Avec The Darkness, Starbreeze propose, une nouvelle fois, sa vision personnelle du FPS avec un travail toujours aussi important réalisé sur le cadre de l´aventure, un Manhattan glauque à souhait, et une histoire où se mêlent intrigues mafieuses et embrouilles démoniaques. Malgré des univers pour le moins éloignés, on ne peut s´empêcher de voir une lointaine parenté entre The Darkness et The Chronicles of Riddick au travers notamment de l´étroit mélange entre des phases d´action pure et dure et des passages plus calmes où le héros prend tranquillement le métro ou bavarde avec les badauds. Les phases de shoot pourraient paraître assez classiques et basiques pour un FPS actuel, mais se trouvent vraiment bouleversées grâce à l´utilisation des pouvoirs jouissifs du Darkness. Le nouveau Starbreeze propose également une réalisation particulièrement soignée, tout à fait dans l´air du temps, avec notamment un joli travail sur les lumières et la modélisation des personnages. Il faudra, en revanche, se contenter de l´aventure solo prenante et intense, mais qui n´excédera pas la dizaine d´heures de jeu, et tirer un trait sur le multi trop quelconque et ennuyeux. Quoi qu´il en soit, cette descente aux enfers vaut vraiment le détour, sous réserve d´avoir les nerfs assez solides...
