Le 16 septembre 2018 à 09:50:52 SurLeBalcon a écrit :
Oui.Moi j'ai attaqué du coup les lais de Marie de France, mon français médiéval est tout rouillé mais ça se lit bien j'ai presque pas besoin de taper dans la traduction.
Ce qui me bouffe un peu les couilles dans cette langue c'est la compréhension détournée qu'il faut avoir de certains mots que t'identifies mais dont tu vois pas la signifiance en contexte.
Le choix de lecture sent le programme d'agrégation, qui est très aride cette année. Il y a plus sympa comme livre de chevet - même en littérature médiévale - mais bon courage à toi, camarade de lettres, si tu es embarqué dans cette aventure. On se familiarise bien avec le lexique d'une oeuvre en AF passée la moitié de l'oeuvre, en général.
Je relis des comédies de Ménandre pour ma part. C'est plus léger ![]()
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Concours externe de l’agrégation du second degré
Section lettres modernes
Programme de la session 2019
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6 avril 2018
Littérature française :
- Marie de France, Lais, in Lais bretons (XIIe-XIIIesiècles) : Marie de France et ses contemporains, p. 161-
635. Édition bilingue établie, traduite, présentée, annotée et revue par Nathalie Koble et Mireille Séguy,
Paris, Honoré Champion, collection Champion Classiques, série « Moyen Âge », 2018.
- Clément Marot, L’Adolescence clémentine, édition de François Roudaut, Paris, Librairie générale
française-Le Livre de poche, collection Classiques de Poche, 2005.
- Scarron, Le Roman comique, édition de Jean Serroy, Paris, Gallimard, collection Folio classique, 1985.
- Marivaux, La Dispute, édition de Sylvie Dervaux-Bourdon, Paris, Gallimard, collection Folioplus classiques,
2009.
La Fausse suivante, édition de Pierre Malandain, Paris, Le Livre de Poche, collection Théâtre de
poche, 1999.
La Double inconstance, édition de Christophe Martin, Paris, Flammarion, collection GF, 1996.
- Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, édition de Gérard Gengembre, Paris, Flammarion, collection GF, 2015.
- Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, Paris, Gallimard, collection Folio, 2008.
Le programme de l’épreuve écrite d’étude grammaticale d’un texte de langue française antérieur à
1500 et d’un texte de langue française postérieur à 1500 se limite aux passages suivants :
- Marie de France, Guigemar, p. 168-239, Laüstic, p. 456-469, Eliduc, p. 544-635.
- Marot, L’Adolescence clémentine, p. 161-212 (« Épîtres ») et p. 277-382 (« Rondeaux » et « Chansons »).
- Scarron, Le Roman comique, p. 195-335 (Seconde partie).
- Marivaux, La Dispute et La Double Inconstance.
- Balzac, Le Cousin Pons, p. 53-241 (chapitres I à XLVII).
- Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, p. 9-221 (première et deuxième parties).
Littérature générale et comparée :
Première question : « Expériences de l’histoire, poétiques de la mémoire »
- Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, traduit de l’anglais par Jean Deubergue, Paris, Gallimard,
collection Folio bilingue, 1996.
- Antonio Lobo Antunes, Le Cul de Judas, traduit du portugais par Pierre Léglise-Costa, Paris, Éditions
Métailié, collection « Suites », 1997.
- Claude Simon, L’Acacia, Paris, Les Éditions de Minuit, collection de poche « double », 2003.
Seconde question : « Le pouvoir en scène »
- William Shakespeare, Richard III, traduction de Jean-Michel Déprats, Paris, Gallimard, collection « Le
Manteau d’Arlequin », 1995.
- Pierre Corneille, Cinna, édition de Georges Forestier, Paris, Gallimard, collection Folio classique, 2005.
- Alexandre Pouchkine, Boris Godounov, traduction André Markowicz, Arles, Éditions Actes Sud, collection
Babel, 2016.
- Bertolt Brecht, La Résistible Ascension d’Arturo Ui, traduction d’Hélène Mauler et René Zahnd, Paris,
Éditions de L’Arche, 2012.
Le 16 septembre 2018 à 00:52:45 Tmobile_2006 a écrit :
Je viens de finir En Cherchant Majorana, d'Etienne Klein.
C'était un physicien de génie et un homme très singulier, timide maladif, à la faculté d'abstraction hors du commun, qui n'a jamais tenté de se mettre en avant.
J'ai suivi cette enquête biographique avec intérêt. Sans être brillante, la plume de Klein est agréable à lire et c'est l'occasion d'en apprendre plus sur l'histoire des sciences. C'est aussi une réflexion sur la responsabilité qu'implique le génie et sur la solitude.Je ne sais pas encore ce que je vais commencer à lire demain.
Étienne Klein est surtout réputé pour ses conférences de vulgarisation sur le temps, qui n'existe pas, donc c'est intéressant ![]()
Il a évidemment parlé de Majorana, qui l'a beaucoup intéressé jusqu'à aller y voir sur place, mais ses conférences abordent beaucoup d'autres sujets.
Sur le temps (qui n'existe pas en physique, il n'y a pas de variable t), la référence mondiale est Une brève histoire du temps de feu Hawking.
C'est plus que de la vulgarisation, il vaut mieux quelques années d'astrophysique pour le trouver intéressant.
C'est la référence mondiale.
En avant comme avant ! de Folco.
Une mort très douce de Beauvoir. Ce petit bouquin de 150 pages commence timidement mais on arrive assez vite à une belle intensité. L'histoire de la mort de sa mère, ça part d'un accident anodin qui se révèle symptomatique d'une maladie grave et ça enchaine avec une anamnèse qui explique un peu qui était cette femme, pourquoi, et l'analyse est vivante, intéressante, tragique, émouvante. Je vous avoue qu'en tournant les pages, avec certains passages qui décrivent les soucis de santé, et sachant la fin du roman par le titre, il y a un côté un peu morbide, parfois, qui s'efface et revient selon le propos. Je dirais aussi qu'un des charmes de ce livre est de comprendre les sentiments de Simone envers sa mère, de voir qu'en réaction à sa mère cocue, catholique, un peu simplette, sa fille s'est forgé en intellectuelle sulfureuse. Bref, je suis content de cette découverte, agréablement surpris aussi par la simplicité et la force de la plume.
Après l'excellent Cybermenace du regretté Tom Clancy. Changement d'ambiance avec les cauchemars d'Innsmouth du déjanté H.P. Lovecraft
La mouche, la souris et l'homme de François Jacob
L’Homme qui rétrécit, de Richard Matheson.
Les enfants de la terre, de Jean M Auel. Je termine le premier tome de la pentalogie.
Aucune occurrence, personne ne connaît ? C'est génial, narré d'une excellente plume, et historiquement fiable sur la vie clanique préhistorique.
https://www.jeuxvideo.com/recherche/forums/0-34-0-1-0-1-0-livres.htm?search_in_forum=Les+enfants+de+la+terre+&type_search_in_forum=texte_message
Phénoménologie de l'esprit - Hegel
Le premier tome de Joseph et ses frères de Thomas Mann, en espérant que ça s'améliore ![]()
Je commence L'Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft.
Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti, prix médicis étranger 2017. Souvent faut pas trop se fier aux prix à part peut être les prix anglo-saxons ( man booker prize, prix pulitzer...)
Le 22 septembre 2018 à 01:02:32 Caudalie a écrit :
Les enfants de la terre, de Jean M Auel. Je termine le premier tome de la pentalogie.Aucune occurrence, personne ne connaît ? C'est génial, narré d'une excellente plume, et historiquement fiable sur la vie clanique préhistorique.
https://www.jeuxvideo.com/recherche/forums/0-34-0-1-0-1-0-livres.htm?search_in_forum=Les+enfants+de+la+terre+&type_search_in_forum=texte_message
Si bien sûr, c'est ou c'était une saga classique, je les ai lus ado en les piquant à ma mère. Les trois premiers tomes sont les meilleurs, le reste c'est juste de la rallonge.
Tempête rouge de Tom Clancy.
Pour l'instant j'aime beaucoup ce roman qui mélange thriller et espionnage durant la guerre froide. Beaucoup de termes techniques et militaires mais ça ne me dérange pas.
Les Enfants de la Terre sont effectivement connus, même sur ce forum jeune et ayant donc encore beaucoup à apprendre ![]()
Il est d'ailleurs intéressant, quand on aime le passé, de savoir que les premiers Européens de l'Ouest à s'installer le firent en France, dans la Dordogne et ses grottes
Les premiers Européens tout court, c'était en Géorgie, il y a 1,8 millions d'années, appelés d'ailleurs Homos georgicus http://www.ina.fr/video/CPD11002094
Les premiers humains ont quitté l'Afrique pour Dmanisi, entre Caspienne et mer noire, entre Habilis et Erectus.
Plus tard, à Ur, en Mésopotamie, au sud de la Géorgie, en Irak actuel, ils ont appris à écrire, ce qui a donné la Bible puis en 1907 le premier Nobel de littérature féminin, dans l'œuvre phare de la pourtant bien vaste littérature scandinave, un précurseur de l'univers de Tolkien.
''Pour avoir voulu se jouer d’un tomte, sorte de lutin du folklore suédois, le jeune Nils devient pareil à sa victime, c’est-à-dire à peine plus haut que la main.
Voulant retenir son jars blanc, tenté par l’appel des oiseaux migrateurs, Nils oublie sa taille minuscule, et le voici emporté dans les airs.
S’ensuivent un voyage à travers la Laponie et la Suède, en compagnie des oies sauvages, et une série d’aventures mi-merveilleuses mi-réelles.
Comme toutes les grandes œuvres pour la jeunesse, ce texte, paru en 1907, est devenu un classique qui a enchanté des générations de lecteurs.
Traduction entièrement nouvelle et pour la première fois intégrale de Marc de Gouvenain.''
https://www.livredepoche.com/livre/le-merveilleux-voyage-de-nils-holgersson-travers-la-suede-9782253056003
La seule œuvre pour la jeunesse récompensée d'un Nobel.
La plus géniale de tous.
À des années-lumière de Harry Potter ou de n'importe quel autre roman pour la jeunesse, plutôt du niveau de Tolkien, en encore plus proche de la nature
.
Naissances sur ordonnance, de Robin Cook.
Sur les chemins noirs, de Sylvain Tesson. J'ai beaucoup aimé Dans les forêts de Sibérie du même auteur, ce premier est dans la même lignée.
1 an après avoir fait une chute quasi-mortelle de 10m de hauteur, Sylvain Tesson décide de traverser la France de part en part, du Mercantour jusqu'au Cotentin, pour sa rééducation mais en n'empruntant que les "chemins noirs", les anciens chemins paysans et forestiers oubliés. L'occasion de réapprendre à marcher mais aussi d'observer les stigmates de la transformation de la France depuis l'exode rural.
HS : j'ai pu observer la semaine dernière que beaucoup de gens de ma classe lisaient des bouquins de développement personnel ou sur la spiritualité. J'ai en horreur ce genre de livre. A mes yeux des livres comme ceux de Tesson sont bien plus vrai, ils sont ancrés dans le réel, parlent de sujets importants. Au lieu de rester dans son canapé à lire des palabres sur le développement intérieur, lisez ces récits sur notre rapport avec la nature et allez vous baladez en forêt, ça vous sera bien plus salvateur.
Le 24 septembre 2018 à 17:30:11 Everlasting a écrit :
Le 22 septembre 2018 à 01:02:32 Caudalie a écrit :
Les enfants de la terre, de Jean M Auel. Je termine le premier tome de la pentalogie.Aucune occurrence, personne ne connaît ? C'est génial, narré d'une excellente plume, et historiquement fiable sur la vie clanique préhistorique.
https://www.jeuxvideo.com/recherche/forums/0-34-0-1-0-1-0-livres.htm?search_in_forum=Les+enfants+de+la+terre+&type_search_in_forum=texte_messageSi bien sûr, c'est ou c'était une saga classique, je les ai lus ado en les piquant à ma mère. Les trois premiers tomes sont les meilleurs, le reste c'est juste de la rallonge.
Ok ok, c'est vrai que la série a démarré dans les années 80. J'en suis à la moitié du tome II. Ça traîne toujours un peu en longueur, en phase avec le rythme de l'époque, mais c'est tellement immersif. Dommage si ça décline dans les deux derniers tomes.
Parisportif ![]()
C'est normal pour Les enfants de la terre qu'à partir du tome 4 se soit divisé en 2 volumes jusqu'au tome 6 ?
Plongé dans L'homme de Kiev de Bernard Malamud après je n'ai plus de livre en tête, avec quoi enchaîner ?
Sûrement un livre pas trop long...