GRAPHISMES 4/5 : Presque identique visuellement aux autres versions next-gen mais avec une résolution revue à la baisse, le jeu parait du coup, un peu flou en mode TV ou portable. Dans le premier Doom, il fallait d’ailleurs régler ce petit flou ambiant à votre guise dans les paramètres vidéo via deux options (fastidieux). Dans Doom Eternal (comme pour Wolfenstein) un motion-blur en temps réel fait le travail à notre place et s’ajuste tout seul (comme nos yeux) avec plus ou moins d’efficacité. Par contre le jeu reste hyper fluide, en 30fps constant, c’est bluffant. Bien évidemment on aura le droit à un peu de clipping et d’aliasing mais cela n’est vraiment pas gênant. Et baisse de résolution oblige, certaines textures deviennent grossières, baveuses et floues, ou tout simplement lissées mais pas toutes, car une sélection a été faite. L’animation est sans faille, la modélisation est irréprochable, et tous les effets spéciaux sont grandioses. Les environnements traversés sont hyperréalistes, avec une profusion de détails qui force le respect, voir même magnifiques (pour certains) et surtout plus variés que le premier opus, on ne s’en lasse pas. Idem pour tous les personnages qui sont tous assez bien fichus. Bref ce jeu est plutôt joli dans son ensemble, bien aidé par une direction artistique formidable. Les graphismes impressionnent, même si parfois, on a l’impression de jouer avec une configuration PC réglée au minimum. Mention spéciale aux très jolies cinématiques d’une qualité exceptionnelle mais il faudra se réhabitué à ce flou façon VHS pour vraiment apprécier le travail visuel.
SONS 5/5 : La bande sonore de Mick Gordon (déjà au travail pour Doom 2016 et Wolfenstein II) est vraiment grandiose, mieux que pour le premier opus, elle s’intègre parfaitement aux situations rencontrées. Savant mélange de musiques glauques, oppressantes et flippantes façon film d’horreur ou SF pour les phases d’exploration et de musiques metal-hard-core pour les phases de combat, ce Doom Eternal reste dans la pure tradition de la saga et cela fonctionne parfaitement. Les dialogues sont très bien doublés et les bruitages d’un réalisme saisissant.
MANIABILITE 4/5 : Moins précise que sur PC, elle n’est toutefois pas mauvaise avec les Joy-con et s’avère même efficace avec le pad-pro (bien aidée par la gyroscopie). A noter que tout ou presque est paramétrable pour convenir à tous. Le Doomslayer répond bien, la visé est précise et les déplacements hyper nerveux. Après une petite heure d’entrainement vous dézinguerez à tout va avec n’importe quelle arme et les sauts de plateformes ne vous poseront plus de problème. L’interface de jeu et la carte sont très bien pensées. Deux petits bémols toutefois sont à préciser, la vision au loin n’est pas excellente à cause du flou de cette version et les caractères d’écriture sont un peu trop petits. Mais le game-design est formidable et le gameplay reste proche d’un travail d’orfèvre.
DUREE DE VIE 5/5 : Il y a de quoi faire ! Un mode campagne solo assez long et difficile où il vous faudra fouiller partout pour trouver votre chemin, des objets cachés pour améliorer vos équipements ou autres, et des bonus ou secrets à la pelle pour les collectionneurs fadas afin d’atteindre le 100%. Un mode défis variés avec scoring et classement online. Un mode multi-joueurs vraiment sympa et atypique. Et un mode rétro’ dans le HUB avec plein d’autres surprises. Vous aurez aussi le choix entre plusieurs niveaux de difficulté et deux DLC (payants) pour ceux qui voudraient prolonger la campagne solo d’une façon ou d’une autre.
FUN 4/5 : Le reboot de Doom en 2016 nous avait montré que le FPS à l’ancienne n’était pas mort et il était à lui seul un hommage vibrant aux FPS du début des années 90. Ce Doom Eternal nous prouve également que le Fast-FPS est toujours aussi fun aujourd’hui en lui inculquant quelques mécaniques modernes. Plus que jamais, vous n’êtes ici jamais prit par la main, il vous faudra vous battre et vous défendre tout en explorant l’environnement à la recherche d’objets ou bonus pour avancer dans des niveaux labyrinthiques énormes et angoissants lorgnant avec le survival-horror. Parfois même ruser et exécuter des sauts millimétrés pour atteindre des endroits inaccessibles, ou bien user de mécaniques précises pour obtenir des munitions ou de la vie, et tout cela en plein combat ! Alors oui le jeu est bourrin et exigeant mais diablement réfléchi, oui le scénario est kitch mais le lore est hyper peaufiné et l’histoire vraiment plaisante pour qui veut creuser un peu le mysticisme du fond, oui il n’y a pas de scène d’anthologie hyper scénarisée à la manière d’un film, oui vous allez souvent mourir et être bloqué car le jeu est difficile, mais c’est une sorte de Doom 2 dans une version moderne ! Et nous avons là un bel hommage au second opus de 1994 dans la même veine que le premier reboot ! A ne pas rater si vous êtes fan du genre !
MA NOTE : 9/10