ou encore Kurushi.
Bon. A priori, on se dit: " Ca peut être intéressant, j´ai une demi-heure à tuer... "
On lance donc le jeu. Un écran noir. Puis, s´affiche le titre du jeu et un minable menu composé de quatre rectangles minables dont le mode 1P, celui qui va nous intéresser. Ah? Qu´est-ce-à dire? Un bonhomme ( enfin, avec un petit peu d´imagination, car ce que l´on voit, plutôt, ce sont deux misérables pixels coloriés vaguement avec des couleurs douteuses ) face à une étendue quadrillée et plane. Enfin, presque, puisque des cubes se dessinent et se mettent à avancer dangereusement vers vous. Bon, trop tard, ils vous ont déjà réduit en bouillie et jeté par dessus le bord dans un vide infini dans un vacarme infernal. Au bout de dix minutes, on finit enfin par comprendre qu´il faut faire des marques au sol pour faire exploser les cubes. Ouais! Vous faites exploser votre premier cube mais vous vous surprenez à avoir eu un instant de plaisir. Mais, ne rêvons pas, le jeu est toujours aussi minable. Un deuxième stage strictement pareil au premier, pas de changement, toujours ces foutus cubes péraves qui avancent et vous écrasent, vous tombez, et vous voyez s´inscrire lentement devant vous: " Game Over " . Vous faites le bilan. Un design horrible à en pleurer, honteux pour une 32 bits, et même pour une console tout court, des sons gerbants et glauques, un gameplay basique et... Nul, pas d´intérêt. Et c´est alors que vous vous apprêtez à éteindre votre console qu´un magnifique " Quotient Intellectuel = 0 " s´affiche fièrement sur votre téléviseur! UN JEU! Qui se permet de vous faire la morale! De se foutre de vous! Un jeu aussi lamentable, vaseux et nulard, au quotient de modestie égal à 2 et au quotient de chiasse égal à 250, se permettre de vous dire ça! C´est le moment ou vous brisez le CD en mille morceaux que vous brûlez, jetez par la fenêtre et pulvérisez dans une haine terrible. Autant dire que vous avez en face de vous un des pires foutages de gueule de tous les temps.
Un 1/20 me paraît correct, sachant qu´un CD vide vaut 5/20 chez moi, au moins, on peut graver dessus...
AL 2005