A peine entré, une voix résonna dans ma tête, une voix de femme. Je ne pouvais saisir le sens des paroles, elles étaient comme lointaines et murmurées. Je cherchais d´où pouvait provenir cette énigmatique voix, un quelconque haut parleur quand un cri horrible se fit entendre et la couvrit. Je du me boucher les oreilles tant le cri était puissant. Quelques secondes plus tard, il n´y avait plus rien et le silence reignait à nouveau. J´en profitait pour observer la pièce dans laquelle j´étais entré. C´était une cellule capitonnée, une de ces cellules que l´on trouve dans les asiles, peuplées de malades de l´esprit. Quelque chose attira mon attention: un morceau de verre était posé sur le sol. Je le prit dans ma main, que pouvait-il bien faire dans cette cellule sans fenêtres? A peine m´étais-je posé cette question que la voix revint, plus forte qu´avant. Je pu donc saisir quelques mots dont cette phrase: Follow me. Elle me demandait de la suivre... mais où? Et comment? Rien ne m´aidait ici! J´allais sortir quand j´entendis un bruit derrière moi, comme un filet d´eau coulant sur un coussin de velour. Je fis volte face et vu, avec horreur, du sang couler du plafond et s´écraser sur le sol en matelas. Je m´approchais de cette source mystérieuse et la regardait attentivement, les sillons que faisait le liquide vital formaient des symboles étranges. A vrai dire, on aurait dit des lettres. Oui, c´en était! Aussi incroyable que cela puisse paraitre, on essayait de communiquer avec moi par l´intermédiaire du liquide rouge. Je pus lire une phrase, qui resta gravée sur le tissu quelques secondes avant de disparaitre. Elle disait:"Sur le mur, la réponse". Ne comprenant pas le sens de ces mots, je regardais le morceau de verre. C´était clair, on me demandait de regarder un mur, et donc? Qu´avaient-ils de si spécial si ce n´est qu´ils étaient en matelas? La réponse me traversa le crane comme une balle de neuf milimètres: ce n´était pas les vrais murs! A l´aide du morceau de verre, j´arrachais des lambeaux de tissu du mur. Par chance, je ne dus dépouiller que deux d´entre eux avant de tomber sur le bon, celui où le message était écrit. On pouvait lire " 9, 5, 4, 6...9, 5, 4, 6... Ces chiffres résonnent dans ma tête...9, 5, 4, 6...9, 5, 4, 6..." Je repensais immédiatement au cadenas à code! Je notais les chiffres et, rapide comme l´éclair, sortait de cette pièce morbide pour revenir voir la boîte et ouvrir le cadenas! Il s´ouvrit! Plus que deux autres et la boîte elle même. J´eu une idée, peut être pourrais-je crocheter les serrures grâce au morceau de verre trouvé plus tôt! Je cherchais dans mes poches, revint sur mes pas, cherhais partout, il deumeurait introuvable. " Merde, j´ai l´impression que je vais vraiment devoir trouver ces clefs!" pensais-je. Je me plaçait devant la porte suivante, celle du pendu. Rien que le nom me fit frissonner, j´allais surement tomber sur un cadavre mais je n´avais pas le choix. Je saisit la poignée et ouvrit la porte avant de me plonger, à nouveau, dans les ténèbres...