Si Sonic et Mario se sont mis aux Jeux Olympiques, c’est également le cas du duo… « WOUAF »…heu, pardon, du trio Gaulois le plus célèbre sur cette Terre.
La paix et la sérénité plane sur le petit village d’Armorique de Cochonou, hormis pour l’un de ses habitants.
Le pauvre Alafolix désespère de ne pouvoir conquérir le cœur de la douce Irina.
Ainsi s’engage-t-il à remporter les Jeux Olympiques puisque la belle épousera le vainqueur.
Mais les histoires d'amours ne finissent-elles pas mal, en général ?
A la vue du titre, on pourrait penser qu’il s’agit-là d’un party-game, c’est mal connaitre les petits gars de chez Etranges Libellules.
En solo il s’agit d’un jeu d’action/aventure envoyant Astérix & Obélix participer aux JO afin de trouver un remède pour guérir Panoramix.
Le pauvre Druide est réduit à l'état de dessin, comme s'il avait été directement découpé depuis une bande-dessinée !
Mais également, vous l’avez compris, aider Alafolix à remporter les jeux pour conquérir le cœur d’Irina, promise à l’infâme Brutus.
Et on touche la une des subtilités du soft, Brutus, qui est joué par Benoît Poelvoorde dans le film…joue également son propre rôle dans le jeu !
Comprenez par là qu’il ne fait pas que prêter sa voix, non, il a carrément été modélisé dans le jeu et de façon surprenante.
Mais il n’est pas le seul, la direction artistique du titre est très originale, c’est donc très prenant que de découvrir cette aventure de ce côté-là.
Un melting pot justifié par une histoire de mondes parallèles qui s'entrechoquent.
Et pour cause, Brutus, fils de César, joue avec des puissances magiques qu’il ne contrôle pas et ouvre des portails vers des mondes parallèles inconnus.
L’humour est très bien pensé, impossible de ne pas rire quand on voit Astérix donner un coup de boule dans le torse d'un Romain, après que celui-ci ait insulté sa sœur.
Ou autre exemple, entendre la marseillaise d’Assurancetourix !
A l'image des albums, le jeu brocarde gentiment la culture contemporaine. Très bien pensé.
Naturellement, vous allez devoir passer des épreuves Olympiques amusantes mais trop faciles.
Ainsi donc que des niveaux de plates-formes et petits casse-têtes très simples à l’image de ceux dans les XXL.
Mais il y a plusieurs hic, primo, la gestion de la caméra !
Déjà capricieuse dans XXL 1 et 2, elle s’avère ici catastrophique car capricieuse !
Secondo, la durée de vie !
Très courte, une après-midi suffit à plier le solo du jeu…
Tercio, le gameplay tourne vite en rond, et ce malgré les bonnes idées introduites au début, mais on arrive malgré tout à y trouver pas mal de plaisir, d’autant que comme le jeu est court, ça ne se ressent que peu.
Cependant, la maniabilité de la Wii est excellente !
Heureusement, le côté multijoueur est là pour rehausser l’intérêt.
Malgré tout, là aussi, une ombre au tableau vient ternir l’ensemble, on ne peut jouer qu’à 2, et on fait le tour rapidement des épreuves proposées (et à débloquer durant le solo).
En clair, aussi amusant soit-il, c’est très limité, et on aura tôt fait de ranger la cartouche au placard.
C’est dommage tant elle laissait augurer du meilleur.
Côté son, c'est toujours un bonheur de retrouver la voix de Roger Carel, et les petites interventions de Benoît Poelvoorde ne manquent pas d'humour (si on admet que Brutus avait l'accent belge ! LOL).
Des vidéos présentant les différents acteurs dans la peau de leur personnage sont à débloquer dans le soft, étrangement, Alain Delon, qui incarne César, manque à l'appel.
Pas envie d'être associé à un jeu vidéo ?
Dommage, son image aurait surement gagné en célébrité, notamment envers les enfants s’il avait été présent !
En bref, on s’y amuse, mais trop peu…