Bon je suis bourré j'ai passé quinze minutes à rédiger un message long comme ma teub fantasmée sur internet et j'ai fermé fortuitement, autant dire que là j'ai envie d'écraser des bébés phoques avec des rangers cloutées
Du coup je synthétise sale désolé :
Pour faire court, la nouvelle, ce qu'est le trou malgré ses 160 pages, pour moi c'est deux éléments essentiels : une économie créative et irréprochable et un positionnement énonciatif maîtrisé dans sa focalisation, la nouvelle étant un dérivé de la littérature orale à mon avis et pas une réduction de roman comme on voudrait parfois le croire.
Le Trou est fortement défaillant sur ces deux aspects : pour le premier à cause de sa répétitivité dégueulasse, de son flou, de sa structure enchâssée vomitive - le récit premier ne revenant même pas après l'intro, l'histoire se concluant subitement en plein récit 2 - ; pour le second, à cause de la débilité de la focalisation sur l'héroïne du récit 2 qui se vautre dans l'omniscient à plusieurs reprises sans faire gaffe et qui veut te vendre de l'indécision alors qu'aucune mécanique efficace de mise en doute de la voix narrative n'est effectuée.
On rajoute à ça une traduction absolument IGNOBLE de janine lévy - fuyez-la comme la peste, la copie qu'elle rend est agrammaticale à de nombreuses reprises - et ce côté "je suce les européens en refaisant leurs classiques en moins bien" qu'a toujours eu Henry James, et on en arrive à une sacrée merde qui tire sur les nerfs quand on la parcourt.
Je précise quand même que j'apprécie relativement le Henry James des Européens et que je suis pas loin de franchement apprécier le Henry James des Ambassadeurs. Mais ça bordel.
Et ça m'a encore valu une crise domestique, le livre m'ayant été confié par madame qui l'adore.
Je viens de finir En Cherchant Majorana, d'Etienne Klein.
C'était un physicien de génie et un homme très singulier, timide maladif, à la faculté d'abstraction hors du commun, qui n'a jamais tenté de se mettre en avant.
J'ai suivi cette enquête biographique avec intérêt. Sans être brillante, la plume de Klein est agréable à lire et c'est l'occasion d'en apprendre plus sur l'histoire des sciences. C'est aussi une réflexion sur la responsabilité qu'implique le génie et sur la solitude.
Je ne sais pas encore ce que je vais commencer à lire demain.
Neverwhere de Neil Gaiman, j'en suis à la moitié mais j'arrive pas à accrocher, j'ai l'impression que l'histoire démarre pas et je lutte vraiment pour continuer ![]()
Et comme je sais pas quoi lire après ça me déprime ![]()
Le 15 septembre 2018 à 20:58:02 SurLeBalcon a écrit :
Bon je suis bourré j'ai passé quinze minutes à rédiger un message long comme ma teub fantasmée sur internet et j'ai fermé fortuitement, autant dire que là j'ai envie d'écraser des bébés phoques avec des rangers cloutées![]()
Du coup je synthétise sale désolé :
Pour faire court, la nouvelle, ce qu'est le trou malgré ses 160 pages, pour moi c'est deux éléments essentiels : une économie créative et irréprochable et un positionnement énonciatif maîtrisé dans sa focalisation, la nouvelle étant un dérivé de la littérature orale à mon avis et pas une réduction de roman comme on voudrait parfois le croire.
Le Trou est fortement défaillant sur ces deux aspects : pour le premier à cause de sa répétitivité dégueulasse, de son flou, de sa structure enchâssée vomitive - le récit premier ne revenant même pas après l'intro, l'histoire se concluant subitement en plein récit 2 - ; pour le second, à cause de la débilité de la focalisation sur l'héroïne du récit 2 qui se vautre dans l'omniscient à plusieurs reprises sans faire gaffe et qui veut te vendre de l'indécision alors qu'aucune mécanique efficace de mise en doute de la voix narrative n'est effectuée.
On rajoute à ça une traduction absolument IGNOBLE de janine lévy - fuyez-la comme la peste, la copie qu'elle rend est agrammaticale à de nombreuses reprises - et ce côté "je suce les européens en refaisant leurs classiques en moins bien" qu'a toujours eu Henry James, et on en arrive à une sacrée merde qui tire sur les nerfs quand on la parcourt.
Je précise quand même que j'apprécie relativement le Henry James des Européens et que je suis pas loin de franchement apprécier le Henry James des Ambassadeurs. Mais ça bordel.
Et ça m'a encore valu une crise domestique, le livre m'ayant été confié par madame qui l'adore.
Va falloir que t'arrête de me donner envie de lire des livres enfoiré - j'imagine que c'est Stoe - je le commence dès que j'ai fini celui que j'ai en cours, tu m'as intrigué. 
Oui.
Moi j'ai attaqué du coup les lais de Marie de France, mon français médiéval est tout rouillé mais ça se lit bien j'ai presque pas besoin de taper dans la traduction.
Ce qui me bouffe un peu les couilles dans cette langue c'est la compréhension détournée qu'il faut avoir de certains mots que t'identifies mais dont tu vois pas la signifiance en contexte.
Le 16 septembre 2018 à 09:50:52 SurLeBalcon a écrit :
Oui.Moi j'ai attaqué du coup les lais de Marie de France, mon français médiéval est tout rouillé mais ça se lit bien j'ai presque pas besoin de taper dans la traduction.
Ce qui me bouffe un peu les couilles dans cette langue c'est la compréhension détournée qu'il faut avoir de certains mots que t'identifies mais dont tu vois pas la signifiance en contexte.
Le choix de lecture sent le programme d'agrégation, qui est très aride cette année. Il y a plus sympa comme livre de chevet - même en littérature médiévale - mais bon courage à toi, camarade de lettres, si tu es embarqué dans cette aventure. On se familiarise bien avec le lexique d'une oeuvre en AF passée la moitié de l'oeuvre, en général.
Je relis des comédies de Ménandre pour ma part. C'est plus léger ![]()
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Concours externe de l’agrégation du second degré
Section lettres modernes
Programme de la session 2019
_________________________________________________________________________________________________________
© www.devenirenseignant.gouv.fr Page 1 sur 1
6 avril 2018
Littérature française :
- Marie de France, Lais, in Lais bretons (XIIe-XIIIesiècles) : Marie de France et ses contemporains, p. 161-
635. Édition bilingue établie, traduite, présentée, annotée et revue par Nathalie Koble et Mireille Séguy,
Paris, Honoré Champion, collection Champion Classiques, série « Moyen Âge », 2018.
- Clément Marot, L’Adolescence clémentine, édition de François Roudaut, Paris, Librairie générale
française-Le Livre de poche, collection Classiques de Poche, 2005.
- Scarron, Le Roman comique, édition de Jean Serroy, Paris, Gallimard, collection Folio classique, 1985.
- Marivaux, La Dispute, édition de Sylvie Dervaux-Bourdon, Paris, Gallimard, collection Folioplus classiques,
2009.
La Fausse suivante, édition de Pierre Malandain, Paris, Le Livre de Poche, collection Théâtre de
poche, 1999.
La Double inconstance, édition de Christophe Martin, Paris, Flammarion, collection GF, 1996.
- Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, édition de Gérard Gengembre, Paris, Flammarion, collection GF, 2015.
- Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, Paris, Gallimard, collection Folio, 2008.
Le programme de l’épreuve écrite d’étude grammaticale d’un texte de langue française antérieur à
1500 et d’un texte de langue française postérieur à 1500 se limite aux passages suivants :
- Marie de France, Guigemar, p. 168-239, Laüstic, p. 456-469, Eliduc, p. 544-635.
- Marot, L’Adolescence clémentine, p. 161-212 (« Épîtres ») et p. 277-382 (« Rondeaux » et « Chansons »).
- Scarron, Le Roman comique, p. 195-335 (Seconde partie).
- Marivaux, La Dispute et La Double Inconstance.
- Balzac, Le Cousin Pons, p. 53-241 (chapitres I à XLVII).
- Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, p. 9-221 (première et deuxième parties).
Littérature générale et comparée :
Première question : « Expériences de l’histoire, poétiques de la mémoire »
- Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, traduit de l’anglais par Jean Deubergue, Paris, Gallimard,
collection Folio bilingue, 1996.
- Antonio Lobo Antunes, Le Cul de Judas, traduit du portugais par Pierre Léglise-Costa, Paris, Éditions
Métailié, collection « Suites », 1997.
- Claude Simon, L’Acacia, Paris, Les Éditions de Minuit, collection de poche « double », 2003.
Seconde question : « Le pouvoir en scène »
- William Shakespeare, Richard III, traduction de Jean-Michel Déprats, Paris, Gallimard, collection « Le
Manteau d’Arlequin », 1995.
- Pierre Corneille, Cinna, édition de Georges Forestier, Paris, Gallimard, collection Folio classique, 2005.
- Alexandre Pouchkine, Boris Godounov, traduction André Markowicz, Arles, Éditions Actes Sud, collection
Babel, 2016.
- Bertolt Brecht, La Résistible Ascension d’Arturo Ui, traduction d’Hélène Mauler et René Zahnd, Paris,
Éditions de L’Arche, 2012.
Le 16 septembre 2018 à 00:52:45 Tmobile_2006 a écrit :
Je viens de finir En Cherchant Majorana, d'Etienne Klein.
C'était un physicien de génie et un homme très singulier, timide maladif, à la faculté d'abstraction hors du commun, qui n'a jamais tenté de se mettre en avant.
J'ai suivi cette enquête biographique avec intérêt. Sans être brillante, la plume de Klein est agréable à lire et c'est l'occasion d'en apprendre plus sur l'histoire des sciences. C'est aussi une réflexion sur la responsabilité qu'implique le génie et sur la solitude.Je ne sais pas encore ce que je vais commencer à lire demain.
Étienne Klein est surtout réputé pour ses conférences de vulgarisation sur le temps, qui n'existe pas, donc c'est intéressant ![]()
Il a évidemment parlé de Majorana, qui l'a beaucoup intéressé jusqu'à aller y voir sur place, mais ses conférences abordent beaucoup d'autres sujets.
Sur le temps (qui n'existe pas en physique, il n'y a pas de variable t), la référence mondiale est Une brève histoire du temps de feu Hawking.
C'est plus que de la vulgarisation, il vaut mieux quelques années d'astrophysique pour le trouver intéressant.
C'est la référence mondiale.
En avant comme avant ! de Folco.
Une mort très douce de Beauvoir. Ce petit bouquin de 150 pages commence timidement mais on arrive assez vite à une belle intensité. L'histoire de la mort de sa mère, ça part d'un accident anodin qui se révèle symptomatique d'une maladie grave et ça enchaine avec une anamnèse qui explique un peu qui était cette femme, pourquoi, et l'analyse est vivante, intéressante, tragique, émouvante. Je vous avoue qu'en tournant les pages, avec certains passages qui décrivent les soucis de santé, et sachant la fin du roman par le titre, il y a un côté un peu morbide, parfois, qui s'efface et revient selon le propos. Je dirais aussi qu'un des charmes de ce livre est de comprendre les sentiments de Simone envers sa mère, de voir qu'en réaction à sa mère cocue, catholique, un peu simplette, sa fille s'est forgé en intellectuelle sulfureuse. Bref, je suis content de cette découverte, agréablement surpris aussi par la simplicité et la force de la plume.
Après l'excellent Cybermenace du regretté Tom Clancy. Changement d'ambiance avec les cauchemars d'Innsmouth du déjanté H.P. Lovecraft
La mouche, la souris et l'homme de François Jacob
L’Homme qui rétrécit, de Richard Matheson.
Les enfants de la terre, de Jean M Auel. Je termine le premier tome de la pentalogie.
Aucune occurrence, personne ne connaît ? C'est génial, narré d'une excellente plume, et historiquement fiable sur la vie clanique préhistorique.
https://www.jeuxvideo.com/recherche/forums/0-34-0-1-0-1-0-livres.htm?search_in_forum=Les+enfants+de+la+terre+&type_search_in_forum=texte_message
Phénoménologie de l'esprit - Hegel
Le premier tome de Joseph et ses frères de Thomas Mann, en espérant que ça s'améliore ![]()
Je commence L'Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft.
Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti, prix médicis étranger 2017. Souvent faut pas trop se fier aux prix à part peut être les prix anglo-saxons ( man booker prize, prix pulitzer...)
Le 22 septembre 2018 à 01:02:32 Caudalie a écrit :
Les enfants de la terre, de Jean M Auel. Je termine le premier tome de la pentalogie.Aucune occurrence, personne ne connaît ? C'est génial, narré d'une excellente plume, et historiquement fiable sur la vie clanique préhistorique.
https://www.jeuxvideo.com/recherche/forums/0-34-0-1-0-1-0-livres.htm?search_in_forum=Les+enfants+de+la+terre+&type_search_in_forum=texte_message
Si bien sûr, c'est ou c'était une saga classique, je les ai lus ado en les piquant à ma mère. Les trois premiers tomes sont les meilleurs, le reste c'est juste de la rallonge.
Tempête rouge de Tom Clancy.
Pour l'instant j'aime beaucoup ce roman qui mélange thriller et espionnage durant la guerre froide. Beaucoup de termes techniques et militaires mais ça ne me dérange pas.