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Liste des sujets

La Taverne des CCR

swordjah
swordjah
Niveau 7
18 mai 2006 à 18:54:55

9h ce matin jusqu´a 13h puis 14h et ....21h.

dur dur la vie de responsable export :lol:

swordjah
swordjah
Niveau 7
18 mai 2006 à 18:56:53

bon allé, je file a ma dernière réunion de la journée, bonne soirée a tous, ciiiaooo

pariscmoi
pariscmoi
Niveau 8
18 mai 2006 à 19:23:15

Ralala quand je pense que certain ont passe leur journee a la plage a bronzer (-au lieu d´aller en cour... - Qui a dit ca ? hem... :honte: ...)

Quelle joie d´etre un lyceen :lol:

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 21:42:05

:ok: oui, maintenant tu manges ton pain blanc, mais dans quelques années... :sournois:

Yepman
Yepman
Niveau 8
18 mai 2006 à 21:47:14

je cherche le pseudo ig de latzu, quelqu´un pourrait-il me le filer?

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 21:49:04

tricheur !! !! :rire:

Yepman
Yepman
Niveau 8
18 mai 2006 à 22:01:18

beuuuh, va voir sur l´autre topic, j´ai trouvé de toute facon!

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 22:15:51

j´ai vu, et j´attend ton screen avec impatience :gni:

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 22:18:11

bon :cool: c´est pas du flood :ok: je veux juste être certain qu´en cas de "j´utilise recyclage sur le forum des Templiers" ceci ne soit pas perdu :fier:

Background d´un nécromancien... (auteur : Donuts)

Je m´appelle Kalahan... du moins, c´était mon nom. Je suis né il y a deux siècles, alors que la Tyrie resplendissait. L´air était pur et doté d´une délicate odeur parfumée qui venait flatter mon odorat. Les oiseaux s´égayaient joyeusement dans les chênes, pins et châtaigniers. Le soleil dardait de ses rayons et chauffait des terres riches et généreuses.

J´avais à peine quarante ans lorsque je me suis intéressé de près aux arcanes. Par delà les océans se nomme une cité : Keldryll la Lumineuse. Il s´agissait là d´une ville ensorcelée, siège des plus grands sorciers de la Tyrie. Alors jeune et sans expérience, je décidais de quitter famille et amis pour entreprendre un voyage long et périlleux. Deux longs mois passèrent avant que je ne vienne frapper aux lourdes portes voûtées de la cité, intimidé par la beauté et la grandeur de cette ville majestueuse.
Bien entendu, ne devient pas magicien qui le souhaite. Mon esprit fut sondé en premier lieu et je ne pense pas me tromper en affirmant que les magiciens ont perçu l´incroyable potentiel de ce dernier. D´un jeune sans ressource, je devins le disciple d´un des plus grands hommes qu´il m´ait été donné de rencontrer : Korgan.

Je passerai ici les longues années passées à apprendre le maniement des éléments, cette faculté de transformer l´eau en glace, l´air calme en une tornade enflammée… Ces années furent les plus heureuses de ma vie et c´est le cœur lourd que je quittais alors Keldryll… et Korgan, mon maître et ami. J´avais alors un demi siècle d´existence et mon pouvoir était palpable. Ne croyez pas qu´il s´agit ici de vantardise ou d´un excès de confiance en soit : en tant que disciple, j´appartenais à une compagnie et sur les dix années de formation qui passèrent, je terminais premier neuf fois.

De retour chez moi, je retrouvais avec joie les êtres qui m´étaient chers. Durant les cinq années qui suivirent, j´enseigné mon art. Mais aucun de mes élèves n´avaient d´aptitude poussée dans ce domaine. Qu´à cela ne tienne… ça me permettait de subsister.

Et puis la guerre arriva…

Des hordes sans cesse plus nombreuses de Charrs s´abattirent sur la Tyrie, dévastant tout sur leur passage. Je faisais partie de ceux qui luttèrent dans l´armée régulière pour la liberté et la paix. Mais nous fûmes écrasés par la masse. Des corps calcinés de charrs gisaient à mes pieds mais je sentais que mes forces me quittaient. Me retournant, je découvris que toute notre armée avait été vaincue. Devant moi avançaient avec un sourire mauvais des charrs en nombre qui souhaitaient me voir mort. Je leur souris à mon tour puis me mis à incanter pour ma vie. Le ciel s´assombrit au-dessus de nous et des météores surgirent des cieux et explosèrent le premier rang des charrs. Une volée de flèche s´abattit sur moi. L´une se ficha dans mon épaule, l´autre dans mon abdomen. Je savais que la flèche était fatale. Une lame épaisse s´abattit dans mon dos, traversant l´armure et fracassant ma colonne vertébrale. Je m´effondrais sur les corps encore chauds des charrs morts, priant le ciel que ma douleur s´estompe. Mes vœux furent exaucés. De ma première vie, le dernier son qui me parvint fut celui, fort déplaisant, des cris gutturaux des charrs.

Je parcourus les nimbes durant une éternité, du moins me semblait-il, à la recherche d´un paradis bien mérité sans jamais le découvrir. Et puis une voix vint à moi… c´était celle de Loygord, Dieu de la Mort.
- Je t´ai vu combattre les Charrs dans la plaine, me dit-il. Et je souhaiterai te faire un cadeau… un présent divin qui ne peut se refuser.
- Je n´ai rien à attendre de toi, Dieu du Mal. Ta langue est fourchu et répand le poison ! Laisse-moi en paix, cette guerre n´est plus la mienne.
- Peut-être parviendrai-je à te faire changer d´avis, me susurra-t-il, lorsque tu sauras ce qui est advenu de ta famille.
Des visions diaboliques envahirent alors mon esprit, me montrant avec cruauté ma mère à l´agonie baignant dans son sang, mon père décapité et mon frère lacéré de toute part. Je sentis mon âme meurtrit réclamer vengeance et Loygord aussi.
- Souhaites-tu te venger, mon champion ?
- Pour… pourquoi tant de cruauté ? Parvins-je à répondre.
- La Tyrie est perdue, jeune Kalahan… à moins que tu ne combattes à nouveau… doté de pouvoir bien supérieurs à ceux que tu connaissais jusqu´à présent.
Après quelques hésitations intérieures, je ne pus refuser l´offre, ma haine pour les charrs altérant mon jugement.
- J´accepte…

Et c´est ainsi qu´un pacte avec le diable fut conclu…

En une fraction de seconde, je revins à la vie… Le champ de bataille s´étalait à perte de vue. Des corps en putréfaction répandaient une odeur nauséabonde. Les corbeaux dévoraient goulûment les yeux des hommes et charrs tombés au combat. Je me relevai doucement et regarda mes mains. Comme elles étaient blêmes. En regardant autour de moi, je me rendis compte que cette vision cauchemardesque me plaisait. Cela me terrifia.
Un homme agonisant à coté de moi, finit par rendre son dernier souffle avant même que je ne tente de le secourir. De frustration, je criais mon désespoir, priant pour qu´il ne revienne à la vie. La cage thoracique de l´homme explosa dans des gerbes de sang où jaillit un démon. Je reculai vivement devant cette vision d´horreur.
Le démon se tourna vers moi.
- A votre service, maître.

C´est ainsi que Kalahan, l´Elémentaliste devint Gorgoth, le Nécromancien…

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 22:18:41

C´est ainsi que Kalahan l´élémentaliste devint Gorgoth le nécromancien…

Loygord m´avait en effet fait un présent divin. Je sentais en moi une nouvelle puissance que j´appris rapidement à canaliser. Mais rien n´est gratuit…
Très vite, je compris que plus rien ne tournait rond chez moi. J´avais constamment faim…une faim inextinguible. Mais ce n´était pas de nourriture commune que je rêvais mais bien de sang. Au début, je me contentais d´aspirer l´essence de gibier emprisonné dans quelques pièges. Mais si ces quelques prises arrivaient à étancher ma soif, je savais que c´était de sang d´Homme dont j´avais besoin pour survivre.

Les jours passèrent et je me sentais de plus en plus faible. Mes pas irréguliers me menèrent au Nord d´Ascalon. L´air suffocant et toxique me brûlait les poumons. Je finis par m´effondrer sur le sol poussiéreux, inconscient. C´est quelques heures plus tard que je fus tiré de mes songes par les cris désespérés d´un homme. Je me relevais difficilement, mes pas me guidant vers la source de la lutte. Elle opposait un jeune moine à une ribambelle de malandrins qui souhaitaient le tuer pour lui voler ses biens. Ce dernier était acculé au bord d´une falaise. Les cinq assassins avancèrent lentement, leur dague tachée encore du sang de leur dernière victime prêtes à frapper.
En m´approchant du tueur le plus proche de moi, je sentis le désir monter en moi. Ce dernier senti ma présence au dernier moment et se retourna vivement, dague en avant. J´attrapai son poigné et d´un mot de pouvoir je sentis mes forces renaître. La peau de l´homme devint grisâtre, ses jambes fléchirent et il se retrouva sur le sol, mort. En quelques secondes j´avais aspiré le sang en lui. Quelle extase. Mes forces étaient revenues, je me sentais à nouveau en pleine possession de mes moyens. Les quatre autres acolytes se retournèrent et se jetèrent vers moi. D´une incantation rapide, un démon se redressa du corps du tueur mort, freinant ainsi l´avancée des malandrins. Un sourire mauvais se dessina sur mon visage.
- J´ai faim, leur dis-je. Vous allez tous mourir.
Les assassins prirent leurs jambes à leur cou. Je m´apprêtais à les poursuivre lorsque le moine m´attrapa le bras.
- Laisse-les me dit-il.
J´admets avoir hésité à le tuer lui aussi. J´étais devenu une bête, qui ne rêvait que d´une chose : se nourrir.
- Je me nomme Mazel Tof, poursuivit-il en me tendant la main. Je regardai pendant quelques secondes la main tendue. Ma langue vint lécher mes lèvres blêmes. Les secondes s´égrenèrent, la tension était palpable. Je finis par lui saisir la main et la serra fermement.
- Mon nom est Kala… hum… Gorgoth.
- Et bien Gorgoth, tu m´as sauvé la vie. Je t´en suis redevable. Que puis-je faire pour te remercier.
L´idée germa instantanément dans mon esprit avide de sang.
- Mène-moi à Ascalon.
Si je voulais survivre, il fallait en effet que je vive en compagnie des hommes… et de leur sang.

Il m´emmena à Ascalon. Je n´avais jamais mis les pieds dans cette ville autrefois resplendissante. Aujourd´hui, la guerre avait fait des ravages, même jusqu´en son sein. Mazel, avant de passer les sentinelles, me conseilla de rabattre la capuche de ma cape. Je ne compris pas sur le coup le sens de ce conseil, mais je m´exécutai sans rechigner. Les gardes armés d´arcs sur les remparts nous laissèrent passer et nous nous retrouvâmes à l´auberge du "Croc du Dragon" où nous réservâmes deux chambres. L´auberge arborait en effet derrière le comptoir un immense croc blanc de la hauteur d´un homme. Le propriétaire se targuait qu´il s´agissait là du présent d´un valeureux guerrier qui avait combattu un dragon jadis. Nul ne pouvait vérifier la véracité de ces dires.
La chambre était d´une banalité affligeante. Mais ce dont j´avais besoin était surtout d´un lit moelleux et d´eau pour me rafraîchir. Un sceau d´eau fraîche n´attendait que moi dans un coin de la pièce. Sans plus attendre, je plongeai mes mains pâles et aspergeait mon visage. Comme c´était agréable. Je me sentais revivre. Je me redressai, heureux de ma bonne fortune… jusqu´au moment ou mon visage se refléta dans le miroir accroché au mur blanc. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je reculai malgré moi devant cette vision étrangère. Mon visage, autrefois radieux, était blême et sans vie. Mes pupilles bleues jadis, avaient disparu. J´avais des yeux blancs, sans pupilles. Une longue cicatrice s´étendait de mon front à mon menton.

Loygord, Dieu des Morts, ne m´avait pas fait dont de vie… il m´avait transformé en liche...

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 22:19:52

...Grenth (ndlr : ex Loygord) ne m´avait pas fait dont de vie… il m´avait transformé en liche.

Durant les semaines qui suivirent, je vivais la nuit. Arpentant les rues en solitaire, je cherchais ma proie. Un poivrot qui somnolait sur un banc de la ville, un clochard sans le sou, vautré contre le mur d´une échoppe, étaient de bons exemples de victime potentielle. Lorsque j´avais faim, rien ne pouvait m´arrêter et c´est le lendemain à l´aube que j´avais mal au ventre en repensant à mes escapades nocturnes. Jamais plus je ne me regardais dans un miroir. J´avais honte de ce que j´étais devenu. Je fuyais tout le monde et notamment Mazel. La porte de ma chambre restait close la journée et ne s´entrouvrait que le soir pour laisser passer cette ombre que j´étais devenu.
Très vite, la rumeur d´un assassin qui frappait la nuit s´étendit dans Ascalon. Les sentinelles étaient sur le qui-vive. Un couvre-feu fut instauré par le prince Rurik en personne. Les proies se faisaient plus rare et il m´arrivait de ne pouvoir manger à ma faim. Malgré tout, je continuais à longer les rues, passant d´une ombre à une autre, dans un silence quasi-surnaturel.
J´en vains très vite à la conclusion que je devais m´attaquer aux sentinelles en personne. Il en allait de ma survie. La bête qui sommeillait en moi regardait les sentinelles passer, calculait le temps qu´il fallait à l´une d´elle pour aller d´un bout à l´autre de la rue, à quel moment la relève avait lieu. J´étais sur le point de commettre l´irréparable : m´attaquer aux hommes de l´armée régulière, ces mêmes gens pour qui j´étais mort jadis.
Deux gardes armés passèrent près de moi sans me voir. Il était temps d´agir. Mon désir montait en pensant déjà à cette sensation de béatitude qui m´envahissait à chaque fois que je me sustentais. Au moment où j´allais bondir hors de ma cachette, une main ferme m´attrapa le bras. Me retournant vivement, près à me battre pour défendre ma peau, je constatai qu´il s´agissait de Mazel.
- C´était donc toi, mon ami, me dit-il, du regret dans la voix.
Fuyant son regard, je lui répondis dans un murmure.
- Tu ne peux pas comprendre. Pars avant qu´il ne soit trop tard… avant que je te fasse du mal.
- Laisse-moi t´aider. Tu es malade mais je peux te guérir.
- Non, imbécile, lui répondis-je. Tu ne peux rien pour moi. Tu ne peux pas t´imaginer ce que j´endure. Je suis destiné à tuer ou mourir.
- Ma déesse Dwayna m´a doté de grands pouvoirs, Gorgoth. Laisse-moi essayer…
- Va au diable ! Crachai-je en me redressant.
Avant même d´avoir le temps de m´éclipser, je l´entendis incanter. Une chaude sensation, douce et apaisante m´envahit. Mes jambes fléchirent et mon corps s´affaissa. Mazel m´attrapa avant que je ne touche le sol.
Il m´emmena dans ma chambre où il resta au pied du lit de longues journées durant, plongé dans une profonde méditation, priant sans cesse sa déesse pour lui donner la force de contrer la malédiction qui me pourrissait la vie. Celle-ci répondit à son appel et lui insuffla une partie de son pouvoir divin. Il se redressa et posa une main contre mon torse. Une aura d´un blanc pur apparut, s´intensifia et engloba finalement mon corps frêle. Puis, sans un mot, il se retourna et regagna sa chambre, s´allongea et s´endormit immédiatement, de longues heures durant.
Quelques minutes plus tard, je me réveillai, encore engourdi par un sommeil de plusieurs jours. Je me levai et me penchai au dessus du seau d´eau fraîche pour me rafraîchir. En me redressant, j´affrontai pour la première fois depuis des semaines mon reflet dans le miroir. Je n´avais pas changé physiquement, et pourtant, je me sentais différent. Je n´avais plus ce désir de sang comme autrefois. C´est à partir de là que Mazel et moi devînmes inséparables.

A compter de ce jour, et durant des années, nous parcourûmes les terres qui s´étendaient d´Ascalon jusqu´au désert de cristal, de la froideur des Cimefroides, jusqu´à l´atmosphère infernale des îles de feu. Nous voulions mettre fin à la tyrannie qui sévissait sur la Tyrie, au Mal qui nous avait enlevé les êtres chers. C´est aux précipices de l´enfer que se termina notre quête : nous vainquîmes la liche responsable de tous ces tourments. Je passerai ici les détails de toutes ces quêtes que nous fîmes ensemble car malgré tout, nous ne sommes pas parvenus à restaurer la splendeur de la Tyrie. Le Mal s´est implanté et est toujours omniprésent.

Loin de chanter nos prouesses, les gens des villes continuent à me jauger, des soupçons, voire de la haine dans les yeux. Mon physique ingrat rebute bon nombre d´entre eux. Mais qu´à cela ne tienne, je n´ai pas choisi la vie d´aventurier pour récolter des éloges. Je suis heureux de ce que je fais, et d´être accompagné par mon ami, mon frère : Mazel.

J´eus la chance cependant de rencontrer d´autres aventuriers valeureux, des hommes et des femmes au cœur purs et nobles… ce sera l´objet de mon prochain récit.

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
18 mai 2006 à 22:20:31

Loin de chanter nos prouesses, les gens des villes continuent à me jauger, des soupçons, voire de la haine dans les yeux. Mon physique ingrat rebute bon nombre d´entre eux. Mais qu´à cela ne tienne, je n´ai pas choisi la vie d´aventurier pour récolter des éloges. Je suis heureux de ce que je fais, et d´être accompagné par mon ami, mon frère : Mazel.

La vie d´aventurier m´a également permis de rencontrer des gens valeureux, au code de conduite irréprochable. C´est ces hommes et ces femmes qui m´ont petit à petit redonné goût à la vie, cette existence qui avait été si cruelle avec moi. Tout commença bien des années après le combat contre la liche. Mazel et moi, toujours à la recherche d´aventures palpitantes, nous entendîmes parler d´un endroit sombre, synonyme d´agonie, communément appelé la Fissure du Malheur.
Depuis de nombreuses années, sortis des entrailles de la terre, venaient en nombre des créatures maléfiques dont le but premier était les batailles dans l´onctuosité du sang. Bon nombre d´aventuriers se sont échinés à essayer de contenir ces bêtes de l´ombre, mais aucun ne revinrent vivants. Les paysans des bourgs environnants ce lieu de dépravation adoptèrent comme coutume de sacrifier de jeunes pucelles sur l´autel jouxtant l´entrée de la Fissure du Malheur. Le sacrifice avait lieu une fois par semaine. Des gens sans travail revenait le lendemain récolter les restes sanguinolents des jeunes femmes en échange de quelques pièces d´or pour ce travail ingrat. Les corps des vierges étaient ravagés, leurs entrailles s´étendant à même le sol poussiéreux, leurs bras et leurs jambes arrachés du reste de leurs corps. Voilà des années que le rite avait lieu et il était désormais bien difficile pour les gens de la région de trouver une jeune femme à la vertu intacte. Toujours est-il que par ce stratagème odieux, les terres des paysans étaient à l´abri et la paix subsistait. Les gens se voilaient la face et ne parlaient jamais des sacrifices. Les familles dont la jeune fille devait être immolée recevaient une lettre arborant le sceau royal. Rien ne pouvait empêcher de telles actions. Depuis la mort du prince Rurik, plus aucun homme noble, de corps et d´esprit, n´avait pris la succession du trône. Le nouveau régent était un faible et un lâche qui préférait ce stratagème à celui d´une guerre qui entraînerait la mort de nombreux soldats.
Nous arrivâmes aux Temples des Ages, petite communauté d´hameaux aux bords de la Fissure du Malheur. Mazel et moi-même n´étions pas capables de rivaliser contre les dangers de ce lieu infâme. Il nous fallait donc trouver des aventuriers prônant les mêmes valeurs que nous. Mon ami moine, d´un geste de la main, ouvra les portes battantes de l´auberge locale appelée les "Infamies de Grenth". Je souris en mon fort intérieur car ce mot était pour moi en tout sens ce que je pensais du Dieu de la Mort et de ce qu´il avait fait de moi. A notre arrivée, le brouhaha ambiant s´arrêta subitement. Des volutes de fumées, s´échappant des nombreuses pipes, formaient un épais nuage blanc qui stagnait au plafond. Il y avait de nombreuses tables, pour la plupart occupées par des poivrots et des assassins qui nous lançaient de sombres regards. L´ambiance était pesante et mon physique ingrat ne faisait qu´accentuer le malaise que nous ressentions dans l´assemblée.
Une servante aux formes avenantes nous proposa une table que nous acceptâmes d´un signe de la tête. Deux bières vinrent très vite meubler la table en chêne massif. Le brouhaha repris de plus belle. Des bardes dans le coin de la grande pièce entonnèrent une mélodie à la lyre, violon et harpe.
- Nous aurons du mal à trouver des compagnons d´arme ici, je le crains, dis-je à Mazel après avoir bu une grande lampée de mon nectar.
- Détrompes-toi, me répondit-il. J´en vois ici qui ne cesse de nous dévisager. Je sens en eux un grand potentiel.
- Comment le sais-tu ?
- C´est Dwayna qui me le dit, me répondit-il avec un sourire.

Quelques minutes plus tard, un guerrier et sa compagne archère se présentèrent à notre table.
- Pouvons-nous nous joindre à vous ? Demanda l´homme en armure.
- Avec joie, répondit Mazel avec un large sourire.
- Je me nomme Shardar et voici ma compagne Atalante.
- Je suis Mazel et voici mon compagnon Gorgoth.
- Etes-vous ici pour libérer la Fissure du Malheur ?
Je regardai droit dans les yeux le jeune guerrier devant moi. Il se dégageait une puissance arrogante et je savais d´ores et déjà que ce serait un compagnon de choix. La rôdeuse quant à elle restait discrète mais ces gestes aériens, presque félins, témoignaient d´une agilité et d´une précision diabolique.
- Nous sommes ici pour détruire le Mal qui sévit dans la fissure, répondis-je d´une voix rauque. Tant que je serais en vie, plus aucune vierge ne sera donnée en pâture sans vergogne.
- Alors nous voulons bien vous accompagner dans cette quête, affirma Atalante avec détermination.

Dans les jours qui suivirent, la rumeur d´un nouveau groupe d´aventurier s´amplifia rapidement. Tant et si bien que d´autres aventuriers vinrent nous rejoindre. Il y avait Chibime Seng, puissante moniale de Dwayna, les rôdeurs et rôdeuses Orion Sombreflèche, Melle Latzu, Krapout Chniek, tous virtuoses à l´arc et enfin Sword Jah, guerrier solitaire et valeureux. Chaque membre du groupe fit connaissance et nous nous découvrîmes de nombreux points communs. La plupart d´entre nous étaient orphelins ou sujet à de grands tourments depuis la grande bataille contre les Chars où j´avais perdu les êtres qui m´étaient chers. Cela étant, je restais souvent en dehors du groupe, trop habitué au regard méprisant que me lançaient les étrangers. Je ne pouvais pas me faire à l´idée que ces gens d´exception me regardaient avec un œil neuf et me considéraient comme l´un des leurs.

A l´aube du sixième jour, la veille du sacrifice, nous nous retrouvâmes devant l´immense statue de Balthazar. Les paysans du Temple des Ages s´étaient cotisés afin de nous donner l´offrande qui nous permettrait d´ouvrir un portail vers la Fissure du Malheur. Shardar déposa l´offrande au pied de la statue et psalmodia dans un langage que je ne compris pas. Un tourbillon violacé apparut devant nous et forma après quelques secondes un portail d´où s´émanait un étrange pouvoir malsain. Sans l´once d´une hésitation, Sword Jah dégaina sa lame magique et s´élança. Son corps fut absorbé par les spirales violettes. Très vite, nous lui emboîtâmes le pas…

voili voilou... :banzai:

Empyre
Empyre
Niveau 4
19 mai 2006 à 07:53:20

:bravo:

xardas-korinis
xardas-korinis
Niveau 10
19 mai 2006 à 08:29:42

Un petit :salut: en passant.
Oli pour la sortie d´hier ça a été vraiment comment dire expeditif :lol: on c´est bien fait :mort: mais bon une prochaine fois on y arrivera :ok:
P.S: vais peut etre si j´ai le temps creer un forum global pour la guilde mais bon je sais pas trop quand.Je verrais selon ce que je peux faire.Au moins comme ça meme les deserteurs de JV pourront donner leur avis :lol:

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:37:13

:lol: :ok:

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:42:35

:cool: à mon tour...

Histoire de Shardar sans Merci (à mettre en parallèle avec le récit de Gorgoth Sanguinaire)

Je suis né de père Ascalonien et de mère Krytienne. Mon père était au service du Prince Rurik, il faisait partie de sa garde rapprochée. Dès ma plus tendre enfance je fus formé à l´art militaire par ce père qui excellait dans le maniement de cette arme qui m´émerveillait déjà : l´épée. La sienne il l´avait gagnée au combat en tuant un ennemi sorti d´une région dont le nom m´échappe à présent. Il s´agissait d´une épée de cristal au reflet dégageant comme une lumière féérique . Il avait fait la connaissance de ma mère lors d´une visite diplomatique du Prince Rurik en Kryte et plus précisement lors d´une halte dans un petit village nommé Beetletun. Cette histoire d´amour avait porté ses fruit : moi ! Le jour de mes six 6 ans je reçu en guise de cadeau un superbe glaive qui allait me procurer tant de plaisir lorsqu´à mes heures perdues je combattait des armées de soldats fait de bois et de paille du côté du Fort Ranik. Cette période récréative dura huit longues années et à mes quatorze printemps je fus admis à l´Academie d´Ascalon dont la réputation avait largement dépassée les frontières de la Tyrie. Commençèrent alors trois belles années consacrées à apprendre diverses techniques de combat ainsi que les bottes secrètes des meilleurs manieurs d´épée,marteau ou autre hache. Je reçu également une formation religieuse et l´abbaye d´Ashford était le meilleur endroit du monde pour apprendre les diverses techniques de guérison distillées par un Moine appelé Menhlo. A dix-sept ans un nouveau cycle débuta et je parcouru pendant cinq ans la Tyrie de long en large affecté à diverses missions au service royaume. A mon retour, le désastre avait frappé Ascalon. Des hordes sauvages avaient rasé tout ce qu´elles avaient trouvées sur leur passage au nom de je ne sais quel démon vomi par les entrailles de cette terre qui m´avait donné le jour. Des familles entières avaient été anéanties et la mienne n´avait pas été épargnée. Mon père était mort au combat en tentant de sauver vainement ceux qui pouvaient encore l´être et ma mère avait disparue du côté de la Frontière Orientale alors qu´un immense éclat ressemblant à un diamant s´était écrasé à même le sol. Ce jour là, je découvris un sentiment ignoré jusqu ´alors : la haine... et c´est cette haine qui allait faire de moi ce que je suis aujourd´hui : Shardar sans Merci. Car de merci il n´y en aurait plus jamais, ni pour cette race que sont les Charrs, cause de tous ces meurtres commis dans la cité, ni pour aucune autre dans le royaume et même au-delà. Ce jour là je pris la décision de vouer ma vie entière à combattre le mal sous toutes ses formes, sans distinction aucune des peuples à aider car il me semblait impératif que le Bien triomphe à jamais...

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:43:30

Au lendemain de la mise en terre des habitants d´Ascalon qui avaient péris sous les coups de lames des forces Charrs, je décidais de partir en Kryte. Plus rien ne me retenait ici et rien ne permettait d´envisager un avenir souriant. D´Ascalon à Rin le paysage n´était plus que désolation. Tout mon être tremblait du désir d´éradiquer le mal qui tendait à pulluler sur ces vertes terres que ma mémoire s´efforçait de conserver.

Ma compagne ne m´avait pas suivi lors de mon retour sur les terres ancestrales. Atalante avait préféré rester à l´Arche du Lion où, il faut bien le reconnaitre, le temps s´écoule plus lentement qu´ailleurs. Un effet de la proximité de la mer probablement. Elle avait toujours aimé cette région où le gibier foisonnait ce qui lui permettait sans cesse de s´exercer à son arme préférée : l´arc. Un arc qu´elle avait obtenu des bonnes oeuvres d´un grand artisan de la Tyrie répondant au nom de Draco lors d´un tournoi victorieux comptant les quinze meilleures flèches du pays. Comme toujours, je la retrouvais avec un plaisir indescriptible et elle n´eût pas à beaucoup insister pour que nous passâmes la nuit sur place [censure]... Le lendemain matin, un soleil éblouissant se leva sur l´Arche du lion. Jamais il ne m´avait semblé aussi éclatant. Peut-être était-ce là un signe divin pour annoncer une ère nouvelle. La haine brûlait toujours au fond de moi mais je me rendis compte que la mission que je m´étais fixée ne pouvait raisonnablement pas être réalisée sans aide extérieure. Il était impératif de rencontrer des aventuriers qui, comme nous, auraient à coeur de reconquérir nos terres, loin des querelles entre ascaloniens et krytiens. Cap fut mis sur le Temple des Ages, lieu propice aux nombreuses rencontres de personnages autant virtueux qu´intrépides.

Notre nouvelle tâche commençait. Après de longues heures de marche nous arrivâmes à destination. Le Temple des Ages se dressait devant nous, bourgade aux allures dominicales avec ses statues de marbre à l´éfigie de nos Dieux. Ignorant par où commencer, nous nous mîmes en quête d´un lieu pouvant être propice à faire quelque rencontre intéressante. Au détour d´un sentier se dressa devant nous une sorte d´auberge aux allures glauques : "Les infâmies de Grenth". La porte d´entrée franchie, il était hors de doute que ce lieu ne puisse nous fournir la main d´oeuvre que nous espérions. Une fois habitué à l´obscurité ambiante et surtout à la fumée qui flottait dans la grande pièce, un coup d´oeil me suffit. Assis à une table devant deux bières qui venaient de leur être servies, deux hommes semblaient, eux aussi à la recherche de compagnie musclée. L´un d´eux semblait quelque peu difforme tandis que l´autre avait la posture rectiligne caractéristique de ceux qui vouent leur vie au culte d´une de nos divinités. Après quelques secondes d´hésitation, nous décidâmes de nous rendre à leur table...

:o)) et voilà

xardas-korinis
xardas-korinis
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:45:57

:nonnon: Un petit effort oli là :-p C´est trop court tout ça :desole: :lol:

oli_the_fool
oli_the_fool
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:46:16

Atalante

Une jeune fille nommée Atalante Daria naquit dans un campement de la somptueuse région de l’Abbaye d’Ashford. Fille de la tribu d’Ewan, elle fut initiée dés son plus jeune âge à la maîtrise de l’arc pour perpétuer la tradition des « gardiens de la nature ». La région regorgeait d’arbres, de fleurs, d’animaux de toutes sortes. Bref, une vie pleine d’aventures l’attendait.

Jusqu’au jour où…

Lors d’un retour d’expédition, j’entendis des hurlements. Je connaissais ces voix, elles m’étaient familières. Je courus de toutes mes forces au risque de m’étouffer par cette peur qui m’étreignis à la gorge et découvris avec horreur d’innombrables créatures, inconnues pour moi jusqu’a ce jour, s’acharner sur des restes d’humains et d’animaux.. C’était trop tard ! Certains dansaient et poussaient des cris autour de ce qui était il y a peu mon logis, ma tribu.

Je sentis la haine monter en moi, mes yeux devinrent noirs, mon sang se glaça, mes muscles se raidirent et d’un mouvement preste je saisis mon arc et je décochais mes flèches selon les techniques apprises par mon père. Ils sortaient de partout, des arbres, du sol, des étangs même, mais ma haine l’emporta, je me battais pour ma cause : la vengeance des miens. Au moment où je commençais à douter de mes forces, tant ils étaient nombreux, un félin surgit d’un bosquet et m’accompagna dans cette bataille interminable.
Je ne sais d’où il venait, avait-il lui aussi un compte à régler ? Après je ne sais combien d’heures de combat, je m’écroulai de fatigue et je m’endormis sur place dans cette puanteur macabre.
Je fus réveillé par le léchage intense du félin. Je ne sais s’il avait veillé sur moi ni depuis combien de temps. Mais j’avoue qu’il me fut d’un grand secours. Je remerciai la Déesse Melandru pour ce signe d’espoir et le surnommai Thorgalus en hommage à mon père.
Je recueillis tout les restes des miens, les enterrèrent et plantai un arbre en leur mémoire.

Depuis ce jour, je décidais de perpétuer la tradition et de joindre mon arc aux bonnes causes.
Thorgalus m’accompagna tout au long de mon exil vers l’ouest, où j’espérais trouver au-delà des montagnes un autre chez moi, aussi beau et aussi calme. Mais je dus reconnaître que nul endroit n’avait été épargné. La tristesse et la mort rôdaient autour de moi. Je passais mon temps à marcher dans les bois, les endroits retirés, quand il y en avait encore, et en évitant le plus possible la compagnie des hommes. Ils étaient de ma race mais leur façon de vivre m’était étrangère. Je dus pourtant me rapprocher des villes et villages pour piller de quoi me nourrir et trouver un abri lors des périodes hivernales.
Un jour je fus surprise par un couple de taverniers, mais au lieu de me chasser comme les autres, ils me proposèrent de la nourriture et m’invitèrent à enter dans leur demeure. Je fus surprise par leur accueil. Bien des heures plus tard, je fis mon entrée accompagnée de mon seul et fidèle ami, Thorgalus.

Ces gens bien aimables me considérèrent comme leur propre fille, ils m’apprirent à lire et à écrire. En contrepartie de leur bonté, je servais dans leur établissement. Ce fût un supplice pour moi qui aime la verdure, les grands espaces, le chant des oiseaux, la liberté. Je savais que seule, je n’irais pas bien loin. Au début, je pensais trouver peut-être d’autres personnes comme moi, égarées par le hasard de la vie mais mon espoir ce dissipa très vite. Je priais Melandru à chaque moment de la journée et j’espérais un nouveau signe de sa part.
Je trouvais cet endroit malsain, ça puait la bière et le tabac, la sueur de ces hommes qui criaient et buvaient. Je pense que c’était pour cacher leurs faiblesses et leurs malheurs. Mais le plus horrifiant était la façon dont ils traitaient les femmes. Ils leurs tapaient sur le derrière et elles leur rendaient un petit sourire en coin. Je savais qu’au fond elles les auraient bien giflés. Je fus bien heureusement épargnée par ses humiliations grâce à la poigne de mon nouveau père.
Un jour pourtant un homme me fît des avances. Je fus offusquée et il fut immédiatement jeté à la porte. Je l’avais déjà remarqué, et le trouvait pas trop mal mais bourru, extravagant, sans cervelle, un peu banal malgré les blessures de guerre qu’il exhibait. Chaque soir à la fermeture de l’établissement, il m’attendait et me réitérait sa demande. Au bout d’un moment, j’acceptai sa proposition et nous passâmes une soirée fort agréable. Derrière cette carapace, un cœur tendre sommeillait. Il revint le lendemain, et le sur lendemain, … (enfin je ne dois pas vous faire de dessin ^^).

Ils avaient les mêmes valeurs, et étaient complémentaires. Elle diplomate, observatrice, tacticienne et lui bâti dans le roc, impulsif et fonctionnant à l’instinct.

:rouge: tout moi ça :rire:

xardas-korinis
xardas-korinis
Niveau 10
19 mai 2006 à 09:48:53

lol ton nomm n´y figure pas à ce que j´ai pu lire :-p :lol:

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