Désolé pour le temps. Voici le nouveau chapitre, plus long que les autres. J´ai du passer rapidement sur certains trucs pour ne pas que sa devienne répétitif
Chapitre 7
L’Aile Noire
Siegfried suivait l’enfant avec prudence, nul ne savait ce qu’une bande de voleur pouvait faire embusquée dans les bois. Tout de même, il avançait. Il avait passé par une arène avec un énorme monstre et connut la guerre, des voleurs ne changeraient rien. Ils arrivèrent enfin dans une petite clairière ou plusieurs tentes se dressaient avec un feu de camp au centre. Il devait y avoir une vingtaine de jeunes adolescents de 12 à 17 ans. Ils s’approchèrent, et les voleurs prirent les armes en voyant Siegfried en armure.
- Non mais qu’est-ce qui te prend Verck? Tu viens de montrer notre camp à l’un de ces soldats d’Ostrheinsburg. Il va falloir le tuer, et toi avec.
- Personne ne mourra aujourd’hui répliqua immédiatement Siegfried. Je ne vient pas pour vous dénoncez, mais pour faire partie de votre clan. Le clan Schwarzwind, c’est ça?
Celui qui semblait être le chef resta muet de surprise. Il ne s’attendait pas à ce qu’un adolescent noble vienne demander à faire partit du groupe.
- Les nobles ne sont pas à admis chez nous. Nous avons formé cette guilde justement pour vous détroussez.
- Je me moque de vos buts dit Siegfried. Je veux uniquement sortir de ma vie si lassante et répétitive. Nous sortons tout juste d’une bataille désastreuse dont nous sommes victorieux de justesse et je veux tout oublier. Mon père est partit, voilà l’occasion de me joindre à vous.
- Qu’as-tu à apporter? Demanda le chef.
- Les horaires des gardes et des escortes de trésors sur les routes.
Le silence s’installa. Les deux enfants se regardaient dans les yeux, mais Siegfried gagna le combat. Le chef craqua.
- Part, ou tu te fera tuer.
- Mauvaise réponse dit Siegfried. Laisse moi adhérer à ton groupe sinon je te tue.
Le chef prit peur. Jamais ses hommes ne lui avait parlé de la sorte et voir cet adolescent de 15 ans en armure et armé d’une Zweinhander débarquer dans son camp et réclamer un poste était complètement nouveau pour lui et il ne savait que faire.
- Accepte moi, et toute cette histoire banale se termine ici. Refuse moi, tu meurs, je te le promet.
Siegfried s’était calmé. Il pouvait facilement tuer le chef, mais toute la bande il n’en était pas sûr.
- Bon soupira le chef, très bien, on te prend.
- Excellent. Maintenant, je réclames le poste de chef.
- Hé la, tu vas trop loin mon gars.
- Réfléchis deux secondes dit Siegfried. Tu auras un fardeau de moins à t’occuper, une plus grosse prime et une confiance totale de tes sujets et de ton futur chef.
Siegfried regarda les autres membres de l’Aile Noire. Ils lui semblaient tous soumis.
- Et vous, vous ne dites rien?
- C’est au chef de décider répondit Verck.
Siegfried regarda à nouveau le chef. Ce dernier tremblait.
- J’ai pas trop le choix je crois…
- Magnifique dit Siegfried avec un sincère sourire. Croyez moi, vous ne le regretterez pas.
Le nouveau chef de la Schwardzwind laissa passer quelques secondes avant de reprendre.
- Pour vous prouvez à quel point je peux rapporter beaucoup à ce clan, nous allons tout de suite commencer. Combien êtes-vous au total?
- 25 chef répondit l’un des gars.
- Bon dit Siegfried. Sur la route Est, dans 2 heures, un convois passera bientôt, transportant des vivres et de l’or pour subvenir aux besoins des villes qui ont étés assiégées. Nous allons prendre cette caravane et prendre ce qu’il y a à prendre. Préparez-vous.
Siegfried n’eut pas à se répéter. La Schwardzwind, même composé d’enfants facilement contrôlables, était très bien organisée, subtile et efficace. C’est comme si tout le clan avait toujours été à sa botte. Après quelques minutes, tout le monde fut prêt.
- En avant dit Siegfried. Vous serez récompensés pour le choix que vous avez fait aujourd’hui.
***
Ils fêtaient leur triomphe devant un grand feu et avec plusieurs tonneaux de bières. Siegfried avait mené avec perfection son attaque contre la caravane, personne ne perdit la vie, sauf les soldats d’Ostrheinsburg. Ils avaient amassés plusieurs coffres remplis de vivres et d’or et capturés les chevaux. Tout était parfait.
Le lendemain, Siegfried repartit à la ville et vérifia l’horaire des autres marchandises qui devaient venir à la ville. Il en choisit trois sur sept : il fallait bien laisser les habitants se nourrirent au moins. Siegfried revint au camp et annonça les dates et les stratégies nécessaires pour réussir sans problèmes.
Les fameux jours arrivèrent, et tout ce passa à la perfection, sauf la deuxième attaque ou deux voleurs furent tués par une volée de flèches. Toutefois, ils purent s’emparer des marchandises et retourner au camp. L’Aile Noire était fier d’avoir Siegfried comme nouveau chef et le clan le montrait bien. Tous faisaient la fête en son nom, même l’ancien chef, qui se réjouissait en voyant tout le butin amassé.
***
- Ok, cette nuit est une attaque décisive. Les autorités savent que nous sommes là et ne veulent pas perdrent une fois de plus ce qui est destiné aux habitants d’Ostrheinsburg. Le convois sera sûrement lourdement gardé avec plusieurs soldats de Berlin. Nous devons agir promptement et sans laisser de trace. Utilisons la stratégies que je viens de mettre au point.
Tout le clan écoutait Siegfried avec attention.
- Un groupe, dirigé par Mark, se cachera dans les buissons du côté droit de la route. À mon signal, qui sera un sifflement d’oiseau, vous attaquerez en tuant les soldats sur votre passage. Pendant ce temps, mon groupe, qui était caché de l’autre côté du chemin, sortira à son tour et prendra les soldats à revers. Compris?
Tous hochèrent de la tête. Le clan entier se dirigea vers le lieu en question et les deux groupes se positionnèrent et attendirent. Pour l’occasion, qui était grande, Siegfried avait revêtus non seulement son armure, mais un casque qui le protégerait de bien des soucis. Durant le temps qu’il fallait attendre, l’adolescent caressait la lame effilée de Faust, jusqu’à ce qu’un éclaireur indique la venu du convois. La nuit était déjà bien avancé lorsque les premiers hommes, brandissant des torches, apparurent sur le chemin. Estimant le nombre de soldats à trente, Siegfried était sûr qu’avec la surprise, ils s’en sortiraient. Le chef attendit que la voiture transportant le butin en question soit juste devant lui, puis il siffla.
Conformément à ses ordres, le premiers groupes surgit des bois avec des cris assourdissants et attaquèrent les soldats. Ces derniers, prit par surprise, mirent du temps à se préparer et déjà sept d’entrent-eux étaient tombés. Voyant que le premier groupe commençait à perdre du terrain, le second chargea, surprenant une fois de plus les soldats. Siegfried, fauchant deux soldats avec son immense épée, se retrouva face à face avec un homme paraissant être le chef.
- Maudit sois-tu voleur dit-il.
- Contente toi d’essayer de survivre dit Siegfried.
Le duel qui suivit fut grandiose. Chacun des adversaires voyaient, étrangement, en l’autre quelque chose de familier, mais l’instinct prit vite le dessus et ils n’y firent pas attention. Siegfried réussit à casser le bouclier de l’autre soldat et ce dernier eu bien du mal à sortir du champ de Faust. Brandissant son épée longue, le soldat railla.
- Qui es-tu pour te battre avec une Zweinhander?
Mais Siegfried ne l’entendit et coupa la tête du soldat avec facilité. Elle roula sur le sol, non loin de la voiture.
- Chef, dit un des voleurs, nous avons perdu onze de hommes, mais nous avons gagnés. Il ne reste plus aucun soldats et le trésor est à nous.
- Excellent dit Siegfried.
L’adolescent prit la tête de sa victime, en l’enlevant du casque, et monta sur le toit de la voiture. Il s’adressa donc à ses hommes.
- Mes amis, dit-il, nous pouvons être fiers de nos actes aujourd’hui. Le clan Schwardzwind a accomplis une périlleuse mission, mais nous en sortons vainqueur. Ceux des nôtres qui sont morts ce soir peuvent, dans la mort, êtres fiers. Nous avons le butin, nous avons massacrés les soldats et tué leur chef.
Tout en disant les dernières paroles, Siegfried brandit la tête dans les airs et la lumière de la lune frappa le visage. En regardant, Siegfried eut un choc terrible. Psychologiquement, la vision de la tête fut trop énorme pour lui et son esprit en fut excessivement affecté. Il oublia les dernières heures de sa vie et ce pourquoi il brandissait la tête, mais il savait une chose : il retrouverait celui qui avait osé tué son père.
Car la tête était celle de son père.