RESIDENT EVIL : CODE VERONICA X
Jeu vidéo(Horreur)
Editeur : Capcom
Il ne faudrait pas enterrer trop vite la PS2. Plus grand monde n’en parle, les mots à la mode chez les djeun’s sont « X-Box »(grrr…) et « GameCube »(hi, hi, hi, hi, hi…). Je vais d’abord dire que je suis au-dessus de cette ridicule « guerre des consoles ». Aujourd’hui, chaque joueur défend sa machine contre vents et marées, persuadé que son combat permettra à la console dans laquelle il a investi toutes ses économies de survivre quelques années. Ne parlons pas des campagnes marketing : Sony avait raté la sienne, entachée par une imagerie glauque, Microsoft s’est planté en beauté avec ses softs décalés, et maintenant, Nintendo nous enterre sous des tonnes de guimauve(avez-vous lu le magazine gratuit distribué partout, au sujet de la GameCube ? Il est étonnant de constater que tous les jeux disponibles à la sortie sont considérés comme « géniaux », « superbes », « ahurissants »… Je vais à présent commenter la « puissance technique ». Apparemment, les seuls à avoir un avis réaliste sur la question sont… des réalisateurs de films fantastiques, qui utilisent des images de synthèse à tour de bras depuis « Jurassic Park ». Quand à moi, je signalerai juste que si l’aspect graphique est tout ce qui vous préoccupe, vous ne méritez pas de connaître des merveilles comme « Final Fantasy V ». Et soyons lucides : à partir du moment où le cap du photo-réalisme est franchi, tous les bits que les producteurs de consoles nous mettent sous le nez(vulgaire !) ne servent plus qu’à faire joli, avec des annonces comme « processeur central trente milliards de fois plus performant que celui de la Dreamcast ». Concrètement, la borne du réalisme a été franchie avec la PS2. Vous en doutez ? Voyez « Onimusha » ou « Soul Reaver 2 ». Mais à en juger par la stupidité des développeurs, il va encore falloir une dizaine d’années pour qu’ils se rendent compte que les seules valeurs encore valables, justement, sont le gameplay, la jouabilité, le design et le scénario. Les aspects les plus créatifs, ce qui fait toute la différence entre « Final Fantasy X »(aaaargl !) et « Silent Hill 2 »(ouais !). Jusque-là, ils continueront à nous asséner des « plus beau jeu du monde ! » et des « moteur 3D super perfectionné ! » désormais dépourvus de signification.
Avec ce paragraphe hors sujet – si j’étais au Bac, ça me vaudrait un zéro pointé - , je n’ai plus de place pour vous parler de « Code Veronica », moi. Je l’ai trouvé vendredi à Score Games, en occasion à… 19 euros ! Vous me haïssez, hein ? Gniark gniark gniark… En plus, contrairement à beaucoup de jeux d’occasion, le boîtier, la notice et le DVD-Rom(les DVD-roms, puisqu’il y avait une démo jouable de « Devil May Cry » avec) sont intacts. Pas une tache de graisse, pas une marque de doigts, pas une trace de pas. A croire que le gars l’a volé et revendu. Moi, je m’en fiche, du moment que je fais une affaire. Après « Extermination », « Soul Reaver 2 », « Dark Cloud », « Silent Hill 2 » et « Ico », « Resident Evil : Code Veronica X » est le sixième jeu PS2 que j’ai acheté. Ils constituent donc à présent 10\% de ma ludothèque Playstation 2, avec mes 60 jeux Playstation. Pas mal, hein ? Il faut dire que je ne revends jamais mes anciens jeux et que j’écume les magasins à la recherche des bons jeux Playstation qui me manqueraient encore(c’est comme ça que j’ai trouvé « Blood Omen : Legacy of Kain » il y a deux ans. Un souvenir impérissable). Je n’ai pas encore fait de faux pas, c’est sans doute dû au choix judicieux de mes achats. Enfin, bref ! On constate d’emblée la différence avec la version Dreamcast : les personnages ont tous été remodélisés, ce qui permet de constater que les cinématiques Dreamcast originales sont moins détaillés que les cut-scenes temps réel ! La puissance de la PS2 démontrée avec une seule scènes ! Remarquons aussi que les décors sont les mêmes que dans la première version, ce qui est tout bonnement scandaleux(Capcom est coutumier du fait… « Resident Evil 2 » sort sur GameCube dans une simple conversion de la version Playstation). Et surtout, le brouillard abominable qui baigne tout dans la version Dreamcast a été conservé. Il y a de quoi vomir. Les ajouts ? Euh… Quels ajouts ? Ah oui : une scène très marrante où Claire se fait martyriser par Wesker, une séquence supplémentaire avant le premier affrontement avec Alexia où Wesker(encore lui !) court sur un mur avant de donner un bon coup de poing à la Reine des Fourmis, et surtout une fin refaite, beaucoup plus impressionnante que la première. Il y a aussi le mode Battle, plutôt amusant. Le jeu en lui-même ne surprend pas beaucoup : la durée de vie est 0,5 fois plus longue que celle de « Resident Evil 3 : Nemesis », et il y a un aspect plutôt amusant : le scénario de la version Dreamcast était divisé en deux chapitres pour correspondre aux deux GD-Roms(vous savez, le support spécial de Sega, qui contient moins d’information qu’un CD Playstation, coûte plus cher à fabriquer et est plus long à charger – le prix de l’originalité…). Bien, mais cette division a été conservée dans « Resident Evil : Code Veronica X » sur PS2, alors qu’il n’y a cette fois qu’un seul DVD-Rom ! Résultat : l’ambiance est « cassée » et au niveau dramatique, c’est proprement burlesque. Les énigmes sont parfois un peu tordue et un élément présent dans le PREMIER « Resident Evil », et disparu sans raison dans les épisodes suivants, la modélisation en 3D des objets, est réintégré. Pour finir, on notera la grotesque habitude Capcom de ressusciter les personnages défunts. Le commissaire Irons était réapparu dans « Resident Evil 3 : Nemesis »(comme c’est vraisemblable. Dans une version du scénario de Claire dans « Resident Evil 2 », il était coupé en deux, et dans l’autre, son ventre explosait façon « Alien »), contre toute attente, et cette fois, c’est Wesker qui revient(je vous rappelle que Tyran l’avait empalé sur ses trois griffes longues d’un mètres… Je vois mal comment il aurait pu survivre) sous forme de cyborg. Bientôt, on apprendra que Forest Speyer lui-même est revenu d’entre les morts. Pour achever le fan écroulé de rire, j’ajouterai que ce brave Steve, d’après Wesker, est toujours en vie… Ha, ha, ha, ha, ha ! Mais mis à part ces curieux rituels de Nécromanciens, les gars de Capcom ont fait du bon travail. Achetez-le sans hésiter.