Tenez je mets mes deux autres :
Une centaine de cons
Une centaine de cons
immobiles
les mains sur leur volant
regardant droit devant
et moi au
milieu
Violon
Clavecin
Piano
Une centaine de cons
inaudibles
en train de pester
vociférer
à cause d'un bouchon
pendant que
j'écoute
Beethov
Mozart
Satie
et : Au bord du lac
Assis sur un banc, au bord d'un lac, lors d'un temps chaud mais nuageux, des jeunes filles montrent leurs seins et des types jouent au volley dans le sable. Mais ces types ne savent pas jouer et les filles ne me regardent pas et dans des bateaux, payés par leur pères, les types baisent ces filles juste à côté de moi.
Pour accepter tout ça, je ne trouve rien d'autre à faire que boire, en regardant le remous, les mouettes et les nuages.
en fait je vais créer un topic où je vais "parler mes poèmes" ils passent bien mieux déclamés que lus. D'ailleurs je les "dis toujours" avant de les écrire. C'est la passion pour gainsbarre ça.
y a un topic "impressions, idées..." pour ce genre de déclamations il me semble...
le voilà!
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-40106-1-0-1-0-0.htm
il pourrait faire fort bien l'affaire!!
Bonjour ![]()
Je me suis remis à en écrire quelques-uns...
Voici mon plus abouti.
A l'ombre de nos illusions
On oublie la chaleur accablante
De nos failles et de nos pulsions
Qui dans une danse délirante
Fait tourner nos têtes suintantes de troubles
Sous les branches du fantasme
Nos vies nous semblent plus douces
On oublie les sarcasmes
On s'essaie à l'impossible valse
Des rêveurs absents, des salves d'absinthes
Voilà, voilà, si vous avez un quelconque commentaire à faire n'hésitez pas ![]()
Bonjour voici deux nouveaux premiers jets
:
Le serpent traverse a toute vitesse mon canal nerveux.
Je serre alors ma vie et lui transmet mon venin.
Mon ami est mort.
Le même serpent revient alors et touche mes nerfs oculaires.
Ma poétesse me sert contre son amour et je lui transmet le même venin.
Le serpent qu'il soit mortel ou non, est tout ce qui est.
Qu'il étrangle nos muscles lors des fusions amoureuses,
Ou qu'il étrangle nos larmes lorsqu'un ami s'endort
Il est la simplicité de la vie, le sentier sinueux de toutes vies, les bonheurs et malheurs de nos existences.
Il est le voyeur éternel, qui nous fait vivre et revivre.
Il serpente les millénaires, les rides de vos grands-parents, les veines des milles cercueils.
Nous sommes ses écailles, son corps.
Et sa prochaine mue nous sera fatale.
Alors je vous laisse cette poésie pour, -vainement- défier ce vil serpent aux mouvements éternels.
Dans les haillons que je porte les pores de ma peau en sont les usures.
Elle fuie, suinte, et laisse s'évadé l'eau de mes barrages.
Mon enveloppe s'émancipe, ne me laissant que mes idées.
Tout s'envole, se rigidifie.
Mon corps n'est plus qu'un long manteau décrépi.
Ma peau laisse place a mes profondeurs.
Et je suis nu, face a vous.
Je suis désossé, sans aucunes cachettes.
Je suis évincé, le temps a décidé de détruire son oeuvre.
Il ne reste que moi, sans l'argile de ma sculpture.
Les ruines; déchirées, assagissent mes pensées.
La crispation écartèle mes restes, mes doigts se fige dans l'écriture,
Et mes idées, mes oeuvres, moi, dans l'éternité, leur éternel cercueil.
N'hésitez pas à donner vos avis.
Sur ce j'espère que cela vous plaira, et à la prochaine ![]()
le deuxième sur la vieillesse et bon je trouve bien que je trouve qu'il manque de rythme (ce qui doit être voulu).
Victoire
Sous un impétueux soleil, nous nous rendîmes rencontrer nos juges,
Je tremblai, le sol semblait transmettre la pression,
Les portes translucides comme du verre nous reflettaient notre purge,
A peine passées la foule fut une des pires de mes impressions,
Tant de visages aperçus sur ce champ de bataille,
Des visages en pleurs, des visages rougis par la peur,
D'autres, joyeux, à moins qu'ils ne fussent pour cacher une faille ?
Les vitres ressemblaient à des guillotines prêtes à nous fendre le coeur,
Un ami vint vers moi et me tint ces mots "tu l'as eu",
Combien fut intense le vent de liberté se propager en moi !
Vite, bousculant certains, pardonnant d'autres, j'ai fait ce que j'ai pu
Pour arriver et contempler mon nom sous un nouveau jour d'émoi,
Le ciel devint cyan, les oiseaux ont céssé de gémir, fini l'attente et l'espoir,
Glorieux ou malheureux, nous n'avons pu dire qu'un mot : Victoire !
Merci Cochonmagique, sinon oui le rythme est voulu ;-)
Ce même rêve, ce même souvenir qui m'étreint dans mes nuits,
Ce même visage, si pâle, si froid qui pleure ni ne sourit,
Ce même regret, quand je t'oublie au plus profond de mon éveil,
Ce même prénom, qui résonne sans cesse, sans cesse, toujours pareil,
Doline. Je ne connaissais aucune Doline. Je m’appelais Doline.
(En lien avec mon topic l'arme sismique
)
Cehel
C'est marrant, il me rappelle un peu Mon rêve familier!
Voilà ma maigre contribution :
Le velours de tes yeux me fait tourner la tête,
C’est comme un vin trop lourd, et je ne suis pas prête
A bercer ton amour, asile de douceur
De mes bras encor trop rouges de ta douleur.
Des vautours parcourent ton iris capricieux
Ils fuient la mousson quand l’orage impérieux
Frappe le tambour des flots sourds en action
Cascade argentée en pleine ébullition.
Tour à tour, Phèdre puis Jocaste, toi tu cries
Miroir de mon âme c’est ma lame qui luit
Le velours de tes yeux sous tes paupières closes
Rappelle le sang du jour avant toutes choses.
C'est un peu cours mais je n'ai que 14 ans
J'ai absolument tout donner
Pour la toucher, l'approcher
Mais cela n'a servi à rien
Car maintenant elle est loin
Mais je n'abandonnerais pas,
pas avant de l'avoir serré dans mes bras
Je traverserai ciel et mer
Tuerai père et mère
Pour de nouveau la retrouver
Et enfin pouvoir l'embrasser
Même si en route je me perd
Si Je n'ai plus de repère
Mon amour me guidera
Même a travers le trépas
Nul ne pourra me séparer
De mon seul être aimé
![]()
Tu ne crois pas si bien dire! ![]()
Au début j'ai voulu reprendre le vers "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant" et aussi le "ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre"
Ca se prêtait bien à mon poème mais bon, j'ai préféré chercher quelque chose d'inédit ![]()
Voilà, un petit poème que j'ai écris sur une page d'un vieux livre d'histoire de princesse! c'est pas super, c'est même nul, mais bon, je l'ai écrit à 10 ans!
A 6 ans
Si j'avais encore six ans,
Je serais une fille,
J'aimerais le rose
Et je jouerais à la poupée
Mais si j'étais plutôt un garçon,
J'aimerais le bleu
Et je jouerais à la guerre
Et si j'étais les deux?
Et bien, j'aimerais...
Le rouge?
Oui, et on s'embêterait garçons et filles!
Enfin bon,
A quoi bon rêver
On ne peux retourner dans le passé
C'est ouf A quel point c'est dur d'écrire un poème quand même
Moi j'en avais écrit un il y a à peu près un an et demi pour une fille que j'aimais. C'était en première j'avais 17 ans
Il donnait ça :
Jamais de délice ne fût plus douloureux
Un éclair a frappé pour embrasé mon coeur
Lueur nécessaire qui cette belle fleure
Illusionne mes nuit d'un songe chaleureux
Amaryllis, laisse moi sentir ton odeur
les premières lettres de chaque vers forment le prénom de la fille et ce sont des alexandrins
Ça me rappelle le bon temps ![]()
Poésies
Le matin
Le matin, je me lève de mon lit ...
En croisant regards esplièges, je m'agrège
A me lever désarmé
De mon imagination
Je pense et repense à la nuit passée
Dans ces draps serrés
Par l'odeur du soir
Et la rosée du matin
Je commence mon chemin
Vers le lendemain
Les champs
Les champs,
Berceau de mon enfance
Festival de la Provence
Comme les sillons
Partent si loin dit-on
De cette farandole de fleurs
Le bonheur est à la portée
De ceux qui savent regarder
La vérité des champs cultivés
Le doux chant du poète
C'est le doux chant du poète,
Léger et rafiné
Je m'attise de l'entrendre
Le doux chant du poète
Résonne dans les campagnes
Comme le tocsin
Des vieux amoureux
Le doux chant du poète
Une douce mélodie
Qui revient en refrain
Dans les champs de roses
J'entends ce doux poème
Le doux chant du poète
C'est le jardin
Des gens raffinés
Qui aiment poétiser
Les saisons
Le printemps
Joies d'enfant
Fleurs de matinée
Paysages fleuris
Au rire des arbres
La beauté se promène
Entre ces frênes
L'hiver est déjà loin
Nous dis adieu
Le lendemain
![]()
La reconnaissance du souverain
"De par ma foy, serviteurs, amenez moi celui qui fait pousser les arbres,
Qui ressuscite les braves tombés au combat et qui brave sans péril
Toute quête qu'on lui confie, allez exécution ou je vous sabre !"
Vifs comme le vent les serviteurs se débarrassèrent de tout sentiment vil,
Et allèrent chercher l'homme en question en ville sous un soleil meurtrier,
Ils revinrent, l'homme était encadré d'eux, le regard froid comme l'azur,
Ses vêtements rongés par le temps, un chapeau avec une plume d'épervier,
Il regarda avec insistance et insolence son Roy, il n'avait rien de pur,
Le Roy s'avisa et regarda l'homme sorti du jugement dernier,
Après un long silence de fer, car l'or devenu matière corruptive depuis sa venue,
Il se leva de son trône de marbre et lui adressa ces paroles ailées :
"Ainsi c'est donc toi, poète. Celui qui m'a extirpé du diable avant qu'il ne me tue"
Le regard du jeune homme scintillait, son visage s'adoucissait,
Un maigre sourire s'esquissait sur ses lèvres, il avait compris sa requête,
Ses mains étaient jointes, comme s'il fut un captif pour ce qu'il a fait,
Or il était libre, aucune chaîne, aucune menotte, tout se déroula dans tête,
Il releva la tête et répondit au Roy sans que ce dernier ne lui ordonne :
"Milord, pardonnez moi de mon insolence de prendre la parole sans votre volonté,
Mais qu'ai je donc fait pour mériter autant d'honneur qui tonne
Comme l'éclair ? Je ne suis qu'un humble paysan aux mots dénudés !"
"Quelle modestie de ta part poète ! Sache que tu m'as aidé à éclaircir mon esprits,
En ces moments de souffrance sentimentale, j'étais un Roy qui fuyait les ombres
De mon passé pour profiter de la splendeur de mon palais, mes cris
T'avaient averti de mon mal, et de ta plume tu as pu occire l'esprit sombre,
Poète, tu as toute ma gratitude, tu pourras à présent t'adonner aux plaisirs,
Ne te soucie pas de l'enfer quand la vie au palais est un paradis,
Profite de ces jeunes femmes venues de toutes les contrées aux milles désirs,
Manges et bois jusqu'a ce que ta panse ne puisse plus avaler de radis !"
Le poète s'avança vers le Roy et lui tint ces mots : "Mon seigneur,
Je ne sais comment vous remercier mais je dois hélas refuser vos présents"
"Pourquoi donc mon ami ?" dit le Roy en usant de son éventail décoré de pleurs,
"Milord, j'ai trouvé ces derniers temps ce que je recherchais depuis longtemps,
Une des plus grandes richesses que l'homme n'ait jamais connu,
Alors que moi aussi étant en proie aux flammes des sentiments,
Des personnes sont venues auprès de moi avant que ces flammes ne me tuent,
Ces personnes, ce sont mes amis" dit-il allégrement,
"Et, pardonnez moi Milord, mais la douce chair de ces jolies femmes,
Et la richesse matérielle et tous les mets ne me rendront pas plus heureux,
Je me sens plus heureux auprès des mes amis et de ma famille qui m'enflamment,
Etre heureux et pauvre je ne m'en soucie guère, je ne suis pas malheureux"
Le Roy cessa de s'éventer, d'un geste de la tête il acquiesce ces propos,
Il se leva, vint serrer la main du poète chaleureusement,
Il lui dit "Qu'il en soit ainsi alors, tu as fait le bon choix, tu n'es pas sot,
Tu possèdes une sagesse que j'admire, mais tu as sûrement
A faire mon ami, tu peux prendre congé à présent"
Le poète le salua avec joie et sortit du palais,
Il courrait le long d'un grand chemin menant à la prairie verte piment,
Arrivé là-bas il marchait en quête de réponses, mais il n'en aura jamais.
Mais pour lui c'était beaucoup mieux comme cela, alors il s'allongea,
Le sourire sur le visage et son chapeau tombant, il rêvât,
Le grand seigneur des ténèbres était vaincu et fait comme un rat,
Le poète se retrouva avec ses amis et il abandonna tous ses mea culpa.
J'essaye un peu la poésie en prose (ce ne sont que de petites images comme ça, réellement vues ou non, peu importe) :
Il faut quitter le port puis sauter du navire.
Le pire, c'est un ciel nocturne clair et ocre, dans la campagne. On craint le passage du fou ; une vieille qui chante ; un nourrisson chouinant près des flammes.
Sur une route invisible, les camions, ronfleurs agressifs, sont les dinosaures de notre âge.
Je reprends : une cloche qui crie et n'éveille personne dans un village mort.
Le ciel est fait de nuages de poudre noire et de vapeurs blanches. Le canon tonne, le train hurle. Un bleu lumineux des fonds marins persiste, appelle la foudre.
Au fond perçoit-on le pleur du hibou qui n'est pas là ; le fredonnement solitaire de l'homme dans l'immensité sale.
C'est un bois veiné de ruisseaux d'asphalte chaud. On arrive à la grande demeure blanche. Dans un couloir propre, un rêveur est accoudé sur un chauffage et en observe les vertèbres.
Lui ne murmure pas...
A travers le miroir déformant, c'est un manoir non blanc et noir, mais vert et bleu comme Léviathan. Un être apeuré se réfugie dans l'immense cheminée, dont l'âtre d'un noir profond est comme un gouffre où l'on ne peut tomber. Puisqu'elle est folle d'amour, la fiancée de Lammermoor !
Au loin, sur un chantier naval, les grues se parfument de poussière.
Le vent a séché ma sueur.
La pente d'une forêt précipite mes pas, et des toiles d'araignées cachées agrippent mon visage. Elles savent alors que je suis là. J'ai pénétré leur territoire, et ces fils vicieux dessinent mes moindres gestes.
La mouche boit le lait tombé au bol.
J'aime beaucoup le poème de grayef. J'avoue que ca me rappelle mes tous premiers poèmes.
On sent l'esprit poétique qui plane au dessus du poème, mais aussi dans les formulations, le passage des émotions et valeurs.
Je ne commente que les poèmes qui m'ont vraiment fait ressentir un potentiel poétique direct, donc voilà mon avis est positif, et c'est rare.
Maintenant ca manque un peu de poésie malgré tout, c'est pas assez condensé et maitrisé.
Je pense qu'au moins pour t'entrainer, à cela tu devrais te mettre à la versification classique.
Et après si tu n'y prends pas goût revenir à ce genre de poème.
Mais ca t'obligera à maitriser au poil, les sonorités, la structure, la rythmique, et les idées, dans le seul but d'être intense à chaque instant.
Voilà juste un petit conseil, de quelqu'un qui a écrit un peu comme toi et qui est bien content d'être reparti sur des bases nouvelles, même si au-début ca donne l'impression qu'on galère et que c'est finalement moins coulant. Rapidement l'impression change je pense, et on en tire de nombreux avantages.
M'enfin si tu recherches pas de conseils, retiens juste un compliment de quelqu'un qui a apprécié ton poème parmi un grand nombre de poèmes qui ne lui ont pas fait grand effet sur le topic.
Un poème écrit il y a plus d'un an
La volonté est là mais l'inspiration me fuit en ce moment
Enfin remarque je n'ai jamais écrit que 3 poèmes dans ma vie donc bon
Enfin bref voilà le sonnet
Il fait de ça trois jours, j'ai trouvé une lettre
Longtemps ensevelie dans le fond d'une armoire.
Je l'ai lue sans attendre, devoir de mémoire
Pour cette âme si saine, si proche de naitre.
L'enfant était conscient, et plus que moi peut-être
Un esprit tourmenté comme les reflets d'une moire
Un raison trahi, presque comme un miroir.
C'était enfin passé, j'avais trouvé mon maitre.
Mais un mot très spécial m'y arracha un pleur
Un mot retentissant jusqu'au fond de mon cœur
"Vieillard défait, d'où je suis, je pense à toi"
Ce bambin si lointain à la plume si triste
Cet ami du passé aux pensées altruistes
Ô, stupeur du temps, je le connais, car c'est moi.
C'est un sujet qui me tenait à cœur, je pense souvent aux personnes que je fus et que je serai
Je sais que ça peut paraitre un peu bizarre mais bon.
Doigts Bouffés
Attachés par une jointure de cire dans
La peau, incrustés en roses carapaces,
Ces ongles salement taillés dépassent,
Ont des airs de défenses d'éléphant :
Ocre, blanc, couenne grasse, ossements laiteux,
Dents séculaires qui rongeront la terre,
J'ai souvent omis, pauvre tête en l'air,
De les couper comme au lézard (la queue !)