Voila, nouveau chapitre. Remarquer que l´on commence à entrer de plus en plus dans l´univers de Soul Blade, vous verrez pourquoi ^^
Chapitre 6
Le tournant de la bataille
La panique gagnait lentement, mais sûrement, du terrain. La ville au complet étaient au mains des Français, mais toutes leurs forces étaient concentrées sur le château. Le bélier battait furieusement la porte et le feu commençait à se propager trop vite pour les Allemands, et l’eau se raréfiait déjà.
- On va tous crever ici! cria un soldat.
- La ferme répliqua le père de Siegfried, ils ne sont pas encore entrés.
Siegfried regardait la masse d’hommes enfoncés à la porte afin de la retenir. Il devait forcément y avoir un moyen. Un archer reçut une flèche au cou et tomba en bas du rempart. Un plan désespéré prit vie dans la tête de l’adolescent.
- Père cria ce dernier, pouvez-vous les retenir encore deux minutes avec dix hommes de moins?
- Quoi que puisse être ton plan Siegfried, je pries pour qu’il fonctionne.
Nouveau coup de bélier, la porte fit un bruit bizarre.
- Elle va céder! Faite vite!
Siegfried sélectionna dix hommes parmi le troupeau affairé à la porte et les emmena aux écuries. Il leur ordonna de tous monter un cheval et de s’armer d’une épée au moins. Ils se positionnèrent non loin de la porte, prêts à charger.
- Quand vous voulez père.
Lorsque les Français donnèrent un nouveau coup, les Allemands s’écartèrent vivement de la porte. Cette dernière tomba à la renverse, emportant plusieurs morceaux du mur avec elle. Les Français envahirent le château, mais pas pour longtemps.
- Maintenant! cria Siegfried.
À la tête du groupe et armée de Faust, Siegfried chargea avec ses hommes au beau milieu des Français. Ces derniers, pris au dépourvus et surpris, ne purent réagir à temps. Le seul passage officiel du château n’était en faite qu’un chemin assez large pour quatre hommes en rangée, les deux côtés n’étant que du vide. Lorsqu’ils chargèrent, Siegfried et son groupe envoyèrent presque tous les Français dans le vide, libérant le passage. Faust, déjà redoutable, démontrait à nouveau sa grande utilité au combat. Son immense portée permettait de mettre à terre tous ses ennemis avant que ceux-ci ne le touche. Lorsqu’ils atteignirent la citée basse, là où était la cathédrale et où les habitants demeuraient, ils ne virent que le désordre, le chaos et le carnage. Les derniers soldats Français pillaient les maisons et autres magasins, emportant avec eux ce qu’ils pouvaient.
- Quelle désolation… soupira Siegfried.
Une haine immense contre les Français s’empara de lui. Les bâtiments étaient presque tous en ruines, détruis par le feu ou par la force. Les habitants étaient éparpillés, malades, blessés ou même morts. Il ne restait plus rien de la glorieuse Ostrheinsburg, seulement une citée morte.
- Vous me le paierez maudits Français. S’il le faut, je prendrai Paris de mes propres mains!!
Mais cette menace lui parut absurde. La bataille d’Ostrheinsburg était terminée, mais pas la guerre. S’en était déjà trop pour l’adolescent, maintenant las et épuisé par les récents événements. Son père arriva, le sourire aux lèvres.
- Bravo mon fils, tu m’a prouvé à quel point je peux compter sur toi. Je vais devoir poursuivre ces gredins et tous les massacrer. Reste ici et commence à tout reconstruire.
- Bien père.
Une grande colonne de cavaliers franchirent les murs de la ville et prirent la direction des restes de l’armée française.
***
Une fois son père partit, Siegfried découvrit qu’il allait s’ennuyer ferme. Il n’avait rien à faire, sinon aider le peuple à se remettre sur pied, et tout ça, il se l’avouait, était ennuyeux.
- Il doit bien y avoir quelque chose à faire dans ce tas de ruines.
Sa réponse ne vint que quelques minutes après. Un enfant de dix ans le bouscula alors qu’il se sauvait d’un garde et disparut dans une ruelle. L’enfant semblait tenir précieusement un objet d’une grande valeur. Siegfried arrêta le garde.
- Que se passe-t’il? demanda Siegfried.
- Il a volé une des dernières bourse d’or. Nous devons payer les gens pour qu’ils réparent les dégâts.
- Laissez-le moi dit Siegfried.
- Bien Monseigneur.
Laissant le soldat aux travaux, Siegfried se mit à réfléchir.
- Voyons voir… Presque toutes les rues sont bloquées dans ce quartier, il n’y a donc qu’un seul chemin pour sortir des murs.
Siegfried prit la première ruelle et emprunta divers chemins. Il connaissait la ville comme sa poche et n’hésitait pas à prendre tel ou tel chemin. Après un moment, il surprit l’enfant, dans un coin sombre, entrain de vider la fameuse bourse et de regarder son contenu. Siegfried s’approcha. L’enfant le remarqua et voulut se sauver, mais l’adolescent lui mit Faust juste sous la gorge.
- Alors, on vole aux malades? demanda t’il.
- On a faim gémit l’enfant.
- Vous n’êtes pas seul dans cette ville. D’ailleurs, combien êtes-vous? tu as dit « on ».
- Une dizaine… Pourquoi?
Siegfried retira Faust.
- Amène moi devant celui qui commande ta petite organisation. Je crois avoir trouvé mon passe-temps.