Chapitre 2 : La Ville Fantôme
Ils étaient là, assis, à attendre que les soldats partent, ils attendirent longtemps car les soldats devaient prendre du repos, mais voilà que 17heures venaient de sonner, et Zeta et Paula n’avaient toujours pas mangé…
Zeta : c’est quand qu’ils partent ? ? Je commence à avoir faim moi !
Paula : cesse de te plaindre et patiente.
Zeta : ce n’est pas moi qui me plains mais mon estomac.
Paula : ben dit à ton estomac de se taire, moi aussi j’ai faim, mais j’attends.
Les heures passaient, et par la fenêtre déjà ils voyaient le soleil se coucher, la lumière du jour diminuer de plus en plus jusqu´à être remplacée par la lumière de la lune. Elle était magnifique ce soir là, toute ronde, toute luminescente.
De sa prison, son père aussi la regardait en pensant que quelque part…là bas, son fils adoré la regardait-il peux être en même temps que lui.
Voilà sa première nuit en prison, il y faisait très froid et ce n’était vraiment pas confortable.
Le lit état en fait une grosse planche de bois accroché au mur par de grosses chaînes rouillées. La salle était toute petite et ils étaient trois à vivre dedans. Deux autres hommes de l’age du père de Zeta ; un c’était fait emprisonner en s’échappant de la ville et l’autre était la depuis plusieurs mois déjà pour avoir osé se rebeller contre un garde de Solomnia.
De l’activité se faisait entendre dans la salle d’en bas, comme si les soldats se décidaient enfin à partir. Des bruits de chaise qui raclaient le sol, des verres qui s’entrechoquaient, les plats de fer qui se posaient sur les tables pour ramasser assiettes et couverts…
Zeta : un départ précipité de nos adorables soldats ?
Paula : je ne sais pas, peux être. Enfin je l’espère !
Zeta : car j’ai faim moi !
Paula : cesse de gémir je t’ai dit ! Moi aussi j’ai faim.
Zeta : bon on va voir ce qui se passe ?
Paula : on attend encore quelques minutes, après on ira voir.
Ils attendirent quelques minutes, on n’entendait plus aucun bruit venant d’en bas.
Alors Zeta ouvrit la porte très légèrement juste pour y jeter un œil.
Personne à l’horizon, seulement le barman qui rangeait sa taverne.
Il descendit doucement les escaliers, sans faire un bruit, se cachant dans l’ombre au cas ou un éventuel soldat serait encore là.
Il arriva en bas de l’escalier, où rien n’était à signalé, l’endroit était complètement vide.
Zeta alla voir le tavernier pour poser quelques questions :
Zeta : où sont passés tous les soldats qui étaient-là tout à l’heure ?
Barman : ils sont partis à cause d’une urgence.
Zeta : ou ça ?
Tavernier : ils repartent vers Solomnia apparemment.
Zeta : ils sont nombreux ?
Tavernier: plus que ce que tu ne crois !
Zeta : ah quand même…
Tavernier : pourquoi, tu comptes les tuer tous ?
Zeta : non mais…
Tavernier : même avec mon aide ils sont beaucoup trop nombreux.
Zeta : ils viennent souvent dans votre auberge ?
Tavernier : non c’est la première fois mais, d’après ce que j’ai entendu, pas tous les soldats ne sont partis pour Solomnia, juste quelques unités. Donc faut que je m’attende à en voir d’autres malheureusement.
Zeta : malheureusement ?
Tavernier: tu crois que ça me fait plaisir de voir les envahisseurs de mon pays se saouler dans mon auberge ?
Zeta : hum intéressant….
Tavernier : qu’est ce qui est intéressant jeune homme ?
Zeta : pourriez vous nous rendre un service ? Étant donné que vous êtes contre eux…
Tavernier : ça dépend, quel genre de service ?
Zeta : Tout à l’heure, quand on était dans notre chambre un soldat est rentré, et … on va dire qu’il y dort !
Tavernier: ah ah ah ! Quelle bravoure, déjà si jeune il a l’esprit d’un guerrier.
Je vais t’aider petit !
Zeta : merci beaucoup !
Zeta remonta dans la chambre accompagné du tavernier, au premier abord Paula fut surprise de le voir dans la chambre, mais quand elle vut qu’il prenait la direction d’où était caché le soldat, elle fut rassurée.
Le tavernier souleva le lourd corps du soldat et l’emmena dans la cave, là, il n’eut pas beaucoup de choix, si la prochaine compagnie devait inspecter le bâtiment il serait mort. Alors d’un coup sec, dans un effroyable craquement d’os, il brisa la nuque du soldat qui tomba raide, comme un pantin.
Il ramassa le cadavre et sortit par une porte donnant sur l’arrière du magasin, dans un jardin. Il alla dans la petite cabane au fond, et en ressortit avec une pelle. Il commença à creuser un grand trou pour pouvoir cacher le soldat. Son travail achevé, il rentra dans l’auberge et alla voir les deux jeunes enfants.
Tavernier : voilà vous n’avez plus rien à craindre. Ni vous ni moi.
Paula : encore merci pour votre aide !
Tavernier : mais de rien ! Ça m’a fait plaisir d’aidé des jeunes enfants comme vous.
Paula : bon nous devons partir pour Solomnia…
Tavernier : que…quoi ? ? Vous êtes fous ?
Zeta : non, mon père et prisonnier là bas et je veux le sauver !
Paula : il est décidé, et quand il est décidé c’est le garçon le plus têtu au monde ! Vous n’arriverez pas à le faire changer d’avis.
Tavernier : vous savez que c’est la mort qui vous attend ?
Zeta : oui
Tavernier: pas n’importe quelle mort, une mort lente, dans l’agonie et la souffrance !
Tout le monde vous regardera souffrir et vous les supplierez de vous achevez !
Zeta : oui, je sais.
Paula : je vous avais prévenu…
Tavernier : dans ce cas…si vous savez ce qui vous attend, tenez ! Prenez ces provisions. Avec ça vous aurez des forces pour lutter contre Solomnia.
Le tavernier tendit un gros sac contenant plusieurs bonnes choses qui, rien que de les humer vous remontaient le moral.
Paula : encore merci !
Tavernier : de rien, bon allez filez avant que la prochaine patrouille n’arrive.
Zeta : merci, à la prochaine ! J’ai été ravi de vous rencontrer hélas on doit déjà se quitter. Mais on se reverra certainement, au revoir monsieur.
Tavernier : Appelez-moi Norbert ça sera plus facile.
Paula : Merci Norbert.
Nos deux jeunes amis reprirent leur chemin en laissant derrière eux Norbert. La route était encore longue pour arriver a Solomnnia, ils devaient encore traverser de nombreuses villes pour arriver jusqu’au port de Hiltienda, et ainsi prendre un bateau pour partir vers Solomnia.
Ils continuèrent à marcher ; pendant leur trajet ils se racontèrent des histoires d’épées ou un chevalier tuait le méchant et devenait un héros.
Cela faisait rêver Zeta, qui s’imaginait déjà contre le roi de Solomnia, et triompher pour devenir le plus grand héros de Héléria ! Et se faire applaudir à chaque fois qu’il sortirait de chez lui.
Paula elle rêvait qu’un jeune chevalier, tomberai amoureux d’elle et serai prêt à sacrifier corps et âme pour elle.
Un jour passa, et Zeta et Paula continuaient de marcher. Dans la soirée, ils s’écroulèrent de fatigue. Ils avaient marché toute la journée et n’en pouvaient plus.
Ils ne sentaient même plus leurs pauvres petits muscles tous affaiblis par cette rude journée.
Ils se calèrent près d’un tronc d’arbre, a l’écart de la route et dormirent paisiblement.
Le lendemain ils furent réveillés par le soleil qui pointait le bout de son nez au-dessus des montagnes d’Utopia.
Ils prirent un copieux petit déjeuner avant de reprendre la route.
Ils marchèrent le long de la route, au cas où une troupe de soldats n’apparaîtraient au loin, comme ça ils se cacheraient vite dans des buissons bordant la route.
La matinée passa sans qu’ils n’aperçoivent un seul soldat. Ils finirent par arriver dans un village, qui semblait accueillant…de loin….
Une chose leur parut étrange en arrivant dans le village, personne n’était
Dans la rue. Où donc étaient ils ? Telle était la question que se posa Zeta en arrivant dans le village.
Zeta : youhooooooooooou ! Il y a quelqu’un ici ?
Personne ne répondit à son appel, seule sa voix résonnait dans les ruelles du village.
Zeta : étrange, un si beau village sans que personne y vive…
Paula : peux être qu’ils ont tous fuit le village comme nous.
Zeta : Non regarde les maisons, elles sont toutes intactes. A mon avis ils ne se sont pas fait attaquer.
Paula : peux être que seuls les soldats ont attaqué étant donné que c’est un petit village…
Zeta : peux être…mais l’atmosphère qui y règne ne m’inspire guère confiance.
Paula : tu as raison.
Ils finirent par se décider à rentrer dans un restaurant où ils mangèrent à leur faim et pour pas un seul sou. Sous cet aspect, c’était un avantage que la ville soit déserte.
Puis ils firent le tour de la ville, en entrant dans tous les magasins et se prirent quelques petits objets qui pourraient leur servir, comme de la corde, des allumettes, quelques vêtements au cas où ils auraient à traverser des endroits glacials.
La nuit tomba, et il allèrent dans un hôtel, le plus confortable et le plus luxueux possible…étant donné qu’ils n ‘avaient rien à payé, pourquoi s’en privé ?
Les lits étaient tellement confortables qu’en moins de cinq secondes, ils dormaient déjà.
Seulement, pendant la nuit, des ombres se dessinaient sur les murs.
Lentement elles s’approchaient du lit de Paula. Un craquement du parquet réveilla Zeta, il se retourna pour voir si Paula dormait et là, il vit l’ombre, penché sur la jeune fille. Plusieurs autres ombres se rapprochaient d’elle aussi.
Zeta : PAUUUUUUULA ! !! Non !
Le cri de Zeta réveilla Paula en sursaut et à peine eut-elle le temps de se lever que Zeta se jeta sur elle, les ombres, effrayées par Zeta fuir la chambre.
Paula : Zeta ! ! Qu’est ce qui te prend ?
Zeta : on….on.d.doit.qui…quit
Paula : quoi ?
Zeta : on doit…qui..Quitté la ville !
Paula : qu’est ce qui va pas ? Ce n’est pas ton habitude d’avoir peur.
Zeta : il y avait des ombres partout, autour de toi. J’ai hurlé pour les faire fuir.
Paula : Zeta, la ville est déserte, il n’y a que toi et moi ! Ca devait être un cauchemar, allez rendors-toi s’il te plait.
Zeta : non, non je te jure que ce n’était pas un cauchemar !
Paula : tu veux que je dorme avec toi ?
Zeta : pas la peine, avec ça, je ne dormirai pas de la nuit.
Paula : allez Zeta soit raisonnable, demain une rude journée nous attend alors repose-toi. Si tu veux je reste un peu éveillée le temps que tu t’endormes pour te tranquilliser ok ?
Zeta : merci.
Paula lui fit un joli sourire, puis Zeta posa sa tête sur l’oreiller. Au bout de quelques minutes il s’endormit paisiblement.
Paula l’imita et s’endormit aussi. Mais la nuit était loin d’être finie…
Minuit sonna. La grosse cloche de l’église résonna dans tout le village.
Les ombres réapparurent, et se mirent en cercle autour du lit de Zeta et Paula.
Elles se penchèrent, une sorte de main approcha le front de Zeta, elle se posa dessus, Zeta se mit à remuer, comme s’il faisait de nouveau un cauchemar.
Zeta se réveilla, il était dans une des tavernes du village, il regardait les villageois rire et danser. Soudain la fête fut coupée net par un hurlement venant de dehors.
Tous les villageois sortirent de leurs maisons. Dans la rue se tenait une troupe de soldats armés de fusils. A la sortie des villageois ils firent feu. Tous s’écroulèrent. Les soldats entrèrent dans les maisons et pillèrent tout, ils tuèrent le peu de villageois qui restait. Mais, dans une des maisons, un homme réussit à s’opposer aux soldats, le premier qui entra dans sa demeure fut décapité sur-le-champ, le deuxième souffrit un peu plus avant de mourir, il perdit d’abord ses deux bras avant que son cœur ne soit transpercé.
Le villageois décida de passer par derrière, par son jardin, pour pouvoir les prendre en traître. Il fit tout le tour du village et arriva derrière un premier garde a qui il trancha la gorge. Un autre s’appuyait contre le mur d’une maison, le villageois arriva par derrière et lui enfonça l’épée dans l’estomac, un des camarades du soldat se retourna et vit son ami se faire tuer, il tira une rafale sur son ami pour tuer son assassin mais le corps servit de bouclier, le villageois lança le cadavre du soldat sur son ami et fonça dessus, épée brandit dans les airs.
A ce moment-là un soldat sortit d’une maison, arma son fusil et lui tira une balle en pleine tête, le dernier villageois qui avait survécu s’écroula à son tour.
Et Zeta était la, au milieu de ce carnage, au beau milieu de la rue. Il se dirigea vers un soldat…
Zeta : et mais qu’est ce qui vous a prit de tuer tous ces innocents ?
Hé mais répondez-moi au moins !
Le soldat ne capta même pas Zeta, alors Zeta alla voir un autre soldat.
Zeta : hé vous m’entendez ?
Le soldat continua sans faire attention à Zeta. Soudain, il ce réveilla, sauf que cette fois-ci il était dans son lit, à côté de Paula, entouré d’ombres. L’ombre retira sa main de son front, et là Zeta comprit. C’était les âmes perdues des villageois qui ne pouvaient aller au ciel. Elles étaient condamnées à rester là, sur terre, dans ce village.
L’ombre le fixa, Zeta était terrifié, il donna un petit coup de coude pour réveiller Paula.
Paula : hein ? Qu’est ce qui ce passe ? Qu’elle heure est-il ?
Zeta : ouvre tes yeux et regarde !
Paula : d’acco…AHHHHHHHHHHHHHHHH ! Au secours ! !
Les ombres s’enfuirent de nouveau et Zeta et Paula eurent beau patienté mais elles ne revinrent pas.
Zeta : voilà t’est contente de toi ! Tu les as fait fuir.
Paula : Excuse-moi, j’étais pas censé savoir qu’a mon réveil des ombres nous entoureraient…
Zeta : je t’avais bien dit que ce n’était pas un cauchemar…
Paula : oui je sais j’ai eu tort.
Zeta : ils m’ont montré comment ils sont morts.
Paula : comment ça ?
Zeta : par transmission de pensée. J’étais dans un rêve, réel, et j’ai vu leur mort. Une troupe de soldats est venue piller le village et il leur ont tendu une embuscade, ils se sont tous fait fusillés sauf un, qui a réussit à assassiner plusieurs soldats mais a finit par mourir aussi. Et quand je me suis réveillé ils étaient là. C’est la que j’ai compris !
A mon avis ils veulent qu’on les aide à tuer les coupables qui sont encore en vie car étrangement la chose que je me rappelle le mieux c’est le visage de certains soldats. Et un des visages me dit quelque chose, je ne sais pas où je l’ai déjà vu mais je suis sur de l’avoir vu quelque part. Bon moi je suis a bout de forces. Je me recouche. Bonne nuit Paula.
Zeta se rendormit aussitôt et Paula l’imita.
Le lendemain a leur réveil, ils descendirent manger avant de repartir.
Puis ils firent le stock de nourriture pour la suite de leur voyage.
Ils bouclèrent leur sac ouvrirent la porte de l’hôtel et sortirent.