Je me relevais, m´adossais contre le mur. Putain mais quelle folie, tout ce sang, ces morts... Je n´en pouvais plus, je pris le couteau dans ma main et l´approchait de ma gorge, prêt à en finir. Mais quelque chose se passa, ma main ne répondait plus! Je ne contrôlait plus mon bras, je n´arrivais pas à me trancher la gorge, une force mystérieuse m´en empêchait! Ma main jeta le couteau avant de se relâcher. Je me levais d´un bond, horrifié par ce que je venais de voir. Je bougeais mon bras, puis ma main, j´en avais repris le contrôle. J´allais donc chercher le couteau qu´elle avait jeté, horreur, il avait disparu! Impossible de le retrouver! Je cherchais des minutes durant, rien, le vide! Perdu et appeuré, je décidais néamoins de retourner dans la salle de torture, j´avais bien, quelques heures plus tôt, éventré un cadavre pour récupérer une des clefs! J´ouvris donc prudemment la porte, une odeur de putréfaction chatouilla mes narines et me donna l´envie de vomir. J´eu envie de renoncer, de m´enfuir mais la volonté et la curiosité m´empêchèrent de faire demi-tour. J´entrais. Plus de cadavres, rien au plafond, juste une table d´opération ansanglantée avec des ustencils divers dont un grand couteau de boucher que je pris immédiatement. Il y avait une seconde porte au fond de la salle, une grande porte de métal gris. Je m´en approchais, décidé à l´ouvrir, ce que je fis sans attendre. A l´intérieur, un spectacle tout aussi affreux que celui que j´avais eu lors de ma 1ère entrée dans la salle précédente. Un homme affreusement maigre était crucifié sur une croix en X, les muscles et nerfs à nu et, de ses orbites, pendaient ses yeux toujours raccordés par les nerfs oculaires. Je me tenais devant lui, cherchant un indice à ma quète et tentant de ne pas y faire attention. Soudain, la lourde porte se fermit derrière moi. Je fit volte face et allait tenter de l´ouvrir. Je tambourinais dessus, rien, elle resta close. Là, un pure moment de folie s´offrit à moi: l´homme, visiblement dérangé par le bruit, se mit à gémir. Je m´en approchais et cria:"Mon Dieu! Laissez moi vous détacher, je vais vous aider!"
" C´est trop tard, tu vas mourir...dit-il en un souffle.Préocuppe toi des clefs, c´est ta seule chance."
" Mais où sont-elles? Lui demandais-je. Aidez moi s´il vous plaît!"
" La clef... est en toi."
Il poussa alors un râle avant de rendre l´âme. Je me retournais, boulversé par ces paroles quand son corps reprit vie. Il se leva et me fixa de ses orbites vides avant de se jeter sur moi! Une lutte acharnée s´ensuivit, durant laquelle je reçus de nombreuses entailles, presque autant que je lui en donnais. La porte s´ouvrit alors! Après un effort surhumain, je me dégageais de mon assaillant et m´élançait dehors. J´arrivais dans le couloir, j´étais en vie, mais pour combien de temps?