TEST: LEGO RACERS, PSONE
Construire, dégommer, reconstruire, redégommer, re-reconstruire... Ah, tiens, un jeu avec ces petits bonshommes que nous adorions scalper, décapiter et démembrer lorsque nous étions enfants... Et oui, ils sont de retour, et dans un jeu vidéo! Toujours coiffés de leur stupide bidule cylindrique et armés de leurs mains en U niaises à souhait, souhaitez la bienvenue dans le petit monde vidéoludique aux Lego! Taratatsoin! Ah, toute mon enfance, se dit immédiatement le nostalgique/naïf ( biffez la mention inutile ) qui tient dans ses mains ce petit boîtier aux couleurs bigarrées. Bon, pas de blague quand même, il est plutôt préférable d´y jouer tout seul, afin d´éviter tout ridicule. Vous savez, c´est le style de jeu où l´on pourrait très bien faire ressortir sur la jaquette, en gros et en gras: Y JOUER NUIT GRAVEMENT A LA VIE SOCIALE. Prétextez une crise aigue d´urticaire pour ne pas partir au baptême de votre petit-cousin par alliance au troisième degré et attablez-vous devant ce jeu.
Ah... Donc, Lego Racers... Ho? UN CHARGEMENT... Tiègn tiègn... Vous retournez expressément sur le forum et relisez le théorème de Daxtex: " Tout jeu débutant par un temps de chargement visible peut probablement conduire à une quicherie. "
Glrps... Finalement, vous courez pour rattraper la voiture mais bon, vous êtes en pyjama et vous allez prendre froid, c´est vrai quoi, il est 8 H du mat´ et nous sommes le 18 janvier.
Bon, alors, vous prenez des pinces à linge et vous revenez à votre jeu.
…
Le chargement n´est pas fini.
Oui, il faut que la petite file de drapeaux bleus arrive jusqu´au bout de l´écran, et elle n´a a peine dépassé le quart. Bon, on est gentil tout de même, on vous fait patienter avec des visuels de courses horriblement laids.
Ah, l´écran de sélection du personnage. Hum... Haha, très drôle, la blague, mais où est le menu de sélection?
Ah? C´est ça? Bon, vous avez le choix entre un gros beauf, qui ressemble vaguement, je dis bien vaguement, à une espèce de mécano et sa voiture nullarde, un gosse ultra-niais avec une casquette qu´Adibou n´aurait pas reniée, et un pseudo-spationaute au véhicule futuriste... Si, si! Forcez-vous un peu! Là, vous voyez? Nan? Bon, allez-y, prenez ce perso là, il n´y a que celui-là de potable, allez, pour me faire plaisir... Là!
Bon, lançons donc la course...
…
CHARGEMENT...
Mmmh, on peut bien relativiser. Si on a des temps de chargements aussi lourdingues, exaspérants et longs, c’est qu’on doit probablement avoir affaire à une petite merveille graphique, qui sait ?
Heum… Nan. Définitivement nan. Nous sommes dans une espèce de… Port, cubique, minimaliste et pixellisé… 3, 2, 1, Go !
Aaaah ! Une musique horriblement niaise vous attaque par tous les orifices. Peupé, peupépeu… Péleuléleuléleulé… Eteignez-moi ça en vitesse ou vos voisins vont porter plainte incessamment sous peu.
La gameplay, quant à lui, se résume à trois touches : accélération, arme et dérapage. Dérapage ? Nan, que les fans de CTR se calment, on a juste un vieil effet pourrave d’envolée de nuages, sans plus. Mais bon, c’est assez utile pour terminer premier. Les armes, elles, vont de la flaque d’huile ( Oh, mon Dieu... ) à la poupée qui bloque la route ( Laissez-moi sortir ! ) , en passant par le vortex temporel à deux balles qui vous téléporte trois mètres plus loin. En quête de fun ( qui sait ? ) , vous vous mettez à aller chercher des raccourcis. Ne vous foulez pas trop, vu que le circuit est ridiculement petit, vous n’en avez qu’un, qui consiste à dégommer trois tonneaux vous permettant de couper un virage. MORTEL ! Vous terminez premier, évidemment, n’allez pas croire que le jeu est dur, et vous voyez votre ersatz de pilote faire un vieux geste du bras sous une musique qui atteint des profondeurs abyssales d’intérêt zéro. Bilan : un design honteux qu’une Atari 1950 renierait, une technique hors-course ( c’est le cas de le dire, mouaha, j’en sors des bien bonnes parfois ) du fait de terribles ralentissements coupant tout le semblant de vitesse, oulà je m’emballe, tout le semblant d’éventuel ectoplasme de vitesse qui pourrait survenir dans le soft, une originalité au point mort ( rien de nouveau sous le pixel jaune représentant le soleil… ) , une durée de vie pas folichonne du fait d’une difficulté absente, et une ambiance de niaiserie générale se dégageant du titre qui rebutera les plus exigeants… Euh, en fait, qui rebutera tout le monde en dessous de l’âge de neuf ans.
Bref, sans atteindre la Fosse Des Mariannes ( à savoir Kurushi ) , ce jeu n’a vraiment rien à faire dans votre ludothèque, et même rien à faire chez vous. Allez ! Vous attendez quoi ? Jetez-moi ça, bah ! Ah ! Pas sur moi !
6/20
AL 2005