Chapitre 1
Toute histoire comme celle-ci commence avec la naissance d’un enfant…
Le 6 Février lors d’une nuit glaciale, dans la grande cathédrale d’Ostrheinsburg, en Allemagne, se déroulait un événement qui allait marquer la famille Schtauffen. Famille de riches nobles, elle allait célébrer la naissance de leur premier et unique enfant. La mère était une excellente artiste et une excellente couturière, ce qui lui permettait de faire bien des profits sur les marchés, l’une des deux causes de leur richesse qui les avaient montés dans la classe des nobles. La seconde cause, plus importante encore, était que le père était capitaine dans l’armée de l’Empereur de l’Allemagne, Charles Quint. Exécutant toujours ses tâches avec rapidité et efficacité, l’Empereur lui accordait souvent des primes, même si son salaire était bien élevé…
La cathédrale était renommée pour son architecture spéciale, ses statues et ses vitraux. Elle était également le lieu ou les enfants de bien des familles naissaient dans tout le pays, préférant que ces derniers trouvent la vie dans la maison de Dieu. Le 6 Février, il n’y avait pas beaucoup de personne, ce qui était un phénomène rare. Une seule famille était venue cette nuit là car la mère était dans les dernières heures de sa grossesse, le bébé allait naître très bientôt…
Dans une pièce annexée à la pièce principale de la cathédrale, une sage-femme procédait aux préparatifs afin de recevoir l’enfant. La mère était étendue sur un lit et poussait des gémissements plaintifs, sachant que la vrai douleur n’était pas encore arrivée. Le père quant à lui était obligé de rester hors de la pièce. Impatient, il attendait sur le pas de la porte, écoutant chaque paroles qui en sortait.
- Je crois qu’il arrive dit-elle à l’intention de la sage-femme.
Elle venait de sentir une vive douleur, et cette dernière augmentait rapidement. La sage-femme abandonna ses préparatifs et vint aux côtés de la future mère, complètement surprise.
- C’est plus tôt que prévu dit-elle, mais il arrive vraiment. Il n’y a donc pas de temps à perdre.
Elle ne mit que quelques secondes à se préparer à la lueur de plusieurs bougies placées ici et là, afin d’avoir le plus de lumière possible dans cette pièce isolée.
- Commencer à pousser dit-elle.
La mère s’exécuta, ne pouvant déjà plus supporter la douleur.
- Continuer comme sa dit-elle, dans quelques minutes tout sera terminé.
Mais même si elle poussait, la douleur s’accentuait, et cela la poussait a arrêter.
- Allez madame. Encore un petit effort!
Ses cries emplissaient la petite chambre. Elle était fatiguée et souffrait atrocement, l’enfant ne voulait pas sortir.
- J’ai mal cria t’elle.
- Continuer, je vois sa tête dit la sage-femme.
Cette nouvelle rassura non seulement la mère qui allait enfin pouvoir sortir de sa douleur, mais également le père qui, en ayant écouté derrière la porte en bois depuis le début, était maintenant sur d’avoir un héritier. Dans un dernier cri, la mère donna ses dernières forces et poussa.
- Ca y est, il est sortit.
Puis, des cris et des pleures retentirent dans la chambre accompagné d’un soupir de soulagement. La mère s’écroula sur son lit, exténuée.
- C’est un garçon dit la sage-femme, il a tout ses membres et semble normal. Félicitations!
Elle enroba l’enfant dans une petite couverture et le tendit à sa mère. Elle se dirigea ensuite vers la sortie afin de prévenir le père. Mais en ouvrant la porte, elle le trouva planté là, immobile et inquiet. Il n’avait pas entendu les dernières paroles et cela l’affolait. Comprenant ce qu’il ressentait, la sage-femme le prévint que tout allait bien et qu’il pouvait entrer.
- Merci dit le père, complètement en émois.
Il entra dans la chambre ou il vit sa femme et son enfant, tétant déjà le sein de sa mère. Il s’approcha, embrassa sa femme sur la joue et regarda son fils.
- Il est tellement beau dit la mère. Il te ressemble tellement…
Elle le lui tendit afin qu’il le regarde plus en détail.
- C’est bien vrai, la marque la plus frappante sont les yeux d’un bleus.
L’enfant se remit à pleurer, obligeant le père à le redonner à sa femme afin qu’elle puisse continuer à lui donner le sein.
- Et tu lui a trouvé un nom? demanda t’elle.
- Bien sur répondis le père avec enthousiasme. Désormais, son nom sera Siegfried Schtauffen, héritier de la famille Schtauffen.
- Il deviendra comme toi, un soldat de Sa Majesté et peut-être capitaine un jour.
- C’est un avenir que je lui promet, j’en fait le serment.
À Suivre...