Critique complète : https://www.jeuxvideo.com/odellbeckham/forums/message/864865979
MGSV... ce jeu est exceptionnel. C'est pour moi le meilleur jeu de TOUS les temps et c'est vraiment triste de voir autant de gens cracher sur ce chef d'œuvre. Je vais donc tenter de rétablir la vérité sur ce jeu qui explose tout ce que l'on peut voir sur cette gen de consoles.
Au niveau de la technique, Kojima Productions a réellement élevé le Fox Engine à un très haut niveau. Le Fox Engine se concentre sur tous les aspects importants d'un moteur comme les effets de lumière, les effets de particules, les effets météorologiques et la qualité des modèles 3D. Le jeu est également une véritable prouesse sur le plan de la capture de visages. En plus de ça, le design des personnages est très réussi. Chaque personnage est facilement reconnaissable et est marquant rien que par son design. Mais le moteur n'est pas seulement couplé à un excellent design mais également à une parfaite maîtrise des couleurs. Mais la cerise sur le gâteau, le jeu tourne à 60 FPS sur consoles !
Un autre point très réussi, la mise en scène. Les cinématiques sont presque toutes dans plan-séquences, ce qui est inédit dans un jeu vidéo. Kojima maîtrise le plan-séquence, au même titre qu'Inarritu. Chaque zoom, chaque traveling, chaque rotation... tout est millimetré et participe à la réussite de ces cinématiques ! La caméra insiste du début à la fin du jeu sur les personnages. L'émotion est réellement présente dans ce MGSV et en partie grâce à la mise en scène. MGSV a presque 5h de cinématiques, tout comme dans MGS1 et 3.
Voila maintenant un point très important, le gameplay. On n'a pas de grand jeu sans bon gameplay. The Phantom Pain a LE meilleur gameplay d'infiltration et un des meilleurs gameplays de TPS. À première vue, la maniabilité est parfaite, un sans faute. Snake se contrôle très facilement et on devient donc le personnage. Comme dans tout bon jeu d'infiltration, on peut se la jouer furtif létal, furtif non létal, bourrin létal ou bourrin non létal. Toutes ces parties sont réussies. MGSV a beaucoup beaucoup beaucoup d'équipements, ce qui offre beaucoup d'outils au joueur pour pouvoir utiliser son imagination. Le jeu invite au gameplay émergeant. Le moteur physique du jeu y est pour beaucoup. Par exemple, on peut faire tomber les postes de garde (de la manière que vous voulez), on peut électrocuter un ennemi en faisant tomber un pylône électrique dans de l'eau, on peut tuer un ennemi en l'écrasant avec n'importe quel objet lourd (véhicules, caisses de matériaux), etc...
Ensuite, je peux facilement dire que MGSV est l'épisode le plus long et le plus complet de toute la saga. Un Open-World, des véhicules, des coéquipiers, des missions secondaires, une gestion de la Mother Base, un mode FOB, de nombreux events et un mode multi. Pour vous dire, j'ai terminé l'histoire principale (moins de 50% du jeu) après seulement 100h de jeu tant le contenu était riche et conséquent. Contrairement à Peace Walker, la fin d'une mission n'est pas synonyme de retour au menu, l'Open-World améliore donc la formule de son prédécesseur en rendant le rythme plus souple. Même si l'Open-World n'est pas parfait, c'est toujours un plaisir de conduire une jeep en Afrique et en écoutant du Kim Wilde ! Quant à la gestion de la Mother Base, celle-ci devient enfin intéressante car elle est présente physiquement dans le jeu. Gérer une base, un personnel et développer des équipements n'ont jamais été aussi funs dans un jeu. Les menus sont très ergonomiques et plus simplifiés.
Abordons maintenant un sujet qui fâche, les musiques. Encore une fois, pour moi, MGSV a les meilleures compositions de la saga. Ludvig Forssell est un excellent compositeur, qui rappelle énormément Hans Zimmer ou John Carpenter dans son style. En plus du compositeur, on a deux excellentes chanteuses : Donna Burke et Stefanie Joosten. Les composition musicales arrivent vraiment à me faire ressentir quelque chose.
Mais l'aspect le plus impressionnant de MGSV, c'est son SCÉNARIO. MGSV n'est pas un préquel de MGS1 ou une suite MGS3/PW, c'est un MGS à part. C'est bien pour ça que son sous-titre The Phantom Pain devient le titre principal sur tous les logos du jeu. Inspiré de Moby Dick et de 1984, TPP semble tout d'abord nous conter une histoire de vengeance avant de nous faire réfléchir sur le langage. L'Homme est différent selon sa langue maternelle, sa façon de penser change lorsqu'il parle une autre langue en oubliant sa première. Une culture se formerait donc autour d'une langue et non autour d'une patrie. Autre thème très important, la désillusion. Donc, le jeu brise le 4ème mur, il a des moments touchants, des personnages bien caractérisés et marquants et un message philosophique explosant 100% des jeux actuels. Quant aux cassettes, elles peuvent s'écouter à l'infini, n'importe quand, n'importe où dans le jeu et développent grandement le background et la portée philosophique du titre.