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Fic : La Forêt

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
15 octobre 2005 à 19:46:08

Hello all! Je viens accompagné d´une de mes oeuvres, ce sera une fic probablement pas plus longue que "Desert", de moi meme aussi également :o))
Voila, enjoy :ok: (ou enjoyez pas)

LA FORET

Courir, c’était vire, s’arrêter, c’était mourir. Alors, face à l’implacable réalité de ce postulat, il courait, toujours plus vite, toujours plus loin, ignorant la douleur dans sa hanche, celle dans sa poitrine, les deux se rassemblant en un horrible carillon qui lui vrillait les tympans. Les branches lui giflaient le visage, lui balafraient les joues, ses larmes mêlées à son sang se répandant sur son visage. Et derrière lui, toujours…
Soudain il

Chapitre 1

Le menton posé sur son poing, Timmy regardait d’un air morne le paysage défiler devant la vitre baissée de la voiture. Difficile de trouver un quelconque intérêt à cet alignement de maisons, toutes rigoureusement identiques, désespéramment américaines. La même maison repassait sans cesse devant ses yeux, et, n’eussent été le vent dans ses cheveux et les gosses sur le trottoir, il aurait presque cru être à l’arrêt. La voiture quitta le lotissement, se dirigeant vers le centre ville, apportant à Timmy une rupture bienvenue dans la monotonie architecturale. Les commerces succédaient aux restaurants et aux épiceries, çà et là ponctué d’un cinéma devant lequel des couples et des familles choisissaient leur programme. Timmy avait l’impression de connaître chacune des personnes devant lesquels le véhicule passait, et sans doute était-ce vrai : tel était l’apanage des petites villes comme la sienne. C’est ça d’habiter dans le Trou du Cul du Maine, aurait solennellement dit son ami Eddie.
-Allô Timmy, ici la Terre. La Terre appelle Timmy.
La voix de sa mère le ramena à la réalité. Il se tourna vers elle, et lui dit d’une voix lointaine.
-Je te reçois, m’man. J’étais ailleurs.
-J’ai vu, répondit sa mère en rétrogradant à l’approche d’un feu rouge. Tu es sûr que ça va ? Tu as l’air fatigué.
-Je le suis. Mais t’inquiète, ça va aller! Et puis on va bien s’amuser.
-Ouais. Tu as tout ce qu’il te faut ? demanda-t-elle en désignant par-dessus son épaule le sac à dos posé sur la banquette arrière.
-Oui oui. C’est Lenny qui amène la tente. Et Eddie prend son réchaud. Et moi je fournis tes brochettes, ajouta-t-il avec un sourire.
-Tu ne veux vraiment pas que je vous conduise directement à l’entrée de la forêt ?
-Nan c’est bon, on va suivre la rivière. Eddie dit que l’endroit où on campe en est proche de toute façon.
-C’est vous qui voyez, les hommes, obtempéra sa mère avec un sourire en coin.

Quelques minutes plus tard, la voiture s’immobilisa sur le trottoir d’un autre lotissement. Timmy en descendit, ouvrit la portière arrière et en tira le vieux sac à dos. Puis il se pencha par la vitre côté passager :
-A lundi m’man.
-A lundi mon trésor. Passe un bon week-end.
Elle porta la main à sa bouche et lui souffla un baiser, qu’il attrapa et plaqua contre sa joue. Puis il fit volte-face et se dirigea vers une des maisons, son sac à la main. Il entendit sa mère redémarrer.
Il sonna à la porte, mais seul le silence lui répondit. Eddie était probablement dans le jardin, aussi contourna-t-il la maison. Il n’avait pas fait cinq pas qu’il sentit une masse le pousser en avant ; il tomba au sol, et un poids s’abattit sur son dos. Une voix rauque résonna à son oreille :
-File moi ton fric, p’tit morveux, et p’têt qu’ tu rentr’ras pas chez toi à poil.
Timmy remua comme un beau diable, et parvint à saisir le bras de son agresseur, qu’il fit tomber à côté de lui. Rapide, il s’assit sur son torse, et enserra ses poignets joints dans ses mains. Les deux adversaires se regardèrent un moment, solennels, puis éclatèrent de rire ensemble, incapables de se retenir plus longtemps. Timmy se laissa tomber à côté de l’autre garçon.
-T’es un sacré malade, Eddie, on te l’a déjà dit ? demanda-t-il d’une voix tout sauf colérique.
-Tous les jours, mon chéri.
Il se releva et aida Timmy à en faire de même.
-T’es prêt ? lui demanda ce dernier.
-Eh, fit Eddie, l’air offensé, est ce que Vanessa Speirs s’est fait baisée par toute l’équipe de foot ?
Ce qui en Eddie dans le texte signifiait : « arrête de poser des question à la con ». Il semblait qu’Eddie fut incapable de ne pas être vulgaire. Ce à quoi Timmy répondit :
-Alors quand t’auras fini de faire l’idiot à prendre les potes en traîtres, on pourrait peut-être y aller ?
-C’est toi le chef, chef ! répondit Eddie en se parant d’un approximatif salut militaire.
Il lui passa un bras autour des épaules, et, après avoir récupéré son propre sac à dos, ils repartirent.

Eddie était, à première vue, l’exact opposé de Timmy. Plus vieux d’un an (il en avait 13, Timmy 12), il était plus grand d’une bonne tête. Il avait des cheveux bruns mi-longs et sans arrêts décoiffés, alors que Timmy avait de courts cheveux blonds. Alors qu’Eddie était incroyablement extraverti et plaisait à beaucoup de filles de l’école, passait son temps à sortir des plaisanteries plus ou moins drôles, Timmy était sérieux et plutôt réservé. Une timidité qu’Eddie s’efforçait de combattre, même si ses méthodes ne réussissaient bien souvent qu’à embarrasser le garçon. Néanmoins, ils étaient comme cul et chemise, et dès qu’on en voyait un, on se retournait pour chercher le second. Puis on leur demandait où était caché Lenny.
Timmy, Eddie et Lenny, avec leurs prénoms en « i », était les Trois Mousquetaires du Trou du Cul du Maine. Sans cesse ensemble, ils partageaient les mêmes goûts, avaient souvent les mêmes envies au même moment… Alors que Timmy était aussi timide qu’Eddie ne l’était pas, Lenny, qui avait le même age que Timmy, se situait plutôt au milieu ; ni vraiment timide, ni particulièrement extraverti. Tous trois fils uniques, ils considéraient les deux autres comme les frères qu’il n’avaient jamais eu (« mais en moins chiant, parce qu’on a pas à partager la bouffe avec eux », avait un jour révélé Eddie aux deux autres).

-Bonjour m’dame ! lancèrent joyeusement Timmy et Eddie à la femme qui venait de leur ouvrir la porte.
-Salut les garçons. Lenny est dans sa chambre. Vous voulez bien venir me voir avant de partir, s’il vous plaît ? J’aurais quelque chose à vous dire.
Elle leur tourna le dos sans vraiment attendre de réponse, tandis que les deux garçons échangeaient un regard interrogatif. Apres quoi ils montèrent quatre à quatre l’escalier, puis entrèrent dans la chambre de leur ami. Lenny était assis à son bureau, avec dans la main gauche la carlingue d’un Focke-Wulfe FW187 (série Falke 17), et dans la main droite, au bout d’une pince à épiler, l’aile qu’il s’apprêtait à y coller. Son visage, sur lequel tombait un rayon de soleil de cette fin d’après-midi, arborait un air de concentration extrême, la langue a moitié entre ses lèvres. A cet instant précis, Timmy le trouva vraiment très beau. Lorsque l’aile eut enfin rejoint le reste de la maquette, Lenny poussa un soupir de soulagement presque comique, et leva la tête vers ses amis qui l’observaient en souriant.
-Salut les mecs.
-Euh… tu te rappelles qu’on est censé aller camper, pas faire des maquettes ? demanda Eddie d’un air angoissé que Timmy trouva assez convainquant.
-Mon sace est prêt, répondit le garçon sans se départir d’un fin sourire. Et puis fais moi signe le jour où tu sauras lire l’heure, on devrait déjà être parti.
-Alors allons-y, conclut Timmy en souriant lui aussi. Au fait, ta môman veut nous parler.
Lenny se rembrunit en prenant son sac à dos militaire.
-Ouais, je sais, marmonna-t-il.
-Qu’est ce qu’elle veut ?
-Elle doit avoir peur qu’on lui abîme son bébé, lança Eddie en souriant largement, à présent.
-M’emmerde pas, Eddie, répondit simplement Lenny en sortant de sa chambre. Mais il n’avait échappé à aucun des deux qu’il souriait aussi.

La mère du jeune garçon les attendait devant la porte du salon, les mains croisées devant elle. Elle avait un air hésitant et anxieux qui ne plut à aucun des enfants, bien que Lenny n’ait pas vraiment l’air surpris.
-Suivez moi, fit-elle en les précédant dans le salon.
Timmy se fit la réflexion qu’elle s’apprêtait peut-être à leur annoncer la troisième guerre mondiale ou, pire, que leur week-end en forêt était annulé. En arrivant dans le salon, leur regard se posa immédiatement sur la jeune fille assise sur le canapé. Un large sourire de carnassier illumina les traits d’Eddie, tandis que Timmy avait l’air d’un poisson rouge hors de son bocal, c´est-à-dire pas très à l’aise. Quant à Lenny, il fut soudain pris d’un intérêt dévorant pour la pointe de ses chaussures.
-Vous connaissez Carol, leur dit la mère de Lenny d’une voix qu’elle espérait assez basse pour ne pas être entendue par la fillette.
Les deux garçons acquiescèrent, tandis que l’autre étudiait toujours ses chaussures.
-Bien. Ses parents ont du partir pour le week-end, et je ne peux pas la garder chez nous, je vais chez ma sœur à Dearby. Alors je me demandais si vous voudriez bien l’emmener avec vous en forêt. Elle a un sac de prêt, et vous savez quelle gentille fille elle est.
La dernière phrase avait presque l’air d’une question.
Eddie se pencha vers elle, et, comme s’il s’apprêtait à lui révéler le secret de l’univers, lui murmura :
-Mais madame… c’est une fille !
-Oh, eh bien en effet, ravi que tu l’aies remarqué, répondit-elle d’un air amusé. Bon, je vais vous laisser discuter entre vous. Vous n’êtes pas obligés d’accepter, bien sûr, mais…

-Tu le savais ? demanda Eddie à Lenny d’un ton accusateur.
-Eh oh ! Seulement depuis ce matin.
-Mais c’est une fille !
-Oui Eddie, c’est une fille.
Un long silence suivit cette révélation, au terme duquel Lenny et Eddie se tournèrent vers leur camarade.
-Tu décides, lui dit Eddie.
Ben voyons ! C’était Eddie qui avait eut l’idée du camping en forêt, mais dès qu’un problème se présentait, on se tournait vers Timmy ! Celui-ci grogna en réfléchissant. Bien que ce fut Eddie qui ait eu l’idée, et que la tente sous laquelle ils comptaient dormir entre hommes soit celle de Lenny, c’était Timmy qui se retrouvait intronisé chef de leur expédition, alors que tout ce qu’il avait eu à faire ait été dire « oui » quand Eddie lui avait demandé s’il viendrait. Néanmoins, par cette étrange magie propre aux enfants, tous trois avaient su depuis le début que s’il avait fallu désigner un chef, ç’aurait été Timmy.
Au bout d’un long moment passé à contempler lui aussi ses chaussures, il releva la tête et son regard croisa celui de Carol. Carol, la jeune fille triste et si belle, qui faisait actuellement l’objet des négociations de trois préadolescents. Carol, qui ne demandait qu’un peu de compagnie pour passer le week-end, tandis qu’eux trois s’amuseraient. Et Carol, qui était vraiment jolie.
-C’est d’accord, soupira-t-il à l’intention de ses amis, bien qu’il se serait volontiers battu pour que la jeune fille finisse par les accompagner.
-OK, fit Eddie, mais laisse moi te dire deux trois trucs. D’une, va falloir aller se planquer derrière un arbre pour pisser.
-On va en forêt, ça ne devrait pas être trop difficile.
-De deux, poursuivit Eddie, ignorant l’interruption, va falloir qu’on partage notre nourriture.
-Ma mère a fait assez pour tout un régiment.
- De trois, n’imagine même pas lâcher un pet sous la tente, sinon elle te regardera mal jusqu´à la fin de ta vie.
-On n’est pas aussi dégueu que toi.
-Et de quatre, tu fais quoi des Trois Mousquetaires du Trou du Cul du Maine ?
-Eddie… Les trois mousquetaires, ils étaient quatre.
-Oh.
Ils se regardèrent un long moment. Timmy savait que ni lui ni Lenny ne s’opposaient vraiment à la venue de Carol. Mais Eddie se sentait obliger de parler. Il fallait toujours qu’il rajoute son grain de sel à une conversation, à une décision, si possible en essayant d’être drôle. Ce qui n’était pas toujours le cas. Néanmoins, les trois enfants éclatèrent de rire. Ils rirent si fort que Timmy tomba dans les bras de Lenny, et qu’Eddie vint poser les entourer de ses bras, et si longtemps que la mère de Lenny revint dans le salon, l’air mi-amusé mi-étonnée. Ne pouvant plus articuler un seul mot, Lenny se contenta de lui hocher la tête et de lever le pouce vers elle. Satisfaite, elle repartit dans la cuisine, se disant que la seule chose plus facile à manipuler que son mari, c’était son fils.
Au bout d’un moment qui parut interminable, la cascade de rires des enfants se transforma en crise de hoquets. Timmy s’avança vers Carol, qui les regardait, un sourire étrange flottant sur ses lèvres.
-Tu peux… Tu-u-u-u peux… tu peux venir avec nous.
Incapable de se retenir plus longtemps, il se remit à rire comme un dément, très vite suivi par ses amis. Carol jugea cependant plus prudent de s’en tenir à un sourire.

-Au fait, fit Eddie à l’oreille de Timmy, une fois dehors, mais assez fort pour que les deux autres entendent, j’ai oublié un truc.
-Ah ?
-Ouais. Oublie pas de planquer tes magazines cochons, ça la fout mal.
Carol éclata soudain de rire, avant de se plaquer violemment la main contre la bouche. Les garçons la regardèrent, puis tous les quatre se remirent à rire précisément au même moment.

Zlink
Zlink
Niveau 9
15 octobre 2005 à 20:05:51

Comme l´autre texte que j´ai lu de toi j´ai trouvé que c´était très bien ;
bien écrit , bien décrit et tu rends l´histoire interessante.
j´ai pas compris ce que venait faire la phrase coupée au tou début j´ai l´impression que c´est un bout d´un autre texte que t´as mi par erreur enfin voila.
je te signale juste une répetition , je sais pas quoi dire d´autre a part que j´attends la suite;
"alors que Timmy avait de courts cheveux blonds. Alors qu’Eddie était"
voila c´est tout :)

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
15 octobre 2005 à 20:08:20

Arf j´ai pas vu la répétition alors que j´ai relu deux fois :(
Sinon merci pour ton commentaire, et la phrase au début fait bien partie du texte :o)) C´est un prologue en quelque sorte

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
15 octobre 2005 à 20:23:15

Ouep j´ai lu aussi et je trouve ca vraiment pas mal écrit :)
J´aime bien les perso, sont attachant :o))

Sinon je veux la suite!!!!
Parcque je veux savoir qu´est ce qui leur cours après sans raison apparente :-d

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
15 octobre 2005 à 20:37:49

ben moi rien a redire, vraiment très très très très très :cool: sauf la fin du prologue:
"soudin il" moi j´penses que trois ptits points seraient les bienvenue, au moins t´as pas l´impression d´être coupé en pleine phrase. ben sinon, super, j´attends loa suite avec impatience.

Fy3rA
Fy3rA
Niveau 10
15 octobre 2005 à 23:55:12

C´est :cool: ! j´aime bien les gosses ^^ Ca m´a fais bizarre au début la phrase coupée dans le "prologue" Mais sinon c´est bien ^^ j´attend la suite cher hobbit ^^

[sheena20]
[sheena20]
Niveau 7
16 octobre 2005 à 00:21:28

Ahlala hobbit mon hobbit si tu savais comme j´aime lire tes petites oeuvres :coeur: Ca commence bien, j´adhère déjà a la chose :oui: on sent déjà qu´il va se passer beaucoup de chose palpitante et il me tarde de savoir lesquelles :fou: Bon y´a quelque petites fautes de frappe et la répétition du "alors" qui t´as déjà été signalée, mais sinon rian a redire, c´est parfait continue et vite :fou:

xbq_
xbq_
Niveau 9
16 octobre 2005 à 09:36:13

Bon, je me suis embarqué là-dedans avec un délai, donc je sais pas trop pourquoi je m´imaginais que j´aurais le temps de finir ><
Voilà déjà un bout.

Comme d´hab, quasiment rien de ce que je dis [...]

[/Vieux Chieur ON]

« Courir, c’était vire »

Tu t’en es sûrement rendu compte la seconde après avoir posté, mais bon…

« Les branches lui giflaient le visage, lui balafraient les joues, ses larmes mêlées à son sang se répandant sur son visage. »

L’emploi d’un imparfait collerait mieux pour la dernière phrase, je m’explique : outre le fait que tu entames une répétition, ce qui fait attendre la continuité, le rapport entre les deux propositions est assez vague (d’un point de vue grammatical j’entends : pas le même sujet, pas le même complément..). C’est également une question de rythme, puisque ta phrase précédente se construisait de la même manière avec un gérondif final.

« Soudain il »

Je vois bien sûr pourquoi tu n’as pas mis les petits points qui ruineraient le rythme, mais comme le fait remarquer la danseuse, c’est pas français, donc ça colle pas non plus^^

« désespéramment américaines. »

Malgré les Guilty Claims de mon dictionnaire qui persiste à ne pas le mentionner, il semblerait bien que cet adverbe existe. Comme quoi finalement, je n’ai pas perdu ma matinée, merci^^

« n’eussent été le vent dans ses cheveux et les gosses sur le trottoir, il aurait presque cru être à l’arrêt. »

Gaffe au verbe être, ce sournois. Sauf dans les cas d’un effet de style ou d’une obligation, ça donne toujours mieux si t’évites de le placer plus d’une fois par phrase.

« Les commerces succédaient aux restaurants et aux épiceries, çà et là ponctué »

Ah ben non, je veux bien que les commerces se sentent seuls, mais ils n’en sont pas moins ponctués.

« sans doute était-ce vrai : tel était »

Ne se trompait-il pas ? N’avait-il pas tort ? Etc…

« et lui dit d’une voix lointaine. »

Il va parler, donc :

« -C’est vous qui voyez, les hommes, obtempéra sa mère »

Ah nan. Obtempérer c’est obéir. Sa mère est en train de se résigner, d’abdiquer, ou encore d’abandonner.

« enserra ses poignets joints dans ses mains »

Bien que l’on comprenne, ce n’est pas très clair. Il serait judicieux de trouver une formulation qui précise à qui sont les poignets et les mains.

« Les deux adversaires se regardèrent un moment, solennels »

T’as déjà employé solennellement vers le début du texte, un synonyme enrichirait le voc.

« est ce que »

-

« s’est fait baisée par toute l’équipe de foot ? »

Outre le fait que ça doit faire mal, l’on se fait baiser par quelqu’un, et non baisé.

« arrête de poser des question à la con »

Décide-toi sur le nombre de questions.

« à prendre les potes en traîtres »

L’expression *en traître* doit être ramenée au singulier.
« Eddie était, à première vue […] il était plus grand d’une bonne tête. »

Same again. Il le dépassait d’une bonne tête ?

« sans arrêts décoiffés »

Sans arrêt, expression adverbiale, s’accorde pô.

« Alors qu’Eddie était incroyablement extraverti et plaisait à beaucoup de filles de l’école, passait son temps à sortir des plaisanteries plus ou moins drôles, Timmy était sérieux et plutôt réservé. »

Cceadvesn. Une facile, Timmy se montrait sérieux. Ensuite, y a certainement moyen de remanier la phrase pour jarter également le premier.

« Timmy, Eddie et Lenny, avec leurs prénoms en « i », était les Trois Mousquetaires du Trou du Cul du Maine. »

Déjà c’est étaient, et ensuite ça fait le sixième être du paragraphe (y en a 8 en tout *sgurf*). Tu arriverais pas à reformuler deux ou trois phrases, pitié ?

« ils considéraient les deux autres […] avait un jour révélé Eddie aux deux autres). »

Irk.

[/Vieux Chieur OFF]

Recrudescence de Vieux Chieurs ces temps... Que voulez-vous, c´est les vacances, on s´emmerde... J´espère avoir pu t´aider^^

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
16 octobre 2005 à 09:39:19

Jolie correction^^

Bon, sinon, je crois avoir aimé tout ce qui venait de ptit-hobbit, alors je continue.

Grhyll
Grhyll
Niveau 7
16 octobre 2005 à 11:49:20

Encore un bon texte :)

Quelques remarques avant l´avis général :

Déjà, pour l´intro, moi ça me gêne pas du tout la phrase coupée, ça me fait penser au Miroir d´ambre, où il y a une sorte de prologue entrecoupé de chapitres au début, peut-être l´as-tu lu :)

Sinon au niveau de l´âge des persos... Bon ok, on est de plus en plus tôt "pervertis", maintenant, mais d´ici à ce que le gamin de treize ans sorte une expression mettant en scène une femme et une équipe de foot... bref, gaffe à la cohérence, c´est pas facile de manier des persos jeunes.

Sinon, niveau du style, ben un bon style, (j´admire xbq_, il ne laisse rien passer ^^) agréable, qui donne envie de continuer :) Et euh... ben je me retrouve finalement avec peu à dire, sinon "la suite" ^^

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
16 octobre 2005 à 11:52:37

Oua Grhyll tu as lu la trilogie de la croisée des Mondes ? Trop bien ce bouquin, n´est-ce pas ? Bon, ne nous lançons pas dans le HS (et c´est moi qui dis ça :honte: )^^

Et vive les Hobbits (enfin surtout celui là^^)

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 14:22:12

Ouep d´ailleurs j´attend toujours la suite de pied ferme :ok:

-[sheik]-
-[sheik]-
Niveau 7
16 octobre 2005 à 22:01:27

intrigueant! moi je l´aime la dite "phrase" coupée,(ton petit prologue) j´attend de lire ce que sera la suite véritable de cette phrase.
et heu... c´est quoi un Focke-Wulfe FW187 (série Falke 17) ?? ??

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:21:29

:merci: a tous :)
xbq :d) merci pour ton commentaire, d´habitude je fais pas autant de fautes, j´ai honte...
grhyll :d) c´est vrai que maintenant que tu le dis, ca me rapelle le miroir d´ambre, mais j´y pensais pas en l´écrivant. Sauf que dans le miroir d´ambre c´est avant chaque chapitre au début, la a priori ce sera que pour celui la.
cyle :d) c´est une maquette d´avion allemand :o))

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:26:06

Ah et aussi Grhyll, tu serais surprise d´entendre la facon de parler de certains gosses encore plus jeunes, ca fait peur :hum:

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
24 octobre 2005 à 23:28:26

Je confirme pour les gosses, la phrase qu´il dit à treize, ça m´aurait pas choqué de la voir sortir d´un môme de dix balais d´nos jours, m´enfin bon...c´vrai qu´il y va fort l´Eddie m´enfin. :)

Et sinon, ben...comme d´hab´ c´est bien écrit, tu retranscris toujours aussi bien les pensées des "héros", et pis j´ai hâte de savoir c´qui va leur arriver. Ah, et aussi j´ai bien aimé cette phrase : "Satisfaite, elle repartit dans la cuisine, se disant que la seule chose plus facile à manipuler que son mari, c’était son fils" :rire:

Bon, la suite! :)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
25 octobre 2005 à 00:22:27

Bon je viens de lire ce premier chapitre et voici le traditionnel commentaire détaillé, le Comstramus (beau néologisme non ? :) ) :

:d) (il en avait 13, Timmy 12), (série Falke 17) se sont des détails qui soit auraient besoins : soit d´êtres spécifiés dans la phrase elle -même, soit d´être supprimés.

:d) Je ne sais pas si c´est le fait que l´action se passe dans le Maine et que les prénoms sont propres à certaines de ses oeuvres mais je trouve que ça se rapproche énormément de Stephen King. Le style en est très proche je trouve en tout cas.

:d) Je croyais que personne ne pourrait surpasser Ffrules en terme de fluidité mais je suis au regret de m´avouer et au plaisir de te dire que tu le surpasses.

:d) Les dialoques seraient un plus à étoffer ou à inclure des précisions en disant qui parle mais d´un autre côté la façon dont ils sont écris donne un effet plus moderne et plus fluide.

:d) Le premier chapitre établit bien le scénario et le petit prologue donne envie d´en savoir plus. Sinon, perso, la phrase coupée ne me gène absolument pas, des points de suspension auraient fait l´affaire mais ce n´est qu´un infime détail non handicapant.

En résumé, c´est un texte fluide qui ne s´atarde pas sur les détails mais qui comporte suffisement de descriptions pour nous plonger dans le récit. Récit qui paraît très crédible et très intéréssant. Ce fut un vrai plaisir de lire ce commencement de fiction dont je lirais assurement la suite. :)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
25 octobre 2005 à 14:09:27

bon, elle est pour quand cette suite? t´as abandonné ch´tit hobbit?

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
25 octobre 2005 à 18:00:26

Merci ostra pour ton comstramus (bien trouvé :bravo: )
Sinon non je n´ai pas abandonné, mais je suis pas non plus en vacances, et curieux paradoxe, c´est quand vous autres collégiens et autres lycéens de tout poil etes en vacances que nous, pauvres étudiants brimés croulons sous le travail.
Bref, la suite surement entre ce soir et demain soir :)

PS: remarquez avec quel entrain j´ai casé un nouveau smiley et un atermoiement personnel qui n´interesse personne :o))
:dehors:

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
25 octobre 2005 à 18:07:01

:bravo: hobbit pour avoir plac ce beau smilie :)

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