
Bon tout d´abord " les testicules sont une forme de fuite", c parce que tout se barre en couilles.
Ensuite, je vais commencer par Dante, à tout seigneur/saigneur tout honneur.
Première chose à préciser, pour moi la chronologie des jeux, c le 3, puis le 1, et enfin le 2.
Bon, donc, puisque c à propos du 3, Dante, dans le 3. Première chose à remarquer : il est jeune.
Et quand je dis jeune, je le dis dans tous les sens du terme.
Que ce soit dans ses vêtements ou son attitude, il est très jeune, et fou.
Au sujet de sa psychologie, il est pour moi évident qu´il a un problème avec sa famille, ce qui est compréhensible : il n´a jamais eu de père, sa mère est morte très tôt dans sa vie, et son frère est son antithèse, son contraire total ( on verra ça avec le profil de Vergil).
Ce problème est révélé avec sa réplique après le premier combat contre Vergil : " Père ? Je n´ai pas de père. Je ne t´aime pas, c´est tout." On pourrait très bien remplacer père par frère.
Dante en veut sûrement beaucoup à son père de l´avoir " abandonné", de ne pas avoir été là pour lui. Il regrette beaucoup sa mère, qui est la seule vraie famille qu´il ait jamais eue. Quant à son frère, ça se voit tout de suite, c son rival. Je pense que la confrontation est un réflexe chez eux.
Dante est p-ê en grande détresse au fond de lui. C un gros problème de ne pas avoir eu de famille, et il a sûrement passé toute son adolescence seul, habitué à se débrouiller lui-même. Son besoin de s´affirmer comme autonome le conduit à s´éloigner de son père, à le rejeter et à frimer, pour s´affirmer. Avez-vous remarqué son habitude de beaucoup utiliser ses flingues dans les cut scenes ? Et son épée est un souvenir de son père... Dante compense son inquiétude et sa détresse intérieure par sa nonchalance : il n´est absolument pas mûr. Il se rebelle pour compenser sa détresse.
Mais l´ironie est que Dante est voué à suivre la même voie que son père. Il a hérité du sens du bien de Sparda et de son jugement, mais surtout de ses émotions et de sa sensibilité : c en comprenant la détresse et la fragilité des humains que Sparda en est venu à les protéger.
Malgré ses tentatives de paraître cool et de se montrer comme qqun qui n´en a rien à faire, Dante est un héros dans l´âme. C sa sensibilité qui le différencie de Vergil, comme tout le reste. Cette même sensibilité qu´il cache par sa nonchalance un peu puérile parfois.
Malgré sa détresse, Dante a hérité de son père ses talents guerriers et son sens du bien : il est voué à l´héroïsme et au combat pour l´humanité. C son destin, en quelque sorte, une fatalité qui pèse sur ses épaules et qui le condamne à cette voie, en dépit de tous ses efforts pour s´affranchir de son passé.
D´ailleur, dans les DMC suivants, Dante devient de moins en moins arrogant et immature : il assume son rôle et son destin, mais surtout son héritage. Sa volonté de venger son père en tuant Mundus et son admiration pour Sparda, pour la protection qu´il apportait aux faibles, est très loin de sa répudiation de son père dans le 3.
En résumé, Dante est un héros très classe, mais qui cache une grande détresse intérieure et un traumatisme qui l´a conduit à mépriser son père et à refuser son héritage. Mais les évènements au sein desquels il est projeté le placent dans son rôle de héros et le forcent à l´assumer, malgré lui. Par ses aventures, Dante acquiert la maturité nécessaire, accepte son frère et son père et assume sa mission, sans trop predre de sa classe. Si le DMC 1 est très apprécié, c p-ê parce que Dante est à le charnière entrele sérieux et la nonchalance, au point d´équilibre entre l´héroïsme et la frime.
( Que cela ne vous empêche pa