Bon, avant de raconter ça je tiens à dire que je ne suis vraiment pas fier de ce que j'ai fais, juste repenser à ça me donne envie de vômir, c'est vraiment dégueulasse ce qu'on faisait.
Je me lance.
C'était au primaire, je me souviens plus trop vers quel âge, je crois que c'était en 2ième ou 3ième année. On était trois à s'ennuyer devant chez un de mes amis que je vais appeller Bob pour l'histoire ( nom fictif ) et on a vu passer le rejet de l'école. Vous voyez très certainement de qui je parle, à chaque école il y en a au moins un, celui qui tette les professeurs, que personne aime, qui se fait écoeurer par tout le monde parce qu'il porte de grosses lunettes et qu'il passe la récréation à lire des livres dans son coin pendant que les autres jouent au ballon-chasseur. Bref, voilà que Roger (toujours un nom fictif) le Rejet passe devant nous de l'autre côté de la rue. Roger le Rejet, qui nous avait dénoncé au professeur parce qu'on lançait des roches sur l'école quand on s'ennuyait durant l'heure du midi, la semaine plutôt, ce qui nous avait valu un jour de retenue après l'école. On s'ennuyait et on lui en voulait, qu'elle pire combinaison pour des individus qui ne savent pas quand s'arrêter et qui ne distinguent pas très bien le bien du mal, en l'occurence, des enfants? Bref, on s'approche de lui. Louis ( l'autre ami qui était avec Bob et moi ) se met à marcher à reculon devant lui et demande: « Alors, t'es content de nous avoir stoulé? La prof t'a donné quoi? », le rejet lui rétorque que c'est pas de ses affaires et que si on avait pas fait des trucs interdits, on aurait pas eu de problèmes. Non content de cette réponse et du rejet qui continue de marcher en essayant de nous ignorer, je lui saisis le bras et lui dit: « Qu'est-ce que ça t'as donné de nous stoulé, p'tit con? ». Après avoir essayé en vain de se défaire de mon bras, il m'ordonne en criant de le lâcher. Mécontent de ne pas avoir eu de réponses et pour m'assurer qu'il ne puisse s'échapper de ma poigne, je tends mon autre bras et le tiens le plus fermement que mes bras d'enfant me le permettent. Pour le faire taire, Louis lui donne un coup de point dans le ventre. Il s'effondre par terre et essaie de reprendre son souffle, nous nous esclaffons. Beau coup, lance Bob. Après quelques instants Roger a réussis à reprendre son souffle et commence à crier qu'il va nous dénoncer et qu'on va avoir plein de retenues. Moi et Bob nous regardons, après quelques secondes Louis affirme qu'on devrait lui faire payer la retenue qu'on a eu à cause de lui. Bob et moi acquiessons et Bob propose d'amener Roger dans sa cour pour pas que des adultes nous voient. Tant bien que mal, nous le relevons et le tirons par ses bras jusqu'à la cour. Il crie toujours des menaces et on commence à ne plus trouver ça drôle, je le frappe au visage en lui disant que s'il ne ferme pas sa gueule, je vais la lui casser. Il se tait.
Après quelques instants de réflexions à haute voix sur le sort qu'on devrait faire subir à Roget, on décide finalement de le foutre à poil et de le trainer dans la boue ( qui s'était accumulée dans la cour suite à la pluie qu'on avait subie les jours précédents ). Tant bien que mal, on réussit après quelques minutes à le mettre nu. Quelques blagues sur le fait qu'il pleure et qu'il est pâle comme un vampire. Louis le pousse dans la boue, saisit une des jambes du rejet et me dit de l'aider en tirant l'autre jambe. Louis étant, comme vous l'avez probablement vu, le chef de la meute ( et celui qui a pensé à ce plan tordu ), j'obéis aussitôt et on commence à trainer Roger sur le sol boueux. Bob nous regarde en riant et en nous encourageant. Ce manène dura jusqu'à ce que Bob nous rappelle que ses parents allaient bientôt rentrés donc qu'on devrait se débarasser de Roger. Nous l'appatâmes, en passant par la ruelle ( qui était reliée à la cour de Bob ), quelques blocs plus loin. Louis, qui avait les vêtements, nous ordonna ensuite de le retennir. Qu'avait-il en tête? Nous le sûmes assez tôt quand il lança les vêtements de Roger sur le toit d'une des maisons avoisinantes en criant « Tin, tes calices de vêtements». Nous partîmes en courant après l'avoir menacé de lui faire pire s'il parlait de ce qui s'était produit à qui que ce soit.
Roger le Rejet ne revint pas à l'école, ni le lendemain, ni le surlendemain, ni les jours qui suivirent.
Personne ne su jamais pourquoi, sauf nous trois.