Continuons sur Vergil.
Je pense, pour faire court, que son sérieux l´a conduit sur la mauvaise pente. Là où Dante s´est détourné de sa famille, Vergil, lui, a voulu la venger. Le sérieux de Vergil est la marque d´une grande détermination, une âme remplie d´honneur et de calme, mais à laquelle il manque les sentiments : c´est Dante qui a hérité de cette part de Sparda. Vergil recherche la puissance à travers l´héritage de son père, pour le venger et surtout pour pouvoir protéger ce qui lui est cher. Lorsqu´il dit " Le pouvoir contrôle tout, et sans force, on ne peut rien protéger...même pas soi-même ! ", on peut comprendre que Vergil s´en veut pour ce qui est arrivé à sa famille, et surtout à sa mère. Il cherche à acquérir le pouvoir par l´héritage de Sparda, qui est son modèle, et dont le pouvoir est à la fois en lui et en enfer...
La force de volonté de Vergil et sa quête prouvent sa maturité par rapport à Dante, qui s´enferme dans sa nonchalance. Dante se voiloe la face, alors que Vergil affronte sa douleur et se guérit par une quête très noble en elle-même. Malheureusement, sa détermination et cette même volonté qui fait sa valeur fait aussi sa perte : entraîné, perdu dans cette quête, il en oublie son objectif et plonge dans une spirale terrible, en quête d´un pouvoir tjs plus dangereux...
Je pense que les deux fils de Sparda sont complémentaires : Vergil est déterminé et empli d´honneur et de calme, tandis que Dante est animé par des passions humaines, des sentiments et une sensibilité eux aussi très nobles. Vergil a hérité de la part " guerrier sombre" de Sparda, tandis que Dante a hérité de sa part " chevalier protecteur". S´ils avaient travaillé ensemble, ils auraient été plus grands encore que leur père. Mais la quête de Vergil et ( c méchant je c) la puérilité ( tout est relatif) de Dante ont fait qu´ils se sont séparés.
Si Vergil avait pu ne pas s´égarer, il aurait fait un chasseur extraordinaire.
On peut remarquer qu´avec le temps, Dante acquiert cette maturité qui lui manquait : il devient plus adulte, plus calme et surtout il assume sa mission, comme Vergil avait démarré sa quête. Et il ajoute à cela sa sensibilité, devenant le digne héritier de son père.
Avec le temps il ressemble de plus en plus à Vergil, ce que je trouve très touchant, voire attendrissant.
Voilà, c fait, mais c sans doute loin d´être complet. Postez, postez encore, je vous en prie.
PS : j´attends tjs ces définitions...