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Mes poésies et les vôtres...

lepsycho_2009
lepsycho_2009
Niveau 10
10 juin 2010 à 12:36:53

Bonjour à tous. Je viens d'écrire un poème et je souhaiterais avoir votre avis. Merci.

Apologie

Ta vaine carapace embaume la galaxie
Deuil des philosophes, cerceuil des esprits
Lorsqu'elle t'effleure tes pétales se libèrent
Nuée incolore, papillons éphémères.

Feu follet diffamant ou effets enflammés
Meurtre humide et liquide, toujours insipide
Tous t'abhorrent sans effort ni remord
D'aucun ne te ligature malgré les blessures.

Parfois inhibé, jamais annihilé
Les nuages menaçants de l'horizon du temps
Deviennent stériles face aux buées simulées
De ton écrin tant subjuguant qu'envoûtant.

Et c'est quand leurs vains assaults funestes ont cessé
Que s'érige l'immensité de ta puissance
Alors les mots assemblés peuvent signifier
Alors le livre exalte sa violence.

Un_poil_sur_leQ
Un_poil_sur_leQ
Niveau 7
10 juin 2010 à 15:08:03

Ah oui c'est vrai ^^.
Sauf que c'est pareil en pratique :) .

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 10 juin 2010 à 22:42:03

Je crois sincèrement que tu es à la limite de la légalité.
Et puisque je ne pouvais pas ne pas réagir, voilà ma réponse. Je comprendrai tout à fait qu'elle soit effacée, vu qu'elle est en lien (même si elle est en parfaite opposition) avec le post du dessus.

Maudite soit la France, si elle cache en son sein
D'aussi hideux scorpions, quand quelques heures plus tôt,
Elle demandait pardon pour tous ces innocents
Qu'elle avait envoyés dans ces ignobles camps.
L'oubli semble facile, pour qui n'a rien vécu ;
Mon cœur chaque fois se serre, lorsqu'il t'entend gémir.
Ce qu'ils ont fait aux uns, tu veux le faire aux autres.
Tu ne te souviens plus. Quand l'horreur et la mort
Sont des pensées abstraites, elles ne peuvent que renaître.
Sans honte tu le cries, inconscientes paroles,
De tous ces musulmans, tu ne veux que la mort.
À toi l'intolérant, qui ne chéris rien d'autre
Que ta chair et ta terre, je veux simplement dire
Que ce que tu aimes tant ne t'appartient null'ment,
Et le sol que tu foules de tes souliers indignes
Se révolte en lisant tes pensées haineuses,
Lui qui a trop souvent, à cause de tes semblables,
Été ivre de sang.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
28 juin 2010 à 22:42:34

J'espère que cette fois messieurs Staline et Beria réunis me laisseront tranquille :(

1. Le poème qui commence avec l'ongle noir de la côte (au lieu de tourbilloner dans les escaliers).

La côte avec son ongle noir
Creuse la Terre
Comme un enfant le sable.
(C'est comme quand on ouvre un oeuf coque en tapotant le dessus et qu'ensuite la cuiller s'enfonce.)
Enfin : la mer n'est pas si raisonnable,
Et la Terre pas si souillon.
La nuit noire recouvre, j'erre,
Comme d'un beau garçon le brouillon,
Toujours à visage découvert,
Au cas où ici un regard
Accroché, doux, viendrait me voir.
La mer, la mer, la mer (la mer ?).

2. Y passerai l'hiver de dix neuf cent douze

Parfois, un matin de printemps égaré dans l'Histoire, je voudrais, sous un ciel bleu, dépasser le Saint-Gothard neigeux et descendre dans l'Italie en fleurs.

Depuis les plaines, depuis les plaintes, je m'éprendrais lentement des sommets légers pointillant en les ciels, comme les grappes de baudruches dans les parcs où jouent les enfants en la ville thermale où je suis.

La nymphe bleue, Amphydryade des fritures, se moque, de la fontaine Centrale (et un peu du cabinet noir).
Un nuage en négatif de photographie ricane en secouant ses épaules.

Je voudrais, passant l'hiver de 1912 à soiger ma hanche gauche, vir, à travers la fenêtre d'un bain saliveux à carrelges bleus blancs le dos long, rond, cambré des môôôôôôôntagnes que je vois déjà en malhûreuses petites collines, y siffleront des bergers en duralumin, ce sera quatre mil cent soixante. Au lieu de ça, maintenant, le bout des immeubles de la rue Saint-Christophe, où plusiers dames menuement cervelées arrosent leur mari car elles ont la vue basse.

Alors, je voudrais chausser mes bottes bleues, prendre le téléphérique, grimper en haut d'une montagne, y ramasser des cailloux. Je rêverais aux passants d'en bas - qui s'en moquent : ils jouent au casino.

(Ca va, comme ça ? J'ai pas dit arabe, hein :gni: )

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
28 juin 2010 à 22:46:50

Fitz557 : je trouve ce poème très très faible... "En son sein", "ivre de sang", "le sol que tu foules"... ça carbure à un cliché par ligne ! Quand au propos, je n'ai réussi à le déchiffrer :(

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
04 juillet 2010 à 22:27:57

Ce toit tranquille où marchent les colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes...

Personne ne poste ici :(

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
04 juillet 2010 à 23:36:26

Bon, comme j'ai du panache, je vais répondre aux accusations godwiniennes et fââââââscissss' de "Fitz 557" :(

Moralisateur doux, citoyen et jovial,
Intolérant drapé en grande tolérance,
Chaque homme un peu vivant qui vit encore en France,
T'emmerde un peu. Et chaque bouche avec ses mots

Doux qui détient le Bien, le Vrai, le Beau, le Mal,
Sans autre idée au fond d'un cerveau morne et pâle,
Comme un cendrier propre. Sais-tu que je t'admire
De défendre avec coeur tes petites manies ;
Dans d'autres temps tu eus fait l'objet de satires,
Tu es de ton époque, sorte de cul-béni

Laic. Si la démocratie vaut par son but,
Par une autre grandeur que celle de la gloire,
Elle n'est plus admirable quand elle est dérisoire -
Car c'est là dérision que de telle opinion
On fasse le credo, délicieux, sans danger.
Las ! car à des certitudes si joliment rangées,
On ne peut opposer qu'un très ancien amour :

Négligé, désolé, celui d'un très vieux mot,
Affadi par des lèvres lourdes de leurs mensonges,
Par trahison funeste et par oubli qui ronge :
Le prononçant, vraiment, j'oublie tout autre mot.

C'est le nom d'un Pays, d'un Etat, d'un moment,
Qui a vécu un jour, de minuit à midi ;
Qui mourra, c'est certain : tout reste tragédie.
La France, étoile morte, n'a plus beaucoup d'amants.

Bon. J'espère que le patriotisme n'est pas encore interdit sur les forums et que, par conséquent, mon texte ne sera pas censuré. Désolé si j'ai pu choquer des personnes par mes propos de la dernière fois ; le but n'était pas là.

Valter
Valter
Niveau 3
05 juillet 2010 à 17:59:43

C'est vraiment magnifique ... GG.

___________________________________
http://media.melty.fr/media--image-265106-article-ajust_650.jpg

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
06 juillet 2010 à 00:03:30

Merci. Heureusement la beauté et le talent dépassent les idéologies les plus stupides et les plus en vogue, comme l'anracisme qui m'a fait bannir de ce forum et obligé à changer de pseudonyme :(

Aumf
Aumf
Niveau 9
06 juillet 2010 à 03:38:26

Petit sonnet ecrit comme ca:

Appel d'amour

Regarde mes yeux, regarde mon coeur,
Observe mes pensees de l'interieur.
Ressent ce que j'ai ressenti pour toi,
Meme si cet amour n'est qu'autrefois.

Regarde la tristesse de mes larmes,
S'ecoulant sans cesse de ne pouvoir
Ne serait-ce qu'un instant te voir.
Mon esprit tout entier est en alarme.

Mon ame si froide fond a cote
De ce que j'appelle mon etre aime,
A lui seul mes nuages noirs s'effacent.

Mes peines s'evanouissent depuis
Ton arrivee, malgre le temps qui passe.
Regarde moi donc, mon amour, ma vie.

Desole pour le manque d'accent.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
08 juillet 2010 à 02:17:25

On ne vint pas. Je me taisais,
Esperant bêtement qu'on vînt.
Il ne reste qu'un fond de vin.
Hélas, j'ai vécu en secret.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
09 juillet 2010 à 23:37:25

Entre les branches, entre mes yeux
Que harcelaient des songes,
Le soir, qu'un halo de nuit longe
Etait en moi en eux.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
10 juillet 2010 à 18:14:01

Mon suicide.

Tout cela me désespère,
Je sais bien que c'est fini.
Tout est allé de travers ;
J'ai vécu - ou pas. Tant pis.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
11 juillet 2010 à 06:58:21

Soupir final

Et le monde s'éloigne,
Vite comme un avion
Dans un ciel de campagne.
Derniers mots, derniers pions.

Lestat8601
Lestat8601
Niveau 10
16 juillet 2010 à 16:19:36

Dezert faisait des sonnets et bientôt fera des haïku :rire2: mais c'est toujours plaisant de te lire.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
17 juillet 2010 à 00:08:19

Oui, je fais un peu de tout :hap:
J'ai même fait un long poème nationaliste (sans blague).
Allez, si c'est plaisant, en avant Guingamp.

Paysage vu d'un train.

Dans le wagonnet clair aux meubles bien cirés,
Nous avons bu des bières anglaises ;
Chacun assis tout droit, et vissé sur sa chaise.
Les rideaux étaient bien tirés.

Dehors, c'était le jour de quatorze heures quarante,
Un soleil froid sur des bois pâles.
Des rangs de grosses biches, de tendres animals
Regardaient notre marche lente.

Nous ne voyons rien de cela, ni les nuages
Blancs et légers, boules de toilettes
Tombées du lavabo où, sans cabotinage,
Un dieu mineur se lavait le cou et la tête ;
Ni les petits bouleaux, ni les oiseaux confus,
Ni les ombres du train, sur les côtés, infimes,
Celle, épaisse, des arbres touffus.
On jouait au whist, à la prime.

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
19 juillet 2010 à 02:43:16

Le ciel orange et gris
Me tombe sur la tête ;
Je suis fou, je suis bête.
Ih ih, ah ah, ih ih !

Dezert_again
Dezert_again
Niveau 6
19 juillet 2010 à 09:29:31

Allez, suite à la pression populèèère, je me mets aux haikus, en total amateur et sans y connaître grand chose :(

Haiku 1

Quel diamant, parmi nous,
Survivra
A ses joues ?

*

De basses pluies qui ne repassent pas,
Cela semblait un horizon.
Un horizon de bouteilles sur la table.

*

Un homme s'éloigne,
Loin.
Où allais-tu ?

Quartrez
Quartrez
Niveau 10
11 août 2010 à 10:12:46

Voici un pseudo-poème que j'ai fais, que j'ai intitulé La Cage.

Laissé à moi-même,
ce que je voulais...
Je ne le sais pas,
Je ne le sais plus...

Tout est noir dans ma tête,
Les nuages de mes regrets sont sombres
Ils grondent, je grondes, je veux éclater
Et tout ça à cause de toi...

Tu disais vouloir me libérer...
Je ne comprends pas...

Là-haut, je voulais y aller
Destination de mes amours perdus
Mais dans la douleur du silence
Mon âme se tord depuis tant d'années...

Le regret des erreurs passées
Grandit à chaque jour qui m'est offert
Ce que j'aurais pu être, ce que j'aurais pu faire
Brisent mon âme en éclats de verre

Tu disais vouloir me libérer...
Je ne comprends pas...

J'ai crains ce mûr tout ce temps
Conscient de l'inaction qui m'y menait
J'avais peur d'agir, peur de parler
Cette peur m'approchait de ce mûr

Cette peur, tu l'alimentais
À un point tel où elle était évidente
À un point tel où je la voyais
où j'avais envie de l'oublier...

Tu disais vouloir me libérer...
Je ne comprends pas...

Ce mûr qui approchait
alimentait le feu de mes souffrances
perpétuait l'orage de mes regrets
À un point tel où je voulais y mettre fin

Cette cage dans laquelle j'étais enfermé
Je brûle d'y sortir, d'éclater cette cage
Ne serait-ce que pour essayer d'y aller
Aller là où depuis tant d'années je veux aller

Tu disais vouloir me libérer...
... Maintenant je comprends...

Ça me désole d'avoir agi ainsi.

... Tu voulais me libérer de moi-même.
Et je t'en remercies.

Mais tout ça n'a plus d'importance
Il est trop tard, déjà
J'ai perdu mon temps, j'ai cherché à comprendre
Quelque chose que tu m'expliquais depuis des mois

Maintenant j'attends
je brûle avec mes regrets
Regrets qui me déchire depuis si longtemps
Ça me désole d'avoir agi ainsi...

lexaeus
lexaeus
Niveau 7
11 août 2010 à 18:28:51

Bonjour, je suis nouveau sur ce forum, ou plutôt sur ce topic, j'avais déjà posté quelques essais, mais qui n'étaient pas des poèmes =)

Voilà pour la présentation, voici pour le poème, intitulé: "Temps de pluie"

Je regarde dehors, et il pleut
Des trombes d'eau à n'en plus finir.
A cette vue j'esquisse un sourire,
Et la pluie m'envahit peu à peu.

Je pose mes deux mains sur la vitre.
Ce spectacle me met en émoi,
Et dehors, il pleut toujours des litres.
Toute cette eau se déverse en moi.

Le feu de ma douleur s'est éteint,
La pluie amassée cherche mes yeux.
Une larme s'écoule de peu,
Vite chassée du dos de la main.

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