Perso, Mattruct, je suis pas du genre à faire le rebelle quand je m'exprime au boulot
. Il y a juste en quatrième où j'ai présenté mon utopie qui était un système communiste (je le savais pas encore à l'époque) écolo
.
Moi je sors juste mes quatre vérités sur les usa dans les copies quand je peux, rien de plus ![]()
Après sinon dans mes copies et mes disserts je suis globalement objectif et je sais nuancer. Je vais pas marquer "On a raison de se révolter" dans mon développement en SES sur la mobilité sociale par exemple. ![]()
Je vois bien Mattruct renvoyer du lycée pour avoir dit dans sa dissert : "il faut couper la tête aux bourgeois".
Le 03 février 2016 à 22:07:05 Mattruct a écrit :
Le 03 février 2016 à 22:03:21 Hippy3 a écrit :
Mattruct, tu t'es déchaîné ce jour là
.
Mais trop je me suis dis "Putain il me demande ce que je pense bah je vais dire la vérité bordel de merde et faire mon putain de rebelle voilà ! Feu sur le quartier général ! "
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Tu me tues, j'en eux plus.
Le 03 février 2016 à 22:15:14 Mattruct a écrit :
Par exemple là pour ma dissertation de ma prépa au concours de Sciences Po Bordeaux, j'ai "Est-ce un devoir pour l'homme d'être cultivé ? ". Bah je cite du Mao en accroche. Dès que tu connais quelque chose en rapport et que tu le maîtrises bien, tu hésites pas tu le mets. Prendre des risques et oser l'impensable, ça marche !
Bien sûr que c'est possible, tant que tu restes cohérent tout au long de ton développement. ![]()
Le 03 février 2016 à 22:28:34 Hippy3 a écrit :
Je vois bien Mattruct renvoyer du lycée pour avoir dit dans sa dissert : "il faut couper la tête aux bourgeois".
Ce que j'imagine bien c'est les médias qui en parleront :
"Yanis, 17 ans, étudiant français d'origine algérienne en Terminale ES a été exclu définitivement de son lycée privé pourtant catholique après un appel au meurtre. Fanatisé par les idées communistes, on peut voir à travers cet étudiant un reflet de la fragilité de la jeunesse et de sa dangerosité une fois corrompue par les extrémismes. Pour rappel, le communisme est à l'origine de 100 millions de morts dans le monde."
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C'est tellement ça.
Et du coup, on aurait un état d'urgence et tout les cocos seront fichés
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Le 03 février 2016 à 22:40:23 Hippy3 a écrit :
C'est tellement ça.
Et du coup, on aurait un état d'urgence et tout les cocos seront fichés.
On chantera l'Internationale sur le peloton d'exécution ![]()
Faire un commentaire critique de documents sur un discours de Rosa à la formation du KPD et être contraint et forcé de dire "nan mais au fond, la République de Weimar c'était pas si mal", ça c'est insidieux ![]()
Sinon citer du Chavez et du Morales en devoir sur les USA. ![]()
Faire un commentaire critique de documents sur un discours de Rosa à la formation du KPD et être contraint et forcé de dire "nan mais au fond, la République de Weimar c'était pas si mal", ça c'est insidieux
Faut assumer et dire que non. ![]()
Le 03 février 2016 à 23:06:15 Tyler_Durden_68 a écrit :
Faire un commentaire critique de documents sur un discours de Rosa à la formation du KPD et être contraint et forcé de dire "nan mais au fond, la République de Weimar c'était pas si mal", ça c'est insidieux
Faut assumer et dire que non.
Savoir que non et avoir une bonne note > dire que non et avoir une mauvaise note parce qu'on est pas assez "critique".
Ma prof est une vieille soc-dem sans conviction, et je ne cherche pas à la convaincre, je préfère parler de Rosa en dehors des cours avec des gens de mon lycée intéressés, plutôt que de faire de la dissidence à la noix dans une copie qui est censée "relever le parti pris idéologique de l'auteur et le critiquer".
Ou alors t'admet quelques progrès sociaux tout en descendant derrière et en disant que ça n'a pas apporté grand chose et que le sentiment de contestation de la classe ouvrière est toujours grand (revolution spartakiste, montée du Kpd, etc...).
Ce qui reste donc mesuré, c'est juste du constat historique.
Le 03 février 2016 à 23:12:28 TheRedWave a écrit :
Ou alors t'admet quelques progrès sociaux tout en descendant derrière et en disant que ça n'a pas apporté grand chose et que le sentiment de contestation de la classe ouvrière est toujours grand (revolution spartakiste, montée du Kpd, etc...).
Oui bah évidemment, on ne se renie pas quand même ![]()
Le 03 février 2016 à 23:11:12 Axetibe a écrit :
Ma prof est une vieille soc-dem sans conviction, et je ne cherche pas à la convaincre, je préfère parler de Rosa en dehors des cours avec des gens de mon lycée intéressés, plutôt que de faire de la dissidence à la noix dans une copie qui est censée "relever le parti pris idéologique de l'auteur et le critiquer".
Au-delà de ça et de se faire sa propre "frayeur personnelle", s'agit simplement d'être d'accord avec soi-même. Donc en gros on est des gros thugs révolutionnaires, mais devant la moindre autorité on baisse la tête simplement pour pas devoir l'affronter ? J'avoue que ça me dépasse un peu... S'agit pas de la convaincre, s'agit d'être franc avec soi même d'argumenter franchement. Si elle te colle une mauvaise note, tu fais comme un pote : Tu lui prouves qu'elle a tort sur toute la ligne et si t'es assez soutenu, ta note elle va vite remonter à un niveau satisfaisant.
Faut être cohérent, partout où on se trouve. Sinon c'est pas la peine...
Moi je prends jamais de position mais je m'autorise des provocs du genre citer Marx, Staline, Lénine ou Mao. Mais aussi qualifier l'attitude des États Unis au Moyen Orient comme "impérialiste", rappeller leur fiasco du Vietnam et les exactions commises. Et ça me fait pas perdre de points au contraire !
Il s'agit de marquer des points historiques insistants sur des faits qui vont dans notre sens, pas de jouer au thug révolutionnaire pour le plaisir de se faire descendre.
On m'a conseillé de ne pas prendre des positions socialistes les jours d'examen.
Je pense que c'est pas une trop mauvaise idée.
Au-delà de ça et de se faire sa propre "frayeur personnelle", s'agit simplement d'être d'accord avec soi-même.
Je suis d'accord avec moi-même, je n'écris jamais à l'encontre de mes convictions, disons que je simplifie la réalité. J'ai juste dis quelque chose du genre: "pourtant, le passage de l'absolutisme Hohenzollern à la République de Weimar marque l'acquisition pour les allemands de libertés individuelles bien en avance sur les voisins européens du pays: les droits des femmes sont renforcés..."
Donc en gros on est des gros thugs révolutionnaires, mais devant la moindre autorité on baisse la tête simplement pour pas devoir l'affronter ?
Elle n'a pas d'autorité sur moi, ses notes en ont un petit peu, et ce bout de papier qui m'a servi de copie va se perdre dans un de mes cahiers à jamais, il ne représentera finalement que l'analyse d'un texte où j'aurais certes fait ce que l'on attend de moi, car le but de l'exercice n'a jamais été de percevoir si j'avais une conscience politique, mais plutôt si j'étais capable de dire ce qu'on attendait que je dise.
Si elle te colle une mauvaise note, tu fais comme un pote : Tu lui prouves qu'elle a tort sur toute la ligne et si t'es assez soutenu, ta note elle va vite remonter à un niveau satisfaisant.
C'est une prof de lycée, elle s'en fout complètement, elle a ouvertement dit que le communisme n'était "qu'une utopie" et que le capitalisme "se portait bien" (pour soutenir le réformisme de Bernstein). Il n'y a rien à prouver, elle refusera mes arguments, et je n'ai pas l'envie de prendre un rendez-vous avec elle pour les lui exposer.
Faut être cohérent, partout où on se trouve. Sinon c'est pas la peine...
Être cohérent à l'école? Si tu vises les meilleurs résultats, je te souhaite bonne chance pour adopter un discours libéré dans ces matières là.
Alors je vais nuancer, car si on avait le temps dans les épreuves de lycée, évidemment qu'on serait cohérents d'un point de vue idéologique: on aurait le temps d'étaler ses arguments dans la copie, de les expliquer et de les mettre en relation. Mais là en 1h, tu n'as que le temps de poser des lieux communs et de rendre, alors mieux vaut mettre ce que l'on attend que tu mettes, quand bien même tu sais que c'est très succin et absolument pas représentatif de ta pensée.