Unión de las Naciones Independientes de la Península Ibérica
Quelque part dans la région de Cordoue
José Antonio Alonso Suárez repensait aux courses de caddies qu’il faisait étant petit sur le parking du supermarché à côté de chez lui. Il pouvait attendre une vitesse incroyable avec ces machins, mais il était impossible de les manœuvrer de côté, si bien que dès qu’il devait prendre un virage, il s’éclatait lamentablement le visage sur le bitume. C’est en tout cas ce à quoi faisait penser ces drôles de véhicules blancs, que le Secrétaire Général et les autres dirigeants des nations membres avaient pris, ressemblant étrangement aux véhicules porte-bagages des aéroports. Le convoi de petites voitures filait à travers les galeries de l’immense complexe militaire sous-terrain de Cordoue, que le dirigeant de l’Union passait en revue.
Ils étaient à -800 mètres, la zone ultra Top-Secrète, accessible uniquement par une série de scanner rétiniens, vocaux et digitaux. Dans cette zone de la base, le secteur Lambda, se trouvait le bunker antiatomique, qui doit abriter la famille royale Espagnole et les principaux dirigeants de l’Union, un hangar de vivres, avec des milliers d’échantillons de graines pour reformer la biodiversité en cas de guerre nucléaire, les terminaux de lancement des missiles intercontinentaux mais aussi la zone de recherches pour les projets vraiment secret, que seul une poignée de personne en vit sur la planète, est au courant de se qui se trame là-bas.
Mais l’homme le plus influent d’Europe n’était pas dans le complexe le plus secret d’Europe pour faire mumuse avec des jouets coûtant plusieurs milliards d’€I. Non, il était ici pour assister … assister à quoi déjà ? Il ne le savait pas, il se souvenait juste du papier signé par le chef d’état-major, le Général Cruz, lui demandant de venir rapidement dans la base pour une chose urgente. C’est donc chose faîte.
Le convoi s’immobilisa près d’une porte blindé nommée L-101. Les soldats habillés d’une combinaison noire, firent descendre les VIP, et les firent entrer dans la salle. Alonso Suárez fut ébloui par la clarté de la pièce, la lumière des néons blancs se reflétait sur le matériel en aluminium et en inox, ce qui donnait un étrange contraste, entre les galeries sombres et humides de la base, et cette salle, si propre. Le Général Cruz, reconnaissable à ses six étoiles aux épaules, s’avança pour saluer Alonso Suárez :
« - Holà ! Désolé de vous avoir fait venir jusqu’ici si précipitamment, mais nous sommes face à un cas de force majeur - »
« - Ah bon ? Et qu’est ce ? - »
« - Sur la table - »
Le Secrétaire Général se pencha sur la table d’autopsie présente dans la pièce, et resta bouche bée devant ce qu’il venait de découvrir : une créature grisâtre aux grandes yeux globuleux et à la boîte crânienne proéminente. C’était comme dans les films à petit budget que passait la première chaîne les après-midi de la semaine. Il tenta :
« - C’en est un ? - »
« - Affirmatif, il s’est écrasé à approximativement trois heures zéro-zéro, dans la nuit du 26 au 27 Juin, près du Silo 7-B. Il était dans une sorte de capsule qui s’est désintégrée, mais il reste néanmoins quelques morceaux de ce matériel extraterrestre, qui présente des qualités magnétiques hors du commun. Quant à notre « petit gris », il ne présente plus aucun de signe de vie apparent, et notre médecin militaire a déjà procédé à l’autopsie, regardez par vous-même - »
« - Hallucinant -» fît le Secrétaire Général en observant le corps de l’extra-terrestre.