À quoi ça sert de lire des correspondances ?
C'est l'une des sources philologiques les plus éclairantes sur la fabrication des oeuvres, leur contexte, et leur conception pour les auteurs qui en ont pas forcément publié d'auto-critique.
Les correspondances en tant qu'outil littéraire c'est, avec les journaux, le plus utile.
[22:57:02] <LapinCalin>
À quoi ça sert de lire des correspondances ?
Car l'œuvre de Flaubert atteint la quintessence dans sa correspondance
Ca n'a pas de sens de parler de quintessence pour une oeuvre aussi diversifiée voire schizophrénique que celle de Flaubert, et d'ailleurs l'ethos qu'il crée dans sa correspondance ne correspond qu'à une partie extrêmement restrictive de l'activité narrative qu'il déploie dans son oeuvre.
C'est tout à fait légitime en soi de porter aux nues Salammbo en abhorrant L'Education, ou l'inverse, sans qu'il soit possible d'accorder une primauté incontestable à l'une ou l'autre opinion.
D'ailleurs, en termes purement stylistiques, il est souvent plus fécond de considérer le Flaubert de la correspondance presque dans un antagonisme net avec le narrateur des romans.
[23:29:15] <LeSiracide>
Ca n'a pas de sens de parler de quintessence pour une oeuvre aussi diversifiée voire schizophrénique que celle de Flaubert, et d'ailleurs l'ethos qu'il crée dans sa correspondance ne correspond qu'à une partie extrêmement restrictive de l'activité narrative qu'il déploie dans son oeuvre.C'est tout à fait légitime en soi de porter aux nues Salammbo en abhorrant L'Education, ou l'inverse, sans qu'il soit possible d'accorder une primauté incontestable à l'une ou l'autre opinion.
D'ailleurs, en termes purement stylistiques, il est souvent plus fécond de considérer le Flaubert de la correspondance presque dans un antagonisme net avec le narrateur des romans.
Oh oui bien sur, je me suis juste emporté comme à l'accoutumée lorsque je m'exprime sur sa correspondance qui compte tellement pour moi. C'est maladroit de ma part d'avoir exagéré mon ressentiment sur sa correspondance au détriment de son oeuvre littéraire, qui, subjectivement, est du génie incontestable. Je mets d'ailleurs l'éducation sentimentale sur la plus haute marche existante de la littérature française et de facto, mondiale.
Je dis juste que dans sa foisonnante correspondance, celle-ci m'accompagnant depuis tant d'années, tient une place si haute dans mon cœur que j'en jubile avec excès lorsque quelqu'un en parle et/ou souhaite la découvrir. L'excitation d'un possible partage est toujours fortement teinté d'exagération chez moi, d'où mes divagations exaltées.
Je verrai plus tard pour m'y intéresser. Mais il a autorisé la parution de son vivant ? La question est naïve, mais ce n'est pas de l'intrusion dans sa vie privée ?
Non.
Il avait même pour habitude de demander à ses correspondants de brûler les lettres qu'il leur envoyait. Il voulait pas que sa vie mondaine d'écrivain résiste à son temps sur terre, il désirait imposer l'ethos d'écrivain qu'il livre à travers ses narrateurs glissants.
C'est d'autant plus pour ça d'ailleurs que je me permettais de soulever les points précédents, le Flaubert public et le Flaubert narrateur sont vraiment ultra différents.
Après pour la seconde question, la morale...oui c'est intrusif, indéniablement. Mais bon la recherche a bien besoin de ces traces, au sens le plus historiographique du terme, quand elles sont disponibles alors...
En ce moment, je lis alternativement le cycle des Robots d'Asimov et le cycle de la Belgariade d'Eddings !
J'ai aussi récemment acheté entre autre "Les Jardins de la Lune" (le T1 du Livre malazéen des glorieux défunts) d'Erikson qui a été réédité et je ne vais pas tarder à me jeter dessus depuis le temps que je l'attend.
Je viens de terminer l'Apologie de Socrate, suivi de Criton, puis de la PLS qu'il donne à Euthryphon. Je n'aurais pas cru m'amuser autant en lisant un dialogue platonicien. Je vais continuer sur ma lancée avec Le Timée.
Je finis (pour la énième fois) Harry Potter 7, ensuite j'enchaîne 1984 et la ferme des animaux, puis j'attaque 11/22/63 ![]()
Le 31 mai 2018 à 16:03:06 iAthena a écrit :
Je viens de terminer l'Apologie de Socrate, suivi de Criton, puis de la PLS qu'il donne à Euthryphon. Je n'aurais pas cru m'amuser autant en lisant un dialogue platonicien. Je vais continuer sur ma lancée avec Le Timée.
Go lire le Hippias majeur si t'aimes bien les PLS. 
Les Fragments d'Heraclite
Le père Goriot
Bientôt théâtre complet de Sophocle.
Le 01 juin 2018 à 17:44:25 xXxSALUTxXx a écrit :
Le 31 mai 2018 à 16:03:06 iAthena a écrit :
Je viens de terminer l'Apologie de Socrate, suivi de Criton, puis de la PLS qu'il donne à Euthryphon. Je n'aurais pas cru m'amuser autant en lisant un dialogue platonicien. Je vais continuer sur ma lancée avec Le Timée.Go lire le Hippias majeur si t'aimes bien les PLS.
Je le lirai après Gorgias, merci !
Je viens de terminer Roméo et Juliette. Quelle fin. ![]()
Il m'aura décroché quelques éclats de rire. Je suis toujours aussi stupéfié par la capacité des dramaturges à me faire rire avec style. Ce sens de la formulation, woaw.
J'ai terminé Stalker, j'ai vraiment eu l'impression d'une fin complètement bâclée ![]()
J'ai commencé le livre des Baltimore de Joël Dicker.
[23:29:15] <LeSiracide>
Ca n'a pas de sens de parler de quintessence pour une oeuvre aussi diversifiée voire schizophrénique que celle de Flaubert, et d'ailleurs l'ethos qu'il crée dans sa correspondance ne correspond qu'à une partie extrêmement restrictive de l'activité narrative qu'il déploie dans son oeuvre.C'est tout à fait légitime en soi de porter aux nues Salammbo en abhorrant L'Education, ou l'inverse, sans qu'il soit possible d'accorder une primauté incontestable à l'une ou l'autre opinion.
D'ailleurs, en termes purement stylistiques, il est souvent plus fécond de considérer le Flaubert de la correspondance presque dans un antagonisme net avec le narrateur des romans.
Toujours à brasser du vent pour faire le poseur celui là ![]()
Sinon je planche en ce moment sur L' Avenir de l'Intelligence et autres textes de Charles Maurras.
Les racines du mal de Dantec. Après ça sera La Possibilité d'une île de Houellebecq ![]()
La pierre et le sabre, Eiji Yoshikawa
Après une tentative dans la SF qui ne m'a pas vraiment emporté je suis revenu dans ma période histoire, où j'ai commencé La Chute des Géants de K.Follett (1er tome de la trilogie du Siècle). Après ça je reprendrais Les Rois Maudits de Druon
Le 31 mai 2018 à 16:03:06 iAthena a écrit :
Je viens de terminer l'Apologie de Socrate, suivi de Criton, puis de la PLS qu'il donne à Euthryphon. Je n'aurais pas cru m'amuser autant en lisant un dialogue platonicien. Je vais continuer sur ma lancée avec Le Timée.
Ensuite tu liras Nietzsche pour voir des PLS encore plus monumentales infligées à Platon et Socrate.