Fan inconditionnel du premier opus, je l'aurais attendu ce Perfect Dark Zero, et ce depuis le premier taiser du jeu au Nintendo Space World de 2000, présentant les formes d'une Joanna Dark d'une impressionnante finesse pour l'époque et de textures délicieusements réalistes. Un portage plus tard, Perfect Dark Zero a été l'une des principales raisons de mon achat d'une Xbox, avec le révolutionnaire Halo: Combat Evolved. En cours de développement, Microsoft décide finalement d'en faire un titre du line-up de la Xbox 360, et je croise les doigts pour que cette fois soit la bonne...
En Décembre 2005 il est enfin là, malheureusement après y avoir joué quelques heures seulement, le jeu génère très vite en moi de l'amertume, je me sens comme un enfant seul abandonné par les développeurs que je chérissait tant, ces même développeurs qui étaient pour moi synonyme d'émerveillement constant, me laissent face à un produit d'une rare fadeur. Ainsi difficile pour moi de reparler d'un titre qui m'a donné une impression de « pas bien fini ».
Pourtant, Perfect Dark régale les mirettes. Du moins, certaines. La plupart des décors sont très impressionnants, avec une vue très lointaine et aucun clipping, même si on a vu mieux même une génération avant, cela reste honorable pour un titre de lancement. Le revers de la médaille, ce sont ces ralentissements détestables. Certaines rotations rament méchamment, et les saccades se pointent vite dès que les ennemis affluent et que les balles fusent. Techniquement donc, le jeu présente un bilan en demi-teinte, malmené par les plusieurs portages entre hardwares.
Malheureusement, il en va de même pour le plaisir de jeu. On sent bien que Perfect Dark Zero a mûri techniquement, mais le gameplay semble n’avoir pas bougé depuis le premier opus. Après avoir touché à une masse de FPS plus ou moins innovants, ce fut ma foi très dur à encaisser. Joanna récupère sa vie automatiquement au bout de quelques secondes sans se faire toucher. Du coup, je me suis contenté bien souvent de foncer dans le tas comme un bourrin, de suivre un script relativement ridicule et les petites flèches bleues qui m’indiquent le chemin à suivre. Bref, PDZ est chiant à jouer, autant le dire. Dans tout cela, seuls un bon usage de la couverture et le Live en coopération peuvent offrir une expérience un chouia intéressante.
Comme vous l'aurez compris en tant que fan de Rareware et de sa licence, je ne me suis rarement senti aussi souillé que devant ce Perfect Dark, talonnant entre un gameplay d'un autre âge et une technique tout juste correct, quand l'opus original se targuer d'avoir quasiment une génération d'avance sur tous ses concurrents.