Je viens d'écrire un nouveau poème, donc je le donne aussi aux critiques.
Mise à mort
Élève toi pousse de vent!
Reprend donc ta danse macabre,
Enchevêtrant l'arbre du temps,
Éveillant mon doux cœur de marbre.
Ah... Je sens mes larmes fleurir,
Et la bourrasque les cueuillir.
J'entends la brise psalmodier
Quelques rituels affligés.
Silencieux, le bourreau s'avance,
Majestueux, l'acier se dresse,
Sentencieux, mes sanglots se pressent.
Rabrouée, la vie me devance.
Mon regard s'estompe et se voile,
Mes espoirs me trompent et s'éloignent.
Là où le soleil se meurt,
j'ai déposé une rose.
Fraîche et veloutée,
une jeune fille sanctifiée
Je vous salue Marie pleine de grâce;
ouvrez-lui donc le coeur !
Là je viendrai déposer,
les joyaux célestes de ma douleur,
irradiant ses chairs et vertus
Quel plaisir délicieux!
Un pain béni pour mes papilles,
un jus exquis pour ma folie.
Pour toujours et à jamais
car c'est à elle appartiennent
le règne, la puissance et la paix.
Ma petite rose
Bon je poste deux nouveaux poèmes.
Je suis Enfer.
Dans ces vapeurs nauséabondes,
Je porte la peur qui m’incombe
Les pleurs d’étranges processions,
Hérault de quelques catacombes.
De mes battements réguliers,
Je sonne le glas de nuées
De pieds et de mains ébréchés
D’où s’échappent des rêves épiés.
Traversé d’haleine acérée,
Je fauche les haines émoussées,
Et parmi les pensées obscures,
Je sème et répands ma souillure.
M’enivrant de leur agonie,
J’en bats la mesure endiablé,
Au son des machines enragées.
De cette symphonie, je vis.
Le corbeau
Ô ! Noble corbeau,
Je crûs voir
En votre plumage
Quelques noirs
Et sombres adages.
De ces dires,
Me voilà cerné.
Mais ma lyre
Prête à discerner,
En cette heure,
De futiles peurs.
De votre manteau
Ténébreux,
Mer d’obscurité,
J’aimerai
M’en envelopper.
Désireux,
D’en ôter les flots
Niais et sots
De rumeurs instruites.
Vite !
Que ma lyre laisse
Echapper
Les notes effrénées
Qui se pressent
En tes serres, charmées,
Captivées
En tes yeux opaques,
Noires opales.
Ah ! J’admire
Ton envol posthume,
Qui ravive
L’éclat de tes plumes,
Dépourvu,
De toute écume.
Quelle vue !
Devant la tièdeur de ma vie,
Ô lointaine fraîcheur d'avenir,
Combien d'angoisses et d'envies,
Puis-je en moi même retenir
Curieuse matinée que voilà,
Epris d'exotisme,
Par un tel apparat,
Esprit d'érotisme,
Goûtant le fruit devant moi.
Curieux regard d'un espoir frivole,
Dont vouloir s'empêcher serait malaisé,
Jet d'un charme du haut de ses guiboles,
Envoûter, je me laisse volontier !
L'amour noir
Ses cris ne faisaient qu'accentuer l'exitation du moment.
Comment aurais-je pu jouir avec son consentement?
Je ne veux que son bien et ses débattements.
J'aime sentir ses ongles quand je rentre dedans.
Son air dégoûté me vaut un énième excès de zèle.
Savoir qu'elle veut s'en aller me donne des ailes.
Je sais qu'elle me veut ailleurs quand je suis en elle.
Qu'importe, ce soir la contraception se fera à la pelle.
Cela m'attriste de devoir m'en débarrasser ce soir.
Mais je ne veux pas que des gens puissent savoir.
Une fois l'acte finit je ne veux pas la décevoir.
Et je l'achève pour terminer cet ébat d'amour noir.
Oui, tout va bien dans ma tête. ![]()
Ville sage, sur un petit nuage,
Ou les jours se tiennent immobiles,
Caressant l'insouciance sauvage,
D'un amour pérenne et hostile.
A l'instant même ou je l'ai vu ingénu,
Je suis tombé amoureux d'elle,
Elle est la seul ici bas,
A être digne de moi,
Et je compte bien,
Futur lendemain,
Epouser cette demoiselle.
Petite nymphe du présent,
Dorée de plomb en argent,
Drôlerie du corps et des sens,
Mûrira sous un voile latent.
Ô lointain recueil du poète,
Toi qui siffle tant de prouesse,
Lorsque la vie rit de ses êtres,
Elle tient bon gré sa promesse.
![]()
France éternelle, grande demoiselle,
Toi qui donne, toi qui passionne,
Tes fils te salut,
De par tes vertus
Ô combien de malaises,
As-tu surmonté avec aise,
Repent toi, qui veut la salir,
Jamais nous la verrons souffrir.
Aura arborescente,
Vêtue elle fût,
A la douce adolescente,
Jeunesse elle eût.
Malheurs elle endure,
De ses enfants elle fut trahie,
Ages funestes et obscures,
Effondrée, elle périt.
France d'un jour,
France de toujours,
Comblé tu nous a,
Assassiné tu as été.
je sais c'est patriotique, mais en 10 min je suis fier de moi ![]()
Seule contre tous,
Effrayée, elle s'émousse,
D'un pas ferme et engagé,
Bientôt, elle sera révélée.
Pour déjouer les malices,
Epurer tous ces vices,
Dont ses adversaires recèlent,
Elle s'adonne, elle excelle !
Joyeux printemps d'avenir,
Auquel il faut nous réjouir,
Jours heureux, jours tranquilles,
Ne la tenons pas immobile !
Jetée au fond du gouffre,
Elle suffoque, elle s'étouffe,
Par des cris maternelles, ses enfants elle appelle !
Dépêchés, ils accourent,
Hâtif mais sans bravoure,
Ils épient sa détresse, pour combler leur maladresse !
Bafouée par ses propres entrailles,
Trahie ! Maudite ! et prise en tenailles,
Elle pleure, elle qui se leurre,
De ne pas croire encore à son heure.
Drapeau de France,
Epris de souffrances,
Tu fixes d'un air confiant,
Le regard de tes enfants.
Soucieux de gloire et de prouesses,
Ignorant la peur et la détresse,
Tu bouges, tu flottes, tu t'agites !
Ainsi donc tu es notre gîtes.
Dans la lueur de la nuit,
Sauvage au grand coeur il surgit,
Poursuivant le secret de l'ignorance
Il se promet de veiller a outrance
Sans jamais regarder par delà ses épaules
Il fend, il bondit, il vit son rôle
N'étant parvenu à être lui même
il subit le courroux de sa folie lointaine
Belles leçons qu'outre Rhin,
Des querelles nous réussîmes à mettre fin,
Avec raison outre Atlantique,
Par maintes ruses nous fûmes cyniques.
A l'estuaire de la Volga,
Malicieuse France que voilà,
Sachant jouer des coeurs,
Elle sût mettre en erreur.
Aux peuples nés dans la violence,
Epris de rêves et d'impatience,
Elle fût boudeuse voire intraitable,
Mais par chance, cela la rendit raisonnable.
L'amour me pousse à décrocher la lune
Mais je suis humble et je saisis ma plume
Tu mérites bien tout l'or et les diamants
Moi je n'ai rien, qu'un très beau sentiment
Je ne suis pas roi
Tu es plus qu'une reine
Qui plus que moi
Pourrait te dire "je t'aime"
Tu es mon amour, ma passion,
Mon incessante admiration,
Tu me rends si heureux,
Que je ne peux être qu'amoureux,
Tu as changé ma vie,
Grâce à toi, elle s'est embellie.
Je t'offre donc mon coeur,
Inondé par tant de bonheur,
Il t'appartient pour toujours,
À toi, ma belle, mon tendre amour...
(Celui-là, je l'avais fait pour un copain qui avait besoin d'aide...)
Tel la lune dans la nuit
Tu illumines ma vie
Je me noie dans tes yeux
Océan magnifique, somptueux
Ta beauté rayonne comme le soleil
Avec toi tout est merveille
Tous ces mots pour ne te dire qu'une chose :
Je t'aime.
Tu es mon oxygène,
Tu es la joie que je promène,
La force qui brise mes chaînes,
L'indispensable qui coule dans mes veines.
Tu es l'objet de mon existence,
L'Ange pur de l'innocence,
Mon Etoile de bienveillance,
Plus qu'un espoir et plus qu'une chance.
Tu es ma mélodie,
La douceur de mes nuits,
Les couleurs de ma vie,
Le bonheur à l'infini.
A quel étoile, a quel dieu, je dois cette amour dans mes yeux
Mon cœur s'enflamme quand je vois ce sourire si radieux
Qui se grave sur ton visage pour que je me souvienne...
Que la beauté n'a pas d'âge.
Je ne sais même pas quoi faire
Quand je te vois si près de moi
Je ne sais pas quand viendra l'heure
L'heure que je te dise que je ne veux que ton bonheur
Peut-être quand sera finit le requiem
Que je puisse enfin te dire " Je t'aime "
Quand j'observe ce sourire au coin de l'horizon
Chez moi, cela provoque d'une énorme démangeaison
Car je sais que tu ne voudra jamais
Me regarder après avoir lu ces quelques clichés
Et de me donner une chance inopinés
Que je te montre que ce ne sont pas des parole en l'air
Qui gigote et qui danse dans l'atmosphère
Juste " Je t'aime "
Oui, j'ai un truc avec les poèmes d'amour.
Nofake, garanti sans cake ![]()
¯¯\/¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
![]()
mérite un up ce topic ![]()
Bonjour,
Je constate avec émerveillement l'existence de ce topic, et tente aussitôt ma chance ; je vous serais très reconnaissant si vous pouviez me laisser un avis, positif ou négatif... Je vous propose ici un poème en prose, qui je l'espère vous fera voyager un moment dans les paysages exquis de l'imagination ! "Orient", "mort" et "soleil" pourraient être les mots clés de ce poème.
Merci à toutes et à tous, et bonne lecture !
LA MORT EN ORIENT
C’est le jour vermeil de l’exécution.
Allongé sur un luxueux tapis, un prince oriental contemple de ses yeux maquillés de noir la ligne des guerriers, à genoux devant leur vainqueur ; la foule se presse, huante et haineuse, marée de turbans rouges et ocres retenue par des gardes armés d’or et d’argent.
Le soleil est haut dans le ciel, dardant ses brûlants rayons sur les épaules nues des condamnés. Le brouhaha monte. Les gens affluent et les charognes veillent. Puis, plus rien. Le silence. Le prince sans se lever fait un geste mou de la main, les lèvres rougies de jus de grenade.
Les gardes s’avancent. Aveuglés par l’enfant du soleil et de la lame, les guerriers expirent, et leur tête roule. Les corps tombent lourdement ; hommes et femmes applaudissent et exultent de joie sauvage. Ce n’est pas gênant. L’odeur du sang est masquée par l’effluve des épices du marché. Certains y font d’ailleurs leurs courses, pendant que la mort s’abat sous le soleil.
Et je le vis à cet instant, dernier de ses semblables. Il avait le visage beau et mélancolique d’un aristocrate loin de sa contrée. Dans son regard brûlait une flamme plus vive encore que celle de l’astre orgueilleux. Mais surtout… Son sourire. Plus beau et triste qu’un chêne qu’on aurait abattu.
Et au moment où l'impitoyable lame tranche sa nuque délicate, j’entends le rire olympien de son âme grande et noble !
Je voudrais un petit avis si vous avez le temps
La quête
Sous un soleil rouge, je marche prudemment
Une pluie de sang arrose les arbres maudits
Des espérances déchues. Inexorablement
Je m'avance dans ces enfers, endolori.
Comme Dante et Virgile avant moi, j'erre.
Mon âme vogue telle un bateau sans voiles:
A la dérive, mon saint esprit désespère,
Toute ma vie est étalée nue sur la toile.
"Et quand aux poètes, ce sont les égarés
qui les suivent", telle est la rançon de l'esprit.
Sur un lit de paille brulante, étalé
Je mange le fruit amer de l'introspection,
Que puis-je y faire ? mon âme est inassouvie
Que puis-je y faire ? mon moi est un dur poison.
MaldororEndormi
Drôle de poème, intéressant mais il a quelques défauts à mes yeux. La structure est bizarre, à mi-chemin entre la courte nouvelle et le poème, mais sans avoir les qualités de l'un ou de l'autre. Il est beaucoup trop verbeux pour un poème, il y a un adjectif à presque chaque nom propre. Y aurait moyen de le raccourcir sans le dénaturé. Tu peux faire un poème qui raconte une vraie histoire, avec narration, dans un schéma plus classique (4 lignes à la fois, etc.) De plus, le vocabulaire est passe-partout et ne fais pas nécessairement penser à l'Orient, en particulier le "Olympien" à la fin. Bref, c'est un essai, y a matière à faire mais faudrait le retravailler.
Cristalix
holà ! du bon, du très bon même ! Une citation en plein milieu, c'est casse-gueule mais là c'est franchement réussi. Les rimes sont géniales, le sujet est très bien traité, rien à redire. Ah ! si, un minime détail : À la dernière ligne, tu pourrais remplacer le "Que puis-je faire" par une autre question qui y ressemble. Y a pas de répétition de tout le poème sauf là. Mais je dis ça, je dis rien, il est excellent comme ça.