TEST: MR. DOMINO, PSONE
Tiens, un ovni d´origine nippone... A ce moment-là, c´est le quitte ou double: ou l´on a un pur délire, fun, tordant et hypnotique ( Ore No Ryori -simulation de cuisine, no comment-, Incredible Crisis -le digne successeur de Track´n´Field pour ce qui est du matraquage de manette-, et beaucoup d´autres... ) , ou l´on a une espèce de machin glauque et naze qu´on ne peut s´empêcher d´éjecter loin de soi.
Pour certains, l´origine provient des goûts ( après tout, Ore No Ryori est vraiment trop débile... ) , d´autres du principe ( Vib Ribbon ) , ou, pire, du jeu en entier ( Kurushi, déjà évoqué dernièrement, et Mr. Domino ) .
Mais bon, tout joueur se doit d´être un tantinet bonne pâte et de s´intéresser aux jeux originaux. Ben tiens, ça tombe bien, j´ai un zigoto de ce genre sous la main, testons-le.
On est tout de suite fièrement accueilli par un écran de chargement. Alors, déjà, il faut savoir que ce type de sale blague assombrit en un éclair l´entrain du joueur. Et ceci a un impact foudroyant. M´enfin bon, on a déjà vu pire, Crash Bandicoot 4 ( qui reste tout de même un très bon jeu ) nous en a envoyé dans la tronche, des loadings, on ne va pas trop se plaindre. Oh, ça y est, on entre dans le vif du sujet, on nous demande de sélectionner notre personnage. Vous avez le choix entre Mr. Domino ( mais non, pas le gros rocker qui chante Blueberry Hill! ) , qui se résume à un domino ( logique ) sur lequel on a tracé une tronche ultra-niaise, qui pourrait même être révélée comme précurseur de la face de Doshin, c´est vous dire. Bon, puisque ça a l´air de vous rebuter, vous prenez le deuxième personnage. Ne rêvez pas les gars, tout ce qu´on a fait, c´est de rajouter un s au nom et deux oreilles paraboliques à la Mickey au personnage précédent pour obtenir Mrs. Domino. Vous pouvez sélectionner le nombre de points que vous voulez sur votre domino. Calmez vos ardeurs, ce n´est que seulement d´un point de vue gadget et bouffeur de temps.
Bon, c´est à ce moment-là que vous décidez de fermer les persiennes de votre chambre pour qu´absolument personne de votre patelin ne vous voit jouer à cela, sous peine de changer de visage, ou bien de déménager en Antarctique.
Vous démarrez dans la Maison de Grand-Père ( Grandpa´s House ) et vous avez votre petit domino qui marche en direction d´un parcours bourré de trucs-qui-font-mal comme une énorme berline, des râteaux, un chat, qui sont des dangers potentiels pour vous, rapport à votre taille minable et à l´impossibilité de vous défendre. En clair, le principe du jeu consiste à déposer des dominos derrière vous. Au tour suivant ( car le circuit est circulaire ) , vous devrez marcher dessus pour qu´ils tombent sur des icônes situées au sol. Ah, super... Et l´intérêt? Voir des cut-scenes minables de deux secondes et demie où vous verrez trois pixels sensés représenter la famille se faire boxer, tomber, et autres actions nullardes à souhait. De toutes façons, vous n´aurez pas le temps de toutes les faires car votre adversaire ( Mr Domino ou Mrs Domino ) va prendre un malin plaisir à vous casser les bonbons en vous ralentissant ( car le jeu est chronométré, oui! Evidemment, c´est le B-A BA d´un jeu pérave, vous croyez quoi? ) , et vous finirez par crever en vous retransformant en vrai domino.
En définitive: un design nullache, honteux et de mauvais goût... Un intérêt et un principe à deux euros... Une jouabilité hyper-restrictive... Un fun absent.
Vous éteignez votre Play´ et vous vous dites que l´humain a encore progressé dans l´art et la science de faire perdre du temps à son prochain. Vous allez vous coucher. Et vous écrivez dans votre journal intime: " Aujourd´hui, rien " .
Rien ne mérite votre attention dans ce soft. Que dire... 3/20? Pour la jaquette? Bref...
AL 2005