DA : 19/20 : (graphiquement le jeu est fou, pour une première réalisation les gars de chez Mundfish ont fait un travail colossal entre le chara-design, les environnements, les objets, etc... le tout sous un moteur graphique de dernière génération, offrant un rendu léché vraiment magnifique. La thématique retro-futuriste URSS fonctionne très bien et propose quelque chose de rafraichissant dans le paysage immersive-sim/action-rpg/fps-aventure.
Gameplay : 16/20 : (si les mécaniques de puzzle et de plateforme sont plutôt efficaces, le shoot est un peu imprécis, l'exploration touche cet équilibre entre satisfaisant car facile gant qui ramasse tout est génial et peut-être pas assez généreux dans ses easter egg de batiments vides/copier-coller dans la partie open world. Les niveau puzzle sont assez bien pensés, ni trop frustrants ni trop faciles. Les boss sont diversifiés et intéressants. Peut-être manque t-il une vraie part de diversité dans l'approche des niveaux, plusieurs chemins discrets ou non, manière plus ou moins pacifique d'avancer. Le jeu ne propose qu'un seul choix narratif. Par ailleurs, la partie Open World est relativement maladroite, les parties couloirs étant, à mon sens, plus fun et appréciables que les parties dans l'Open World qui ne sert finalement qu'à se déplacer d'un pt A à un pt B points étant ces fameux centres/puzzles pour récupérer des plans. Il manque de vie, d'aléatoire, de petits événements scriptés, de mini boss ex..)
Écriture 12/20 : (pas forcément inspirée, l'écriture est plus un prétexte pour justifier le cadre du jeu qu'une force d'avancement. Pas extraordinaire mais pas catastrophique non plus. L'écriture du lore (via les notes ça et là) est en revanche convaincante. Dialogues parfois navrants cependant. Certains sujets, amenés plus ou moins adroitement, interrogent sur l'état actuel du monde et le rapport de nos sociétés à la technologie, et c'est parfois dommage de voir ces thématiques sous exploitées dans le jeu.
Difficulté : 14/20 : RAS, bon challenge global, pb d'équilibre entre early game and endgame mais rien de bien méchant. (20 coups de hache pour tuer un ennemi en early VS 2 coups en late game, "bizarre")
OST/Sound-Design : 16/20 : les chansons en russe qui rythment le jeu ou qu'on entend via les radios sont vraiment top. Sound Design RAS. On aurait apprécié pouvoir profiter sur demande de ces musiques via l'ajout d'un Walkman ou de radios à la Fallout.
Durée de vie : 13/20 : solide durée de vie pour un jeu couloir, piètre durée de vie pour un Open World, le temps de faire tous les centres de test et de terminer la quête, le jeu tient facilement entre 18 et 22h. La rejouabilité ne passe cependant malheureusement que par l'expérimentation d'autres armes refaire le jeu avec d'autres armes, l'absence de choix pour orienter la narration nous privant d'options de rejouabilité.
Conclusion
Pour un premier projet, le jeu impressionne par sa technique, sa générosité de gameplay pour un shooter/action/aventure/plateforme/puzzle ainsi que sa DA globale. La bande son, le bestiaire et l'immersion dans cette URSS futuriste sont très bien réussi. L'inspiration, évidente, en provenance de ces FPS narratifs oscillant constamment entre shooter, exploration et survival-horror (Halo, Bioshock, Resistance), se ressent d'ailleurs au travers de ce bestiaire mi machine mi organique immonde très réussi.
Les points noirs du jeu étant, à mon sens, le scénario un peu creux, la sous exploitation narrative globale (pas de quêtes annexes, avare en interactions, en événements scriptés, pas de mini boss ça et là) ainsi que l'absence de rejouabilité du titre. Le jeu, par sa structure, rappelle des jeux de l'âge d'or de l'époque PS3, ce qui rend l'ajout de ce monde ouvert d'autant plus maladroit car sous exploité et un peu creux. Petite inquiétude cependant, le jeu dispose d'un season pass de trois DLC, ce qui n'est malheureusement pas sans rappeler l'âge sombre de l'époque PS3 (faire payer les quêtes annexes initialement prévues dans le jeu via DLC...)