Le Parti Libéral Démocrate est né
Au terme d’une assemblée constituante, le Parti Libéral Démocrate est né. Son ambition est simple : promouvoir un discours libéral fédérateur pour les libéraux de toutes origines et de toutes sensibilités, obtenir des élus qui défendent les valeurs libérales dans l’arène politique.
Il n’aura échappé à personne qu’un certain nombre d’entre nous viennent d’Alternative Libérale. Il s'agit de bien plus que « du rififi chez les libéraux », comme l’a titré Le Figaro. Cette « scission » résulte avant tout d’une divergence stratégique profonde entre le noyau dur qui verrouille AL depuis l'origine et une bonne partie de la communauté libérale qui s’en est rapidement désintéressée. On peut certes se poser la question de savoir si deux partis libéraux sont vraiment nécessaires. AL et le Parti Libéral Démocrate ne concernent pas le même public. Déjà aujourd'hui, nous attirons à nous des sympathisants qu'AL n'intéressait pas pour des raisons de ligne ou de stratégie. Alors que l'attente d'une formation libérale est forte au moment où l'échiquier politique entre dans une phase de décomposition rapide, je suis profondément optimiste pour notre avenir. Et après tout, personne n’est plus favorable à la concurrence que les libéraux, même sur le marché de la politique. A chacun de trouver sa place.
Le Parti Libéral Démocrate tiendra un discours clair afin d’être être d’abord entendu là où les libéraux sont attendus. Nous proposerons des réponses aux enjeux de la mondialisation et des délocalisations qui inquiètent tant les Français. Nous évoquerons la réforme de l’Etat, de la fiscalité. Et cela ne nous interdira nullement de surprendre sur des thèmes plus inattendus pour un public qui connaît mal le libéralisme : solidarité et protection sociale, enseignement et égalité des chances, sécurité et libertés, immigration, etc.
Dans un pays où les électeurs persistent à se classer sur une échelle bipolaire, l'arrogance de nous situer au-dessus serait stérile. Par conséquent, nous assumerons le fait que nos partenaires naturels sont au centre droit et à droite à ce jour, et pas à gauche où le rejet des fondements du libéralisme reste trop fort. Il est triste que la gauche française soit encore si éloignée de la modernité du travaillisme anglo-saxon, et nous espérons qu’elle évoluera dans cette direction au cours des prochaines années. En attendant, c'est au sein d'une partie de la droite française, qui n’est pas pour autant libérale, que nous trouvons une compatibilité avec nos idées. Nos affinités nous portent vers elle, sans remettre notre identité en question.
L’avenir nous dira si notre pari est bon. L'avenir nous dira si nous avons répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des libéraux de ainsi que des Français qui commencent à désespérer de ne voir aucun changement dans le déclin de notre pays. De manière plus prosaïque, notre organisation est en train de se mettre en place. Il faudra patienter un peu pour en savoir plus. En attendant, n’hésitez pas à me contacter.
http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/04/20/le-parti-liberal-democrate-est-ne.html
Avant de dire tout et n'importe quoi:
http://www.wikiberal.org/wiki/index.php?title=Argumentaires
Ce mec a un charisme fou...
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Enfin bon, nul doute que ce parti saura se faire plus crédible qu'AL.
effectivement ce sera pas bien dur, entre les changements de bureaux pour un oui ou pour un nom, et les propos incohérants des certains représentants d'AL, c'était pas fameux.
"Dans un pays où les électeurs persistent à se classer sur une échelle bipolaire, l'arrogance de nous situer au-dessus serait stérile. Par conséquent, nous assumerons le fait que nos partenaires naturels sont au centre droit et à droite à ce jour, et pas à gauche où le rejet des fondements du libéralisme reste trop fort."
C'est aussi un des gros points faibles d'AL (et de pas mal de libéraux Français), qui passent leur temps à expliquer qu'ils ne sont pas à droite, et perdent énormement en crédibilité à essayer de se justifier.
Maintenant pour le PLD ce sera pas gagné pour autant dans un pays où de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par la quasi-totalité des partis, le mot "libéral" reste une insulte au même titre que le mot "nazi", et ou un président qui augmente autant qu'il peux l'intervention de l'état dans l'économie est considéré comme libéral (où plus précisemment "ultra-libéraliste"
).
Je commence tout de suite avec les questions chiantes mais comment comptez-vous concilier l'idéal démocratique (c'est-à-dire le gouvernement par le peuple) avec le libéralisme?
(tadaaam)
Je précise quand même,je pense notamment à l'éducation politique,à l'idée que démocratie suppose participation de tous et éducation tout court,pédagogie de la part des dirigeants.
Erf on essaie d'être conscis, mais avec la nouvelle présentation des forums, 3 mots et demi ressemblent à un pavé :s
Dites ,un doute me taraude tel le ver la pomme trop mûre mais...vous ne prenez pas la même porte-parole qu'AL quand même? ![]()
Le modèle Anglo-Saxon. ![]()
Tu dis modernité je dis esclavagisme, il est tout simplement ignoble et inhumain.La richesse se concentre en faveur d’une minorité qui détient le pouvoir, et permet, l’émergence d’une nouvelle classe qui bascule au-dessous du seuil de pauvreté, et tout cela engendre de l'insécurité et de la violence, le creusement des inégalités s'accroit et il ne s'arrangera pas avec un tel système.
Les employés sans savoir spécifique, doivent quant à eux, se soumettre à la loi du marché et se contenter des plus bas salaires au risque de se retrouver en chômage.
En somme, c’est tout le système économique et social qui change au rythme d’une mondialisation ardente et ravageuse.
La recrudescence du pouvoir du secteur privé qui influe la gestion du collectif en appliquant une logique purement économique.
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/farnetti_warde.html
Il faut voir si tu est un fervent défenseur de la démocratie actuelle ou des démocratie populaire à la ségogo ( cf sa vidéo qui parcours le net
) ou autres monarchie élective tu ne pourra être d'accord, la démocratie pour moi n'étant pas la dictature de la majorité, et oui il y a des principes plus haut que la démocratie a faire respecter ( droits naturels etc) ainsi qu'un respect des minorités. Il s'agit d'un conception différente de la démocratie ( une démocratie libérale donc, lire Tocqueville etc pourquoi pas) de celle prenant pour vrai que 51 brigands peuvent imposer des choses a 49 honnêtes gens
Un petit élement de réponse supplémentaires.
Le libéralisme entretient des positions complexes avec la démocratie et, s'il la rejoint sur de nombreux points, s'en éloigne aussi sur d'autres quand la logique démocratique est utilisée de façon dogmatique. Les libéraux prônent le recours à la démocratie sous la forme de la démocratie libérale, un système politique dont la légitimité est fondée sur la défense des libertés individuelles, moteur du dynamisme qui garantit la plus grande adéquation possible entre les besoins des sociétés humaines et les réponses apportées à ces besoins. Cette vision des sociétés s'est d'abord développée en Europe et en Amérique du Nord, avant de connaître un essor nouveau à la faveur de la lutte contre les modèles communistes. Dans une démocratie libérale, l'État conserve la haute main sur ses fonctions régaliennes (police, justice, armée), et peut aussi jouer un rôle fort en matière de redistribution sociale, à partir du moment où il ne s'arroge pas un monopole en la matière. Il est à ce titre un acteur économique comme les autres. La loi reste le moyen de préserver l'intérêt général.
Benjamin Constant a été l'un des premiers à s'opposer à une démocratie qui donnerait tout pouvoir au peuple ou à sa représentation, au détriment des individus et de leurs droits. Il redoutait que l'idée de souveraineté absolue, qu'elle soit exercée par un monarque ou par le peuple, ne soit un fléau pour la société de par la quantité de pouvoir qu'elle produit : « elle fait au peuple en masse l'holocauste du peuple en détail », car même exercé au nom du peuple, le pouvoir est toujours dans les mains de quelques-uns. Il ajouta également dans ses Principes de politique (1806) : « l'erreur de ceux qui, de bonne foi dans leur amour de la liberté, ont accordé à la souveraineté du peuple un pouvoir sans bornes, vient de la manière dont se sont formées leurs idées en politique. Ils ont vu dans l'histoire un petit nombre d'hommes, ou même un seul, en possession d'un pouvoir immense, qui faisait beaucoup de mal; mais leur courroux s'est dirigé contre les possesseurs du pouvoir, et non contre le pouvoir même. Au lieu de le détruire, ils n'ont songé qu'à le déplacer ». C'est entre autres pour cela qu'il défend une démocratie censitaire, estimant qu'un minimum de propriété est nécessaire pour pouvoir prendre part aux débats démocratiques.
Alexis de Tocqueville poursuivit ses critiques dans De la démocratie en Amérique (1835), œuvre dans laquelle il exprime la crainte de voir se développer une dictature de la majorité, qui mette en cause les droits individuels. C'est entre autres pour cela qu'il défend une démocratie censitaire, estimant qu'un minimum de propriété est nécessaire pour pouvoir prendre part aux débats démocratiques. Et Tocqueville d'écrire : « je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs (…). Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu'on appelle peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu'on l'exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis : là est le germe de la tyrannie, et je cherche à aller vivre sous d'autres lois. Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux États-Unis, ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. » L'arrivée au pouvoir d'Hitler de façon démocratique en 1933 devait confirmer a posteriori ses craintes.
Friedrich Hayek poursuivit ces critiques dans La Constitution de la liberté. Dans le chapitre neuf, La règle majoritaire, il s'attache à montrer ce qui relie le libéralisme et la démocratie, tout en soulignant les dangers d'une démocratie qui écraserait les individus. La démocratie n'est qu'un moyen et non une fin en soi pour Hayek. Il écrit ainsi : « Les traditions démocratique et libérale sont cependant d'accord pour dire que, chaque fois que l'action de l'État est requise, et particulièrement si des règles coercitives sont à établir, la décision doit être prise à la majorité. Elles divergent néanmoins sur le champ ouvert à l'action politique censée guidée par la décision démocratique. Alors que le démocrate dogmatique considère qu'il est souhaitable que le plus grand nombre possible de problèmes soient résolus par un vote majoritaire, le libéral estime qu'il y a des limites précises au domaine des questions à résoudre ainsi ».
Il souligne en particulier que la démocratie ne répond pas à la question de savoir quelles sont les limites à l'intervention de l'État, elle répond à la question « qui gouverne ? », ce qui offre un spectre assez large de types de pouvoir respectant plus ou moins les droits individuels, depuis la démocratie libérale jusqu'à la démocratie totalitaire, qui supprime démocratiquement les libertés:
En fait ce n'est qu'à un stade relativement tardif de l'histoire de la démocratie moderne, que de grands démagogues ont commencé à soutenir que, puisque le pouvoir était désormais aux mains du peuple, il n'était plus besoin de limiter l'étendue de ce pouvoir. C'est lorsqu'on prétend que dans une démocratie, est juste ce que la majorité rend légal que la démocratie dégénère en démagogie.
Pour dépasser ces limites, il propose dans Droit, législation et liberté un nouveau système qu'il appelle démarchie et qui s'apparente au régime de démocratie libérale, système politique qui caractérise les démocraties qui fondent leur légitimité sur la défense des libertés individuelles.
L'impasse démocratique résulte de ce que ce régime n'a pas vaincu l'absolutisme, mais l'a seulement transféré en d'autres mains. A la suite de Jean-Jacques Rousseau, la souveraineté populaire s'est substituée à celle du monarque. Ainsi que le remarque Philippe Nemo:
C'est l'erreur de tous les « socialismes démocratiques », qui consiste à croire que, dès lors que chacun participe au pouvoir, il importe peu que le pouvoir lui-même soit illimité et puisse contrôler tous les aspects de la vie sociale.
Ah il y a beaucoup à dire sur les arguments de wikibéral mais il faut lire ses adversaires,je n'ai absolument pas le temps surtout vu le nombre et la profondeur des articles mais on pourrait objecter que oui en théorie le salarié qui se met en grève accepte d'être mis à la porte si ça ne marche pas...sauf que dans les faits on sait bien qui va remporter la partie à ce petit jeu-là,dans 99% des cas ce n'est pas le salariat mais le patronat si rien dans le droit positif n'autorise la grève sans représailles de ce type,le salarié peut partir...sauf qu'ailleurs ce sera la même logique, de ce point de vue (qui se trouve être le mien) l'interdiction pour le patronat d'exercer des pressions sur les grévistes ne fait que rétablir une forme d'équilibre.
Ce n'est qu'un exemple mais on peut tout à fait s'opposer à l'argumentaire libéral,même quand il est bien étayé.
Non JLS la démocratie actuelle ne me satisfait pas,d'ailleurs j'emploie ce mot par défaut,la démocratie au sens strict c'est ce régime Athénien si particulier.
Pour éviter la tyrannie de la majorité des choses comme la liberté de manifester ou de pétitionner ont justement été inventées,c'est une forme de résistance à l'idée que la majorité est dans le vrai.
C'est une idée consubstantielle à l'idéal démocratique,les athéniens faisaient même mieux que ça si l'on veut,ils tiraient au sort et demandaient des comptes au gagnant une fois son mandat achevé,un moyen de se prémunir des candidatures bidon tout en évitant une quelconque tyrannie.
PS : désolé je ne réponds qu'à ton intro (et encore fort partiellement) parce que j'ai du boulot,mais je lirai tout cela avec attention.
J'ajoute que plus récemment des textes tels que ceux relatifs aux Droits de l'Homme se sont également élevés contre les dérives possibles d'une tyrannie,concrètement il ne peut y avoir d'absolutisme si on les respecte car la majorité au pouvoir ne peut pas faire n'importe quoi,on ne peut pas par exemple décider même à 80% de oui que les riches doivent se tirer une balle dan la tête ou que les membres de telle confession seront brûlés en place publique.
Bon là promis j'arrête
et je reviens plus tard faire quelque chose de plus long et de plus construit.
auf que dans les faits on sait bien qui va remporter la partie à ce petit jeu-là,dans 99% des cas ce n'est pas le salariat mais le patronat si rien dans le droit positif
j'espère que tu pourra lire un jour Libéralisme de Salin, tu y retrouvera beaucoup de réponses a tes questions ( et voir que certaines idées "écolo" commencent a être prise en compte à peine maintenant) et les arguments démontées les idées très fortement reçues. je redonne un autre petit lien ( utile vu la taille des textes quand on dépasse 15 lignes "normales").
http://www.wikiberal.org/wiki/Salari%C3%A9
un autre lien pour étayer et trouver une véritable "démocratie":
http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9mocratie_lib%C3%A9rale_%28concept%29
@ Chocobodire
étudie un peu le système libérale, et voit que le modèle anglo-saxon n'en est forcement l'exemple. que le libéralisme n'est pas que anglo saxon et montrée à travers ce système anglo saxon s'en éloignant ( sinon nous serions encore des sujets si la France n'avait par exemple pas une histoire libérale
[ marrant de tout ramener à l'économie en passant outre l'immensité culturelle d'un telle courants, ne connaissait donc pas la loi, les fondements politiques, la philosophie? ).
Excellente nouvelle
Espérons que ce parti se fasse entendre.
Le problème de la tyrannie de la majorité sur la minorité n'est pas un problème partout, en Belgique par exemple, nous avons un système sympathique de scrutin proportionnel qui permet à certaines minorité d'accéder au pouvoir avec d'autres partis.
Le pays des compromis, bien connu tout ça...
Oui enfin quand on voit le résultat dans certains pays comme l'Espagne ou l'Italie... ![]()
Tu connais ma réponse pas vrai?
j'ai une question sans aucun rapport avec votre programme mais je me la pose : est-ce que comme beaucoup de libéraux vous mépriserez les personnes de gauche ( notamment les communistes ) ou est-ce que votre "libéralisme" vous permettera d'écouter les revendications de tous ? ( à savoir que contrairement à l'extrême droite , l'extreme gauche ( meme si le mot "extrême" n'est pas adapté) soutient des valeurs ( liberté , égalité , fraternité ) bien que n'ayant pas la même idée de leur implication ) .
En tout cas , je trouve que c'est toujours interessant de voir les idées des personnes qui s'opposent totalement à moi .
Nico91FR cela m'étonnerais car le libéralisme est la pensée dominante d'aujourd'hui comme cela à été pour le communisme a son apogée, ils n'écoutent que eux-meme. On peut s'appeler ca le mur de l'orgueil.
Toitoine5 Posté le 05 mai 2008 à 21:50:27 Nico91FR cela m'étonnerais car le libéralisme est la pensée dominante d'aujourd'hui comme cela à été pour le communisme a son apogée, ils n'écoutent que eux-meme. On peut s'appeler ca le mur de l'orgueil.
Le libéralisme... Pensée dominante?
Explique un peu ce que t'entends par là stp.