Burnout Revenge se présente comme un opus très solide et exploitant bien les acquis de son prédécesseur Burnout 3, tout en trouvant sa propre personnalité via quelques ajouts intéressants.
Proposant du jeu à plusieurs, aussi bien en local qu’en ligne, Burnout Revenge varie les plaisirs avec des courses et des zones de crash obéissant à différentes règles. Le tout s’avère sympathique à parcourir. A noter cependant que les serveurs en ligne seront fermés définitivement le 24 octobre 2017.
En plus des modes déjà présents dans Burnout 3 (Course, Eliminateur, Road Rage, Zone de crash et Tour Boosté), cette nouvelle itération de la franchise introduit la Panique dans le Trafic, nous mettant aux prises uniquement avec la circulation qu'il faut envoyer valser pour atteindre l'objectif de score dans le temps imparti. Il s'agit clairement du mode le plus bourrin du jeu et il illustre parfaitement la principale nouveauté de gameplay qui y est introduite : notre véhicule peut à présent tamponner tous les autres qui se déplacent dans le même sens que lui, sauf les bus et les camions qui sont trop lourds et nous stoppent immédiatement. De même, un choc avec n'importe quel véhicule venant en sens contraire ou d'une rue perpendiculaire se solde toujours par un crash. Ainsi, pour réaliser des Takedowns sur nos adversaires en course, en plus de les pousser dans un mur ou dans un autre véhicule, on peut à présent également envoyer une voiture tierce les harponner.
De plus, la plupart des courses de la deuxième moitié de la carrière s'effectue avec le Crashbreaker activé, ce qui signifie qu'on peut faire exploser son épave lorsqu'on s'est crashé pour emporter avec nous des adversaires qui s'aventureraient trop près. Si l'on ajoute à cela les Takedowns verticaux consistant simplement à retomber sur un adversaire après un saut, on obtient indéniablement le jeu le plus bourrin de la série, chaque course se soldant par une symphonie de tôle froissée due à notre conduite musclée et à la quasi-indestructibilité de notre monture. Enfin, on note un petit réajustement en Zone de crash puisque les items présents dans Burnout 3 ont disparu au profit d'une voiture-cible qui apporte une sacrée plus-value à notre score lorsqu'on réussit à l'impliquer dans le carambolage créé.
Le mode solo de Burnout Revenge repose sur une succession de 169 épreuves de différents types, se déroulant sur des circuits situés dans 8 lieux différents. Pour terminer ce mode Carrière, il convient d'obtenir la médaille d'or dans chacune de ces épreuves, qui sont divisées en 9 catégories de difficulté progressive. Mais, et c'est une autre nouveauté, finir à la première place ne suffit plus puisque le jeu introduit également un classement de dangerosité qui doit également être maximisé lors de chaque épreuve en conduisant agressivement : réaliser de longs sauts, pousser ou frôler des véhicules, rouler en sens inverse, etc. Le jeu s'avère parfois assez difficile puisqu'on peut gagner une course sans obtenir les 5 étoiles qu'elle propose à cause d'un mauvais classement, et vice-versa.
Toujours côté contenu solo, on retrouve enfin les Takedowns Signature issus de Burnout 3, qui sont ici au nombre de 24, ainsi que 80 défis à compléter parmi lesquels gagner une course sans se crasher, causer un certain nombre de dégâts en Zone de crash, etc. Les Takedowns Signature sont plus accessibles au commun des mortels que dans Burnout 3 dans la mesure où ils se réfèrent tous cette fois-ci à des emplacements fixes où crasher un adversaire et délaissent ainsi les véhicules spécifiques à emboutir, qui étaient une purge à trouver et cibler. Quant aux feuilles de défis, les compléter permet de débloquer les voitures les plus rapides du jeu.
Même si elle est globalement moins marquante, la musique est dans la droite lignée de celle de l’opus précédent : rock, pop-rock et punk-rock. Côté bruits des moteurs par contre, c’est la douche froide avec des sons assez génériques dignes d’une tondeuse à gazon lorsqu’on est lancé à pleine vitesse, ce qui représente généralement la majorité du temps passé en course. Par contre, force est de constater que, graphiquement parlant ainsi qu’en termes de visibilité, les progrès sont flagrants depuis Burnout 3 et son effet de flou indécent sur la moitié de l’écran. L’impression de vitesse est également excellente.
Pour toutes ces raisons, Burnout Revenge offre une durée de vie d’environ 25 heures pour obtenir toutes les médailles d’or en mode Carrière, tous les Takedowns Signature et pour compléter les feuilles de défis, ce qui inclut le déblocage de la totalité des succès relatifs au solo et de tous les véhicules. Le reste des succès se débloque via le multi sur Xbox Live en une dizaine d’heures.
En conclusion, la série Burnout continue à accentuer la brutalité de son gameplay à travers cet opus et accouche d’un épisode très efficace et fun, dont la plastique est également un ton au-dessus ce que faisait Burnout 3 en son temps.