Je n'ai pas terminé ce poème mais je poste déjà une première partie histoire d'avoir votre avis. Sachez que c'est la première fois que j'en écris un donc je n'ai vraiment pas d'expérience dans le domaine ^^
Le sanglot des moines
Pourquoi pleures-tu si loin du réconfort
Toi, Mon Père bien aimé
Pourquoi tes yeux fixant le Nord
Inondent tes joues fatiguées ?
Pourquoi es-tu si triste et affecté
Toi, Mon Père bien aimé
Je t'en prie, laisse moi écouter
Ce que ton cœur veut raconter.
Pourquoi écoutes-tu tard dans la nuit
Le vent soufflant si fort
Pourquoi pleurer en même temps que lui
Seul jusqu'à l'aurore.
Mes yeux t'observent t'asseyant
Sur le banc protégé
Par un pommier verdoyant,
Et rien ne peut t'apaiser.
Je vois tes larmes qui en glissant
Mouillent ta soutane noire
Et quelques moines qui en chantant
Annoncent la messe du soir.
Pourquoi pries-tu autant de fois
Ô toi mon Bon Père,
Seul près de l'odeur du bois
Des portes du monastère.
Veux-tu savoir pourquoi Mon Fils,
Pourquoi suis-je solitaire,
Pourquoi mon regard est une abysse,
Et mes larmes tombent par terre ?
Veux-tu savoir à quoi je pense
Le soir, les yeux ouverts,
Pourquoi les traces de ma souffrance
Se font ressentir dans le monastère ?
Je vois chaque soir devant mes yeux
Le Mont Athos se dessiner,
Et au sommet mes Frères heureux
S'apprêtent à prier.
Je suis parti bien décidé
A ne plus jamais y retourner
L'esprit rempli de félicité,
Le cœur chantant des chants légers.
Et je me revois jeune et heureux,
Dans le Vatopediou chaleureux,
Car je fus si bien accueilli,
En arrivant tard dans la nuit.
Et je me revois vivre avec eux,
Jour après jour nuit après nuit,
Loin du monde si près de Dieu,
Les mouettes pour unique compagnie.
Et nous chantions toute la nuit,
De nos voix graves et mystiques,
Oubliant sommeil faim et asthénie,
Absorbés par ces paroles bibliques.
Alors des larmes remplies d'amour,
Coulaient le long de mon visage,
Puis me réfugiant dans l'arrière-cour,
J'observais le paysage.
Le ciel noir et étoilé,
Tel un pêcheur devant le Juge,
En arrivait à se faire chasser,
Par le Soleil et son déluge.
La mer pâle et orangée,
Se transformait, devenait bleue,
Et quand le Soleil la dominait,
Elle ne faisait qu'une avec les Cieux.
Les mouettes dansaient autour du Mont,
Au loin navires qui naviguaient,
Et je ne trouvais jamais de mots,
Pour décrire l'harmonie qui y régnait.
Et quand les cloches sonnaient midi,
Nous sortions tous du monastère,
Nos larmes séchées, le coeur rempli,
D'amour, de paix et de prières.
Ereold: Gros problème de rythme à mon sens
CartoonNetwork: Pas trop mal... Certains passages sont bien, lus à l'envers (sans déc').
comment ça " lus à l'envers " ? ^^
J'précise que depuis que j'ai posté mon poème ici, je l'ai un peu revu, réarrangé et tout le tintouin. Il y a donc pas mal de petits détails qui ont changé (mais on sait tous que les détails font les poèmes).
Ceci dit, je ne suis pas d'accord pour la rythmique. Si tu m'avais dit qu'elle prenait un coup à un endroit ou à un autre, je n'aurais probablement pu être que d'accord ; mais en l'occurrence, il y a bel et bien un rythme global, donc je peux pas vraiment accepter le "gros problème". M'enfin, les goûts et les couleurs... ^^ (Je précise aussi que je poste sur d'autres forums, donc j'ai déjà eu plusieurs avis qui me confortent dans mon opinion ; je fonce pas non plus en avant dans le tas en n'en faisant qu'à ma tête.)
CartoonNetwork ~~> bon, je vais dire un peu l'inverse de ce que j'ai dit de moi-même (histoire de faire bien égocentrique et sûr de moi...
), mais je trouve que ton poème manque vraiment de rythme. Ça tient en partie, je crois, au fait que tu adoptes une forme plutôt classique tout en ne respectant pas un nombre de pieds spécifique. Mais bon, la rythmique n'est pas qu'une affaire de pieds (n'empêche que si tu commences à écrire des poèmes, je te conseillerais de t'en tenir à, genre, des octo/décasyllabes ou alexandrins, c'est plus simple d'y poser un rythme (forcément pas toujours parfait dans les premiers poèmes, ceci dit)). Il y a aussi pas mal de petits mots qui gâchent ce rythme (des "qui" notamment).
Prenons deux strophes (au hasard) :
"Pourquoi es-tu si triste et affecté
Toi, Mon Père bien aimé
Je t'en prie, laisse moi écouter
Ce que ton cœur veut raconter.
Pourquoi écoutes-tu tard dans la nuit
Le vent soufflant si fort
Pourquoi pleurer en même temps que lui
Seul jusqu'à l'aurore."
~~> outre la répétition d'écouter/écoutes, il y a pas mal de petits soucis rythmiques à mon sens. Je dois bien t'avouer que je ne suis pas un pro des vers, et par conséquent je manque un peu d'arguments ; pour moi le rythme est plus une question de feeling. Et en l'occurrence, ben... j'ai un problème de feeling. xD (Désolé pour l'explication bateau.) Dans la deuxième de ces deux strophes, les vers courts pourraient donner quelque chose, s'ils avaient la même mesure (or ils font 6 et 5 pieds) et qu'on avait d'autres exemples d'une telle sorte de rythmique dans d'autres strophes, ce qui n'est pas le cas.
Le problème du poème, c'est que tu changes sans cesse de façon de faire. Tantôt trois vers long/un court, tantôt deux longs/un court/un long, tantôt quatre longs, tantôt deux courts/deux longs... bref, ça m'a freiné dans ma lecture.
Autre chose : dans la première des deux strophes sus-citées, les quatre rimes sont en -é (d'autant qu'elle suit une strophe dont deux des rimes étaient déjà en -é). Ce sont des rimes un peu faciles et donc à utiliser avec parcimonie. (Or, il y a au moins une autre strophe composée exclusivement de rimes en -é, et elle apparaît souvent dans ce poème.)
Dans la même veine, de la 6e à la 8e strophe, tu utilises la rime en -ère (et tu répètes d'ailleurs "monastère") 6 fois en 12 vers. Ça se voit énormément et ce n'est pas du meilleur effet.
"Et je me revois jeune et heureux,
Dans le Vatopediou chaleureux,
Car je fus si bien accueilli,
En arrivant tard dans la nuit." : c'est la seule strophe où tu utilises des rimes plates (dans le reste du poème tu donnes des rimes croisées). Au milieu du reste, ça choque et c'est pas très joli. Ça aussi, ça participe à dézinguer la rythmique.
Voilà pour la forme. Au niveau du fond, j'ai du mal à comprendre pourquoi tu parles de tristesse tout au long du poème et que tu finis en parlant de larmes de joie (en gros). Kézako ?
(Ou alors c'est moi qui n'ai pas compris, mais ayant relu plusieurs fois... Enfin soit.)
Sinon, c'est plutôt original comme propos, surtout de nos jours, m'enfin ça me touche pas des masses je dois dire.
Ah, et on écrit pécheurs, quant il s'agit des méchants vilains pas beaux qui ont contrevenu à la loi d'Amour de Dieu. Les pêcheurs, ils attrapent que les poissons dans leurs filets.
En espérant avoir pu t'être utile... =)
CartoonNetwork: Oui oui
Simplement en inversant les vers, comme si tu commençais par la fin du poème. Dans certains quatrains je trouve que ça donne bien. ![]()
Mais j'adore le surréalisme donc ceci explique cela... ![]()
Un vol malaisé d'hirondelles,
Sur des bouts de cadastre,
Semblait écrire en vain aux astres
Et fichait le bordel.
Je parlais sous les hirondelles
Avec un vieux comparse.
" - On pourrait dire : "la vie est belle".
- Ce serait un désastre."
Soupir I
Un vol malaisé d'hirondelles,
Sur des bouts de cadastre,
Semblait écrire en vain aux astres
Et fichait le bordel.
Je parlais sous les hirondelles
Avec un vieux comparse.
" - On pourrait dire : "la vie est belle".
- Ce serait un désastre."
Soupir II
Nous passions dix jours en Irlande,
Dans un hôtel anglais.
Certaines nuits il me semblait
Que ma peine était grande.
Certains soirs le ciel envolé
Etait trop irritant.
Et, sans penser à mal pourtant,
Je fermais les volets.
Soupir III
J'attendais dans la vérandah.
"Et buvez le bien chaud."
Il pleuvait sur le réséda,
Sur les vieux murs en chaux.
J'avais beau me dire : "dérision",
J'étais malade.
J'ai beau relire tout Jean Anglade,
J'ai des frissons.
Le thé, la bouillie, la panade :
Ca tient bien chaud.
La vie c'est presque rigolade,
Comme les chow-chows.
la prendre dans mes bras et sentir son coeur battre contre le mien. Sentir son parfum m'envahir.
La serrer dans mes bras plus fort la soulever légèrement du sol. Plonger mon regard dans le sien et me rendre compte que je suis sauvé.
Arrêter de penser à elle. Penser à rien.
Lui effleurer la nuque de ma bouche sentir son parfum.
Serrer sa main dans la mienne en la caressant du bout des doigts. Ne pas avoir peur de croiser son regard.
Lui faire confiance sans avoir peur. Se sentir aimer.
Qu'elle s'endorme dans mes bras, remonter la couverture quand elle dort. Sentir la chaleur de son souffle contre ma peau. Me réveiller plus tôt pour la voir dormir.
La voir sourir, l'entendre rire, la voir rougir..
Entendre sa voix le matin.
Arrêter de rêver, vivre ses rêves et ne jamais se réveiller.
Soupir IV
On naît en bavant sa salive ;
Alors on grandit vite.
On vieillit en chantant des mythes,
En suçant des olives.
A quinze ans on dit des chansons
Altières et lourdes.
Mais l'oreille, comme tout, est très sourde.
La mort comme un poinçon.
Le silence parfois demeure
(c'est rare, ça arrive) ;
Mourir comme on change de rive,
Les fleurs, les fleurs, les fleurs.
Soupir V
Je déjeunais à la terrasse
De l'ancienne Ambassade.
D'un cornichon, d'une dorade,
D'un baba, d'une glace.
Je repensais à des dossiers,
Et à mon sort.
"Finis ton entrée, mon trésor."
C'était un beau gésier.
L'horloge indiquait treize heures vingt ;
Elle avait tort.
Le temps, arrêté, était mort.
Un peu de vin.
Jean_Dezert: J'adore les Soupir I et II. Les IV et V un peu moins mais c'est juste mes goûts, ils sont bien. Le V j'ai apprécié la chute.
En tout cas c'est toujours un plaisir de te lire!
Un Dieu fou
Dans le vide infini qu'était cet Univers
Apparurent des étoiles par millions tout à coup
Et d'une volonté commune elles se rassemblèrent
Elles créèrent de la sorte un éternel Dieu fou.
Dans sa folie, il créa un monde improbable
Où les couleurs s'entendaient sans jamais se voir,
Où les mélodies, enchanteresses et palpables
Chantaient de leur voix profonde la beauté du soir.
J'apprécie ton poème, mais je le trouve trop court pour pouvoir prendre une réelle ampleur lyrique.
Peut-être qu'y rajouter un tercet serait plus conventionnel et rendrait mieux, car là je trouve que tu amputes l'atmosphère qui s'installe en fait.
Mais continue sur cette voie = )
Merci bien.
J'ai aussi eu la sensation de ne pas en faire assez. Je pense qu'il s'agirait en effet du lui donner plus d'ampleur
Retravaille et reposte, c'est fait pour ça.
Mais personnellement je verrai bien 5 strophes pour ton poème, en continuant sur ta lancée = )
Un Dieu fou
Dans le vide infini qu'était cet Univers
Apparurent des étoiles par millions tout à coup
Et d'une volonté commune elles se rassemblèrent
Elles créèrent de la sorte un éternel Dieu fou.
Dans sa folie, il créa un monde improbable
Où les couleurs s'entendaient sans jamais se voir
Où les mélodies, enchanteresses et palpables
Chantaient de leur voix profonde la beauté du soir.
Le ciel était papier pour le peintre inspiré
Les étoiles n'étaient autres que le fruit d'un pinceau.
L'océan, instrument du musicien aimé
Disait de ses notes ce que ne peuvent dire les mots.
Alors quand nos anges survoleront cet endroit
Par sa prospère et infinie beauté, ébahis
Ils se diront, sous le charme, tous à la fois :
"Que ça peut être beau, parfois, la folie !"
Voilà, je pense que c'est plus ample et avec plus de sens. ![]()
Soupir VI
Je pourrais parler comme si
J'avais encore mes dents.
Ca pourrait faire des bruits ardents ;
Ca fait des mots rassis.
Parler des vieux malheurs du monde
Ce n'est pas difficile.
Je dois sur moi, en mots fragiles
Avouer que nuit tombe.
Un modeste "vieux" texte poétique :
Avant d’aller dormir
Avant d’aller dormir,
Rejoindre la lumière du dehors
Par les ombres du dedans,
J’aurais voulu vous dire,
J’aurais voulu encrer stellaire flore,
J’aurais voulu dans l’élan,
Au creux des mots tamisés,
Les légendes d’aujourd’hui vous conter…
Avant d’aller dormir,
J’aurais voulu aller au bout de mes lectures
Mais ma muse a « tiqué »,
Ma plume s’est mise à frémir,
S’est faite à contre paupière le mur
Et mes doigts se sont mis à courser
Le sable en vue d’offrir
Du hors temps aux mots mobiles…
Avant d’aller dormir,
Rejoindre la pénombre qui oscille,
J’aurais voulu pouvoir la dire,
La beauté de vos mots partagés,
La beauté de la farandole des parchemins liés,
Ceux que vous avez
A nos rivages semés…
Avant d’aller dormir,
J’aurais voulu pouvoir composer,
En un court poème, en quelques vers,
L’histoire des montagnes saisir
Des abîmes, des cieux grisés,
Parler des maux de la terre,
Mais ma muse a voulu jouer
Et sur la page ces lignes m’a « saigné »…
Pour l’indicible, repos n’est pas une trêve,
L’éveil en est la sève,
Les volets clos en sont la grève,
Alors je vous souhaite doux rêves…
Et maintenant, la tête reposée,
Je peux aller dormir, même si la mutine
Continue, dans les recoins, lumière à pointer,
Murmurant ses mots, agitant en songe sa mine…
~ © Octobre 2004 ~
Soupir VII
Comme les oiseaux, comme les fleurs
S'envolent et tombent ;
Comme les chants tant redits qui meurent
(Dans la musique d'une ombre),
Je sens la Terre tourner ; je demeure
En une aube sombre.
La rosée comme des pleurs.
Les oiseaux s'envolent et les fleurs tombent.
Petit poème qui m'est venu lors de mon cours de littérature.
Le face à face
Étendu, là, devant moi.
Il attend avec patience.
N’attendant que le fruit de mes émois.
Peut-être aura-t-il cette chance,
De me libérer de ce fardeau.
Personne ne se souciera de cette perte.
Il ne suffit que de ce grand saut,
Qu’on ne retrouve que mes funestes restes.
PS: C'est le premier poème que j'écris, docn ne soyez pas trop critique. ![]()
Je suis totalement nul en poésie, mais je peux tout de même remarquer certains trucs :
Déjà il y a une répétition de attend/attendant. Ensuite j'imagine que le texte parle de suicide...mais dans ce cas, qui est étendu ? Une rivière, vue du haut d'un pont ? C'est un peu obscur.
Et puis enfin ça ne sonne pas très bien à l'oreille : les vers ont vraiment un nombre de syllabes trop différents, ce qui fait qu'on ne repère pas vraiment les rimes...