Voila, mon histoire n´a pas de titre. Je ne l´ai pas faite a la va vite mais trvaillée et corrigée. Bonne lecture!
C´était une auberge. J´entrai. Personne ne s´y trouvait. Seule l´odeur tu temps pourrissait là, tenace et pernicieuse.
J´appelai et tapai su poing sur une table bancale qui faillit s´effondrer sous mes coups. L´aubergiste devait être au cellier ou dans une des chambres de l´étage. Mais, malgré mon tapage, on ne se montra pas. J´étais seul, tressaillant d´attente, devant un âtre vide et inutilisé depuis bien longtemps, à en juger par les toiles d´araignées qui bouchaient la cheminée. Quant à la longue chandelle allumée depuis peu, et soudée à une étagère, sa présence, au lieu de me rassurer, me remplit plus d´inquiètude que si je n´avais trouvé en cet endroit que la nuit et l´abandon.
Je cherchai un flacon d´eau-de-vie afin de me réconforter et chasser la crainte qui me retenait d´aller visiter les autres pièces de cette étrange auberge. Mais les bouteilles qui gisaient là, poussiéreuses, avaient depuis longtemps rendu l´âme. Toutes de formes anciennes, étaient vides, les années assoiffées ayant éffacé jusqu´aux traces des boissons qu´elles avaient contenues.
Tout était si singulier qu´attentif au moindre bruit, je me questionnai que l´etrangeté des lieux. Du bois sec traînait. Je le rassemblait dans le foyer, sur un lit d´herbes sèches trouvées sans peine, et, frottant mon briquet épargné par la pluie, j´en tirai des flammes rassurantes.
Rencogné près de la cheminée, je me rendis à la chaleur, bien décidé à brûler le mobilier pour garder jusqu´a l´aube cette réconfortante compagnie. Les bouffées de résine me furent aussi revigorante que des goulées d´alcool pur.
Tout à coup, un insidieux frisson me traversa, semblable à celui ressenti dehors et qui m´avait chassé jusqu´ici. " On " se trouvait à nouveau là, tout proche.
Les murs avaient beau me protéger de trois cotés éclairé par le foyer craquant, j´étais visible et vulnérable. Je me dressai, les muscles tendus prêts à une fuite imminente.
Mais mon anxiété fit place à une vive angoisse qui m´oppressa jusqu´a m´étouffer. Maintenant " On" entourait l´auberge et, impitoyable dans leurs mystérieux desseins, d´invisibles regards, que je percevais, me fixaient par la fenêtre sans volets. " On" était attentif à ma personne et cela avec une telle violence que je suais, subitement terrifié.
Un frôlement à peine perceptible retentit pourtant avec un fracas sonore dans mon esprit. " On" était là tout près, à quelques centimètres de moi. Je pouvais déjà sentir sa respiration haletante et fétide sur mon visage.
Horrifié je ne pouvais esquissé un mouvement, j´étais paralysé à la seule idée de sa présence. Un bruit sourd s´échappa de ma gorge sèche, j´étais incapable de penser ou bien même de réfléchir, j´étais comme paralysé par une angoisse indicible.
Alors que la tension était à son paroxysme, un grattement se fit entendre: " On" était ici. Faible au début, mais sa vivacité ne cessait de croître. Les yeux agrandis par l´horreur, mes yeux ne pouvaient se détacher de la porte d´où venait cet abominable bruit. Puis dans un bref déclic, la porte s´entrouvrit dans un grincement sonore.