Y´avait un texte dans la cathédrale de Kridath qui n´avait rien à voir avec l´histoire proprement dite.
Sinon je trouve la fanfic ici bien faite,d´une dimension plus émotionelle.Mais un détail me turlupine: Vladeck, lorsqu´il avoue être le demi-frère de Tarlaq, présente plutôt leur père comme un mari volage. Et c´est pas l´idée que je m´en fais ici...
Enfin vivement la suite.
Oui, c´était dans la cathédrale de Kridath ou il raconte la naissance de Namaric.
PS: Docteur_Chackall ( pas sur que ça s´écrive comme ça ), c´est pas celui qui a dit qu´une des fics de KaiM étant pourrie mais cependant récupérable par lui?
srph==>Si c´était lui, mais il a beaucoup changé d´puis l´temps. XD
J´avais lu le premier, mais pas sur ce topic, donc autant laisser un comm´ :
J´aime bien, j´apprécie de voir mes propres personnages employés par quelqu´un d´autre. J´espère que tu vas réussir à t´approprier l´univers et que tu te serviras correctement des infos que je t´ai données.
Pour la partie au présent qui a choqué Az´, je crois que c´est inspiré de Matthew Stover, non ? Montrer un personnage dans une scène puis plaquer une longue description au présent... Pour ma part, je trouve ça réussi.
Sinon, il y avait bien une fic Namâric qui doit faire une trantaine de pages, mais j´ai laissé tomber car elle n´a plus aucun intérêt : tous les événements importants qu´elle aurait pu raconter sont résumés dans LCA4 et j´ai repris les combats dans mes autres fics, donc...
Et au fait, oui, j´avais donné mon accord.
Voilà.
I´m back !
Merci à tous, content que ça plaise. J´attendais notamment l´avis d´Azerty, voilà, je suis content.
Et j´ai la suite. Bonne lecture.
Chapitre 2 : Les liens du sang
Une profonde déception.
C’est ce que ressentait Tarlaq tandis que, depuis la grande porte du château, il regardait son père s’éloigner au galop sur son rapide étalon blanc. Encore une fois, il avait demandé à Sigurd de passer un peu de temps avec lui. Et encore une fois, le baron avait remis cela à plus tard. « Cet après-midi. » Tarlaq avait feint la satisfaction mais, en réalité, il doutait que son père soit rentré avant la nuit.
Il avait compris depuis quelques années que Sigurd ne s’intéressait pas à lui. Même si le baron s’efforçait de se montrer gentil avec lui, Tarlaq avait remarqué cette lueur d’impatience qui ne quittait jamais ses yeux lors de leurs entretiens. Quand il était avec lui, son père était toujours pressé de passer à autre chose. Deux ans plus tôt, Sigurd avait entreprit de lui enseigner l’escrime. Après cinq leçons, il avait abandonné, apparemment déçu des médiocres performance de son fils.
C’avait été un coup dur pour le petit garçon. Mais avec le temps, il avait trouvé d’autres personnes pour l’épauler. Sa mère, d’abord. Toujours là pour lui, toujours prête à le prendre dans ses bras ou à jouer avec lui. Douce, sensible, attentionnée, elle comprenait ce que ressentait son fils et trouvait toujours les mots pour le réconforter. Tarlaq l’aimait profondément.
Et puis, il y avait Axarn.
Tarlaq lui vouait une véritable adoration. Le colossal guerrier blond était tout ce qu’il voulait devenir : grand, fort, courageux, charismatique. Depuis que Sigurd avait renoncé à enseigner l’escrime à son fils, c’était Axarn qui lui faisait office de maître d’armes. Et il était un bon professeur. Tarlaq n’avait pas encore l’âge de tenir une épée, mais il avait déjà appris nombre de subtilités dans le maniement du bâton.
Le petit garçon se tourna vers les écuries. Devant le long bâtiment de bois et de pierre, une dizaine d’hommes s’équipaient et sellaient leurs chevaux en prévision de la descente à Velnus. Axarn, son énorme épée large fixée à la ceinture, supervisait les opérations, évaluant d’un œil implacable les gestes de ses soldats.
« Quand je serai baron et qu’Axarn sera trop vieux pour se battre, songea Tarlaq, je choisirai un homme comme lui pour commander mes hommes. »
Il s’approcha, et Axarn le vit arriver.
- Salut, bonhomme, lança-t-il.
Le capitaine des hommes de Sigurd connaissait Tarlaq depuis si longtemps qu’il ne se souciait pas du protocole.
- Tu as entendu ton père. Erwan et moi te laissons seul pendant quelques heures. Ne fais pas de bêtises.
- N’en fais pas, toi, répondit Tarlaq avec un sourire.
Axarn éclata de rire.
- Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça, mais plutôt à…
Erwan apparut à cet instant, et Axarn ravala la fin de sa phrase. Tarlaq jeta un regard sombre à l’intendant de son père. Il n’aimait pas vraiment cet homme, trop sérieux et poli à son goût.
- Tout est prêt ? s’enquit le nouveau venu en balayant la troupe de son regard vert.
- Encore quelques minutes et on pourra partir, répondit Axarn.
Un serviteur chargeait des provisions dans les sacoches des selles. Un autre s’approcha d’Erwan, menant par la bride un petit cheval brun.
- Votre monture, Monsieur.
- Merci, répondit Erwan en saisissant les rênes.
Il enfourcha le cheval pendant qu’Axarn donnait des consignes aux hommes qui demeureraient au château, puis il se tourna vers Tarlaq.
- Bonne journée, Seigneur.
- Bonne journée, répondit froidement le garçon.
Erwan hocha la tête puis fit pivoter sa monture. Axarn monta en selle et se dirigea vers la porte.
- En avant !
Les douze cavaliers franchirent l’ouverture fortifiée puis, dans un fracas de sabots, s’élancèrent en direction de Velnus, droit vers le soleil levant.
Tarlaq les regardait partir lorsqu’une voix claire et surprise s’éleva derrière lui.
- Qu’est-ce encore que toute cette agitation ?
Un sourire radieux se peignit sur le visage du garçon, qui se retourna aussitôt vers la femme en robe noire qui venait de sortir du donjon.
- Mère !
Debout dans la vive lumière du matin, Vladek observait les employés d’Owen Lark qui, leur petit déjeuner achevé, sortaient de la salle commune pour se rendre aux champs. On était au milieu de l’été, et le travail ne manquait pas.
Vladek laissa son regard se promener sur la campagne environnante : les champs de blé dorés, les haies verdoyantes, le bois au nord de la ferme, le ciel dégagé…
- Hé, tu rêves ?
Surpris, il se tourna vivement vers la fille qui se tenait dans son dos, une lueur réprobatrice dans ses yeux marron. Il ne l’avait pas entendue approcher.
- Non, répondit-il.
- Ca tombe bien. On doit débarrasser la table, dépêche-toi.
Elle se retourna et courut vers la ferme. Vladek contempla un instant les longs cheveux blonds qui volaient dans son dos avant de s’engager à sa suite.
Lucie, la fille d’Owen, avait deux ans de plus que lui. Parmi tous les enfants des vingt employés de l’exploitation, c’était la seule qu’il considérait comme une véritable amie. Alors que les autres garçons le tenaient pour un intrus et le raillaient constamment au sujet de son père, Lucie lui témoignait beaucoup d’affection. Peut-être parce qu’elle aimait s’occuper des plus faibles.
Tout en longeant l’entrepôt et le dortoir qui jouxtaient le bâtiment principal de la ferme, Vladek pensa à sa mère, Martha. Bien qu’une grande complicité régnât entre eux, elle ne lui avait jamais dit qui était son père. Cependant, il pressentait qu’une histoire complexe se cachait derrière ce secret.
- Je ne comprends pas pourquoi Owen n’a pas renvoyé Martha quand il a appris pour toi, avait un jour lâché Jansan, un des employés. Quel intérêt avait-il à entretenir un gamin sans père ?
Cette question avait longtemps tourmenté Vladek, et il avait fini par se dire qu’il devait à tout prix se rendre utile pour qu’Owen ne change pas d’avis. Et depuis quelques mois, il s’occupait d’un maximum de tâches ménagères à la ferme.
Lucie entra dans la salle commune et Vladek la suivit. Longeant la longue table de bois qui trônait au centre, ils ramassèrent les assiettes et les rapportèrent à la cuisine, une pièce carrée de trois mètres de côté, exposée au sud. Vladek s’étonna de ne pas y trouver sa mère. D’ordinaire, c’était elle qui s’occupait de la vaisselle.
En ressortant, ils croisèrent Owen. Le propriétaire de la ferme était un gros homme au visage jovial, mais dont les yeux sombres restaient toujours calculateurs. Vêtu légèrement d’une chemise et d’un pantalon de toile, il ébouriffa affectueusement les cheveux de Lucie, qui lui renvoya un grand sourire, puis se tourna vers Vladek.
- Je te cherchais. Ta mère vient de partir, mais je pense qu’elle voudra te parler quand elle reviendra. Va l’attendre derrière la ferme.
Surpris, Vladek acquiesça de la tête. Jugeant le sujet clos, Owen reporta son attention vers Lucie.
- J’irai en ville aujourd’hui. Tu veux venir avec moi ?
- Bien sûr, papa !
Vladek sortit de la ferme et contourna le bâtiment, l’esprit en ébullition. Que se passait-il ? Où était sa mère ?
A peine s’était-il posé la question qu’il la vit émerger de la forêt au voisine et se diriger vers la ferme. En apercevant son fils, elle avança droit vers lui.
Vladek s’étonna de son aspect. Martha, d’habitude si gaie et enthousiaste, avait quitté sa bonne humeur permanente : elle semblait inquiète et presque en colère.
- Qu’est-ce qu’il y a, maman ?
- Va dans le bois, répondit-elle d’un ton où perçait l’anxiété. Tu connais la petite clairière à côté du chemin. Un homme t’attend là-bas. Sois très poli avec lui, d’accord ? Je suis désolée, mais il ne veut pas que je sois là quand vous vous verrez. Et n’en parle à personne, même pas à Lucie.
Ce fut à Vladek de s’inquiéter. Les paroles de sa mère ne l’avaient pas vraiment rassuré. Au contraire. Qui était cet homme ?
Mais il n’était pas du genre à désobéir, aussi se mit-il en route vers la forêt.
Lorsqu’il vit le garçon apparaître entre les arbres et s’avancer dans la clairière verdoyante, Sigurd se rassura. Un moment, il avait cru que Martha ne l’enverrait pas. Quand elle l’avait aperçu à la lisière de la forêt, qu’elle était venue le rejoindre et qu’il lui avait donné quelques explications, elle avait explosé.
- Vous me laissez me débrouiller avec lui pendant plus de six ans, et ensuite vous revenez le réclamer ?! s’était-elle écriée. Vous ne manquez pas de culot ! C’est mon fils, et vous n’êtes rien pour lui !
- Je ne viens pas le réclamer, avait protesté Sigurd. Je veux juste le rencontrer. Nous sommes liés par le sang ; je me sentirais coupable si je le chassais de ma vie.
- Ces six dernières années, ça ne vous a pas beaucoup dérangé !
Le baron avait senti monter la colère, et s’était efforcé de la maîtriser.
- Tu es injuste, Martha. Si tu as pu conserver ton emploi, c’est bien grâce à moi. Et c’est encore grâce à moi si la ferme d’Owen est aussi prospère.
Finalement, elle avait semblé se calmer, puis elle était repartie. Et Sigurd avait attendu.
Ses yeux marron se posèrent sur l’enfant qui lui faisait face. Il paraissait tendu, se balançant d’un pied sur l’autre avec appréhension. Le baron détailla ce petit garçon avec émotion, s’habituant lentement à l’idée qu’il s’agissait de son fils. Puis il s’accroupit devant lui.
- Bonjour, Vladek. Est-ce que tu me connais ?
Le gamin secoua la tête.
- Non, Monsieur. Mais je pense que vous êtes quelqu’un d’important.
- Ah ? Pourquoi ? fit Sigurd, amusé.
Vladek pointa un petit doigt vers les manches de la tunique du baron.
- Les gens pas importants n’ont pas de broderies dorées sur leurs habits.
Sigurd sourit.
- Bien observé. En effet, je suis plus ou moins important. Je suis le baron Sigurd.
Les yeux de Vladek s’écarquillèrent de surprise. « Ca ne va pas être facile », songea Sigurd.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Mais, euh…
Le garçon hésitait.
- Oui ?
- Pourquoi voulez-vous me voir ? … Monseigneur ? ajouta-t-il précipitamment, se rappelant les règles de politesse.
Sigurd déglutit puis inspira profondément.
- Est-ce que tu sais garder un secret, Vladek ?
- Bien sûr, Monseigneur.
- Tu es sûr ? Tu n’en parleras à personne ?
- Non, Monseigneur. C’est juré.
Sigurd se redressa de toute sa hauteur et parla d’une voix profonde :
- Vladek, je suis ton père !
Vingt minutes plus tard, ils étaient assis sur un tronc renversé au bord de la clairière. Abasourdi par la révélation du baron, Vladek avait tout d’abord refusé d’y croire. Puis, alors que Sigurd lui racontait son histoire, il avait peu à peu compris qu’il disait la vérité. Et admettre cette vérité le bouleversait encore plus. Ainsi, il était le fils d’un noble. Ainsi, son père était ce grand homme chaleureux et impressionnant. Le visage de Sigurd s’imprima dans son esprit, dissipant les noires ténèbres qui avaient toujours environné son père. Vladek sentit quelque chose éclore en lui.
Son univers se renversait.
- Mais, fit Sigurd, tu dois comprendre que je ne peux pas te reconnaître. Je suis marié. Je ne peux pas te ramener chez moi. Ni toi, ni ta mère.
Vladek sentit une pointe de déception se ficher dans son cœur, mais il l’oublia très vite. Découvrir son père lui était déjà amplement suffisant. Il s’était souvent demandé ce qu’il ressentirait dans cette situation. Et si son père n’était qu’un minable, un imbécile qui avait abandonné sa mère sans un regret ? Aujourd’hui, il comprenait qu’il n’en était rien. Son père était un homme admirable, et il l’aimait déjà.
- C’est pas grave, répondit-il.
Sigurd hocha la tête puis, après un silence, reprit la parole.
- Fais-moi voir tes mains.
Sans discuter, Vladek les lui tendit. Sigurd les prit dans les siennes et, pendant de longues minutes, examina soigneusement chaque doigt, chaque phalange, chaque repli dans les paumes. Il remonta jusqu’aux poignets, revint aux doigts, et son visage s’éclaira.
- Je ne pourrai pas te voir très souvent, déclara-t-il. Mais puisque tu es mon fils, il faut que je m’occupe de toi. Tu as de belles mains. Parfaites pour chacune de mes deux passions.
Vladek ne voyait pas où son père voulait en venir.
- Je peux t’enseigner deux choses, mon fils. Je peux t’apprendre à écrire, à tracer des caractères plus soignés que tu ne pourrais l’imaginer. Ou bien je peux t’enseigner l’escrime. Je peux t’apprendre à te battre mieux que n’importe qui. Le choix te revient, Vladek. La plume ou l’épée ?
Vladek n’hésita pas une seconde. Aussi loin que remontent ses souvenirs, il avait toujours été fasciné par les soldats en armes qui venaient patrouiller non loin de la ferme. Un simple regard sur l’arme à la ceinture de Sigurd renforça sa conviction. Un sourire se peignit sur son visage et, alors qu’une légère brise s’engouffrait dans la clairière, il répondit :
- L’épée.
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C´est tout bonnement excellent. Tu n´as pas vraiment le même genre de style que KaiM, mais j´adore quand même. Tu arrives à faire ce que je n´ai pas vu chez KaiM : des personnages vraiment attachants. En juste deux chapitres on comprend les peines de Sigurd, très bon point. Donc, pour les personnages, du tout bon, et étant donné que cela est sensé enrichir l´univers de la fiction, je pense pouvoir dire que c´est très réussi. Après, reste à voir comment tu te débrouilleras dans les leçons de style Makashi et autres scènes d´action.
Mais tu as déjà un lecteur définitif. ![]()
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Lu et approuvé. Peut-être un peu rapide toutefois, la scène où Sigurd révèle à Vladek qu´il est son père.
J´ai lu. Deuxieme lecteur surement définitif. Je trouve moi aussi tes persos très attachants, déjà que Vladek était mon perso préféré dans LCA avant que :spoilers: KaiM le fasse crever ![]()
moi j´aime bien, ça va tout seul à lire et c´est très sympa le fait de voir leur enfance, j´ai hâte de voir la suite ![]()
Et voilà la suite. Un peu long, certes, mais qui permet de planter un peu mieux le décor de la baronnie de Holarn.
Chapitre 3 : Velnus
La baronnie de Holarn était une petite province de soixante-dix kilomètres sur cinquante, nichée entre les montagnes du Lanor et la ville de Kridath. Sa population était éparpillée dans une multitude de petits villages et de fermes isolées. Ses principales ressources économiques, l’agriculture et les gisements ardoisiers, subvenaient à peine à ses besoins ; seule la gestion rigoureuse de générations d’intendants lui avaient évité un plongeon dans la pauvreté.
Le fleuve Rhân, qui jaillissait par le sud des monts du Lanor, pénétrait dans la baronnie par une forêt verdoyante qui couvrait toute la frontière Nord du domaine ; après quoi il serpentait dans la plaine, se frayant un chemin entre quelques collines et amas rocheux, laissant s’écouler ses eaux par une multitude de canaux qui venaient irriguer les plantations.
Trente kilomètres à l’est du château fort qui servait de demeure au baron, le Rhân se déversait dans un creux du terrain, formant un lac circulaire de deux cents mètres de diamètre avant de reprendre sa route en direction de la mer Caspiée.
C’est autour de ce lac que se dressait Velnus.
Le chef-lieu de la baronnie abritait quelque mille cinq cent habitants, pour la plupart des artisans ou des commerçants. Ses murailles de pierre, hautes de quatre mètres et endommagées par endroits, protégeaient tant bien que mal des centaines de maisons aux toits d’ardoises, séparées par des rues étroites et maladroitement pavées. Seul le quartier central, où se traitaient la plupart des affaires importantes, donnait l’impression d’avoir été bâti par un architecte unique et compétent. Chaque jour, des marchands se rendaient en ville pour vendre leurs produits et devaient, pour être autorisés à entrer, s’acquitter d’un droit de passage auprès des gardes qui surveillaient les deux seules portes.
La ville abritait trois lieux de culte : l’inévitable église sigordienne – la religion dominante en Dümra –, un sanctuaire dédié à Cénèl, déesse de la fécondité, et un temple de Mogas, le dieu de la guerre et du feu. Ce dernier, rectangle de granit au toit plat soutenu par d’épaisses colonnes, se dressait au sommet d’un promontoire rocheux qui dominait le lac.
Au nord-est, les remparts s’élevaient jusqu’à huit mètres pour défendre une forteresse massive où logeait, conformément à la loi royale, une section de l’armée dümréenne. Si les seigneurs étaient libres de se constituer une armée personnelle, ils avaient pour obligation d’entretenir à longueur d’année une garnison royale proportionnelle à la taille de leur domaine.
Ce qui avait toujours exaspéré Erwan.
« Quel gaspillage », songeait-il en contemplant le bastion. « Nos hommes suffisent à assurer la sécurité du domaine. Pourquoi devons-nous nourrir ces militaires inutiles ? »
Il soupira. Au moins, le baron n’avait à leur fournir que de la nourriture. Leur solde et leur équipement étaient payés par le roi.
Du haut d’une colline, l’intendant de Sigurd s’accordait une petite pause avant d’entrer en ville. Il avait chevauché une heure pour gagner Velnus et ne tenait pas à sembler épuisé en arrivant face à Lorian Ross.
Il se retourna vers les autres cavaliers. Les hommes d’armes portaient l’uniforme des troupes de Sigurd, une tunique vert clair par-dessus une solide cotte de mailles. Leurs casques à pointe, qui leur mangeaient à moitié le visage, étaient plus conçus pour impressionner le peuple que pour véritablement protéger leurs crânes. L’intimidation était un élément indispensable à n’importe quel service d’ordre.
Erwan se passa nerveusement la langue sur les lèvres puis fit signe à ses hommes, et la colonne de cavaliers s’ébranla. En quelques minutes, ils atteignirent les portes et les franchirent en trombe. Et tandis que les citadins s’écartaient sur leur passage, ils s’enfoncèrent dans la ville pour finalement s’arrêter devant une bijouterie à la devanture luxueuse. Là, Erwan mit pied à terre. Derrière lui, Axarn fit de même, comme la moitié de ses hommes. L’autre moitié resta en selle pour dissuader les passants de s’approcher trop près.
Erwan n’avait pas encore pénétré dans la boutique quand un gros homme aux yeux porcins, vêtu d’une longue tunique bleue, sortit du bâtiment pour venir à sa rencontre. Sur son visage rougeaud se lisaient à la fois la crainte et l’agacement.
- Mais enfin, que se passe-t-il ?
Erwan planta ses yeux verts et froids dans ceux, bleus, du marchand. Il regardait toujours ses interlocuteur en face ; et cela suffisait d’ordinaire à les déstabiliser.
- Lorian Ross, dit-il d’une voix tranchante, on m’informe que vous n’avez toujours pas payé l’impôt semestriel que vous devez à votre seigneur. Vous auriez dû verser la somme de cent soixante-treize couronnes il y a déjà six jours. A partir de demain, vous risquez des intérêts de retard. Je vous conseille donc vivement de payer dès maintenant.
Lorian Ross jeta un coup d’œil nerveux de chaque côté de la rue. Un attroupement s’était formé autour du cercle délimité par les hommes d’armes. Le marchand lança un regard craintif à l’imposante silhouette d’Axarn puis reporta son attention sur Erwan qui, implacable, attendait une réponse.
- Ecoutez, fit-il d’un ton sévère, recouvrant un peu d’assurance. J’ai peut-être l’air riche parce que je tiens une bijouterie, mais il n’en est rien. Les ventes n’ont pas été très bonnes. Laissez-moi encore deux semaines, et je vous garantis que…
- Vos ventes ont été excellentes, coupa Erwan. Je me suis déjà procuré vos comptes personnels.
Lorian s’empourpra davantage, si c’était possible. Si Erwan avait été seul face à lui, il l’aurait envoyé promener sans états d’âmes. Mais la présence des soldats de Sigurd contrariait ce plan.
- Vraiment ? lâcha-t-il.
- Vraiment, répliqua Erwan. Et j’y ai découvert un certain nombre d’éléments troublants. Alors voilà ce que je vous propose : soit vous payez l’impôt dans la minute, et je vous achète une bague à titre personnel ; soit vous continuez à vous moquer de moi, et j’examine vos comptes en détail pour détailler l’ensemble de vos fraudes fiscales ces cinq dernières années. Vous avez le choix.
Lorian, furieux, serrait les poings à faire blanchir ses phalanges. Il n’allait pas laisser un misérable gratte-papier mettre le nez dans ses affaires ! S’il n’y avait pas eu les soldats…
Soudain, il aperçut du mouvement sur sa gauche et poussa un soupir de soulagement avant d’afficher un sourire mauvais. Erwan, alarmé, suivit son regard…
… et découvrit ce qu’il redoutait depuis le début.
Dispersant les curieux qui se pressaient autour de la bijouterie, une vingtaine d’hommes en uniforme bleu et blanc, armés d’épées et de lances scintillantes, s’approchaient à grands pas. Des soldats de l’armée royale.
« Ennuis en perspective », songea Erwan.
C’était la deuxième raison pour laquelle il détestait la loi sur les garnisons : non seulement les militaires coûtaient cher, mais ils ne pouvaient s’empêcher d’intervenir dans les affaires qui ne les concernaient pas. Dans les plus petits domaines, le commandant de la garnison devenait un personnage aussi important que le seigneur lui-même.
Commandant qui, justement, se tenait à la tête de la petite troupe.
C’était un jeune officier mince aux cheveux châtains naturellement bouclés encadrant un visage en lame de couteau. Fixé sur sa poitrine, son insigne doré de commandant brillait du même éclat que ses yeux bleus et farouches. Tout en le regardant s’avancer, Erwan se remémora ce qu’il savait de lui.
Commandant Julius Valt. Vingt-quatre ans. Diplômé de l’école militaire de Dümrist. Troisième de sa promotion. En charge des hommes la Première Section d’Infanterie, Seconde Armée de l’Est. Ce qui correspondait plus ou moins aux deux cent cinquante soldats affectés à la baronnie de Holarn.
Après un passage éclair au grade de lieutenant, Julius était commandant depuis deux ans, et en poste à Velnus depuis moins de huit mois. Avant même qu’il ne parle, Erwan lut dans ses yeux ce qu’il comptait demander. Et il le devança.
- Ne vous faites pas de soucis, commandant, lança l’intendant. Je viens chercher une somme qui revient au baron. Votre aide n’est pas nécessaire.
Les yeux bleus de Julius se posèrent sur Lorian Ross, et il hocha la tête avant de répliquer :
- Ah ? Mais dites-moi, Erwan Nod : ne payez-vous pas un collecteur d’impôts, ici, à Velnus, pour s’occuper de ce genre de tâche ? Pourquoi perdre votre matinée en une si futile affaire ?
- Je ne la trouve pas si futile, rétorqua Erwan du tac au tac. Jonah Carlsen fait du bon travail, mais je pense qu’il manque de fermeté avec certains contribuables récalcitrants. Ou bien avec leurs chiens de garde.
L’intendant vit Julius se crisper, et réprima de justesse un sourire. Il passait ses journées à examiner des livres de compte et des reçus de transactions, des bons de commande et des bilans d’inventaire. Aucun couronne ne pouvait changer de main dans la baronnie sans qu’Erwan ne le sache. Ou presque. Même si Julius s’entourait de protections, il n’avait pas fallu longtemps à l’intendant de Sigurd pour s’apercevoir que le commandant touchait des pots-de-vin de la part de certains commerçants. Parmi lesquels Lorian Ross.
Erwan n’en avait pas touché mot à son maître, mais c’était en fait pour cette raison qu’il était venu à Velnus. Les cent soixante-treize couronnes de Lorian ne justifiaient pas qu’il se déplace. Ce qu’il voulait, c’était montrer à tous que l’amitié du commandant Julius n’était pas suffisante pour enfreindre les lois du baron.
Erwan en faisait une affaire d’honneur. Après des années à s’occuper des finances de Sigurd et à gérer son domaine, il avait fini par se considérer comme le véritable maître de Holarn. Sigurd n’était qu’un grand enfant qui passait ses journées à chevaucher dans la campagne ou à s’entraîner à l’épée. Les problèmes économiques ne l’intéressaient pas le moins du monde. Il ne faisait même pas semblant de s’en préoccuper de temps en temps. Si la baronnie tenait debout, c’est parce que lui, Erwan Nod, s’en occupait sans relâche. Ce n’était pas Sigurd que Lorian défiait en attendant chaque année un peu plus tard pour payer ses impôts.
C’était la politique d’Erwan qu’il mettait en question.
Et Erwan ne le supportait pas.
Il détestait que les choses ne se déroulent pas comme il l’avait décidé.
Ses yeux se vrillèrent dans ceux de Julius et, un instant, le grand et solide officier eut l’impression que ce frêle petit homme lisait dans son âme. Puis il se reprit et le toisa de toute sa hauteur.
- Je ne vois pas de qui vous parlez, intendant. Ross n’a pas de « chiens de garde ». Votre collecteur d’impôts fait mal son travail, c’est tout. Rentrez chez vous. Je m’occuperai personnellement de ce marchand, vous avez ma parole.
Erwan ne cilla pas.
- Je vous fais entièrement confiance, commandant. Mais maintenant que je suis là, autant régler le problème.
Il se retourna vers Lorian Ross, qui tentait de se faire oublier.
- Cent soixante-treize couronnes. Tout de suite.
Axarn s’efforçait de maîtriser son rythme cardiaque. Il avait le sentiment que la rue était devenue trop étroite pour la bijouterie, son propriétaire, les deux groupes de soldats, les passants fascinés, Erwan et Julius. Il se demanda brièvement si l’intendant aurait fait preuve d’autant d’assurance sans les douze hommes d’armes qui l’épaulaient. Pour sa part, Axarn avait appris, au cours de ses longues années de service dans l’armée royale, qu’il valait mieux éviter les ennuis tant que c’était possible.
Erwan n’essayait pas d’éviter les ennuis.
Il fonçait droit dedans dès qu’il en voyait.
Le colosse blond sentit que Julius s’énervait. Il comprenait pourquoi. Lorian était sous sa protection, et il devait montrer qu’il savait défendre ceux qui le payaient bien. Erwan, lui, voulait prouver que le baron restait le seul maître de Holarn. Il n’y avait pas d’issue.
Les citadins s’excitaient. Axarn sentait monter la tension, et un étau glacé se referma sur son estomac. Ses hommes fixaient ceux de Julius, et les deux troupes échangeaient des regards chargés à la fois de défiance et d’anxiété.
Lorian Ross parut capituler et se dirigea vers sa boutique pour aller ouvrir son coffre. Mais il était trop tard.
- N’en faites rien, cracha Julius. Cette ville est sous ma responsabilité, et je tiens à ce que cela soit bien clair. En cas de litige, c’est à moi de trancher. (Il se tourna vers Erwan.) Je n’apprécie pas du tout la façon dont vous venez régler vos affaires. Vous devez passer par moi pour traiter ce genre de problèmes.
- Cette ville fait partie de la baronnie de Holarn, et dépend donc du seigneur Sigurd, que je représente, répliqua Erwan, des éclairs dans les yeux. Voulez-vous vous opposer au seigneur Sigurd ?
- Vous n’êtes pas Sigurd. Vous n’êtes qu’un de ses laquais.
Leurs yeux semblaient jeter des éclairs. Axarn vit la main de Julius descendre vers son épée. Il saisit la sienne et faillit la tirer à moitié, puis se ravisa. Dans une telle situation, un geste excessif pouvait déclencher une émeute.
C’est alors qu’une voix forte retentit depuis le bout de la rue.
- Par Mogas ! Que se passe-t-il ici ?
Tous les regards se tournèrent vers l’impressionnant trio qui venait d’apparaître. Deux guerriers massifs, bardés de métal et armés de cimeterre, encadraient un homme en robe pourpre. Très vite, les deux guerriers attirèrent l’attention.
Ils n’étaient pas humains.
Voûtés, puissants d’épaules, couverts d’une épaisse fourrure brune, munis d’une queue longue et agile, le museau garni de dents tranchants, c’étaient des Singes. Des créatures mi-homme, mi-animal, issues des lointaines forêts du Sud ou de celles qui couvraient le Nord de l’Histena. Leur carrure seule était intimidante, rendant presque inutile leurs armure et le long cimeterre accroché dans leur dos.
Entre ces deux bêtes, vêtu de la robe pourpre des prêtres de Mogas, tenant à la main un long flambeau de bronze, sa barbe noire taillée en pointe, ses yeux bleu-vert brillant d’intelligence, se tenait Johann Soladar.
Frère de Sigurd Soladar, baron de Holarn.
- Qu’est-ce que tout cela signifie ? lança-t-il d’une voix outrée, pointant un index accusateur sur Erwan et Julius. Les hommes de notre baron et ceux de notre roi, face à face, en désaccord ! Comment cela peut-il être toléré ?
Son bras s’abaissa.
- Mes frères, nous ne devons pas nous entredéchirer pour des questions bassement matérielles. Face à un problème, il suffit de rassembler les données pour que la solution apparaisse, limpide.
Erwan et Julius se détendirent imperceptiblement. Face à un prêtre, qui plus est le frère du baron, ils pouvaient se rendre à son jugement sans paraître céder l’un à l’autre. Johann s’approcha et interrogea Lorian Ross.
- Tu sembles au centre de la querelle. Que te veut-on ?
- Mes impôts. Cent soixante-treize couronnes.
- Les as-tu ?
Lorian choisit de ruser.
- Oui, mais j’en ai besoin pour acquérir le stock de…
- Peux-tu en payer cent ?
Ross baissa la tête.
- Je peux.
- Alors c’est parfait.
Johann se tourna vers Erwan.
- Lorian va vous payer cent couronnes. J’avance les soixante-treize autres. Il me remboursera avant la fin de la semaine. N’est-ce pas ?
- Oui, fit le marchand.
Il était piégé. Avec Johann, il ne pouvait pas se permettre de laisser traîner ses dettes. L’homme était trop respecté à Velnus. Un différend entre eux ruinerait son commerce.
- Pas d’objection, commandant ? demanda Johann en se tournant vers Julius.
- Aucune, siffla l’officier.
Axarn poussa un léger soupir de soulagement.
- Eh bien, clama Johann à l’attention de tous, il semble que le problème soit réglé. Retournez à votre tâche, mes frères, et que Mogas veille sur vous !
Tel est Johann Soladar, prêtre de Mogas, frère du baron Sigurd :
Un penseur. Un stratège. Un conciliateur. Un homme bienveillant, rusé et intelligent, craignant et servant son dieu autant que son peuple.
Benjamin de la famille, il est entré dans les ordres à l’âge de douze ans. Devenu prêtre à vingt-deux, il officie depuis sept ans au temple de Velnus. Si le culte de Mogas est déclinant dans toute l’Aropa, Johann a su lui redonner un peu de prestige, au moins dans la baronnie de Holarn. Il prêche avec une ferveur peu commune, passe ses journées à prier dans son temple ou à répandre la bonne parole en ville.
Mogas est le dieu de la guerre mais il n’est pas sanguinaire. Pendant sa formation, Johann a appris que la guerre est une atrocité nécessaire. Quand elle survient, Mogas est celui qui donne sa force au bras du soldat, qui protège le peuple et qui apporte la victoire. Et quand la paix règne, Mogas tente de la préserver.
Et ses prêtres ont la même fonction.
Johann l’a bien compris. Depuis qu’il a pris son poste à Velnus, il a réglé un nombre hallucinant de querelles d’argent ou de voisinage, étouffé moult scandales et sauvé des dizaines de mariages. Il a un don indéniable pour calmer les esprits et concilier les intérêts, si divergents soient-ils.
Il est aussi riche. Il a des parts dans de nombreux commerces de la ville, qu’il gère avec talent. Il a une rare perspicacité pour deviner les grandes tendances économiques et déceler les filons à exploiter. Grâce à lui, des dizaines d’artisans ont été sauvés de la faillite. Grâce à lui, le temple de Mogas encaisse chaque année un confortable revenu, bien supérieur au montant des offrandes de ses fidèles. C’est grâce à ce revenu, notamment, que le temple a pu embaucher les Singes qui, inlassables, veillent sur la sécurité des citadins quand les gardes réguliers ne sont plus suffisants.
Quand les habitants de Velnus lèvent les yeux vers le temple plat qui trône au-dessus du lac, une vague de respect et d’admiration déferle dans leur âme.
Johann est aimé.
Johann est un homme bon, généreux, compréhensif, impartial et imperturbable.
Ca, c’est la façade.
Derrière cette façade, il y a un homme brisé.
Johann n’a pas oublié l’incendie. Il hante ses nuits et son sommeil, brûlant et impitoyable. Il hante chacune de ses journées, chacune de ses paroles. Il ne le quitte jamais.
Avant, Johann était marié, car les prêtres de Mogas en ont le droit. Avant, il avait une femme et deux enfants, des jumeaux. Avant, il était heureux.
Et puis, il y a eu cette nuit, il y a quatre ans.
Cette nuit où il a tout perdu.
Les flammes ont envahi le temple et les logements de fonction à une vitesse foudroyante. En moins d’une minute, le bâtiment est devenu une pointe de feu au sommet du rocher, illuminant le lac et la ville. Embrasant la nuit.
Johann n’a pas hésité une seconde. Lui était de garde au temple. Il était éveillé. Sa femme, non. Ses fils, à peine âgés d’un an, dormaient eux aussi. A peine sorti du bâtiment en flammes, Johann s’est précipité vers sa maison, située juste à côté. L’incendie la dévorait déjà.
Et il était déjà trop tard.
Quand Johann est ressorti, couvert de brûlures, sa robe flambant comme une torche, il tenait qu’un seul de ses fils au creux de ses bras, le petit Edward. Il n’a pas eu la force de revenir une seconde fois dans sa maison.
Au matin, quand on a maîtrisé l’incendie, il ne restait plus de sa femme et de son autre fils que des corps carbonisés.
Pour le bien de ses fidèles, Johann a fait semblant de surmonter le choc. Mais en réalité, il ne s’en est jamais remis. Chaque fois que ses yeux se posaient sur Edward, il revoyait son autre fils. Et le cadavre noirci de sa femme. Alors, il l’a envoyé chez un de ses amis, à Kridath, pour qu’il y soit élevé. Et il a caché ses cicatrices. Celles de son corps sous son ample robe pourpre, et celles de son âme sous une constance inébranlable, sous un travail acharné, sous un dévouement absolu à son dieu et à ses ouailles.
Mais il ne fait que les cacher. Elles sont bien là, et elles le brûlent. Chaque jour, chaque nuit. Chaque seconde.
Et parfois, Johann se demande si le souvenir de l’incendie serait plus supportable si ce n’était pas lui qui l’avait déclenché.
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Wahou. T´es sûr qu´on dit "baronnie"? (oui, mon dico vient de confirmer^^) Bon, pour être tout à fait honnête, la description géographique, même si elle est nécessaire, m´a légèrement saoulé. Peut-être est-elle un peu trop plate. Ceci dit, le reste est excellent. On ressent assez bien l´atmosphère de l´"interrogatoire", et j´ai été une pointe énervé par le fait de porter le même prénom qu´un sale intendant plus ou moins orgueilleux.
^^
La partie sur Johann est très bien faite aussi. Un personnage qui se révèlera intéressant je pense. Je suis également content de voir apparaître des Singes autrement qu´en tant que personnages d´histoires horrifiques^^.
Euh...la suite? ![]()
La description n´est pas super longue pourtant, et puis fallait bien la placer quelque part pour planter le décor. Comment la rendrais-tu moins "plate" ?
Tu t´appelles Erwan ? J´aurais pas pensé.
Et ouais, j´ai le même prénom que cet abruti d´intendant.
Evite de le faire crever assassiné et toutes ses entrailles au sol, hein?
Euh sinon, pour la description, c´est juste que quand c´est raconté de manière "là y´a ça, ici y´a un fleuve", ça me saoule. Pourtant, elle est pas trop mauvaise dans le genre, mais c´est une question de goût personnel à ce niveau je pense. ![]()
Un abruti, Erwan ? Je le voyais plutôt comme un type conscient de l´importance de son rôle et attaché à ses prérogatives. Soit un manager pareil à n´importe quel autre.
Oui, mais...je le trouve un peu froid, distant. Je préfère largement Axarn par exemple. Les économistes toute façon, généralement ils sont calculateurs et du coup, j´les aime pas.
M´enfin, j´le trouve pas mauvais pour autant^^
Ah oui, Axarn. Il faudra que je parle un peu de lui, il est aussi important qu´Erwan mais pour l´instant je l´ai laissé un peu en retrait.
ha c´est pas mal l´histoire sur le frère du baron, je suppose qu´on va bientôt savoir la suite sur cette histoire d´incendie ![]()
Pas bientôt, non.