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Houllier : «Un aller capital»
L´entraîneur de l´Olympique Lyonnais, qui reçoit Milan mercredi au Stade de Gerland en quarts de finale aller de la Ligue des champions, estime que le premier match sera très important. Plutôt détendu à quelques heures de ce rendez-vous, Gérard Houllier espère un «résultat positif sans prendre de but» et s´attend à «deux ou trois coups de génie ou de folie».
« Gérard Houllier, comment se présente ce match ?
Les troupes sont fraîches, il a plu toute la nuit. Plus sérieusement, on est
conscients d´être tombé sur une très forte équipe et sur un très grand club. Que l´on soit dans la peau d´un outsider ou pas, peu importe, on va jouer notre chance. A partir du moment où nous sommes dans une phase à élimination directe, chaque équipe a sa chance. Et donc Lyon a autant de chances que Milan même si nous avons beaucoup de respect et d´admiration pour son palmarès et sa présence en quarts de finale de Ligue des champions ces quatre dernières saisons avec une victoire en 2003 contre la Juventus et une finale perdue aux tirs au but l´an dernier face à Liverpool.
Le premier match est-il le plus important ?
Oui, bien sûr. C´est très rare qu´il y ait un renversement spectaculaire (entre les deux matches). Milan en a connu un il y a deux ans contre La Corogne (4-1, 0-4). Mais ce premier match nous placera en bonne position et sauvegardera nos chances de qualification, ou alors il les ruinera. Neuf fois sur dix, le match aller donne une configuration de ce qui va suivre.
Quel serait, pour vous, le résultat idéal ?
Je n´aime pas m´avancer avec des préjugés, mais un résultat positif sans prendre de but serait un bon pas de fait pour une qualification.
Compte tenu de la médiatisation faite autour de ce match, les deux équipes ont-elles encore quelque chose à se cacher ?
Non, car depuis 10 ans, elles se connaissent dans les moindres détails. Je crois que ce sont les talents individuels et la qualité du jeu de l´équipe qui feront la différence. Quant à la médiatisation, c´est vous qui la suscitez, nous on reste concentré sur notre sujet.
Selon vous, quelle est la meilleure tactique à employer contre Milan ?
Ça, je le réserve à mes joueurs, mais pas à vous. Mais attendez-vous à ce que les deux équipes, compte tenu de leur force et de leur confiance, utilisent leur système de jeu habituel.
A quel genre de match vous attendez-vous ?
Je pense que ce sera une partie où la patience et la technique joueront un rôle important. Avec deux ou trois coups de génie ou coups de folie de la part des deux équipes.
L´absence de Juninho est-elle un gros problème ?
On va jouer sans notre meilleur joueur au milieu de terrain qui est suspendu. C´est un peu comme si Kaka ou Shevchenko étaient absents côté milanais. Juninho, c´est un joueur vedette, c´est une star. Son absence est forcément un handicap. Mais on n´a pas le choix. Si on veut gagner la compétition, il faut faire avec, ou plutôt sans. Déjà, il sera compensé par quelqu´un qui aura à coeur de réaliser une grosse performance. Ensuite, l´effort que chacun voudra apporter en surplus nous permettra d´obtenir un résultat et de nous mettre dans les meilleures dispositions avant le retour.
Comment vivez-vous l´engouement autour de ce match ?
On est conscients de l´impact qu´a ce match dans l´esprit des gens. Mais le
principal pour les joueurs, c´est de garder la sérénité et la confiance qui les animent depuis le début de la compétition. Le match, ils ne vont pas le jouer dans la rue ou dans leurs têtes, mais sur le terrain.
Comment positionnez-vous l´Olympique Lyonnais parmi les sept autres
quart-finalistes ?
Le club en est à sa troisième participation consécutive en quart de finale, ce qui est un gage de régularité au haut niveau. Je ne regarde pas la puissance générale du club, mais je constate que l´on fait partie des huit meilleures équipes européennes. Après, c´est un problème de tirage au sort et de match réussi ou non.
Avez-vous une petite idée sur le nom des attaquants alignés côté milanais ?
J´ai une petite idée, mais je n´en fais pas une obsession. Tous les deux (Inzaghi et Gilardino) présentent des caractéristiques un peu identiques. Mais je ne fais pas une équipe en fonction de l´adversaire. On jouera notre jeu et on verra.
Avant chaque rendez-vous européen, vous aviez gagné en championnat. Avec le recul, le résultat contre Toulouse est-il contrariant ?
On a été très déçus du résultat car, je le répète, on méritait de gagner, mais pas de la manière. On a produit du jeu, il y a eu beaucoup de mouvements. Ce qui était rassurant. Bon, si Douchez avait joué avec la Fiorentina, Milan aurait peut-être aussi fait match nul !»
Recueilli à Lyon par Sylvain Lartaud
Lien ~~>
http://www.lequipe.fr/Foootball/20060328_135937Dev.html
Voilà. 