Ô malheur, si j'avais commencé la saga des Prince Of avec cet épisode je n'aurais probablement jamais mis un autre titre dans ma console. Pour faire court, j'ai détesté... puis j'ai adoré. Les trois premiers quarts du jeu ont été pour moi un véritable calvaire. Il faut dire que la caméra est juste insupportable et toujours mal calée, le gameplay est simple mais simpliste et trop approximatif pour être efficace que se soit en combat ou dans les phases de plateformes et les combats sont chiants au possible avec cette bique de Farah qui passe son temps à nous tirer des flèches dans le dos. Le résultat est un ennui total qui n'a d'égal que sa capacité à faire s'énerver le joueur devant ce Prince qu'on a l'impression de ne pas contrôler totalement ou, du moins, comme on le voudrait. Puis, miracle, arrivé à 80% de progression, je me suis pris au jeu. Curieusement, j'arrivais enfin à passer outre ce gameplay vilain et cette caméra dégueu et je prenais plaisir à jouer. En fait, le titre devient plus mature sur la fin et, à l'instar des productions Disney, sert une fin digne de ce nom, mature donc, mais surtout pleine et entière. L'histoire et le scénar se révèlent alors beaucoup plus profond qu'il n'y parait. Donc voilà, deux sentiments complètement partagés et purement antinomiques pour ce jeu qui, au final, me laisse un plutôt bon goût et un bon souvenir.