C'est une realité c'edt vrai, mais je trouve ca quand meme indecent pour les categories populaires
Je veux dire que la on montre du doigt cette classe ![]()
Pourquoi ? Au contraire : ca éclaire sur un système de reproduction sociale bien plus que de "mobilité", comme on nous le vend habituellement.
Voir les conférences de franck lepage à propos du système d'éducation actuel.
Ce sont des statistiques, c'est donc vrai. Maintenant le lien entre corrélation et causalité n'est pas fait.
He conteste pas le cour , le probleme c'est qu'en classe quand on voit ca forcement les fils de cadres on le sourire alors que les fils d'ouvrier ont le regard vide .. :/
apres je suis dans un lycée sur la cote landaise ou il y a de tout du coup dans ma classe il y a les deux extremes .. Et donc je epux vous dire que l'ambiance etait assez tendu
En effet...
Faut quand même être con pour se prendre la tête là-dessus.
Oui, c'est dommage que des élèves de lycées commencent déjà à se prendre la tête la dessus...
Mais bon, c'est un peu naturel aussi. Souvent les enfants de l'élite sont ravis d'être prédisposés à devenir l'élite eux-mêmes et se moquent des manants qui ont plus de chances de finir ouvriers ou employés.
De plus les enfants des classes populaires peuvent facilement en vouloir à l'élite pour les mêmes raisons.
Au contraire ce genre de cours devrait motiver les fils d'ouvrier à prouver que ce fatalisme c'est du pipeau.
Cela devrait encourager les enfants d'ouvriers à foutre de grands coups de pieds dans ce système de reproduction sociale, oui.
[PoD]Emix
Posté le 11 juin 2013 à 11:08:59
Au contraire ce genre de cours devrait motiver les fils d'ouvrier à prouver que ce fatalisme c'est du pipeau.
--> Exact.
C'est tellement du pipeau que ca dure depuis des siècles, sûrement parce que les ouvriers sont trop des feignasses ![]()
"baraban
Posté le 11 juin 2013 à 11:13:20
Cela devrait encourager les enfants d'ouvriers à foutre de grands coups de pieds dans ce système de reproduction sociale, oui."
Libre à eux de s'en donner les moyens en prouvant que non, rien n'est prédéterminé. S'ils en arrivent à la socio du lycée, c'est qu'ils peuvent aller au delà.
"baraban
Posté le 11 juin 2013 à 11:27:51
C'est tellement du pipeau que ca dure depuis des siècles, sûrement parce que les ouvriers sont trop des feignasses"
C'est beau les sophismes...
Si ça dure depuis des siècles c'est entre autres parce qu'on entretient le fantasme de la "lutte des klâsses". C'est un leurre qui leur fait perdre des opportunités. Prendre du temps pour lutter, c'est autant de temps qui ne sert pas à travailler.
Non, venant du milieu ouvrier, c'est juste qu'une bonne partie des parents n'osent pas pousser leur enfant, les inciter à faire des études longues en pensant que ce n'est pas pour eux, qu'ils en sont incapables. Alors que ce n'est pas vrai.
"Libre à eux de s'en donner les moyens en prouvant que non, rien n'est prédéterminé. S'ils en arrivent à la socio du lycée, c'est qu'ils peuvent aller au delà. "
C'est beau les sophismes.
Si ca dure depuis des siècles c'est surtout parce qu'on entretient le fantasme du libéralisme qui prétend que pour le lièvre comme pour la tortue, la ligne de départ est la même et qu'ils sont donc égaux à la course.
On sait pourtant que le milieu social a une importance déterminante sur la construction du cerveau, sur les comportements, les habitus, et donc sur toute la vie.
Mais non : si t'es pauvre, c'est que tu l'as cherché ![]()
Ou encore que c'est parce que leurs parents, ces débiles, n'ont pas assez "poussés" leurs enfants...
Enfin bon, l'essentiel c'est que les pauvres restent pauvres tout en étant convaincus que c'est de leur faute. Comme ca ils sont plus calmes et ne cherchent pas les causes de leur misère.
C'est beau les sophismes.
Autrefois les libéraux avaient moins de scrupules à s'exprimer clairement et à dire qu'il fallait enseigner la résignation aux petits pauvres.
Il y a des milliers de raisons pour les classes favorisées poussent leurs enfants à ne pas se déclasser, et presque autant pour que les classes défavorisées qui se sont fait une raison à leur propre situation et/ou échecs à expliquer à leurs enfants qu'ils ne pourront pas faire mieux, la preuve étant qu'eux-même n'ont pas pu. Ça, c'est pour les lieux communs, évidemment il y a probablement beaucoup de classes inférieures qui poussent leurs enfants aux surclassements et de classes supérieures qui ne motivent pas leurs enfants, qui n'attendent d'eux que des résultats.
Je me suis écorché la gueule à utiliser un vocable de gauchiste, alors maintenant dîtes-moi donc ce que vous voulez y changer ? L'école et la société n'a jamais été aussi égalitariste. Voulez-vous spolier 100% de l'héritage matériel, interdire aux parents d'élever leurs enfants (le faire à leur place, plus que l'école ne le fait déjà je veux dire), interdire les devoirs à la maison (on en discutait au PS il y a peu), donner des BAC+10 comme on donne le BAC, tirer aux sorts la distribution des postes, choisir à la place des employeurs qui ils devraient employer ?
Au bout d'un moment, il faut quand même se demander si c'est exclusivement de la faute des autres si nous sommes freinés, contrains, envieux, ou si ce ne serait pas un peu de notre propre faute, de nos limites ou inactions, un petit peu quand même ?
"baraban
Posté le 11 juin 2013 à 12:00:18
Si ca dure depuis des siècles c'est surtout parce qu'on entretient le fantasme du libéralisme qui prétend que pour le lièvre comme pour la tortue, la ligne de départ est la même et qu'ils sont donc égaux à la course.
On sait pourtant que le milieu social a une importance déterminante sur la construction du cerveau, sur les comportements, les habitus, et donc sur toute la vie.
Mais non : si t'es pauvre, c'est que tu l'as cherché
Ou encore que c'est parce que leurs parents, ces débiles, n'ont pas assez "poussés" leurs enfants...
Enfin bon, l'essentiel c'est que les pauvres restent pauvres tout en étant convaincus que c'est de leur faute. Comme ca ils sont plus calmes et ne cherchent pas les causes de leur misère. "
Joli Strawman John.
Je n'ai jamais ignoré l'impact de l'environnement social sur la mobilité sociale pour info, faudra que tu me montres où tu as vu ça.
Je n'ai jamais dit non plus que c'était de leur faute.
"C'est beau les sophismes."
Look who's talking. Tu sais ce que c'est un sophisme au moins ? Car tu en fais plein, j'en fais aucun.
"L'école et la société n'a jamais été aussi égalitariste"
Ca se discute très sérieusement. Elles le sont certainement plus que sous l'ancien régime, mais elles n'ont toujours rien d'égalitaires aujourd'hui, malgré les grands discours.
"Voulez-vous spolier 100% de l'héritage matériel, interdire aux parents d'élever leurs enfants (le faire à leur place, plus que l'école ne le fait déjà je veux dire), interdire les devoirs à la maison (on en discutait au PS il y a peu), donner des BAC+10 comme on donne le BAC, tirer aux sorts la distribution des postes, choisir à la place des employeurs qui ils devraient employer ? "
Non, pourquoi ? Qu'est ce que c'est que cette caricature ?
Après, je ne peux pas me prononcer pour autrui, mais ce que moi j'aimerais bien c'est un système égalitaire basé sur autre chose que l'argent-roi. Démocratie directe, fédéralisme, mandats impératifs et révocables, autogestion... Comme il en a déjà existé plusieurs.
"
Je n'ai jamais ignoré l'impact de l'environnement social sur la mobilité sociale pour info, faudra que tu me montres où tu as vu ça.
Je n'ai jamais dit non plus que c'était de leur faute. "
Ben voyons. On dit que le temps passé à lutter est du temps perdu et qu'on ferait mieux de le passer à bosser (pour le profit d'autrui en l'occurrence), que la lutte des classes est un mythe, et que donc ceux qui sont pauvres le sont parce qu'ils ont pas assez bossé (donc c'est leur faute), mais on refuse de reconnaitre qu'on dit, en pratique, que c'est de leur faute et qu'ils n'avaient qu'à bosser au lieu de se plaindre.
"Look who's talking. Tu sais ce que c'est un sophisme au moins ? Car tu en fais plein, j'en fais aucun. "
Oui, c'est bien. Regarde : je peux le dire moi aussi : tu sais ce qu'est un sophisme ? Parce que tu en fais plein, et moi j'en fais aucun.
Voilà, on est bien avancés.
" Ca se discute très sérieusement. Elles le sont certainement plus que sous l'ancien régime, mais elles n'ont toujours rien d'égalitaires aujourd'hui, malgré les grands discours. "
Il n'a pas dit que la société d'aujourd'hui était parfaitement égalitaire. Strawman encore une fois.
"Non, pourquoi ? Qu'est ce que c'est que cette caricature ? "
Il raisonne comme toi. C'est chiant hein ?
" Ben voyons. On dit que le temps passé à lutter est du temps perdu et qu'on ferait mieux de le passer à bosser (pour le profit d'autrui en l'occurrence), que la lutte des classes est un mythe, et que donc ceux qui sont pauvres le sont parce qu'ils ont pas assez bossé (donc c'est leur faute), mais on refuse de reconnaitre qu'on dit, en pratique, que c'est de leur faute et qu'ils n'avaient qu'à bosser au lieu de se plaindre. "
La reproduction sociale est insidieuse et se fait à l'insu de celui qui en est victime. A partir du moment où il est informé, il doit lutter contre le fatalisme en progressant socialement. Pas en beuglant contre le système. D'ailleurs force est de constater que ceux qui s'en plaignent le plus sont issus de la "bourgeoisie". Les pauvres n'ont pas le temps de s'en plaindre.
"Oui, c'est bien. Regarde : je peux le dire moi aussi : tu sais ce qu'est un sophisme ? Parce que tu en fais plein, et moi j'en fais aucun.
Voilà, on est bien avancés."
Ok donc tu ne vois pas ce que je te reproche...
"Cela devrait encourager les enfants d'ouvriers à foutre de grands coups de pieds dans ce système de reproduction sociale, oui."
"Au contraire ce genre de cours devrait motiver les fils d'ouvrier à prouver que ce fatalisme c'est du pipeau."
En même temps il suffit de regarder dans une faculté moyenne pour s'apercevoir qu'il y a pas ou peu de fils d'ouvrier en tout cas c'est comme ça dans ma promo .
Moi qui en suit j'ai exactement la réaction du post de [PoD]Emix avec l'envie de taper dans la fourmilière.
""Il n'a pas dit que la société d'aujourd'hui était parfaitement égalitaire. Strawman encore une fois."
Et je n'ai pas dit qu'il l'avait dit. Merci d'arrêter un peu tes strawmen et tes sophismes.
"Il raisonne comme toi. C'est chiant hein ? "
Strawman...
" La reproduction sociale est insidieuse et se fait à l'insu de celui qui en est victime. A partir du moment où il est informé, il doit lutter contre le fatalisme en progressant socialement. Pas en beuglant contre le système"
Au contraire. Une fois que quelqu'un a compris de quoi retourne réellement le système capitaliste actuel, il doit "beugler contre" , mais surtout agir contre. Par exemple en s'organisant sur d'autres modes.
" D'ailleurs force est de constater que ceux qui s'en plaignent le plus sont issus de la "bourgeoisie". Les pauvres n'ont pas le temps de s'en plaindre. "
En effet, les pauvres ont surtout le temps de rester pauvres. En écoutant les gens leur expliquer que c'est de leur faut et qu'ils n'ont qu'à bosser plus.