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Fanfic : Les héritiers de Holarn

Docteur_Chakall
Docteur_Chakall
Niveau 8
12 août 2006 à 10:08:53

Bon, je me lance. Se basant sur une oeuvre bien connue (ou peut-être pas), cette fanfic devrait être accessible à ceux qui ne connaissent pas l´histoire originale. Le prologue est très court, mais les chapitres suivants seront un plus conséquents. Quant à mon rythme d´écriture... Je n´en ai aucune idée.

Enjoy ! (or not)

Prologue

Alors que les premières lueurs de l’aube déchiraient la noirceur de la nuit, et qu’un grand vent du Nord se levait sur les plaines de Holarn, deux garçons ouvrirent les yeux.
Des yeux noirs, pour le premier, et bleus pour le second.
Tandis que le soleil faisait scintiller la rosée matinale et illuminait les flancs lointains des montagnes du Lanor, tandis que le vent s’engouffrait dans les forêts verdoyantes du domaine, ces deux garçons s’éveillèrent.
A neuf ans, le premier était déjà grand et solide, avec des épaules étonnamment robustes ; le second, de trois ans son cadet, était mince, frêle, presque trop maigre.
Le premier avait le front large, la mâchoire carrée, le regard dur et franc ; le visage du second était plus fin, plus doux, avec des yeux vifs et innocents. Les cheveux du premier, bruns et courts, lui donnaient un air sévère ; ceux du second, châtains et longs, formaient une masse indisciplinée.
Le premier ne se leva pas tout de suite, savourant le confort de ses draps de coton et de son lit à baldaquin, promenant son regard sur les tentures qui couvraient les murs en pierre de sa chambre ; le second s’empressa de s’extirper de sa couverture et fit quelques pas timides dans la salle commune où il passait ses nuits.
Le premier finit par sortir de ses draps et se dirigea vers sa fenêtre : tout, dans ses mouvements, respirait la fierté et presque l’arrogance ; le second se déplaçait avec prudence, essayant de ne pas réveiller les autres dormeurs, comme s’il sentait qu’il n’était pas à sa place.
Le premier posa les mains sur le rebord de la fenêtre et admira la plaine qui s’étendait au pied du château de son père ; le second sortit en silence de la ferme où il avait grandi et regarda le soleil qui se levait à l’horizon, au-dessus d’une haie agitée par le vent.
Tous deux inspirèrent une grande bouffée d’air frais et se tinrent un instant immobiles. Puis ils se détournèrent et prirent le chemin de la cuisine. Celle du château, vaste et accueillante, pour le premier, celle de la ferme pour le second.
Le premier s’apprêtait à engloutir un petit-déjeuner préparé par les serviteurs de son père ; le second comptait chaparder dans les restes du repas de la veille – à supposer qu’il y en ait.
Ces deux garçons étaient si différents qu’on aurait pu croire que tous les opposait : le rang, la naissance, la fortune, l’apparence, l’âge, le caractère... Le premier n’était qu’orgueil et conscience de son importance ; le second était l’humilité et la simplicité incarnées. Le premier hériterait d’une baronnie, alors que le second resterait tout sa vie un fermier.
Et pourtant…
Pourtant, Tarlaq de Holarn et Vladek Marthason avaient trois points communs.
Ils deviendraient tous deux des guerriers.
Ils mourraient côte à côte, à la même seconde.
Et le même sang coulait dans leurs veines.

:)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
12 août 2006 à 11:58:02

Le texte est très bon, vraiment bon. Le style est fluide, agréable et recherché avec un vocabulaire fouillé et des descriptions précises.

Je ne sais pas si je dois me réjouir de voir une sorte de "spin off" du cycle de Kaim où m´intérroger car d´un certain côté c´est bien d´élargir son univers mais de l´autre, j´ai peur que se ne soit pas à la hauteur de notre génie local.

Je lirai très probablement la suite néanmoins. :)

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
12 août 2006 à 12:40:04

Mon commentaire se résume à celui d´Ostramus.

Juste comme ça Chakall, est-que KaiM t´a dit a peu près ce qu´il pensait, ou tu improvise totalement ?

Corneille_inc
Corneille_inc
Niveau 10
12 août 2006 à 12:46:46

étant donné que j´ai pas lu Le cycle de KaiM je peux pas faire de comparaison mais je trouve que c´est quand même bien pour une intro´ donc voila continue :ok:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
12 août 2006 à 12:56:25

Une question éssentielle aussi : Kaim a-t-il donné son accord ?

Kewl
Kewl
Niveau 21
12 août 2006 à 16:33:02

Houlà, houlà, vous vous aventurez en terrain miné, docteur ! ^^
Je pense que KaiM a déjà donné son accord, sinon tu n´écrirais pas cette fiction ...
Mais attention, attention ! Il va falloir respecter les personnages qu´a créé KaiM, au risque de subir les foudres des plus grands fans (Azerty, entre autres ... ) et de décevoir tout le monde. Je pense et j´espère que tu y arriveras ! En tout cas, pour l´instant, ça commence bien et ça respecte tout-à-fait la psychologie de Tarlaq lorsqu´il était jeune.

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
12 août 2006 à 17:06:20

Je crois qu´ils se connaissent IRL. Enfin il me semble. Et j´imagine que oui, c´est d´accord, sinon à quoi cela servirait-il ?

Le_ptit_chevlu
Le_ptit_chevlu
Niveau 4
12 août 2006 à 17:18:42

Euh, c´est bizarre, mais moi je trouve que la repetition de le premiern, le second, et plusieurs parafs a la suite utilisant la même structure, c´est un peu lourd...
Sinon les descriptions ont le mérite d´etre précises et concises, simples et efficaces.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
12 août 2006 à 17:22:01

Hmmm , il n´a pas tort ...

Docteur_Chakall
Docteur_Chakall
Niveau 8
12 août 2006 à 19:11:59

Je pars demain, donc je poste tout de suite le premier chapitre. Bonne lecture.

Chapitre 1 : Le maître de Holarn

Le château se dressait au centre d’une plaine totalement déboisée – une précaution élémentaire pour voir arriver de loin d’éventuels assaillants. Les champs les plus proches commençaient à trois kilomètres des murailles crénelées ; le premier village se trouvait à cinq kilomètres et la première ville, à quinze.
Un bras paresseux du fleuve Rhân, qui coulait non loin du château, abandonnait une partie de ses eaux dans un canal creusé pour alimenter les douves. Le vent qui faisait onduler les épis de blé mûrs se heurtait aux tous imposantes et aux solides remparts de pierres sans parvenir à pénétrer dans la cour. Une cour soigneusement pavée, abritant une chapelle, des écuries, un garde-manger, une forge et quelques habitations. Protégé par un fossé et une seconde enceinte haute de cinq mètres, un donjon massif aux murs percés de meurtrières servait à la fois de demeure au maître des lieux et d’ultime bastion en cas d’assaut.
Seuls les plus hauts étages de la bâtisse possédaient des fenêtres. La plus large d’entre elles s’ouvrait sur une vaste chambre décorée de tapisseries et d’armes de parade. Au centre de la pièce trônait un grand lit à baldaquin dans lequel s’éveillait un homme de taille moyenne, aux muscles fins et entraînés.
Se retournant et s’appuyant sur un coude, cet homme posa un regard tranquille sur la femme brune et potelée qui dormait à son côté. Depuis dix ans qu’ils vivaient ensemble, il n’avait jamais réussi à aimer son épouse – et il doutait que de son côté, elle éprouvât pour lui un autre sentiment que le respect. Leur mariage avait été arrangé par leurs pères alors qu’il n’avait que vingt-deux ans et elle à peine dix-huit. Parfois, il le regrettait. Puis il se résignait.
Balayant ces pensées, il se leva. Il ne réveilla pas son épouse : elle dormait toujours jusqu’au milieu de la matinée. Quittant sa chambre, il se dirigea vers son cabinet de toilette. Comme tous les jours, ses serviteurs lui avaient monté un bain chaud dans une bassine de cuivre. Il retira sa chemise de nuit avant de se glisser dans l’eau et de se détendre quelques minutes. Après quoi il se savonna avec vigueur, se rinça et sortit du bain pour se sécher. Face à un miroir, il contempla un instant son visage – des traits fins, des yeux marron et un début de calvitie – puis il rasa soigneusement les poils blonds qui lui mangeaient le menton et coiffa ses cheveux courts. Contrairement à d’autres nobles, il n’utilisait pas de parfum – il n’en avait pas les moyens.
Il ouvrit un coffre et une armoire pour en tirer des habits. Après avoir revêtu une chemise de coton blanc, un pantalon de cuir noir et une mégère tunique verte, il chaussa des bottes de cavalerie, boucla un ceinturon chargé d’une longue épée et sortit dans le couloir pour s’engager dans un escalier en spirale. Bientôt, une odeur de pain chaud parvint à ses narines, et il pénétra dans la cuisine, une grande pièce rectangulaire munie d’une table de chêne.
Son petit-déjeuner l’attendait déjà – un des avantages de la ponctualité. Il s’attabla en saluant ses serviteurs puis s’attaqua à ses tartines beurrées et à son assiette de jambon. Il aperçut son fils au moment même où celui-ci le remarquait, et le petit garçon se leva pour venir lui souhaiter le bonjour.
- Pourrez-vous m’apprendre à monter aujourd’hui, père ?
- Pas ce matin. J’ai prévu d’aller chevaucher dans le Sud du domaine. Cet après-midi ?
Les yeux noirs du garçon s’illuminèrent.
- Entendu, père.
Et il repartit vers sa place.
Un instant plus tard, un petit homme en robe brune et aux longs cheveux noirs s’approcha, plantant ses yeux verts et perçants dans ceux de son maître.
- Mes respects, Monseigneur. J’imagine que, comme d’habitude, vous allez partir très tôt. C’est pourquoi j’aurais besoin que vous me donniez rapidement votre avis.
Le seigneur sourit. Son intendant était toujours direct, presque réprobateur dès que son maître s’absentait.
- Je t’écoute.
- Deux marchands de Velnus sont en retard pour payer l’impôt. Mestan Kar et Lorian Ross. Pour chacun, la situation est assez particulière.
- Oui ?
- Mestan est un brave type. Il n’a pas encore pu écouler tout son stock de laine, mais attend un acquéreur dans les prochains jours. Je suis d’avis de lui accorder un délai d’une semaine. Par contre, Ross se moque de nous. Il a les moyens de payer, mais fait traîner les choses. C’est dangereux pour notre autorité. Il faut agir vite.
Le sourire du seigneur s’élargit.
- Que voulais-tu me demander, déjà ? Ah oui, mon avis sur la question !
- Le terme « avis » n’est pas tout à fait adapté, reconnut l’intendant sans se départir de son assurance. Je veux juste que vous me donniez carte blanche pour régler le problème.
- Accordé. Prends quelques hommes et va arracher son impôt à ce Lorian Ross.
- Il est légèrement arrogant. J’aurais besoin de lui faire forte impression.
Le seigneur haussa légèrement la voix.
- Eh bien, Axarn n’a qu’à venir avec toi.
Aussitôt, un robuste homme du nord se leva de sa chaise, ses cheveux blonds nattés virevoltant autour de son faciès de brute.
- Besoin de moi, Monseigneur ?
- Tu vas accompagner Erwan à Velnus. A priori, le château peut se passer de toi pendant quelques heures.
Sous le regard admiratif du fils de la maison, le colosse aux muscles d’acier riva ses yeux bleus dans ceux de l’intendant puis les reporta sur son maître.
- A vos ordres, Monseigneur. Même si je n’aime pas l’idée de vous laisser seul…
- En cas de danger, je n’ai besoin que d’une seule aide : celle de ma lame. Et je préfère chevaucher seul. Avec le temps, tu devrais le savoir.
Axarn baissa la tête et plaqua son poing sur son insigne de capitaine.
- Il sera fait selon vos ordres, Monseigneur.
- Fort bien. Erwan, d’autres questions ?
- Non, Monseigneur.
L’intendant s’écarta poliment et se fendit d’une révérence.
- Parfait, conclut le baron Sigurd de Holarn en s’essuyant la bouche. A présent, si vous voulez bien m’excuser…

Tel est Sigurd de Holarn :
Un homme droit et intègre. Un baron conscient de sa valeur, mais aussi de sa faible importance dans la hiérarchie de la noblesse. Un fidèle sujet du roi Alexandre VI, le souverain du royaume de Dümra. Un seigneur qui place l’honneur et la loyauté au-dessus de toutes les autres valeurs, et qui apprécie de les retrouver chez ses vassaux, particulièrement chez ses plus proches serviteurs.
Il n’est pas un chef de guerre. Il laisse cette tâche à Axarn Desparik, le capitaine de sa garde – un ancien lieutenant dans l’armée royale, vétéran de nombreuses batailles. Il n’est pas non plus un gestionnaire : c’est Erwan Nod, son intendant, qui s’occupe d’administrer ses affaires. Autrefois le comptable d’un marchand ruiné par une série de tempêtes, Erwan est d’une honnêteté absolue et d’une rigueur impitoyable – des qualités précieuses, car Holarn n’est pas une province riche, et nécessite une gestion sans faille.
Sigurd est le deuxième enfant de son défunt père. Sa sœur aînée, Megan, a manifesté à huit ans des dons pour la magie. Elle est partie étudier à Dümrist, et s’est aujourd’hui établie dans un petit village à la frontière Est de Holarn. Le benjamin de la famille, Johann, est entré dans les ordres. Il est maintenant prêtre à Velnus, la capitale de la baronnie.
Son père, s’étant marié sur le tard et n’ayant pu s’occuper de ses enfants autant qu’il l’aurait voulu, n’a pas voulu les mettre dans la même situation. C’est pourquoi il s’est empressé de trouver une épouse pour Sigurd. Ellen n’est pas la femme parfaite, loin de là, mais son charme et sa dot en faisaient une mariée tout à fait convenable. Elle n’a donné à Sigurd qu’un seul fils, Tarlaq. Le baron voudrait être fier de ce petit garçon, mais il n’y arrive pas. Parce qu’il ne pourra jamais lui transmettre ses passions.
Il en a deux, qu’il cultive depuis sa plus tendre enfance. La première est l’étude des langues anciennes. Sigurd en parle huit à la perfection, en comprend quinze autres et maîtrise les bases d’une dizaine de dialectes supplémentaires. Les caractères le fascinent, il peut passer des heures sur le moindre glyphe, et adore la calligraphie. Dans un monde où seul un homme sur cent peut déchiffrer autre chose que son nom, c’est assez exceptionnel.
Sa deuxième passion, la plus importante, est l’escrime.
Non pas que Sigurd aime combattre et tuer. Non, le sang ne le réjouit pas. C’est l’art du duel qui le captive. Les évolutions des lames l’envoûtent autant que la plus gracieuse des danses ; l’éclat de l’acier lui semble plus vif que celui du soleil. L’art du combat le fascine, et cet art a un nom.
Makashi.
L’escrime des seigneurs, la forme de combat que chaque noble apprend dès son plus jeune âge. Depuis sa première leçon auprès de son père, Sigurd sait qu’il est né pour maîtriser ce style. Il a passé dix ans à en apprendre toutes les subtilités, et dix ans encore à le perfectionner seul. Il a conçu lui-même la moitié de sa technique, et l’a éprouvée dans des dizaines de duels. Sa réputation finira par se propager jusqu’aux oreilles du roi, et un jour tout le tout le pays saura, et répètera, que Sigurd de Holarn est l’un des plus grands bretteurs de Dümra. Voire le plus grand.
Mais sa célébrité n’a aucune importance. Sigurd ne s’entraîne pas pour la gloire. Les tournois et les guerres n’ont aucun intérêt pour lui. Il s’entraîne pour l’art. Le plaisir.
Et pourtant, il sait qu’il n’atteindra jamais le sommet.
Il sait que son corps a ses limites. A trente-deux ans, il commence à perdre ses cheveux, et il ne va pas tarder à subir d’autres affres d’une vieillesse prématurée. Mais même sans cela, il ne deviendrait jamais le meilleur. Il le sent. Il n’est pas fait pour pousser le Makashi à son niveau ultime.
Il doit l’enseigner. Il en est convaincu. Mais Tarlaq, s’il s’intéresse aux armes, n’a pas le talent nécessaire pour s’approprier le Makashi. Il sera fort et robuste, mais n’aura jamais la finesse et la grâce que demandent une épée pour livrer tout son potentiel.
Et, par ailleurs, il se moque éperdûment de la calligraphie.
Sigurd est désemparé. Le code de la noblesse lui interdit d’enseigner à d’autres que ses descendants. Et son fils ne pourra jamais recevoir ses leçons.
Ses promenades à cheval lui permettent d’oublier ces soucis. Au final, il est quand même un homme heureux. Il n’est pas très riche, mais n’a pas de goûts de luxe. Il est servi par des hommes honnêtes et loyaux. Et il n’a absolument rien à se reprocher.
A part une chose…
Une unique erreur, qui le hante depuis bientôt sept ans. Qui le réveille en pleine nuit, tremblant et couvert de sueur, juste à côté de sa femme…
Sa femme qu’il a trahie.
Ca s’est passé deux ans après la naissance de Tarlaq, pendant l’une de ses longues promenades à cheval. Un orage a éclaté, et Sigurd a dû s’abriter dans un moulin désert. Et quelques minutes après son entrée, Martha est arrivée.
Avec son visage angélique, sa longue chevelure brune et ses immenses yeux bleus, elle lui a tout de suite plu. Et il est convaincu que son charme naturel a eu plus d’effet sur elle que son rang de fils du baron. S’il avait aimé son épouse, s’il avait davantage profité de sa jeunesse avant de se marier, les choses se seraient peut-être passées autrement. Mais là…
L’orage a duré toute la nuit. Une nuit qu’ils ont passée ensemble, dans le moulin. Au matin, ils se sont séparés. Et quatre mois plus tard, il a appris qu’elle était enceinte.
L’affaire aurait pu s’arrêter là. Elle n’aurait jamais avoué le nom du père. Et de toute façon, qui se soucierait qu’une fille de ferme ait accouché d’un bâtard ? Même dénoncé, Sigurd s’en serait sorti sans ternir sa réputation. Mais il n’a pas couru le risque. Non pas par prudence, mais par honneur. Conservant l’anonymat, il a fait parvenir de l’argent à Martha, ainsi qu’au fermier dont elle était la servante. Ainsi, elle a conservé sa place. Et Vladek est né.
Vladek…
Un second fils… Sigurd a mis du temps a s’habituer à cette idée. Dans sa situation, un seigneur ordinaire aurait vu là un bon moyen d’assurer sa succession si son enfant légitime venait à mourir. Et comme un seigneur ordinaire, Sigurd a continué à payer discrètement le fermier.
Erwan, très pointilleux sur les comptes, a dû s’en apercevoir. Mais il n’a rien dit. Et depuis six ans, Sigurd entretient en secret la ferme d’Owen et Beru Lark.
Mais pas seulement pour pouvoir reconnaître son fils en cas de besoin. Pas non plus parce qu’il aime Martha : il sait que cette relation n’a aucun avenir.
La véritable raison qui le pousse à agir, c’est qu’il ne peut se résoudre à abandonner son fils.
Et aujourd’hui, il a décidé de faire un pas en avant.
Aujourd’hui, il va rencontrer Vladek.
Pour qu’au moins cet enfant puisse connaître son père.

:)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
12 août 2006 à 19:24:18

Généralement on ne parle pas de gard emanger mais de grenier.

Tes descriptions sont très visuels. J´entends par là que tu glisses du objet à l´autre sans t´aatarder dessus. Tes descriptions sont escellentes, loin de là, mais tu ne prends jamais le temps d´appronfondir.

Le coup du miroir, même si j´avoie l´avoir fait, est archi cliché.

On ne dit pas un escalier en spirale mais en colimaçon.

On sent bien l´univers de Kaim et je dois avouer que vos sont similaires.

Je lirai la suite. :)

Kewl
Kewl
Niveau 21
12 août 2006 à 19:57:01

Je lirai également la suite, en espérant que tu développes un véritable scénario et que tu apportes de nouvelles idées à l´univers de KaiM. Pour l´instant, je trouve que c´est assez bien écrit et que tu respectes bien les personnages. Continue comme ça !

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
12 août 2006 à 20:39:55

Très bon, un peu lourd parfois mais très bien dans l´ensemble. Moi aussi je lirai la suite :ok: .

PS: KaiM est un "auteur" du forum ?

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
12 août 2006 à 22:33:20

Merci pour vos comms, je ne pensais pas que ce serait si bien accueilli. Alors pour répondre aux questions et remarques :

- L´accord de KaiM ? Est-ce vraiment nécessaire ? Bon, pour être sérieux, bien sûr qu´il est d´accord, vous n´avez qu´à le lui demander.

- Oui, KaiM est un "auteur" du forum.

- Il m´a communiqué quelques grandes lignes, mais pour l´essentiel j´improvise avec pour objectif de rester fidèle à ce qui est dit dans le Cycle sur le passé des fils de Sigurd.

- Pour la lourdeur avec premier/second, c´était assez inévitable compte tenu de la forme choisie. Mais je pense qu´on peut très bien la supporter, ce n´est qu´une figure de style ratée...

- Pour les descriptions, j´aimerais plus d´indications : comment ferais-tu pour "approfondir" ?

- Quant à développer un véritable scénario... Le temps de mettre en place le contexte, et l´histoire pourra démarrer.

:)

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
12 août 2006 à 23:00:38

Et dernier détail : oui, je connais KaiM IRL.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
14 août 2006 à 22:39:33

Et bien...il faudra voir si tu arrives à nous captiver autant que KaiM, mais dans tous les cas, je me lance avec plaisir dans cet univers que j´adore. :-) Par contre, un truc : dans l´chap´1, tu commences au passé et finis au présent...étrange. :doute:

Ah, et comptes-tu faire d´autres fanfics sur c´t´univers? Je dois avouer que lire l´histoire d´Hustouk par exemple, me tenterait bien... :p) (c´est un des personnages les plus intéressants à mon sens)

Dylfos
Dylfos
Niveau 5
16 août 2006 à 16:20:15

KaiM avait promis de faire une fic Namârick... Mais une petite histoire sur Hustouk serait sympatique, un Orc "gentil", disons que ce n´est pas commun dans les fics.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
16 août 2006 à 16:23:00

Ce qui est surtout pas commun, ce sont des Orks intelligents...car il faut bien avouer qu´Hustouk n´est pas plus con qu´un humain ou un Elfe. :) Et l´idée d´un personnage à deux âmes est elle-même très intéressante...

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
16 août 2006 à 20:29:18

C´était pas une fic Nâmarik, c´éait l´histoire d´un apprenti paladin noir :)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
16 août 2006 à 20:39:33

Il y en avait également une sur Namâric, ´suis presque sûr. :-) Même que j´sais plus où on a vu la naissance de celui-ci...(p´têt que KaiM l´avait posté entre deux chap´s)

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