La réédition du Livre des Martyrs de Steven Erikson , aux éditions Léha.
De l'epic fantasy comme on en a jamais fait.
Je viens de finir Le Club, de Leonard Michaels, encore un bouquin que j'aurai acheté à cause du racolage de sa quatrième. C'est une maladie dont j'ai du mal à me défaire - pour un euro on me dira, c'est pas un bien grand mal.
On assiste dans ce court roman à la réunion cathartique d'une bande de notables - entendre par là des professions libérales confortables - de la société américaine de la côte ouest qui se racontent leurs histoires de coeur / de cul dans une espèce de frénésie auto-destructrice qui les prend au fil de la nuit.
Selon les propos de l'auteur, ça n'a guère plus d'ambition que de retranscrire ce qu'il se passe dans un cercle d'hommes quand on les laisse se libérer entre eux de l'emprise des conventions. En cela le contrat est pas forcément décevant mais le livre est assez plat, parfois incroyable dans ses montées de tension non préparées et trop brusques, les personnages sont étrangement tour à tour plats et hystériques, ça se lit sans déplaisir mais sans hallucination non plus.
Un roman vraiment médiocre, au sens propre du terme.
Le gang des rêves de Luca Di Fulvio. Le style de l'auteur permet une lecture très fluide du bouquin, même si certains passages barbants - mais nécessaire - ralentissent quelque peu le rythme. Je viens de terminer la première partie, j'attends de voir la suite.
Philosophie pour les nuls
Voyage au bout de la nuit
Puis je me ferais les oeuvres de Camus ainsi qu'à la recherche du temps perdu. Et après tout ça j'essayerai de lire du Dostoïevski ![]()
Ville sans loi de Jim Thompson
Je ne prends pas de risques au moins avec cet auteur
Et j'ai terminé L'attrape-cœurs, je comprends mieux sa très bonne réputation. ![]()
The good daughter de Karin Slaughter
The snowball : Warren Buffett and the business of life de Alice Schroeder
Je suis encore sur Les Années de Virginia Woolf - je traîne en longueur car j'accroche difficilement (selon moi, pas assez de liant entre les parties, personnages traités trop superficiellement, tics woolfiens un peu trop redondants...), mais j'en suis à la dernière partie. Je parcourrai tout de même la préface (et la notice dans mon édition), ce que je fais quasi systématiquement avec les bouquins.
A côté de ça j'ai commencé Bel-Ami - Maupassant.
Et puis une fois le Woolf terminé je lirai l'''Introduction à la stylistique'' de Buffard-Moret, pour avoir un peu plus de vocabulaire technique.
Je viens de terminer l'affaire Harry Quebert, c'est efficace et plutôt haletant ![]()
J'ai commencé Stalker, ça devrait aller assez vite c'est pas bien épais ![]()
J'ai failli commencer Stalker mais finalement je suis allé sur : Le Chien des Baskerville.
J'ai finis la saga Miyamoto Musaishi d'Eiji Yoshikawa, que c'était bon !
Je commence maintenant Les Dames de Grâce-Adieu de Susanna Clark, un recueil de nouvelles dans l'univers de Jonathan Strange & Mr Norell ![]()
Correspondance tome IV de Gustave Flaubert, l'avant dernier tome de sa correspondance, là où j'en suis plus de lettres avec son amoureuse Louise Colet fort dommage pour une correspondance intime je vais me procurer la récente entre Camus et Maria Casares verra bien ce que ça donnera si non j'ai celle entre henry miller et anais nin au chaud...
[16:13:07] <zahbout>
Correspondance tome IV de Gustave Flaubert, l'avant dernier tome de sa correspondance, là où j'en suis plus de lettres avec son amoureuse Louise Colet fort dommage pour une correspondance intime je vais me procurer la récente entre Camus et Maria Casares verra bien ce que ça donnera si non j'ai celle entre henry miller et anais nin au chaud...
C'est le seul tome que tu as lu de sa correspondance ? Louise Colet tient une grande partie de sa vie bien sûr. Personnellement j'ai adoré le tome 1, sa jeunesse. Avec Maxime Du Camp, Louis Bouilhet, Ernest Chevalier ou Alfred Le Poittevin. Ses lettres remplies d'émotion quand il perd son père et sa sœur, les lettres échangées avec sa mère, sa rencontre tumultueuse avec Colet, cet amour fracassant et pas tout à fait réciproque. C'est beau. Puis tout cela s'achève avec le commencement de Madame Bovary (tout son tome II). Formidable.
Les autres tomes sont aussi majestueux, surtout sa correspondance avec Sand ![]()
Évites la correspondance entre Camus et Casares. C'est, je trouve, malaisant de lire uniquement des lettres beaucoup trop intimes pour y fourrer son nez dedans. Tu n'apprendras rien si ce n'est des lettres langoureuses et larmoyantes sur un amour séparé par les kilomètres de leur vie respective bien chargée... Ne l'achète pas surtout, elle n'en vaut pas ma peine ![]()
Lu les tomes de la correspondance de flaubert dans l'ordre chaque année à la même période donc je suis à ma quatrième année avec le tome IV plus qu'un le tome V l'an prochain. Si je comprends bien dans ce tome il va perdre sa mère, ses meilleurs amis et même sa richesse.
J'ai aussi la correspondance de George Sand (25 volumes environ chopés par hasard sur priceminister) que je commencerai un jour où l'autre...
Généralement les correspondances d'écrivains sont pas vraiment faites pour la publication peut être que je vais jeter mon dévolu sur celle entre Camus et René Char plutôt qu'avec Casares vu les réticences...
Comment en es-tu arrivé à lire sa correspondance ? Ça m'intéresse toujours quand je vois quelqu'un en parler ![]()
Quelles sont tes correspondances favorites chez Flaubert ? Et chez un autre ?
Pour Casares jetes-y un oeil à la Fnac par exemple, mais vraiment c'est une incroyable déception pour ma part, et j'étais limite gêné en le lisant. La fille de Camus n'a aucun scrupule..
À quoi ça sert de lire des correspondances ?
C'est l'une des sources philologiques les plus éclairantes sur la fabrication des oeuvres, leur contexte, et leur conception pour les auteurs qui en ont pas forcément publié d'auto-critique.
Les correspondances en tant qu'outil littéraire c'est, avec les journaux, le plus utile.
[22:57:02] <LapinCalin>
À quoi ça sert de lire des correspondances ?
Car l'œuvre de Flaubert atteint la quintessence dans sa correspondance
Ca n'a pas de sens de parler de quintessence pour une oeuvre aussi diversifiée voire schizophrénique que celle de Flaubert, et d'ailleurs l'ethos qu'il crée dans sa correspondance ne correspond qu'à une partie extrêmement restrictive de l'activité narrative qu'il déploie dans son oeuvre.
C'est tout à fait légitime en soi de porter aux nues Salammbo en abhorrant L'Education, ou l'inverse, sans qu'il soit possible d'accorder une primauté incontestable à l'une ou l'autre opinion.
D'ailleurs, en termes purement stylistiques, il est souvent plus fécond de considérer le Flaubert de la correspondance presque dans un antagonisme net avec le narrateur des romans.
[23:29:15] <LeSiracide>
Ca n'a pas de sens de parler de quintessence pour une oeuvre aussi diversifiée voire schizophrénique que celle de Flaubert, et d'ailleurs l'ethos qu'il crée dans sa correspondance ne correspond qu'à une partie extrêmement restrictive de l'activité narrative qu'il déploie dans son oeuvre.C'est tout à fait légitime en soi de porter aux nues Salammbo en abhorrant L'Education, ou l'inverse, sans qu'il soit possible d'accorder une primauté incontestable à l'une ou l'autre opinion.
D'ailleurs, en termes purement stylistiques, il est souvent plus fécond de considérer le Flaubert de la correspondance presque dans un antagonisme net avec le narrateur des romans.
Oh oui bien sur, je me suis juste emporté comme à l'accoutumée lorsque je m'exprime sur sa correspondance qui compte tellement pour moi. C'est maladroit de ma part d'avoir exagéré mon ressentiment sur sa correspondance au détriment de son oeuvre littéraire, qui, subjectivement, est du génie incontestable. Je mets d'ailleurs l'éducation sentimentale sur la plus haute marche existante de la littérature française et de facto, mondiale.
Je dis juste que dans sa foisonnante correspondance, celle-ci m'accompagnant depuis tant d'années, tient une place si haute dans mon cœur que j'en jubile avec excès lorsque quelqu'un en parle et/ou souhaite la découvrir. L'excitation d'un possible partage est toujours fortement teinté d'exagération chez moi, d'où mes divagations exaltées.