Salut a tous Sam se sent mal, dérangé, bouleversé. Après la mort de sa fille, sa seule motivation, sa raison de se battre, de son existence ; il n’est que l’ombre de lui-même, un fantôme du désespoir. Seule une solution s’offre alors à lui : accepter la mission la plus suicidaire qu’il n’aurait jamais imaginé, l’achever, et demeurer changé à tout jamais. Autrefois guidé par la justice, le patriotisme, l’abnégation, Sam ne jurera désormais que par la rancœur et l’amertume. Attention, chef-d’œuvre.Considérée comme une des références dans un genre qui se cesse de croître d’années en années, la franchise des Splinter Cell apporta autant aux jeux d’infiltration que Zizou à l’équipe de France, coups de boule compris. Le premier épisode, provisoirement une exclu Xbox, épata le monde du jeux vidéo de par sa réalisation tout bonnement exceptionnelle ; ses ombres dynamiques, les effets divers et variés, c’était du jamais vu. Le gameplay aussi était révolutionnaire, à des années de l’imprécision d’un Metal Gear. Les suites se succédèrent alors, prônant les mêmes atouts, mais négligeant toujours les quelques défaillances de la série : premièrement un vrai scénario (en même temps, pour un produit estampillé Tom Clancy, il faut pas s’attendre à des réflexions métaphysiques), puis un héros charismatique, une vrai évolution de celui-ci, loin du bêta militaire obéissant aveuglément aux ordres de ses supérieurs. Si les précédents volets avaient donc échoué à la tache d’agréger le gameplay réaliste d’un SC à un scénario palpitant, Splinter Cell : Double Agent, lui, est approche indéniablement du but tant escompté. C’est pas trop tôt.