Ben les gens au pouvoir n'ont jamais représenté une grande part de la population il me semble, donc c'est pas recevable.
Politiciens influents + grands argentiers + hauts gradés de l'armée = 0,0001% de la pop française effectivement. Il n'empêche qu'ils détiennent tous les rouages du pouvoir, qu'ils vivent tous dans la même ville et qu'ils viennent tous du même milieu. Donc?
Parce qu'ils ont des intérêts en commun, des études en communs, etc. Mais ça représente une minorité de ces gens là.
Pour les villes c'est une question d'héritage historique, des villes qui ont accueilli des notables prennent de la valeur et ne sont plus accessibles financièrement au quidam.
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Donc tous ceux qui ont un PEA, des parts sociales ou de l'actionnariat salarié comme moi font partie de la "haute bourgeoisie" ?
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La notion aurait besoin d'être retravaillée pour y apporter de la profondeur (c'est un travail sociologique qui pourrait être fait sérieusement par un professionnel alors ne demande pas la lune à des forumeurs lambda), mais clairement t'es à des millénaires du prolétaire de base et tu le sais très bien.
Ce genre de petites remarques me mettent mal à l'aise. Tu mets en avant une petite imprécision, et tu l'utilises comme prétexte pour tout balancer par la fenêtre, alors que très clairement le débat mériterait 200 fois plus de remarques et d'échange. Alors forcément, après on se pose des questions sur tes motivations.
Maintenant, pour ce qui est du "travail" et de "l'exploitation des autres"... Le problème ce n'est pas le travail en lui-même, je pense que c'est assez évident pour tout le monde.
C'est la répartition des richesses produites qui pose problème. Comment une classe INDISPENSABLE au développement de notre société peut gagner aussi PEU ? Est-ce que vous imaginez le capitalisme moderne sans ouvriers ? C'est impossible. Et pourtant, on aura réussi, par un magnifique tour de force, à faire croire à ces gens qu'il est "normal", "acceptable" de n'être payé "que" ça. On met souvent en avant le fait que leur travail est répétitif, peu qualifié.
On met beaucoup moins en avant le fait qu'un ouvrier qui a travaillé 40 ans aura très vite des problèmes physiques. Il a littéralement perdu la santé au travail. On ne met jamais en avant les 8h de travail dans un endroit chaud, sale et bruyant quand on parle du salaire, ni le courage ou l'abrutissement. Le résultat, c'est que les gens fuient maintenant ce genre de travail, ou ils le font très mal (le minimum nécessaire quoi). Et qui leur en voudra ? A force de tirer sur la corde...
J'entends d'ici les remarques cinglantes de "communisme". Comme si il fallait un régime communiste pour payer les gens décemment.
La raison de leur salaire bas c'est que ce sont des métiers facile d'accès, il y à beaucoup plus d'offre que de demande dans le marché du travail des ouvriers.
Après un ouvrier est généralement mieux payé qu'un caissier. (le salaire moyen des ouvriers est plus grands que celui des salariés)
" La raison de leur salaire bas c'est que ce sont des métiers facile d'accès, il y à beaucoup plus d'offre que de demande dans le marché du travail des ouvriers. "
Ça c'est pas nouveau, ce que j'explique et dénonce, c'est que cette facilité d'accès ne justifie pas des salaires si bas quand on voit le genre de boulot que c'est au quotidien. Si tu veux une illustration "caricaturale" (encore que...), tu regardes les usines chinoises.
Ben c'est la cynique vérité. Mais parallèlement, les usines qui payent bien leurs ouvriers (sans les payer comme des cadres bien sûr) et qui les forment bien on bizarrement une meilleure productivité et de meilleurs résultats.
C'est ça le problème principal du secteur industriel, on a un bon paquet de patron oldschool qui n'ont aucun respect.
Je n'ai pas dit que j'étais un prolétaire.
J'ai indiqué que je ne fais pas partie de la "haute bourgeoisie" (je hais ce terme mais je ne fais que le reprendre) ni des riches.
Je veux bien faire des efforts pour parler de sociologie, mais faudrait pas que ce soit à sens unique hein...
C'est le problème de placer les gens dans des classes.
Il est évident que si tu prends la totalité des ouvriers, à salaire identique et situation égale (marié, 1 enfant par exemple), tu en auras qui s'en sortent mieux que d'autre, qui se sentent plus riches que d'autre.
Tout comme ya des CSP+ qui se sentent pauvre alors qu'ils gagnent 4000 net par mois.
"Je n'ai pas dit que j'étais un prolétaire.
J'ai indiqué que je ne fais pas partie de la "haute bourgeoisie" (je hais ce terme mais je ne fais que le reprendre) ni des riches.
Je veux bien faire des efforts pour parler de sociologie, mais faudrait pas que ce soit à sens unique hein... "
On sait tous très bien que tu n'es pas de la haute-bourgeoise, tu t'attardes sur l'ébauche d'une théorie qui part du général et qui aurait besoin de temps pour s'affiner face aux cas plus nuancés. Ça ne veut pas dire que cette théorie est fausse pour autant, mais elle aurait besoin d'approfondissements (qui prennent du temps et de l'argent).
Wish: Répartition des richesses ET répartition des pouvoirs, parce que pour le moment à part quémander quelques avantages sociaux incertains aux gauchistes via des syndicats qui ne valent pas grand chose, la place du "prolétaire" moderne ou du salarié qui nettoie les crottes dans les décisions est quand même ridicule. Je viens du prolétariat personnellement, et je ferai tout dans ma vie pour qu'on ait notre part du gâteau.
Sinon, Pod, ces intérêts communs, ça rejoint un peu ce que j'ai dit, c'est un intérêt de classes. Et je ne prétendrai pas que l'une est mieux que l'autre mais qu'elles sont différentes et qu'il y en a une qui a tout accaparé, chose contre laquelle je lutte dans mon propre intérêt justement.
J'ai bien compris, c'est pour ça que je demande de laisser tomber la sémantique marxiste, on peut se servir de ses travaux, mais faut qu'ils arrêtent de lâcher du "bourgeois" et du "prolétaire" à toutes les sauces, pour apaiser le débat qui partait bien !
"steppingstone2
Posté le 13 juin 2013 à 15:04:56
Je viens du prolétariat personnellement, et je ferai tout dans ma vie pour qu'on ait notre part du gâteau. "
Pourquoi "on" ? Occupe toi de toi et de ta famille, tu aideras les autres plus tard.
J'ai déjà parlé du sentiment d'appartenance plus tôt, j'ai pas envie de le nier et je l'ai, comme bon nombre d'autres gars qui viennent d'en bas. La classe du bas est toujours plus sociale que les autres, les galères finissent par rapprocher les hommes et les poussent à lutter ensemble dans un intérêt commun, et c'est pour cela que le prolétariat, même moderne, reste l'une des couches sociales les plus uniformes.
Sinon, prolétaire et bourgeois ne sont pas uniquement des termes marxiste, j'ai tendance à ne pas aimer Marx parce que justement à cause de lui, tu peux pas tenir un discours sur les classes sans être rattaché à sa philosophie. Il luttait pour un idéal, pas moi, donc je ne suis pas un marxiste. Qu'on mette fin à ce malentendu une bonne fois pour toutes.
"La classe du bas est toujours plus sociale que les autres"
Source fiable requise.
Je suis pas convaincu de la solidarité des classes populaires : travailleurs vs. assistés, bas du front vs. immigrés, syndicats vs. non syndiqués... Il y a d'énormes oppositions en 2013 entre les classes populaires.
Ne les crois pas solidaire. Si vous pensiez un peu plus à votre pomme, il y aurait p'tet moins de pauvres. Ruminer sa rancoeur en groupe sans vivre pour soi, ça ne fait sortir personne de sa torpeur.
Au contraire je dirais même que la solidarité de classe, tu la retrouves chez les riches : dîners entre notables, soirées mondaines, collusions privé/public, piston, droite et gauche s'affichant opposés mais ayant le même objectif...
C'est justement le rôle des 1%.
Diviser le reste.
Si c'est leur rôle, qui leur a demandé de faire ça ? les 0,1% ?
"Au contraire je dirais même que la solidarité de classe, tu la retrouves chez les riches : dîners entre notables, soirées mondaines, collusions privé/public, piston, droite et gauche s'affichant opposés mais ayant le même objectif... "
Notons que c'est le contraire de ce que souhaiterait un libéral, puisque c'est comme ça que s'établit le conservatisme.
Sur le papier, sans doute. Mais dans les faits le libéralisme ne mène qu'à la ploutocratie
Euh.
C'est un peu comme dire que toutes les routes mènent à Rome ce que tu dis là.