Exact.
Ouah chapeau chaoz, j´m´en rapp´lais plus dis-donc.
(faut dire, Adrien c´pas franchement mon perso préféré)
Euh sinon, rien à rajouter, toujours aussi bien (excellent) et j´attends évidemment la suite. ![]()
Un passage éclair entre mes maths et mon Français pour dire que le niveau de cette fanfic se maintient. C´est très bon, dommage que tu n´aies pas autant de lecteurs que moi sur mes deux dernières fics.
Ah, au fait, mon père a commencé à lire le Cycle. Son avis est celui que j´attends et que je redoute le plus depuis un bon moment. Pour l´instant, il trouve ça mieux que les Histoires du Pays de Bréa.
Le pays de Bréa ? C´est quoi ?
Bon allez, dernier chapitre que j´ai sous la main. Les suivants attendront les prochaines vacances. D´été.
Chapitre 12 : Représailles
Axarn n’arrivait pas à se concentrer sur ce qu’il faisait.
Alors qu’il regardait Tarlaq et Diggs échanger des coups de bâton dans la prairie d’entraînement, ses pensées ne se détournaient pas d’Erwan. Alors qu’il essayait de repérer les erreurs des deux garçons, il ne faisait que repasser dans son esprit les événements de la veille.
La disparition d’Erwan avait plongé le château dans la confusion. L’intendant était parti pour Velnus en début d’après-midi, affirmant qu’il serait de retour en début de soirée. Axarn s’était contenté d’en prendre bonne note.
A la tombée de la nuit, Erwan n’était toujours pas rentré.
Axarn avait commencé à s’inquiéter, tout comme un bon nombre des serviteurs. Quand Sigurd avait regagné le château, la nouvelle l’avait contrarié, mais il ne s’était pas affolé.
- Il a dû prendre du retard et décider de passer la nuit à Velnus, avait avancé le baron. Ou alors, il a rencontré une femme. Ou que sais-je encore ?
- Sauf votre respect, Monseigneur, vous ne connaissez pas la ponctualité d’Erwan. S’il n’est pas rentré à l’heure qu’il avait annoncée, c’est qu’il a eu un sérieux problème. Nous devrions envoyer des hommes à sa recherche.
Sigurd avait esquissé un sourire.
- En pleine nuit ? Non, Axarn, ne t’inquiète pas. Demain, nous ferons le point.
Axarn avait mal dormi, se levant souvent pour aller vérifier qu’Erwan n’était toujours pas de retour. Le lendemain matin, comme l’intendant n’avait toujours pas reparu, il avait envoyé des hommes à Velnus et dans les principaux villages de la région pour tirer l’affaire au clair. Il y serait bien allé lui-même, mais il devait rester au château pour coordonner les recherches. En attendant le retour de ses patrouilles, il avait débuté sa leçon de combat quotidienne avec Tarlaq et Diggs.
Il reporta son attention sur les deux enfants. Tarlaq attaquait avec une force étonnante et une grande énergie, bien décidé à submerger son adversaire sous une rafale de coups. Diggs, moins expérimenté, se montrait plus prudent, reculant sous les assauts, parant et bloquant aussi vite qu’il le pouvait. Assise un peu plus loin, Ellen suivait l’exercice avec moins d’anxiété qu’à l’accoutumée, sans doute parce que Tarlaq n’affrontait plus un guerrier colossal, mais un garçon de son âge. Axarn n’osa pas lui faire remarquer que Diggs était bien plus susceptible que lui de commettre une erreur.
L’attention du capitaine fut captée par un mouvement à la porte du château. Sigurd traversait le pont-levis.
« Pour une fois, il n’est pas parti juste après son petit déjeuner », nota Axarn.
Le baron s’approcha et alla se placer près de sa femme pour observer le duel.
- Aucune nouvelle d’Erwan ? lança-t-il à Axarn.
- Pas encore, répondit le capitaine.
Il jeta un regard circulaire autour de lui, dans l’espoir qu’une patrouille soit en vue. Ce n’était pas le cas.
- Mais où peut-il bien être ? fit Ellen. Ca devient préoccupant.
Tarlaq para un coup vertical.
- Mais pourquoi on s’inquiète ? lança-t-il en portant une riposte qui s’écrasa contre la parade de Diggs. Erwan sait toujours ce qu’il fait, non ? S’il voulait pas rentrer, il avait le droit !
Axarn secoua la tête.
- Non, Tarlaq. Erwan n’est jamais en retard.
Diggs se jeta en arrière pour esquiver un coup latéral puis leva son bâton et frappa. Tarlaq contra l’attaque, fit un pas en avant pour venir au contact et, d’une brusque poussée, fit perdre l’équilibre à son adversaire. Un coup sournois dans les chevilles, et Diggs tomba par terre.
- Aïe !
Son bâton décrivit une courbe rapide que Tarlaq n’évita qu’en sautant à pieds joints. Diggs fit une roulade et se releva. Leurs armes s’entrechoquèrent.
- Regardez ! cria Sigurd en tendant le doigt vers l’est.
Tous les yeux se braquèrent dans la direction indiquée. Les six hommes qu’Axarn avait envoyés à Velnus revenaient au château, escortant deux cavaliers supplémentaires. Alors qu’ils approchaient, le capitaine reconnut Erwan, et une vague de soulagement déferla sur son cœur. Au même moment, Tarlaq s’exclama :
- Tante Megan !
Ellen et Sigurd se regardèrent, intrigués.
- Qu’est-ce qui s’est passé ? demandèrent-ils en même temps.
Axarn alla à la rencontre de la patrouille qui approchait. Ils se rejoignirent au bout de quelques minutes.
- Erwan ! Heureux de te revoir !
L’intendant hocha la tête.
- J’ai croisé tes hommes alors que je revenais par ici. Merci de t’être inquiété pour moi.
Axarn se tourna vers Megan.
- Bonjour, ma Dame. C’est la première fois depuis bien longtemps que vous vous rendez au château, si je ne m’abuse.
Megan jeta un regard à la demeure de Sigurd, et un frisson parcourut son échine. Elle ne savait pas pourquoi, mais cette forteresse éveillait en elle une peur difficilement surmontable.
- En effet, répondit-elle.
Sigurd arriva sur ces entrefaites.
- Bonjour, Megan. Bonjour, Erwan. (Puis, à ses hommes : ) Messieurs, vous avez fait du bon travail.
- On n’a fait que les rencontrer en chemin, dit l’un des soldats.
Sigurd hocha la tête et se retourna vers Erwan.
- Tu peux m’expliquer ce qui t’es arrivé ?
L’intendant observa longuement Sigurd. Il avait beau faire un effort, il n’arrivait pas à le considérer exactement comme avant. Ce que lui avait révélé Megan au sujet de Vladek bouleversait l’image qu’il s’était faite du baron. Même si, pour l’instant, il n’avait toujours pas de preuve formelle…
Il décida de mettre de côté cette histoire de bâtard et revint aux affaires urgentes.
- J’allais à Siorac quand suis tombé dans une embuscade. Quatre hommes qui avaient l’ordre de me tuer.
Sigurd se raidit. Erwan lança un bref regard à la sœur du baron.
- C’est Megan qui m’a sauvé puis soigné. Nous n’avons pu capturer aucun de mes agresseurs, mais apparemment, leur employeur était dangereux. Assez pour qu’il ne leur vienne pas à l’idée d’accepter une somme supérieure pour m’épargner. Ils travaillaient pour quelqu’un de puissant.
Axarn vit les poings du baron se serrer.
- Je n’ai aucune certitude, poursuivit Erwan, mais si je devais parier sur un nom, je miserais sur Julius Valt.
Sigurd était blême de colère. Son regard s’était durci, et ses dents semblaient sur le point de se briser les unes contre les autres.
- Monseigneur, dit Axarn, ne nous précipitons pas. D’abord, il faudrait rappeler les autres patrouilles. Ensuite, si Erwan peut nous les décrire, rechercher ces quatre tueurs. Puis…
Sigurd ne l’écoutait plus. Il se dirigea vers un cavalier.
- Descends de ton cheval.
- Quoi ?
- Descends.
Intimidé, l’homme mit pied à terre. Sigurd monta en selle et talonna la monture.
- Monseigneur ! fit Axarn. Attendez !
Sous les yeux stupéfaits de toute l’assistance, Sigurd partit au galop, droit vers l’est.
- C’est pas vrai, soupira Axarn.
Il s’adressa à un autre des soldats.
- Laisse-moi ton cheval et regagne le château. Toi aussi, lança-t-il à l’homme qui avait abandonné sa monture à Sigurd. Erwan, Megan, allez avec eux. Les autres, suivez-moi.
Axarn jeta un coup d’œil au baron qui s’éloignait.
- Nous devons empêcher qu’il lui arrive quelque chose.
Il enfourcha le cheval marron que lui cédait le soldat.
- Je parle de Julius, bien sûr.
La forteresse de Velnus était un puissant hexagone de pierre dans lequel s’élevaient trois bâtiments solides et massifs. Le plus imposant des trois s’élevait à vingt mètres de hauteur et comptait huit étages, auxquels s’ajoutaient les sous-sols garnis de cachots. Le fort était défendu par un ensemble de meurtrières et de mâchicoulis qui permettaient aux soldats de pilonner sans danger un éventuel attaquant. L’unique porte, tournée vers la ville, donnait sur un couloir de cinq mètres dans lequel l’assaillant pouvait facilement être anéanti.
Pour l’instant, cette porte n’était gardée que par deux soldats armés d’une lance et d’une épée. Pour tout dire, ils s’ennuyaient ferme. Velnus était une ville tranquille. Depuis une bonne décennie, il ne s’était rien passé devant les portes de la forteresse.
Les deux gardes se demandaient combien de temps il restait avant la relève lorsqu’un cheval surgit à l’angle d’une rue et fonça vers le fort. Avant que les deux gardes aient eu le temps de lui barrer la route, il passa entre eux, traversa le couloir de défense et s’arrêta dans la cour pour laisser descendre son cavalier, un homme de taille moyenne vêtu d’une tunique verte. Les hommes qui avaient assisté à son entrée fracassante purent tout juste apercevoir l’éclat doré de ses cheveux avant qu’il ne pénètre dans le bâtiment principal.
Le silence tomba sur la cour. Il se prolongea quelques secondes.
Puis les hommes se précipitèrent à la suite du visiteur.
Akal Sbar montait la garde devant le bureau du commandant Valt quand il vit un homme surgir d’un escalier et avancer droit vers lui. Il reconnut le baron Sigurd et avança à sa rencontre.
- Bienvenue, Monseigneur. Vous voulez voir le commandant, je suppose…
C’est alors qu’il remarqua la colère qui marquait son visage.
- Monseigneur, fit Akal d’une voix moins confiante, je vais vous demander de me remettre votre arme…
Le coup de poing qu’il reçut à la pommette gauche le projeta à la renverser et l’envoya s’étaler sur le sol. Sigurd le dépassa sans lui accorder un regard et ouvrit à la volée la porte du bureau.
Julius écarquilla les yeux en le voyant entrer. Il se leva de sa chaise, fit un pas vers le baron… La lame qui se posa sur sa gorge l’arrêta dans son mouvement.
- Bonjour, Monseigneur. Puis-je connaître la raison d’une entrée aussi… mouvementée ?
Sigurd semblait bouillonner de rage.
- Hier, mon intendant, Erwan Nod, est tombé dans une embuscade.
Julius déglutit. Il avait entendu le rapport des quatre abrutis incapables de l’emporter contre une femme et un gringalet. Il s’attendait à des remous. Mais il ne pensait pas que Sigurd réagirait ainsi.
- Croyez bien que je suis désolé. Mes hommes font le maximum pour assurer la sécurité des citoyens.
L’épée appuya un peu plus fort.
- Ecoutez-moi bien, Julius, dit Sigurd d’une voix glaciale, en détachant chaque mot. Je sais que vous êtes à l’origine de cette attaque.
- Quoi ? Qu’est-ce que…
- Je ne peux rien prouver, malheureusement. C’est dommage, parce qu’en l’instant présent, j’ai très envie de vous voir vous balancer au bout d’une corde. Mais soyez sûr d’une chose : s’il arrive encore quoi que ce soit à Erwan, ou à un autre de mes serviteurs, je viendrai personnellement vous arracher le cœur. Et peu importent les conséquences.
Julius s’efforçait de garder une contenance. Il cherchait une réplique cinglante lorsque des gardes investirent le bureau et pointèrent leurs épées vers Sigurd, bientôt suivis d’Axarn qui écarta les soldats et posa une main sur l’épaule du baron.
- Allons-nous en, Monseigneur. Je vous en prie, calmez-vous.
Sigurd hocha la tête et rengaina son épée. Puis il se retourna, et les soldats s’écartèrent pour le laisser sortir.
- Ca va, mon commandant ? s’enquit un des gardes.
- Ca va. Laissez-moi seul.
Julius entendit claquer la porte de son bureau. Alors seulement, il se mit à trembler.
Ses dents claquaient, son cœur battait à tout rompre. Jamais il n’aurait imaginé ça. Jamais il n’aurait envisagé que Sigurd puisse s’en prendre directement à lui, sans se soucier de ne détenir aucune preuve. Il songea que pour continuer ses activités, il lui faudrait désormais ruser avec Erwan, et non pas le supprimer.
Ses pensées revinrent à Sigurd, et il trembla de plus belle. Ce n’était pas seulement son intervention musclée qui l’avait effrayé. Julius savait juger ses interlocuteurs. Et dans le regard de Sigurd, il avait vu quelque chose qui l’avait glacé de peur jusque dans la moelle de ses os.
Quelque chose de mortellement dangereux.
![]()
Exellent chapitre! Mieux que les autres dans l´ensemble. Mais t´es sérieux quand tu dis qu´on en aura pas d´autre avant les prochaine vacs parce que si c´est le cas
, on aura tout oublié jusqu´à se demander qui est Tarlaq...
srph==>TU auras peut-être tout oublié. Moi, certainement pas. Je me rappelle encore d´April, Senna, David et les autres alors que j´ai lu Everworld y´a au moins quatre ans. Et je suis bien plus à fond dans le Cycle. J´aurais sûrement oublié nombre de détails, mais rien de grave.
Et puis si le Cycle est publié d´ici là, j´l´aurai relu.
Sinon, ´vrai qu´c´te phrase tombe quand même comme un couperet. T´es sûr que t´auras pas de temps pendant les aut´ vac´s? Ou c´est parce qu´à chaque fois tu partiras/feras autre chose? Parce qu´ok la prépa c´est chaud, mais là ça m´fait peur...
Euh sinon, rien d´autre à dire sur ce chapitre, toujours aussi bien, comme on s´y attendait.
Vivement la suite...si elle arrive un jour.
(t´auras p´têt abandonné c´t´idée d´ici huit-neuf mois...)
Je ne pense pas que j´abandonnerai. En revanche, je sui à peu près sûr que mes prochaines vacances ne me laisseront pas beaucoup de temps. A la limite, je pourrais taper un ou deux chapitres à la Toussaint, mais entre cette fanfic et un sujet de concours, mon choix sera vite fait.
En attendant, topic en veille.
rah ce chapitre va vraiment nous laisser sur notre faim, car il est vraiment bien, encore mieux que les autres ![]()
Az, j´exagérais. Je m´en souviendrai bien sur! C´est juste que ça me parait vraiemnt long...
Comme ça, pour le fun.
Je viens de réaliser que pour écrire la suite, il faudrait que je relise toute la fic, je suis plus du tout dedans.
Il faudrait aussi que je me rappelle de quoi je voulais parler. J´avais des idées sympa, je crois.
Haha, t´as l´même syndrome que moi quand j´écris un truc longtemps après y avoir pensé.
Mais maintenant moi je vais écrire mes idées brutes, histoire de pas les paumer^^
Sinon, sache que c´est quand tu veux pour la suite.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
J'ai décidé d'upper ce chef-d'oeuvre incomplet. Très très bon écrit, Chakall (si tu es encore sur le fofo). Je me suis amusé à le lire tout seul, du début à la fin, sans voir la fin de mon avant-midi passer. Bravissimo! C'était digne de Kaim au moins, ça.
Je n'ai pas eu le plaisir de lire la fic de KaiM, mais ce n'est pas le sujet.
Je up ce sujet en espérant faire découvrir cette excellente fic inachevée sur laquelle je suis tombée par hasard à d'autres que moi.
Compliments à l'auteur, le récit est très intéressant, les personnages vivants et attachants...vraiment je suis admiratif, d'autant plus que jamais je n'ai réussi à créer des personnages réellement attachant.
Félicitations !