Tout était plongé dans l´obscurité. J´étais recroquevillé par terre, attendant le coup fatal de mon adversaire mais rien ne vint. Trop effrayer pour faire un geste, je restais là, en boule, comme un fou dans sa cellule en pleine crise. J´avais une impression bizare néamoins, comme si je n´étais plus dans la même pièce, comme si quelque chose avait changé. Les lumières se rallumèrent progressivements mais pas complètement, ainsi, la faible luminosité de l´endroit où je me trouvais le rendais encore plus malsain et blafard. J´étais dans le couloir, je pouvais voir les portes autour de moi mais les décors étaient différents. Les murs, auparavent blancs etaient remplis de sang. Je les touchaient, il était frais. Le sol était noir et spongieu, comme si j´eu marché sur un tapis mouillé. Le couloir était maintenant infiniment plus grand et, de ce fait, je ne pouvais en voir ni le début, ni la fin. Je m´élançais alors, décidé à quitter cet endroit sordide mais, après quelques minutes de course vaine, je m´arrêtais, à bout de souffle. L´air était étouffant, presque irréspirable et il me fallu longtemps pour retrouver un rythme respiratoire normal. J´observais les salles, les 15 portes que j´avais vu se répétaient, comme si le couloir avait été formé de copies des 15 portes mises à la suite. Je regardais, dans le désordre, les noms des portes. Il y avait: Salle de l´avenir, d´où je venais mais qui ne s´ouvrait plus, salle du néant, salle de classe, salle de torture, salle de l´esprit, salle de l´au delà, salle du pendu, salle du labyrinthe, salle d´eau, salle de l´impossible, salle de la peur, salle des regrets, salle de la révélation, salle du pendule et enfin L´apocalypse. Cette salle attira mon attention car son nom n´était pas formé, comme les autres de " salle de..." suivi de sa fonction. Il était écrit clairement " L´apocalypse". Je tentais de l´ouvrir, impossible, elle était solidement fermée. J´allais alors vers la porte juste en face de la Salle de l´avenir, la salle de classe. " Okay, qu´est ce qu´il va m´arriver ici, un contrôle de maths" pensais-je en essayer de me rassurer. Je poussais donc cette humide porte et entrais dans une salle sombre, une salle de classe.