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EQUIPE DE FRANCE / CLAUDE MAKELELE :
Le Canari revient dans son nid
mardi 16 octobre 2007 - 19 h 20 - Aurélien CANOT
Le Canari revient dans son nid
PANORAMIC
De notre envoyé spécial
Absent contre le Danemark en 2001, Claude Makelele, qui n’est plus revenu à Nantes depuis neuf ans, jouera mercredi son premier match à la Beaujoire avec les Bleus.
De notre envoyé spécial à Nantes
Mercredi soir en arrivant à la Beaujoire, Claude Makelele s’adonnera à un petit tour du propriétaire. De la descente du bus à l’entrée sur la pelouse, l’ancien habitant de la Maison Jaune ne devrait pas perdre une miette de ce parcours si longtemps familier pour lui. Pourtant, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Depuis sa dernière visite avec l’OM, Makelele n’a plus remis les pieds à la Beaujoire. Face à la Lituanie, il mettra fin à cette longue absence. « Ça sera comme un retour aux sources, reconnaît celui pour lequel ce match sera forcément plus particulier qu’un autre. Ça fait longtemps que je ne suis pas revenu. La dernière fois c’était lors de Marseille-Nantes quand j’étais encore, ça fait huit, neuf ans (Ndlr : Neuf ans précisément). La Beaujoire a dû changer depuis ce temps-là. Je vais essayer de voir si j’ai encore des repères. »
Durant de longues années, le milieu de terrain arrivé de Brest en 1991 alors que le club venait de déposer le bilan ne respirait que FC Nantes. Le club qui l’a vu éclore, grandir et exploser alors qu’il n’était encore qu’un espoir parmi d’autres. « Nantes c’est le berceau où j’ai mûri et explosé, murmure l’ancien Canari en réajustant sa casquette des Bleus. J’y ai vécu beaucoup de choses, ç’a été mon point de départ. J’ai eu un entraîneur (Jean-Claude Suaudeau) qui m’a appris énormément de choses. Nantes c’est très important pour moi, y compris la ville que j’aimais tant. »
« J’ai Suaudeau de temps en temps au téléphone »
S’il ne connaît plus personne aujourd’hui au club, le champion de France 1995 avec le FCNA n’a en revanche pas perdu de vue ses années nantaises. A sa façon du moins. Aujourd’hui à Chelsea, après être passé par le Celta Vigo et le Real Madrid, Makelele n’a ainsi pas gardé que « des amis et de la famille » sur les bords de l’Erdre, le natif de Kinshasa a aussi conservé des liens très forts avec ceux qui ont tous joué un rôle dans ce qu’il est aujourd’hui. « J’ai de temps en temps Suaudeau ou Toumelin au téléphone, j’ai eu aussi l’occasion de discuter avec Denoueix. Le fait de jouer dans ce grand club qu’était Nantes à l’époque m’a donné une impulsion pour ce que je fais actuellement. Et si, à 34 ans, j’ai encore quelques années devant moi, c’est grâce à Nantes. »
Même depuis Londres, Makelele, qui a connu sa première sélection alors qu’il portait le maillot… nantais, n’oublie donc jamais de jeter un œil sur les résultats de cette équipe qui lui « tient tant à cœur. » Et qu’il espère vite revoir au plus haut niveau : « Ça me fait mal de voir Nantes en Ligue 2. Une ville comme Nantes mérite une équipe en Ligue 1. Ça m’a fait un choc de voir les gens et les joueurs déçus tant ils ont tous beaucoup donné pour cette ville. J’espère qu’ils vont remonter le plus rapidement possible car ils ne sont pas à leur place. » La Ligue 2 ce sera pour vendredi avec un alléchant Nantes-Troyes à la Beaujoire. Mais avant cela, l’ovation du stade de la Route de Saint-Joseph sera pour Makelele et les Bleus.