FINAL FANTASY IV
Jeu vidéo(RPG/Fantasy)
Editeur : Squaresoft
Je profite de la sortie française de « Final Fantasy Anthology » pour vous parler un
peu des quatrième et cinquième épisodes. Notons au passage que ça ne vaut pas le coup d’acheter la fameuse réédition pour deux cinématiques supplémentaires(dont l’une est absolument gerbante), alors que vous pouvez les obtenir en fouinant un peu sur Internet, avec quatre avantages :
1)
C’est gratuit.
2) C’est traduit en français.
3) On n’a pas les horribles temps de chargement de la version Playstation
4) Certaines traductions, rares mais excellentes, emploient un vocabulaire très étendu et n’hésitent pas à utiliser des mots comme « lyrique »(tout le monde devrait connaître le sens du terme, mais il semblerait que la majorité de mon entourage l’ignore – incroyable, non ?), à la manière des versions françaises des « Legacy of Kain ». Ca ajoute de la classe, les phrases sont mieux tournées et ça ne fait de mal à personne, non ?
C’est compris ? Aucun intérêt à acheter les versions Playstation…
Ce point éclairci, je peux parler un peu de « Final Fantasy IV »… C’est le premier épisode sur Super Nintendo, et il se caractérise avant tout par son scénario très bien fait(juste un peu
simple à mon goût), l’incroyable inefficacité de ses sortilèges – les magies de soin vous rendent 16 HP quand votre nombre maximal de HP est de 300 – ainsi que son manichéisme primaire(Chevalier Ténébreux vs Paladin… on se croirait dans « Star Wars ».). Graphiquement, vous devriez le trouver superbe, impressionnant, époustouflant… après avoir sniffé trois bonnes lignes de cocaïne. C’est effroyablement plat, il
n’y a aucune trace du célèbre « Mode 7 », et l’animation des sprites rikikis se caractérise par son indigence. Mais le plus effrayant, c’est de constater que malgré cet aspect suranné, « Final Fantasy IV » enfonce sans problème « Final Fantasy VIII »,
« Final Fantasy IX » et « Final Fantasy X » réunis, que ce soit au niveau de la durée de vie effective(rappelez-vous qu’on peut faire le neuvième épisode en douze heures), du caractère des personnages, de la charge émotionnelle, des rebondissements, du système de
jeu, ou du plaisir de jeu… En y jouant, on comprend que Squaresoft n’a plus d’idées depuis le huitième épisode, qu’il ne fait
que reprendre la même recette
en ajoutant quelques nouveautés volées au hasard à des jeux, films et livres… et on
pleure sur la gloire perdue de ce qui fut l’un des meilleurs studios de développement.
FINAL FANTASY V
Jeu vidéo(RPG/Fantasy)
Editeur : Squaresoft
J’ai déjà dit ce que je pensais du pack « Final Fantasy Anthology », et ce, un paragraphe au-dessus.
Si vous n’avez pas accès à Internet, achetez-le… Mais si vous n’avez pas accès à Internet, que faites-vous sur ce sujet de ce forum
du site Internet « JEUXVIDEO.com », à lire ceci ? Donc, aucune excuse, dénichez « Final Fantasy IV » et « Final Fantasy V » sur la Toile.
Entrons dans le vif du sujet, ce fameux
cinquième épisode. Original à
plus d’un titre. D’abord, c’est le dernier à proposer le système de « Jobs » qui a fait les beaux jours des hardcore-gamers japonais, ceux qui adorent tripoter frénétiquement les réglages des
sous-menus, en associant des magies, en sélectionnant des talents spécifiques, et en mettant en parallèle deux métiers… Le système de « Jobs »(traduction française dans la notice : « Jobs »… Ils ne
se sont pas foulés… Les
traducteurs ne semblent pas connaître les mots « Emplois »,
« Métiers », « Professions »…) connaît son heure de gloire avec plus de vingt métiers, chacun possédant ses armes, armures, coiffes et chapeaux
spécifiques… Sans parler, évidemment, des « Abilities
» que l’on gagne en passant d’un niveau de « Job » à un autre. Impossible d’expliquer le système en moins d’une page, mais un
petit « tutorial » intégré au
jeu(à la manière de « Mogoo, dis-moi tout ! » dans « Final Fantasy IX ») vous fera tout comprendre en quelques minutes.
Original aussi au niveau des personnages, puisque c’est le seul épisode où on ne voit pas les portraits dessinés de son équipe dans le menu principal(alors qu’on avait
déjà ça dans « Final Fantasy IV »), et où notre équipe ne comporte que quatre êtres humains… Oui, j’ai bien
dit « quatre » ! Dehors les «
PHS » et autres systèmes de constitution de commandos, « Final Fantasy V » fait dans la simplicité. Simplicité aussi au
niveau scénaristique, où on fait beaucoup de mystères pour pas grand-chose.